Mais, à tout le moins, : "I' veulent que" ou "I' disent que" !
Et, si possible, : "Ils veulent que" ou "Ils disent que" !
Richesse et défense de la langue française
La langue française comporte de nombreux registres ou niveaux de langue : du registre vulgaire au registre soutenu, en passant par le registre argotique, le registre populaire, le registre familier, le langage courant ou le registre désuet, voire le registre scatologique et le langage enfantin, qui – à l’exception du langage courant, font tous l’objet de collections spécifiques dans jaimelesmots.com.
J’ai réuni dans cette collection l’ensemble de mes articles proposant d’améliorer votre niveau de langue en accédant à un ou plusieurs registres de langue supérieurs.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 361
Mais, à tout le moins, : "I' veulent que" ou "I' disent que" !
Et, si possible, : "Ils veulent que" ou "Ils disent que" !
Mais : "Une personne de forte corpulence" ou "Un obèse" !
Voir également mon article sur "les différentes façons non grossières de parler d'une personne en surpoids".
Mais : "Quelle heure est-il ?". (langage courant)
Ou : "Auriez-vous l'heure, s'il vous plaît ?". (registre soutenu)
Voire, s'il vous est vraiment nécessaire de ramper devant votre interlocuteur : "Auriez-vous, je vous prie, l'amabilité de bien vouloir consentir à me donner l'heure ?".
Comme souvent, différents registres de langue s'offrent à vous pour ce faire.
Depuis le "petit branleur" ou le "petit con" (registre argotique), à la "canaille" ou au "sacripant" (registre familier).
Vous disposez également "chenapan", du "galopin", du "garnement", du "malappris" et du "vaurien" (registre désuet).
Ainsi que de la "crapule" (langage courant).
Et du célèbre "sauvageon", cher à Jean-Pierre Chevènement.
Mais plutôt : "Je vais lui casser le nez à cet imbécile !" (langage courant)
Voire : "Je me fais fort d'endommager l'appendice nasal de ce malotru !" (registre soutenu)
On utilisait jusque dans les années 1980 l'expression "Être mannequin chez Olida", qui appartenait au registre familier et relève désormais également du registre désuet.
Dans le registre familier, on peut aussi utiliser les adjectifs "Boulotte", Grassouillet/te", "Rond/e", Rondelet/te" ou "Rondouillard/e".
Ainsi que les locutions verbales "Avoir de la bedaine", "Avoir des poignées d'amour", "Avoir du bedon", "Avoir du bidon", "Avoir du bidou" ou "Avoir une bouée".
On peut également recourir aux locutions "Bien en chair", "En formes" et "Un peu fort/e", ainsi qu'aux adjectifs "Bedonnant/e", "Confortable", "Corpulent", "Dodu/e", "Enrobé/e", "Pansu/e", "Rebondi/e", "Rembourré/e", "Rond/e" et "Ventru/e", qui relèvent du langage courant.
Ou aux locutions verbales "Accuser un poids excessif", "Avoir de l'embonpoint", "Avoir du ventre", "Être de forte corpulence", "Être une personne forte" et "Présenter un poids trop élevé".
Enfin, nous trouvons dans le registre soutenu, le superbe adjectif "Ventripotent/e". Ainsi que l'adjectif "Replet/ète" et la locution verbale "Être en surcharge pondérale".
Sur un thème contigu on peut consulter l'ensemble des façons de dire "Une fille laide".
Et je précise, pour l'anecdote, à l'attention de nos amis étrangers, qu'une somme d'argent peut-être "Rondelette" (ou "Coquette"), mais en aucune façon "Grassouillette", "Rondouillarde", "Dodue", "Enrobée", "Rembourrée", "Ronde" ou "Replète" !
Mais plutôt : "Plaît-il ?" !
Même prononcée à voix basse, vous le constaterez, cette délicieuse locution du registre désuet attirera bien davantage l'attention de votre interlocuteur qu'un sonore "Quoi ?".
Mais : "User de viles arguties" !
Mais : "IL N'y à qu'à", "CE qu'iL faut" et "TU N'as qu'à" !
Cela vous permettra de passer du registre familier au registre normal.
Ou mieux encore : "Il suffit de", "Il convient de" et "Il te suffit de" !
Vous serez ainsi passé du registre familier au registre soutenu.
Le registre argotique est, comme souvent, très riche, puisque l'on peut utiliser les formules "Être pété de rire", "Pisser de rire", "Rire à se pisser dessus", "rire à se taper le cul par terre", "Se bidonner", "Se fendre la gueule", "Se fendre la pêche", "Se fendre la pipe", "Se fendre la poire", "Se marrer", "Se marrer comme un bossu", "Se marrer comme un tordu", "Se marrer comme une baleine", "Se poiler", "Se taper une de ces poilades", "Se taper une énorme poilade" ou "Se taper une grosse poilade".
Le registre familier nous propose "Être mort de rire", "Être plié de rire", Être plié en deux", "Être tordu de rire", "Rigoler", "Rigoler comme un bossu", "Rigoler comme une baleine", "Rigoler comme un tordu", "Rigoler de bon coeur", "Rire comme un bossu", "Rire comme une baleine", "Rire comme un tordu", "S'en payer une bonne tranche", "S'en payer une tranche", "Se payer une bonne tranche de rigolade", "S'esclaffer", "S'esclaffer de rire", "Se gondoler", "Se taper des barres" ou "Se taper des barres de rire".
Et l'on peut également dire "Mourir de rire", "Pouffer de rire", "Rire à gorge déployée", "Rire à se tenir les côtes", "Rire aux éclats", "Rire de bon coeur", "Rire de toutes ses dents" ou "Se tordre de rire" dans le langage courant.
Ainsi que le verbe "Ronquer", qui est utilisé en Occitanie et par les Gadz'Arts.
Et la locution verbale en forme de gémination "Faire dodo" - ainsi que ses variantes "Faire un bon dodo", "Faire un gros dodo" ou "Faire un petit dodo" - appartient au langage enfantin.
Les locutions "Piquer un roupillon" ou "Piquer un somme" relèvent du registre familier ; et "Faire la sieste" (ou "Faire une sieste"), "Faire un sieston" et "Faire un somme", du langage courant.
Quant au registre soutenu, il nous offre une superbe expression héritée de la mythologie grecque, avec "Être dans les bras de Morphée".
Le registre familier nous offre ainsi deux charmants idiotismes animaliers : "Dormir comme un loir" et "Dormir comme une marmotte".
"Dormir sur ses deux oreilles", "Dormir tranquille", "Dormir comme un ange", "Dormir comme un bébé", "Dormir comme un bienheureux" et "Dormir comme une souche" relèvent du langage courant, ainsi que "Dormir à poings fermés" ou "Dormir du sommeil du juste".
Le registre familier est particulièrement riche lorsqu'il s'agit de décrire un individu d'apparence fragile.
On peut ainsi dire qu'il s'agit d'une "Mauviette", qu'il est "Maigrichon", "Maigriot" (rare), "Racho", "Taillé comme une arbalète", "Taillé comme une allumette" ou "Taillé dans du fil de fer".
Ou utiliser les formules "Avoir un corps d'endive", "Demi-portion", "Épais comme un cure-dents" ou "Épais comme un sandwich SNCF", popularisée par le chanteur Renaud, avec sa chanson "Marche à l'ombre", en 1980.
Ainsi que les idiotismes animaliers "Gaulé comme un asticot", "Maigre comme un coucou" ou "Taillé comme une ablette".
Le langage courant met à notre disposition les adjectifs "Décharné", "Frêle", "Maigrelet", "Malingre",et "Squelettique", ainsi que les substantifs "Gnome", "Gringalet", "Minus" ou "Nabot", la locution nominale "Petit gabarit" et les locutions adjectivales "Pas épais" ou "Pas bien épais".
Tandis que les adjectifs "Chétif", "Étique", "Fluet" et "Rachitique", ou le substantif "Avorton" relèvent plutôt du registre soutenu.