"Un pied-de-biche".

Curieusement, cette locution nominale masculine possède de nombreuses significations au sens figuré.

  • elle désigne tout d'abord, dans le registre populaire, différents objets et notamment des outils fendus en deux parties égales à leur extrémité :
    • Principalement : un court levier métallique ayant une extrémité recourbée (crosse) servant de point d'appui et se finissant, légèrement aplatie et fendue, permettant ainsi d'ouvrir des caisses en bois en facilitant l'arrachage des clous.

Pied-de-biche

    • le même outil, en plus grand est utilisé en démolition.
    • le pied-de-biche est également un outil de tailleur de pierres, que l'on percute avec une massette.
    • enfin, le pied-de-biche désigne, dans une machine à coudre, l'élément qui maintient le tissu fermement au niveau de l'aiguille.

Pied-de-biche de machine à coudre

  • dans le registre argotique, en revanche, elle qualifie un sexe masculin aux dimensions particulièrement impressionnantes.

On utilise également, dans le même registre de langue, la locution nominale masculine "Un bras d'enfant".

"L'infarctus du myocarde" ou "Le syndrome coronaire aigu".

Il s'agit de ce que l'on appelle communément "Une crise cardiaque" ou - par ellipse - "Un infarctus".

Un infarctus est une altération d'un tissu ou d'un organe par obstruction de l'artère qui assure son irrigation.

Et l'infarctus du myocarde est une lésion d'une partie du muscle cardiaque appelé "myocarde".

Cette destruction se produit lorsque, par exemple, un caillot empêche le sang de circuler normalement dans l'artère coronaire, qui irrigue le coeur. Ce dernier est alors mal irrigué et le muscle cardiaque abîmé.

L'infarctus du myocarde s'avère mortel dans environ 10% des cas. Dès l'apparition des premiers symptômes, il est primordial de prévenir les secours. Les premiers soins seront donnés dans l'ambulance, puis une hospitalisation sera nécessaire. Ensuite, des soins sur le long terme seront proposés, notamment pour éviter un nouvel infarctus ou l'apparition de complications cardiovasculaires. Ces soins post-infarctus seront composés d'un traitement médicamenteux, d'une réadaptation cardiovasculaire ou de changements d'hygiène de vie.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à un mot d'enfant et intitulé "Quelle affreuse maladie !".

Source : www.passeportsante.net

"S'en donner à coeur joie".

Cette expression qui semble remonter au XVIIe siècle, signifie que l'on accomplit quelque chose "Avec la joie du cœur", autrement dit, qu'on le fait avec plaisir.

S'en donner à coeur joie c'est donc profiter pleinement du plaisir que procure une activité, l'accomplissement d'une tâche, etc.

Source : wikipedia.org et www.linternaute.fr

Pourquoi dire : "Le body language" ?

Et pas : "Le langage du corps" !

Cette formule désigne, dans une conversation, tout échange n'ayant pas recours à la parole.

Cette "Communication non verbale" ne repose pas sur les mots, mais sur les gestes (actions et réactions), postures, attitudes, expressions du corps, mais aussi du visage, ainsi que d'autres signaux, conscients ou inconscients, telles que les odeurs.

"La vue" et "La vision".

  • la vue, est la capacité du système visuel à percevoir son environnement par l'intermédiaire des rayons lumineux qui pénètrent dans l'œil.

Elle est le résultat :

    • du bon fonctionnement de nos yeux,
    • de l’intégrité de nos conductions nerveuses représentées par nos nerfs optiques,
    • du parfait fonctionnement :
      • de nos aires visuelles situées dans le cortex occipital derrière la tête,
      • de nos aires corticales spécialisées dans le traitement du mouvement, des formes et des couleurs,
    • de notre mémoire,
    • de notre apprentissage (reconnaissance, langage)
    • et de notre capacité d’interprétation.
  • tandis que la vision est le phénomène par lequel l'être vivant intègre et utilise les informations venues du système visuel pour répondre à ses besoins.

C'est l’aptitude à observer, visualiser, interpréter, comprendre, analyser, assimiler, mémoriser les informations reçues par les yeux.

Autrement dit : la vue est l'outil et la vision la manière dont on l'utilise, ce que l'on en fait.

Source : www.cenavi.fr

"L'IMC" ou "Indice de Masse Corporelle".

L'indice de masse corporelle est un indicateur plus fiable que le poids pour évaluer la corpulence. Car le poids seul ne suffit pas à diagnostiquer une obésité, un surpoids ou une maigreur excessive : ce n'est pas la même chose que de faire 90 kilos selon que l'on mesure 1,65 m ou 1,90 m !

Il se calcule en divisant le poids par la taille au carré.

Par exemple : 90 (kilos) / 1,9 (mètre) X 1,9 (mètre) = 24,93      Soit une corpulence normale

L'OMS a défini cet indice comme le standard permettant d'identifier les problèmes de poids.

Il est considéré comme une méthode fiable pour les femmes et hommes adultes de 18 à 65 ans, mais ne peut pas être utilisée telle quelle pour les femmes enceintes ou allaitantes, les seniors, les athlètes d'endurance ou les personnes très musclées.

L'interprétation de l'IMC se fait selon les critères définis par l'OMS :

  • moins de 16,5 :   Dénutrition
  • de 16,5 à 18,5 :   Maigreur
  • de 18,5 à 25 :      Corpulence normale
  • de 25 à 30 :         Surpoids
  • de 30 à 35 :         Obésité modérée
  • de 35 à 40 :         Obésité sévère
  • plus de 40 :         Obésité morbide
  • plus de 50 :         Obsésité massive

Je pense cependant qu'il s'agit là d'une gigantesque fumisterie :

  • d'abord, où a-t-on vu qu'un homme de 58 kg pour 1,77 m (IMC de 18,5) avait une corpulence normale ? Pour moi, sauf exception, il s'agit plutôt d'un malheureux à la limite de la sous-nutrition.
  • ensuite, comment peut-on ne pas prendre en compte la morphologie spécifique des individus ?

À titre personnel en effet, mesurant 1,77 m, mon poids idéal devrait se situer entre 58 et 78 kg.

Et ce, alors même que les os de mes poignets (ulna + radius) mesurent 7 cm de large et que j'ai une largeur d'épaule de plus de 60 cm !

De ce fait, la seule fois de ma vie où j'ai atteint le poids de 78 kg (qui me situait pourtant théoriquement à la limite du surpoids selon l'OMS), en 1986, j'étais presque cadavérique, m'habillant en 36, pouvant enfoncer le plat de mes mains d'au moins 5 cm entre chacune de mes côtes et devant régulièrement protester pour que les force de l'ordre parisiennes ne m'embarquent pas à l'Hôtel-Dieu, affolées qu'elles étaient de me croire atteint du SIDA !

www.doctissimo.fr

"Une PPT" ou "Une Personne de Petite Taille".

On désigne ainsi, désormais, ceux que l'on appelait tout simplement, il y a peu, des "Nains", un terme ne comportant pourtant, à mon sens, aucune connotation péjorative.

Le "nanisme" est du reste une maladie, tout comme le "Gigantisme".

Il existe en revanche des personnes très petites, dont la taille, une fois devenus adultes, ne dépasse pas celle d'un garçonnet ou d'une fillette. Et ces personnes là sont de réelles "PPT" ou "Personnes de Petite Taille" !

Je note également que - comme souvent - les pauvres plantes "naines" et animaux "nains" ne sont pas concernés par cette nouvelle appellation, puisque - à ma connaissance - on continue de parler de "Cactus nains" ou d'"Hippopotames nains"...

Personnellement, je ne suis même pas certain que les personnes concernées - les nains et naines atteints de nanisme - aient réellement été demandeuses de ce changement de vocable...

Cela me fait très fortement penser à ces départements que l'on s'est cru obligé de rebaptiser parce qu'ils comportaient des adjectifs tels que "Basses" ou "Inférieure", jugés - là encore -péjoratifs !

"Se tirer une balle" et "Se tirer une balle dans le pied".

Ces deux expressions du registre familier possèdent des significations très différentes :

  • "Se tirer une balle" est en effet une locution verbale signifiant, par ellipse de "Se tirer une balle dans la tête" : se suicider.

On dit par exemple : "Si je ne décroche pas ce marché je n'ai plus qu'à me tirer une balle".

  • tandis que "Se tirer une balle dans le pied" est une locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifiant, au sens figuré : faire quelque chose allant à l’encontre de son propre intérêt, se faire du tort, s'empêcher de réussir.

On dit par exemple : "Je pense qu'en agissant ainsi tu ne fais que te tirer une balle dans le pied".

Elle a une origine militaire directe, puisqu'elle fait référence aux soldats qui, désirant quitter le front se blessaient parfois volontairement pour être évacués.

Se tirer une balle dans le pied provoquait une incapacité à se déplacer et par conséquent suffisait à se faire rapatrier pour blessure de guerre. Et comme le pied est la partie du corps la plus éloignée du coeur, le risque de séquelles majeures était considéré comme moindre.

Source : wiktionary.org