Il n'est pas correct de dire "Bon appétit !" en début de repas !

On ne doit pas dire "Bon appétit !"

Surtout, retenez-le bien pour vos prochains repas : même si elle est extrêmement utilisée pour souhaiter un agréable déjeuner ou dîner, cette locution traditionnelle du registre populaire n'est pas polie. Et proscrite selon les usages des bonnes manières françaises.

Elle revient en effet à souhaiter à ses convives "Bon courage !" ou "Bonne chance !", comme si les mets concoctés paraissaient difficilement comestibles

Ou : "Bon parcours gastrique", en laissant entendre que leur digestion n'allait pas forcément être aisée.

Et c'est d'ailleurs ce qui explique qu'il existe si peu de façons de dire "Bon appétit" en français.

L'usage veut donc que l'on évite de dire "Bon appétit !" ou de répondre par la même devise lorsqu'elle nous est adressée ; "Merci !" ou "À toi aussi !"/"À  vous aussi !" étant des alternatives permettant de ne pas rompre avec "l'étiquette".

Source : www.lefigaro.fr Anne-Gabrielle Roland-Gosselin

Ne pas confondre "Coup de pied" et "Cou-de-pied" !

Ces deux locutions nominales masculines homophones possèdent en effet des significations fort différentes :

  • "Un coup de pied" est un coup porté avec le pied.

Et cela, que ce soit dans le domaine sportif (football, rugby, karaté, taekwondo), pour se défendre ou agresser quelqu'un, ou encore pour se défouler et passer ses nerfs.

Un coup de pied

  • tandis que "le cou-de-pied" désigne :
    • en anatomie : l'articulation du pied et de la jambe ou "Cheville",

Le cou-de-pied

    • par extension : la partie supérieure du pied, bombée, qui rejoint l'articulation du pied et de la jambe.
    • et par métonymie : la partie de la chaussure recouvrant le cou-de-pied, le dessus du pied.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds" en français.

Source : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Faire un numéro de claquettes".

Cette locution verbale s'utilise dans le registre familier, au sens figuré.

Et elle signifie, selon les cas :

  • attester d'un talent exceptionnel, réaliser une performance peu commune,

On dit par exemple : "Ta présentation du dossier était incroyable : tu nous a fait un numéro de claquettes !".

  • faire la preuve de son aptitude ou de son dévouement,

On dit par exemple : "Je ne vais pas leur faire un numéro de claquettes tous les trois mois pour leur faire plaisir".

  • ou, de façon péjorative : montrer son savoir-faire d'une façon brillante et ostentatoire ; épater l'auditoire.

On dit par exemple : "Je n'ai pas besoin que tu nous fasses un numéro de claquettes, comme la dernière fois, tu sais".

Elle fait naturellement référence à l'incroyable technique dont savent faire preuve les plus grands spécialistes des claquettes, tels que les célèbres danseurs états-uniens Fred Astaire et Gene Kelly.

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"À faire bander un mort".

Une fille belle "à faire bander un mort"

Cette locution adverbiale relève bien sûr du registre vulgaire.

Et elle signifie : extrêmement excitant, désirable au plus haut point.

On dit par exemple : "Cette fille était belle à faire bander un mort".

"Voir du pays" et "Faire voir du pays".

Ces deux locutions verbales possèdent des significations très différentes et ne doivent donc surtout pas être confondues :

  • "Voir du pays" signifie en effet, au sens propre : voyager à l'étranger, découvrir le monde.

On dit par exemple : "Après mon bac, j'ai voulu voir du pays et suis parti pendant dix mois faire un tour du monde".

Un jeune homme parti "voir du pays", c'est à dire, voyager, parcourir le monde

  • tandis que "Faire voir du pays" signifie, au sens figuré, et dans le registre familier : occuper à outrance, submerger de travail ; donner de l'exercice ; créer des problèmes, susciter des difficultés, des soucis.

On dit par exemple : "Mon père m'a raconté que son service militaire avait été épouvantable, à cause d'un adjudant qui lui avait fait voir du pays".

Sources : www.linternaute.fr

"Ni fait ni à faire".

Cette locution adjectivale appartient au registre familier.

Et elle s'utilise, de manière péjorative, à propos d'une tâche ou d'un travail déjà effectué, sur lequel on porte un jugement totalement négatif en raison de la façon dont il a été effectué :

  • "Ni fait", car cela n'a pas été fait dans les règles de l'art,
  • et "Ni à faire", car à ne surtout pas reproduire.

"Ni fait ni à faire" signifie par conséquent : bâclé, mal fait, à refaire dans son intégralité.

On dit par exemple : "Mais qu'est-ce que c'est que ce travail ! Ce n'est ni fait ni à faire : vous allez me recommencer ça depuis le commencement ! Et vite !".

Ou : "C'est quoi ce truc : c'est ni fait ni à faire !".

Sources : wiktionary.org et forum.wordreference.com

"Se mettre dedans" ou "Se foutre dedans".

Ces deux locutions verbales appartiennent respectivement au registre argotique et au registre vulgaire.

Et elles signifient toutes deux :

  • avoir tort, faire erreur, se tromper,

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans en pensant que mon darron dirait oui : il m'empêche de sortir ce samedi".

Ou : "Ma reum s'est foutu dedans en notant le 06 que tu lui as filé, du coup j'pouvais pas t'rappeler".

  • ou : se mettre dans l'embarras.

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans le mois dernier : j'ai claqué plus de 400 balles en boîte".

Ou : "On va se foutre dedans avec tous ces suppléments, je te le dis".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" ou "S'en mettre plein la panse".

"S'en mettre plein la lampe" et "S'en mettre plein le cornet" sont des locutions verbales relevant du registre populaire.

Et "S'en mettre plein la panse" est une locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartenant au registre familier..

  • Les trois formules signifient principalement : manger en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement,

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" (registre populaire) ou "S'en mettre plein la panse" (registre familier)

  • et "S'en mettre plein la lampe" signifie accessoirement : boire en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement.

Picoler ou boire avec excès

Sur le même thème, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com

"Faire un joueur", "Faire M'Bappé" ou "Faire Messi".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle régulièrement utilisée par les journalistes sportifs spécialisés, dans le domaine du football, pour signifier, par ellipse lexicale de "Faire signer un joueur" : recruter un joueur.

"Un crève-coeur".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et il désigne, au sens figuré : un déchirement, une peine profonde mêlée de compassion et de dépit ; une grande douleur, une souffrance.

On dit par exemple : "Me séparer de cette maison familiale est un crève-coeur".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant.

Elles remonteraient au XVIe siècle et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

On dit par exemple : "Les banques nous ont mis au pied du mur : nous devons trouver 100 000 € d'ici une semaine, sinon ils nous coupent tous nos crédits".

Ou : L'équipe de France est maintenant au pied du mur : elle doit impérativement battre cet adversaire pour pouvoir poursuivre la compétition".

On dit également "Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.lavieimmo.com