On ne dit pas : "On a tracté et obtenu un meilleur prix" !

Mais : "On a NÉGOCIÉ et obtenu un meilleur prix"

Et mieux encore : "NOUS AVONS NÉGOCIÉ et obtenu un meilleur prix" !

Le verbe "Tracter" ne signifie en effet nullement "effectuer des tractations" mais... "distribuer des tracts" !

"Sine qua non".

Cette locution adjectivale latine (qui se prononce "siné koi nonne") qualifie une condition indispensable ("sans quoi non").

La "conditio sine qua non" ("condition nécessaire") était à l'origine un terme juridique latin signifiant "sans laquelle cela ne pourrait pas être".

On ne dit pas : "Un astérix" ni "Une astérisque" !

Mais : "UN astériSQUE" !

Un astérisque

  • Ce symbole typographique en forme d'étoile indique un renvoi vers une note explicative, généralement située en bas de page.

Astérix

  • tandis que "AstérIX" est un nom parodique, donné par René Goscinny et Albert Uderzo, à leur petit héros gaulois, créé le 29 octobre 1959, dans le journal français "Pilote".

Dans cette célèbre bande dessinée, tous les personnages gaulois masculins portent en effet des noms en "ix" en forme de calembours, en référence au nom du célèbre chef gaulois "Vercingétorix".

Et l'on trouve par exemple :

    • "Abraracourcix" pour "À bras raccourcis",
    • "Agecanonix" pour "Âge canonique",
    • "Assurancetourix" pour "Assurance tous risques",
    • ou "Ordralphabétix" pour "Ordre alphabétique".
    • ou

De la "gare d'Orsay" au "musée d'Orsay" en passant par le "théâtre d'Orsay".

Gare d'Orsay - Musée d'Orsay

Orsay (91) est une ville de la banlieue sud de Paris (75), aujourd'hui célèbre pour son université (Paris-Sud ou Paris-XI), créée le 1ᵉʳ janvier 1971.

  • Elle était autrefois reliée à la capitale par la ligne de la compagnie du chemin de fer de Paris (75) à Orléans (45), dont la tête de ligne fut, 39 années durant (1900-1939), la "gare du quai d'Orsay", puis "gare d'Orsay", un bâtiment monumental situé quai d'Orsay, en bordure de Seine, sur l'emplacement du Palais d'Orsay, construit de 1810 à 1840 et détruit sous la Commune de Paris en 1871.

Construite par l'architecte Victor Laloux pour l'exposition universelle de 1900, elle est inaugurée le 14 juillet 1900 sous le nom de... "gare d'Orléans" ; tout comme cela avait été le cas en 1840 avec la future... "gare d'Austerlitz" !

Gare d'Orléans devenue Gare d'Orsay
Lorsque la "Gare d'Orsay" s'appelait encore "Gare d'Orléans".

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est utilisée pour l'expédition des colis aux prisonniers puis pour l'accueil de ces mêmes prisonniers à la fin du conflit.

Longtemps désaffectée, menacée d'être transformée en hôtel de luxe dans les années 1960, le génial réalisateur états-unien Orson Welles en fait, en 1962, grâce à l'intervention d'André Malraux, le décor de son film "Le procès", adapté du roman de Franz Kafka.

Le grand hall devient même dans les années 1970 une annexe de l'hôtel des ventes de Drouot.

  • De 1973 à 1979, 2 000 mètres carrés de la verrière de la gare abritent le théâtre d'Orsay, de la compagnie Renaud-Barrault, créée en 1946 par Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault.

Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault

L’architecture est la synthèse des expériences internationales de la compagnie, qui a parcouru le monde et joué dans toutes sortes de lieux ; des théâtres antiques aux théâtres à l’italienne ou à l’allemande, sous des chapiteaux, etc…

Ils construisent ainsi un chapiteau de 900 places, une petite salle de 180 places située dans l’aile de la gare, où l’on monte des auteurs contemporains et un grand foyer tapissé avec des décors recyclés.

Le théâtre d'Orsay

Au total, le Théâtre d’Orsay y a accueilli 300 000 personnes par saison.

  • Le bâtiment est définitivement sauvé en 1973 quand il est inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques, puis classé en 1978, et, enfin, converti, à l'initiative du président Giscard d'Estaing, mais durant le premier septennat de Français Mitterrand, en musée consacré à l'art du XIXe siècle, ouvert en 1986 sous le nom de "musée d'Orsay".

Musée d'Orsay

Gare d'Orsay

Pour l'anecdote, son inauguration solennelle, le 1er décembre 1986, constitue un sommet de la malice et de la rouerie mitterrandiennes, puisque le président Mitterrand s'était plu à n'y convier en visite privée que les seuls Valéry Giscard d'Estaing (son prédécesseur, à l'initiative du projet) et Jacques Chirac (alors maire de Paris), leur guide très spécial n'étant autre que Mme Anne Pingeot, mère de sa fille adultérine Mazarine Pingeot.

Anne Pingeot, François Mitterrand, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, le 1er décembre 1986, lors de l'inauguration officielle du Musée d'Orsay
Anne Pingeot, François Mitterrand, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, le 1er décembre 1986, lors de l'inauguration officielle du Musée d'Orsay

Spécialiste de la sculpture du XIXe siècle, celle-ci deviendra la conservatrice des sculptures du musée et était la maîtresse de François Mitterrand depuis déjà plus de vingt ans, ce qu'évidemment ni l'un ni l'autre des invités du président n'ignorait alors, mais que le grand public ne découvrira que 8 ans plus tard en 1994.

On imagine dès lors aisément combien celui-ci à pu se délecter d'évoluer ainsi, quelques dizaines de minutes durant, aux côtés de la femme de sa vie (l'une des deux principales tout au moins !) et de ses deux grands rivaux politiques !

  • La "gare du musée d'Orsay" actuelle, enfin, est une gare ferroviaire française de la ligne C du RER, exploitée depuis 1979 par la SNCF au sous-sol de l'ancienne gare d'Orsay.

Sources : wikipedia.org, www.lefigaro.fr et compagnieaffable.com

On ne dit pas : "Pas tous les joueurs font une telle entrée" !

La journaliste sportive française Carine Galli

Comme l'a déclaré la journaliste sportive française Carine Galli, le 13 février 2018, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", de la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Tous les joueurs NE SONT PAS CAPABLES d'une telle entrée" !

Carine Galli évoquait l'impressionnante prestation offerte ce soir là par le jeune joueur de football français Wissam Ben Yedder.

Auteur d'un extraordinaire doublé au stade d'Old Trafford, face au club anglais Manchester United FC, cet attaquant français du club espagnol FC Séville a en effet permis à son club de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions en marquant un premier but deux minutes après son entrée en jeu, puis un second quatre minutes plus tard !

Ne dites pas : "Faire les choses dans les règles" !

Mais : "AGIR dans les règles" !

On ne dit pas : "Franchir un autre gap" !

Le journaliste sportif français Nabil Djellit

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Nabil Djellit, le 12 décembre 2012, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", de la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "COMBLER unE autre LACUNE", "COMBLER un autre FOSSÉ", "PALLIER un autre MANQUE", "RÉduire unE autre DISPARITÉ" !

"Un cellier" et "Un sellier".

Ces deux substantifs masculins homophones ont des significations fort éloignées :

  • Un Cellier est en effet :
    • une pièce en forme de hangar attenante à une maison ou au rez-de-chaussée d'une maison, où l'on presse le raisin et conserve le vin,
    • et, par extension, une pièce fraîche, généralement non voûtée, située au rez-de-chaussée d'une habitation, en contrebas, ou attenante à celle-ci, servant à conserver du vin et des denrées alimentaires. Elle est plus communément appelée "Cave" (nom féminin).
  • Tandis qu'un Sellier désigne :
    • autrefois : un ouvrier ou un artisan fabriquant, réparant, vendant des carrosses, des voitures attelées,
    • de nos jours : un ouvrier ou un artisan fabriquant, réparant, vendant des selles (de cheval) et tout ce qui concerne le harnachement.

Doit-on écrire "Un fantasme" ou "Un phantasme" ? "Fantasmer" ou "Phantasmer" ?

Assez curieusement, ce substantif masculin tout comme ce verbe peuvent s'écrire de ces deux façons, bien que la graphie avec "ph" relève au jourd'hui du registre désuet.

  • "Un fantasme" désignait autrefois : une vision hallucinatoire.
  • Désormais, ce terme désigne :
    • une vision illusoire, produite par une lésion du sens optique ou par un trouble des facultés mentales.
    • une construction imaginaire, consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s'y met en scène, d'exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.

On parle par exemple de "Fantasme érotique".

    • et, par extension : une représentation imaginaire marquant une rupture avec la réalité consciente.

Sources : www.cnrtl.fr et wiktionary.org