"Élucider" et "Résoudre".

  • "Élucider" est un verbe signifiant "Rendre clair quelque chose, expliquer ce qui était confus, obscur ; éclaircir, clarifier".

On dit par exemple : "Élucider la pensée d'un philosophe".

  • et "Résoudre" est un verbe pouvant signifier, selon le contexte, :
    • trouver, grâce à un processus d'analyse et de réflexion, la solution d'une difficulté, d'un problème, d'une question.

On dit ainsi : "Résoudre une énigme", "Résoudre un mystère" ou "Résoudre un problème".

    • prendre le parti, la détermination de faire telle chose ("Il a résolu de s'expatrier"),
    • inciter quelqu'un à accomplir telle action ("Nous n'avons pu le résoudre à accepter notre offre"),
    • déterminer l'ensemble des solutions d'une équation ou d'un système d'équations ("Résoudre une équation"), en mathématiques,
    • priver d'effets un contrat ("Résoudre un bail, un contrat, un marché"), dans le domaine juridique,
    • faire disparaître peu à peu et sans suppuration ("Résoudre un épanchement ou une tumeur"), dans le domaine médical,
    • dissocier, distinguer les étoiles qui composent une nébuleuse, en l'observant à l'aide d'un instrument d'optique suffisamment puissant ("Résoudre une nébuleuse"), en astronomie,
    • Enfin, dans le domaine de chimie, : dissocier les éléments constituants d'un corps composé ; décomposer (registre soutenu et registre désuet).

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Faire rentrer par les trous de nez".

J'aime beaucoup cette cette expression du registre populaire, qui s'utilise lorsque une personne est exaspérée par son interlocuteur et désire faire état de son mécontentement en évoquant la façon - non conventionnelle - dont elle rêverait de lui faire ingurgiter quelque chose... qui n'est pas forcément de la nourriture.

On dit par exemple tout aussi bien :

  • "Tu vas me le payer ! Et je peux te dire que tes bonbons je vais te les faire rentrer par les trous de nez !".
  • Ou "Il ne s'en tirera pas comme cela ! Son contrat, je vais le lui faire rentrer par les trous de nez".

"Une tête brûlée".

  • Cette locution nominale du registre familier désigne, au sens figuré, une personne excessive, prenant des risques de manière volontaire et inconsidérée, un casse-cou ou un trompe-la-mort.

Bonbons "Têtes brûlées".

  • Mais pour les enfants et les adolescents cette même locution désigne une marque française de bonbons acidulés, fabriquée jusqu'à 2008 par la Société Européenne de Confiserie, puis rachetée par la société Verquin Confiseur.

Ces bonbons qui "vous arrachent la tête" (sic) se présentent sous la forme de petite billes, cachant derrière une première couche extrêmement piquante un arrière-goût sucré.

Source : wiktionary.org

"Wheeler Dealers France".

Aurélien Letheux et Gerry Blyenberg de "Wheeler Dealers France", l'émission de la chaîne de télévision française RMC découverte

Tel est le titre de l'émission consacrée à l'automobile mettant en scène Gerry Blyenberg et Aurélien Letheux, diffusée depuis le 10 octobre 2016 sur la chaîne de télévision française RMC Découverte.

Il s'agit de la version française de l'émission britannique... "Wheeler Dealers" (Bravo à ceux qui ont trouvé tout seuls ; du moins s'ils ont moins de 5 ans !), diffusée depuis le 7 octobre 2003 sur Discovery Channel en Angleterre.

Et en France sur RMC Découverte et Discovery Channel, depuis 2014, sous le titre... "Occasions à saisir" ; dont on se demande vraiment bien pourquoi il n'a pas été repris pour la version française !

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Je suis en congés" ni même (normalement) "Prendre des congés" !

Mais : "Je suis en congÉ" et "Prendre UN congÉ" !

  • Le mot "Congé" s'utilise toujours au singulier : Congé Individuel de Formation (CIF), congé maladie, congé parental, congé sabbatique, etc.
  • Sauf dans la locution nominale "Congés payés" qui désigne les périodes de congé au cours desquelles le salarié est payé par l'employeur en raison d'une obligation légale.

Cette innovation sociale majeure est apparue dès 1905 en Allemagne, 1910 en Autriche-Hongrie, dans les années 1920 dans les pays scandinaves, et au début des années 1930 en Tchécoslovaquie, Pologne, Luxembourg, Grèce, Roumanie, Espagne et Portugal.

Mais seulement le 20 juin 1936 en France, grâce au gouvernement de Front Populaire de Léon Blum.

Et est toujours inconnue à ce jour d'un quart des salariés états-uniens, qui continuent de travailler 52 semaines par an !

Dire "Prendre DES congéS" ne peut donc être qu'une ellipse de "Prendre des JOURS de congés PAYÉS" et est donc incorrect, même s'il s'agit d'une forme très usitée.

De même pour les tournures "Il me reste des congés" ou "Ma femme n’a pas pris tous ses congés". Dans ces différents cas, le mot "congés" au pluriel - ellipse de jours de congés payés - représente une valeur dénombrable, un capital (25 jours en France, à ce jour), que l’on peut dépenser.

Source : www.gramemo.org