"Un macaroni" ou "Un rital".

Ces deux substantifs masculins désignent, dans le registre argotique et injurieux : un italien.

  • Le mot "Macaroni" est employé en sens figuré, puisqu'il désigne au sens propre : une variété de pâtes alimentaires, à base de semoule de blé dur, en forme de longs tubes allongés de 5 à 6 cm, appelés "Maccheroni" en italien.

Des macaronis

  • et le mot "Rital" serait un mot-valise résultant de la contraction des mots "Réfugié" et "Italien", figurant sous la forme abrégée "R-Ital" dans les documents administratifs français des années 1920-1930, une période où la France accueillait de nombreux immigrants italiens fuyant le régime fasciste de Benito Mussolini.

"Satané" ou "Satanée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : qui a rapport à Satan, aux démons ; qui est inspiré par Satan ; démoniaque, diabolique, satanique.

On dit par exemple : "Notre église a été pillée la nuit dernière par un voleur satané".

Ou : "Si tu es une bonne chrétienne, tu te dois de chasser de ta tête cette pensée satanée".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : damné, maudit, fieffé, sacré (registre familier), diable de (registre familier), putain de (registre vulgaire).

On dit par exemple : "Ce satané pantalon a encore dû rétrécir. À moins que je n'ai pris un peu de poids ?".

Ou : "Satanée déviation : je vais encore arriver en retard au boulot !".

Dans cette acception, l'adjectif "Satané" est toujours utilisé comme épithète, avant un nom afin de le qualifier.

Source : www.cnrtl.fr

"Imprudence" et "Impudence".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus.

Ils désignent respectivement en effet :

  • "Imprudence" (langage courant) :
    • le manque de prudence d'une personne.

On dit par exemple : "L'imprudence de mon chirurgien a failli me coûter la vie".

    • ou : une action imprudente.

On dit par exemple : "Veillez à ne pas commettre d'imprudences".

  • et "Impudence" (registre soutenu) :
    • l'attitude d'une personne qui agit volontairement d'une manière jugée choquante, offensante, indigne ou contraire à la bienséance ; l'impudeur, l'effronterie extrême, sans retenue ou cynique ; le culot (langage courant), le toupet (registre familier).

On dit par exemple :"Je ne saurais tolérer pareille impudence".

    • et par extension : une action ou une parole impudente ; un acte impudent.

On dit par exemple : "Les impudences de ce monsieur dépasse l'entendement".

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Faire un arrêt de travail" !

Mais : "ÉTABLIR arrêt de travail" !

"En vertu de" ou "En vertu de quoi".

Cette locution prépositive du langage courant signifie, selon le contexte : par le pouvoir conféré, au nom de, en conséquence de, en raison de, par l’effet de.

On dit par exemple :

  • "Attention : vous pourriez être condamné en vertu d'une loi qui vient d'être votée récemment",
  • "En vertu de son caractère dangereux, ce type de jouet a été interdit",
  • ou : "Toutes nos installations ont été mises au norme il y a peu. En vertu de quoi, nous pouvons espérer que l'inspection se déroule sans anicroches".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et dictionnaire.reverso.net

"Une pâture".

Ce subtantif féminin désigne :

  • dans le langage courant : tout ce qui sert de nourriture aux animaux et en particulier un aliment que l'on donne aux animaux domestiques comme le fourrage destiné au bétail.

On dit par exemple : "Je dois aller donner leur pâture à mes chiens".

Des chiots se précipitant sur leur pâture

  • par analogie, dans le registre familier : la nourriture des humains.

On dit par exemple : "Être privé de gîte et de pâture".

  • par métonymie : l'action de prendre, de chercher sa nourriture.

On dit par exemple : "J'apeçois souvent des biches en pâture, à l'orée de mon champ".

Un faon broutant à l'orée d'une forêt (© Picasa)
Un faon en pâture à l'orée d'une forêt (© Picasa)
  • et dans le domaine agricole : un terrain couvert d'herbe destinée à être consommée sur place par le bétail ; un herbage, un pâturage.

On dit par exemple : "J'ai emmené mes vaches à la pâture".

Des vaches en pâture dans un pâturage

  • et au sens figuré : ce qui alimente intellectuellement, spirituellement un besoin, un désir, une recherche.

On dit par exemple : "L'information donnée en pâture au grand public par le journal télévisé suffit à la plupart des gens".

Source : www.cnrtl.fr

Changement d'heure : deux moyens très simples de se rappeler si l'on va "perdre" ou "gagner" une heure !

Le changement d'heure : passage à l'heure d'été et passage à l'heure d'hiver

Chaque année c'est la même chose : arrive la fin mars ou la fin octobre, et la plupart d'entre nous se demande à nouveau dans quel sens va bien s'effectuer ce satané changement d'heure, qui nous fait passer à l'heure d'été ou à l'heure d'hiver !

Il existe pourtant deux moyens mnémotechniques de s'en souvenir, que je vous livre ici :

  • Premier moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois de mars, à l'orée du mois d'AVril, où l'on passe directement de deux à trois heures du matin.

Donc, on AVance d'une heure.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois d'octobRE, où l'on passe directement de trois à deux heures du matin.

Donc, on REcule d'une heure.

  • Second moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lorsque les températures se réchauffent.

On peut donc imaginer que l'on soit davantage disposé à quitter sa couette pour se lever une heure plus tôt.

Et donc, "PERDRE" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va avancer d'une heure les pendules.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, à un moment où les températures rafraîchissent.

Et où l'on a plutôt envie de rester bien au chaud sous sa couette une heure de plus.

Donc, "GAGNER" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va reculer d'une heure les pendules.

"Une escarre", "Une plaie de lit" ou "Un ulcère de décubitus".

Une escarre

Il s'agit d'une lésion cutanée d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.

Nos amis québecois parlent d'ailleurs de "Plaie de pression".

Cette lésion inflammatoire de la peau peut aboutir à une nécrose localisée. L'escarre apparaît sous la forme d'une rougeur, qui fonce pour devenir noire. La peau nécrosée disparaît alors pour laisser place à un ulcère, laissant les tissus sous-jacents à découvert : muscles, tendons, parfois jusqu'à l'os !

Une escarre du talon

Je puis vous assurer avoir eu toutes les peines du monde pour parvenir à trouver deux illustrations pas trop effrayantes, la toile regorgeant de visions d'épouvante, pour ceux que cela intéresse.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Calancher" ou "Clamser".

J'adore ces deux verbes du registre argotique signifiant tout simplement : mourir.

On dit par exemple : "J'aimerais bien pouvoir faire une belle croisière ou prendre l'avion au moins une fois avant de calancher".

Ou : "À force de lui faire peur comme ça, tu vas la faire clamser ta vieille !"

Sur un sujet contigu, je me permet de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Mourir".

Quelle différence y-a-t-il entre "Voir" et "Regarder" ?

"Regarder" ou "Voir" : quand utiliser chacun de ces verbes ?

Ces deux verbes possèdent des significations distinctes mais pas toujours évidentes à identifier pour nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.

Aussi est-il certainement utile de les préciser ici.

  • "Voir" est en effet un acte passif, involontaire.
    • Le verbe “voir” signifie que l'on perçoit quelque chose parce que cette chose se trouve dans notre champ de vision, dans notre environnement, proche ou lointain. Mais nous n'y prêtons pas vraiment attention. Nous enregistrons les images, mais d’une manière passive, sans le vouloir.

On dit par exemple : "J'ai la chance de voir la montagne Sainte-Victoire depuis les fenêtres de mon salon".

Ou : "En venant chez toi, j'ai vu qu'il allait pleuvoir".

    • Le verbe “Voir” peut également s’utiliser dans le sens de : distinguer quelque chose. Autrement dit, pour exprimer la capacité à percevoir quelque chose ("Es-tu capable de voir … ?" ou "Parvenez-vous à voir... ?").

On dit par exemple : "As-tu vu le magnifique voilier qui sort du port ?".

Ou : "Vous avez vu ces étoiles filantes ?".

    • Enfin, le verbe "Voir" s’emploie dans le sens de : rendre visite à une personne ou rencontrer quelqu’un régulièrement.

On dit par exemple : "Je suis allé voir ma grand-mère".

Ou : "Ma soeur a vu son fiancé hier".

  • tandis que "Regarder" est un acte volontaire, intentionnel.
    • “Regarder” signifie ainsi : porter son regard sur quelque chose ou sur quelqu’un. Lorsque l'on regarde, on dirige volontairement, consciemment ses yeux sur quelque chose ou sur quelqu’un. On est actif car on est attentif à ce que l'on voit.

On dit par exemple : "Dimanche, j’ai regardé de vieux albums photos familieux avec mes grands-parents".

Ou : "Mon grand-père regarde les navires qui entrent et sortent du port".

    • Conjugué à l’impératif, le verbe “Regarder” s’utilise également pour attirer l’attention d’une personne à qui l'on souhaite montrer quelque chose.

On dit par exemple : "Regardez la guenon ! Elle est en train d'allaiter son petit !".

Ou : "Regarde comment il fait, pour apprendre !".

Deux exemples concrets dans lesquels les deux verbes peuvent être utilisés :

Dans les deux cas, on utilise le verbe “Voir” pour parler de l’expérience .

Et le verbe “Regarder” pour parler de l’action.

  • "Voir un documentaire" ou "Regarder un documentaire" :
    • "Ma fille a vu ce documentaire la semaine dernière" (expérience).
      Ou : "Nous souhaitons voir ce documentaire que ma fille nous a recommandé" (expérience).
    • "Nous sommes en train de regarder un documentaire" (action).
    • Ou : "Je regardais un documentaire lorsque tu as sonné" (action).
  • "Voir une arrestation" ou "Regarder une arrestation" :
    • "Hier j'ai vu un jeune se faire arrêter à la gare" (expérience).
    • "Ce matin, j'ai regardé un homme se faire arrêter dans le métro" (action).

Source : parlez-vous-french.com