"Mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche"

Cette locution verbale change radicalement de sens en fonction de niveau de langue employé, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : ajouter l'enfant Jésus dans la crèche, dans la nuit du 24 au 25 décembre, date anniversaire de sa naissance présumée, à Béthléem (Palestine), en l'an zéro (alors qu'il serait vraisemblablement plutôt né à Nazareth (Israël) entre l'an -6 et l'an - 4... avant lui-même).

On dit par exemple : "Colombe, Sophie-Charlotte, Domitille, Isaure, Marie-Bénédicte, Jean-Eudes, Enguerand, Côme, Childéric, Godefroy, venez tous ! Il est minuit, nous allons déposer l'enfant Jésus dans la crêche !".

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : pénétrer sexuellement, c'est à dire introduire son sexe dans celui de sa partenaire !

On dit par exemple : "Ma Raymonde va faire ses 50 piges demain... alors j'vas aller au marché lui offrir un joli bouquet d'marguerites et rev'nir i' mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Une petite laine".

Une jeune femme portant une "petite laine"

Cette locution nominale féminine qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants relève du registre familier.

Et elle désigne tout simplement : un pull, gilet, châle, lainage, tricot, que l'on enfile lorsque les températures fraîchissent.

On dit par exemple : "Enfile donc une petite laine avant de sortir, il fait frisquet".

Source : www.larousse.fr

"Mettre les mains dans le cambouis".

"Mettre les mains dans le cambouis"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre famiier.

Elle fait référence au "Cambouis", cette graisse ou huile noircie par le frottement des organes d'une machine.

Et elle signifie, au sens figuré : se confronter à un problème de manière pratique ; effectuer un travail ingrat ou difficile ; régler soi-même un problème.

On dit par exemple : "Notre patron n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à aider ses équipes lorsque cela s'avère nécessaire".

Trois autres locutions verbales idiomatiques utilisées au sens figuré et relevant également du registre familier ont à peu de choses près la même signification :

  • "Faire le sale boulot",
  • "Se salir les mains" (idiotisme corporel),
  • "Mettre la main à la pâte" (idiotisme alimentaire).

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Passer sous silence".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale relevant du registre soutenu et signifiant : ne pas parler de, taire quelque chose volontairement.

On dit par exemple : "Il va être difficile de passer sous silence, cher monsieur, les quarante-deux plaintes pour viols dont vous avez fait l'objet".

Source : www.linternaute.fr

"Donner des ailes" ou "Se sentir pousser des ailes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Donner des ailes" : rendre capable de tout, inciter à oser tout,

On dit par exemple : "La peur de voir mon enfant mourir m'a donné des ailes".

  • et "Se sentir pousser des ailes" : avoir une soudaine envie d'agir, d'entreprendre ; être transcendé ; avoir l'impression que tout va nous réussir.

On dit par exemple : "L'obtention de ce prix m'a donné des ailes".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Capable de mettre des tours de reins aux adversaires" !

La journaliste sportive française Carine Galli

Mais : "Capable d'OCCASIONNER des tours de reins aux adversaires" !

Ou : "Capable de DONNER des tours de reins aux adversaires" !

"Prendre du mitard".

Cette locution verbale relève du registre argotique.

Et elle signifie, pour un détenu dans un établissement pénitentiaire : être mis au cachot, en cellule disciplinaire.

Le mitard

Un détenu dans la cour du mitard
Un détenu dans la cour du mitard

Une personne détenue peut être placée dans ce type de cellule à titre de sanction lorsqu'elle commet une faute disciplinaire. Les cellules disciplinaires sont regroupées au sein d'un QD (quartier Disciplinaire) et ne doivent pas être confondues avec les cellules d'isolement destinées à accueillir les personnes détenues dans le cadre d'une mesure de protection.

L'isolement carcéral est une mesure de sécurité de confinement solitaire. Elle est décidée par l'autorité administrative compétente (chef d'établissement pénitentiaire, directeur interrégional ou ministre de la justice) sur la demande de la personne détenue (pour sa sécurité) ou dans l'intérêt du bon ordre des établissements pénitentiaires. L'isolement n'est pas une mesure disciplinaire. Les personnes détenues isolées bénéficient du même régime de détention que les autres à l'exception du contact avec le reste de la population carcérale .

Source : wikipedia.org

"Mettre sous le joug" et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug".

Ces différentes locutions verbales relèvent du langage courant.

Utilisées essentiellement au sens figuré, elles font référence au "Joug", une pièce de bois (simple, double, frontale, de nuque) fixée soit en avant, soit en arrière des cornes du boeuf pour y attacher un dispositif d'attelage.

Un joug ancien, en bois massifDeux boeufs sous le joug

Et qui symbolise, par métaphore, dans le registre soutenu : la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement ; la sujétion, la contrainte matérielle ou morale.

Ou, plus généralement : tout ce qui entrave, freine ou gêne la liberté, l'épanouissement, le progrès.

  • "Mettre sous le joug", c'est donc : soumettre, asservir.

On dit par exemple : "Staline a mis sous le joug des centaines de millions de personnes".

  • et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug", c'est : subir la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement.

On dit par exemple : "Une grande partie de l'Europe a vécu sous le joug nazi durant plusieurs années".

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Faire le break" ou "Faire un break" ?

Et pas simplement, en français :

  • "Creuser un écart",
  • et : "Faire une pause" ou "S'interrompre" !

"Les fortes chaleurs", "Les grandes chaleurs" ou "Les grosses chaleurs".

Les "fortes chaleurs", "grandes chaleurs" ou "grosses chaleurs"

Ces trois locutions nominales féminines relèvent du langage courant.

Parfaitement synonymes, elles désignent toutes la période - souvent estivale, pour la France - où les températures sont les plus élevées et peuvent atteindre un niveau élevé.

En particulier depuis quelques années, en raison du réchauffement général des températures.

"Faire l'affaire".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie tout simplement : convenir.

On dit par exemple : "Cela fuit toujours un peu mais cela fera l'affaire jusqu'au prochain garage".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire la blague", "Faire la maille", "Faire la rue Michel" ou "Le faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").