À l'été 2000, ma fille aînée a 5 ans et nous regardons en famille le journal télévisé, qui évoque une importante opération de chirurgie réparatrice, suivie d'une greffe de peau.
Elle s'exclame alors, toute fière, : "Moi je sais ce que c'est une greffe de peau !".
Relativement étonnés, sa mère et moi lui demandons ce dont il s'agit.
- "C'est quand la peau elle veut plus travailler !".
Explication
La confusion résulte de la paronymie entre les mots « Grève » et « Greffe ».
Cette coiffure, souvent moquée de nos jours, consiste à porter les cheveux longs sur la nuque, de manière plus ou moins ordonnée, mais pas sur les tempes ni le dessus du crâne, où ils sont plus courts.
Elle porte d'innombrables appellations puisqu'elle est également appelée "Nuque longue", "Coupe Cambronne", "Mulette", "Coupe Coco", "Nuquette" ou "Nuque à l'allemande".
Ainsi que, chez nos amis belges de la région de Liège : "Coupe Flémalle".
Et chez nos amis québecois, : "Coupe Longueuil".
Très à la mode des années 1970 aux années 1990, elle a été largement popularisée par certaines vedettes masculines fortement médiatisées :
les chanteurs britanniques Rod Stewart, Paul McCartney, David Bowie et George Michael, ou le chanteur irlandais Bono,
certains joueurs de football tels que le français Tony Vairelles ou l'anglais Chris Waddle,
ou, enfin, l'acteur américain Richard Dean Anderson, qui incarnait le héros de la série télévisée "MacGyver".
La "coupe mulet" ne doit pas être confondue avec la "queue de rat".
Cet officier général français, né le 26 décembre 1770 et mort le 29 janvier 1842, vicomte et général de division du Premier Empire, est entré dans l'histoire en raison de son célèbre "mot".
Et pas : "Une épicondylite" ou "Une tendinite du coude" !
Il s'agit d'une affection douloureuse résultant d'une inflammation des tendons reliant la main au coude et servant à la flexion du poignet, appelés "tendons épicondyliens".
L’épicondyle est en effet le petit relief osseux de l’humérus (os du bras) situé au niveau de la partie externe de l’articulation du coude. Elle permet l’insertion de certains muscles qui servent à étendre les doigts, tendre le poignet et faire tourner l’avant-bras de façon à ce que la paume de la main soit visible.
Une épicondylite est en réalité une tendinite du bras qui se caractérise par des douleurs du coude. Elle est provoquée par l’atteinte des muscles et plus particulièrement des tendons permettant de les fixer sur l’épicondyle. Les tendons sont constitués de fibres solides non étirables, lesquelles, si elles subissent des contraintes trop importantes ou des chocs soudains, peuvent se déchirer. Les épicondylites sont actuellement expliquées par des micro-déchirures des tendons. En effet, les symptômes surviennent après une mobilisation importante et/ou répétée du bras, la douleur au niveau du coude étant réveillée par la mise en tension ou la rotation du poignet, ainsi que par la répétition de mauvais gestes du bras et de la main.
Cette affection est classée dans les troubles dits musculo-squelettiques (TMS), un ensemble de pathologies affectant les muscles, les tendons ou les nerfs rendant impossible la réalisation de certains mouvements. Une prise en charge adaptée permet d’en limiter l’évolution. L’atteinte du coude représente 19% des cas de TMS affectant les membres supérieurs. Contre 45% pour l’atteinte du poignet, qui reste la pathologie la plus fréquente et détient la première place.
Chaque année, en France, l’épicondylite concerne 1 à 3% des adultes. Elle touche plus volontiers les personnes entre 40 ans et 60 ans et représente 80% des pathologies liées au coude. La fréquence de cette affection s’est par ailleurs accrue ces dernières années dans la population française, avec une augmentation de 20% du nombre de cas entre 1995 et 2005.
Dans de rares cas, les douleurs du coude sont attribuées à une épitrochléite, une affection semblable à l’épicondylite à la différence qu’elle touche l’épitrochlée (relief osseux de la face interne du bras).
Sources : www.santemagazine.fr et xww.sante-sur-le-net.com