"Sonner les cloches à quelqu'un" ou "Se faire sonner les cloches".

Ces deux expressions du registre familier signifient respectivement :

  • accabler quelqu'un de reproches, le réprimander fortement, sévèrement, vivement, ,
  • ou être accablé de reproches, se faire réprimander fortement, sévèrement, vivement.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

"La monnaie scripturale".

L'argent en chiffre enregistré dans les banques dans les comptes courants forme ce qu'on appelle la "monnaie scripturale".

La possession de monnaie par un titulaire de compte est matérialisée par une écriture en compte. Longtemps tenues dans des registres, ces écritures sont naturellement désormais gérées par informatique.

Elles constituent l'essentiel de la masse monétaire (environ 90%), très loin devant les billets et les pièces (environ 10 %), appelés "monnaie fiduciaire".

La monnaie scripturale est créée par les banques commerciales ; contrairement aux pièces et billets créés par les banques centrales.

Cette monnaie scripturale circule entre les agents économiques sous forme de virements d'un compte à un autre grâce à des moyens de paiement, tels que les cartes de paiement, les virements ou les chèques.

"Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu".

J'aime beaucoup cette locution nominale du registre populaire qui signifie "Presque personne, très peu de monde, et uniquement des personnes peu considérées, inintéressantes".

Dans le même sens, on dit également "Qui se battent en duel", au sens figuré, pour insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier) : "Tu verrais cela ; il y a deux spectateurs qui se battent en duel !".

"J'te f'rai dire" ou "J'vous f'rai dire" !!

Même enfant, j'ai toujours exécré ces deux formules du langage enfantin signifiant respectivement "JE te SIGNALE" et "JE vous SIGNALE" !

Est-il  vraiment nécessaire de vous préciser ce que je pense des adultes qui, parfois, les utilisent encore (registre populaire) ?

"Se battre en duel".

Cette locution verbale désigne :

  • au sens propre : un combat singulier entre deux adversaires, dont l'un a demandé à l'autre réparation d'une offense par les armes ; les deux étant assistés chacun de deux témoins.

Les duels se faisaient à l'épée, puis au pistolet.

Bien qu'ayant été interdits en France par le cardinal de Richelieu, le 6 février 1626, leur interdiction les a rendus attractifs et on a longtemps continué à se battre ainsi puisque ce n'est que la grande boucherie de 1914-1918 qui les a vu disparaître.

Un dernier duel à l'épée eut cependant eu lieu le 21 avril 1967, opposant le maire de Marseille (13) Gaston Defferre au gaulliste René Ribière !

  • au sens figuré : des personnes ou des choses peu nombreuses ; la formule permettant d'insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier).

On dit par exemple : "Tu parles d'un succès ; il y a deux acheteurs qui se battent en duel !".

Dans le même sens, on dit également "Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu" (registre populaire).

Pourquoi dire : "Un TAM" ou "Un Talent Acquisition Manager" ?

Et pas, beaucoup plus simplement, : "Un chargé de recrutement" ou "Un responsable du recrutement" !

Certes d'aucuns m'objecteront que le TAM est "beaucoup plus stratégique ; qu'il inclut une fonction d’organisation, d’analyse et d’optimisation du processus de recrutement. Et qu'il a pour mission de recruter les meilleurs talents tout en maîtrisant l’évolution et les fluctuations du marché de recrutement" (*).

Mais je ne vois absolument pas en quoi un "chargé de recrutement" ou "responsable du recrutement" ne pourrait pas s'acquitter de ces différentes tâches ?!

On mesure bien là, me semble-t-il, à quel point changer les mots - en particulier pour d'abscons vocables anglo-saxons - constitue un pitoyable leurre pour tenter de convaincre ou/et se persuader que l'on agit, là où l'on ne fait que se gargariser de grands mots ou de concepts creux.

(*) : Article intitulé "Talent Acquisition Manager : zoom sur le responsable recrutement du futur", pulié le 14 novembre 2016 sur le site www.digitalrecruiters.com

"Avoir ses vapeurs".

Cette expression du registre désuet signifie "S'évanouir, avoir un malaise" ; le mot "vapeur" faisant référence aux bouffées de chaleur, parfois à l'origine de ce type d'évanouissement.

L'expression s'utilise plutôt de nos jours :

  • pour définir, de manière quelque peu ironique, une personne sujette à des troubles émotifs peut-être exagérés, dont les réactions émotives ou colériques paraissent exagérées.
  • ou pour évoquer les bouffées de chaleur d'une femme ménopausée.

www.linternaute.fr

Ne dites pas : "Un lobby", "Des lobbies" ou "Faire du lobbying" !

Mais :

  • "Un groupe de pression" et "Des groupes d'influence".
  • et "Exercer des pressions" ou "Faire valoir et protéger ses intérêts".

Concrètement, il s'agit de tenter d'influencer les actions, les politiques ou les décisions de fonctionnaires, le plus souvent de législateurs ou de membres d'organismes de réglementation.

"Être saoul comme un cochon" ou "Être soûl comme un cochon".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie "être complètement ivre".

Elle est l'équivalent de l'expression du registre familier "Être saoul comme un polonais" ou "Être soûl comme un polonais".

Voir également mon article sur "toutes les façons de dire avoir bu trop d'alcool".

"Un bedeau".

Ce substantif masculin désigne un employé laïque chargé d'une manière générale de maintenir le bon ordre dans une église pendant l'office, et plus particulièrement de précéder le clergé dans les processions ou les quêteurs afin de leur ouvrir le passage parmi les fidèles.

  • Il existait également autrefois le "Bedeau de justice", qui était un officier de justice subalterne, chargé d'exécuter les sentences prononcées par les baillis, sénéchaux, etc.
  • Ainsi que le "Bedeau d'université", un employé subalterne qui, dans les cérémonies publiques, précédait le recteur et autres membres de l'Université, en portant une masse à la main.

Source : www.cnrtl.fr

"L'agoraphobie".

L'agoraphonie est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

L'agoraphobie ne doit donc pas être confondue, comme elle l'est malheureusement très souvent, avec :

  • "La démophobie", qui est la peur irraisonnée des foules,