"Passer le temps" et "Tuer le temps".

Ces deux locutions nominales du langage courant qui doivent interloquer nos amis étrangers signifient, au sens figuré : s'occuper, trouver une activité ou un divertissement, souvent pour ne pas s'ennuyer.

On dit par exemple : "Mon grand-père s'est mis au jardinage et au chant pour pour passer le temps".

Ou : "Pour tuer le temps, certains détenus se mettent à la lecture ou reprennent des études".

Source : www.linternaute.fr

"Faire passer le goût du pain".

Cette expression du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "S'ils le chopent, i' vont lui faire passer le goût du pain !".

"Dresser la table", "Être à table", "Mettre la table", "Passer à table" et "Se mettre à table".

Voilà autant d'expressions d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.

En voici les différentes significations :

Table dressée

  • "Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.

Un banquet au Moyen Âge

Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.

Table en bois montée sur tréteaux

On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".

  • "Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
  • "Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".

On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".

  • et "Se mettre à table" signifie :
    • dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".

On dit également (langage courant) : "Passer à table".

    • et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".

On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".

Source : www.linternaute.fr

 

"Passer crême".

Cette étrange formule du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée depuis quelques années par les jeunes pour signifier : "Convenir, aller bien, être bien, être impeccable, être parfait".

On dit par exemple : "Ça a été avec ta reum hier soir ? Ouais : c'est passé crême !".

Ou : "Ton contrôle s'est bien passé ? Ouais : c'est passé crême !".

Des personnes plus âgées diraient dans le même registre : "Nickel !".

 

"Laisser passer l'orage".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré, : "Attendre qu'une situation devienne moins risquée, attendre une accalmie, attendre la fin d'un conflit".

On dit par exemple : "Mon père était furieux de constater que j'avais enfoncé tout l'avant de sa voiture neuve : j'ai laissé passer l'orage".

Les expressions "Faire le gros dos" ou "Faire le dos rond" ont des significations relativement proches.

Source : www.languefrancaise.net

"Passer un coup de téléphone", "Passer un coup de fil", "Passer un coup de bigophone" ou "Passer un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Passer un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Passer un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Passer un coup de bigophone" ou - par apocope - "Passer un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Donner".

"Donner un savon" ou "Passer un savon" et "Prendre un savon", "Recevoir un savon" ou "Se faire passer un savon".

Ces locutions verbales du registre familier signifient respectivement :

  • "Donner un savon" ou "Passer un savon" : réprimander, gronder. Sévèrement ou non.
  • et "Prendre un savon", "Recevoir un savon" ou "Se faire passer un savon" : être réprimandé, grondé. Sévèrement ou non.

"Ne pas laisser passer le train du sommeil" ou "Ne pas rater le train du sommeil".

Ces deux expressions imagées, souvent utilisées par les parents pour inciter leur progéniture à aller se coucher, signifient que l'on ne doit pas manquer le moment idéal pour s’endormir.

Vous en avez naturellement déjà vous-mêmes fait la triste expérience : repousser le moment de se coucher ou d'éteindre la lumière n'est pas une bonne solution : lorsque les bâillements sont de plus en plus fréquents et que la concentration devient difficile, il faut impérativement en profiter pour s'endormir, faute de quoi, lorsque vous fermerez les yeux, après avoir effectué les quelques petites choses que vous vouliez encore faire, lire ou regarder, vous n’aurez plus du tout envie de dormir.

Et vous aurez beau vous tourner et vous retourner dans votre lit ("Faire la crêpe" dit l'un de mes amis, de manière très imagée), rien n’y fera, car le sommeil sera parti ; vous aurez raté le train du sommeil !

Et il vous faudra par conséquent obligatoirement attendre tout un cycle de sommeil, soit près de 90 minutes, pour ressentir à nouveau l’envie de dormir.

Dans cette représentation imagée de notre sommeil, schématisé sous la forme de différents "trains", une nuit se compose en effet de 4 à 6 "trains" ou cycles de sommeil et chaque "train" représente un cycle de sommeil, d'environ 90 minutes, se décomposant ainsi :

  • endormissement : les idées et la vue se brouillent et l'on bâille,
  • sommeil lent léger : on entend, on comprend, sans pouvoir agir,
  • sommeil lent profond : on n'entend plus rien,
  • sommeil paradoxal : on rêve.

À l'issue d'un cycle, soit on se réveille naturellement, soit on "prend" un nouveau "train", c’est-à-dire que l’on repart pour un nouveau cycle de sommeil d'environ 90 minutes.

Source : blog.dreem.com