"Un parangon".

Ce substantif masculin nous vient directement de l'espagnol "parangon" signifiant "comparaison".

En français, ce mot désigne :

  • dans le registre soutenu, ironiquement : un modèle, un archétype.

On dit par exemple : "Se prendre pour un parangon de vertu".

Ou : "Se croire un parangon de beauté".

  • dans le langage courant :
    • un marbre noir de Grèce,
    • ou, en bijouterie : une perle ou une pierre précieuse remarquable par sa beauté, sa perfection ; parfaite, exempte de défaut.
  • et dans le registre désuet :
    • au XIXe siècle, comme en espagnol : une comparaison,

On disait par exemple : "Mettre en parangon", "Cela est sans parangon" ou "Faire le parangon d'une chose avec une autre".

    • ou, en typographie : deux caractères dont l’un est de vingt et un points et l’autre de dix-huit, appelés respectivement "gros parangon" et "petit parangon".

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Les propos qu'il m'est donné d'entendre" et "Les objectifs que je me suis donné".

  • "Les propos qu'il m'est donné d'entendre" est une locution verbale qui relève du registre soutenu.

Et elle signifie : les propos que j'ai l'occasion d'entendre.

  • tandis que "Les objectifs que je me suis donné" est une locution verbale relevant du langage courant.

Et qui signifie : les objectifs que je me suis donné, fixé, assigné.

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier".

Un panier d'oeufs

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • dans le domaine financier : disperser ses placements et investissements ; répartir les risques ; ne pas placer tous ses fonds dans une même affaire, activité ou entreprise. Afin d'éviter de tout perdre d'un seul coup en cas de graves difficultés.

On dit par exemple : "Heureusement que je n'avais pas mis tous mes oeufs dans le même panier et pensé à investir dans différents pays et domaines d'activité".

  • ou, par extension : ne pas mettre tous ses espoirs du même côté ; ne pas faire dépendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son bonheur, etc.

On dit par exemple : "Oui, j'aime beaucoup David. Mais je continue de voir Marc : je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, tu comprends ?".

Attention : cette formule ne doit pas être confondue avec l'expression : "Mettre dans le même panier", qui possède une signification radicalement différente.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Prendre une bâche".

Cette locution verbale relève du registre argotique et possède différentes significations.

Elle signifie ainsi, au sens figuré et selon le contexte :

  • rencontrer une situation difficile,

On dit par exemple : "On s'est pris une bâche avec ce projet : rien n'a fonctionné comme on l'espérait".

  • dans le domaine scolaire : avoir une mauvaise note,

On dit par exemple : "J'me suis encore pris une bâche en philo".

  • recevoir une remarque humiliante (on dit également "Se faire bâcher"),

On dit par exemple : "Évite de trop faire l'idiot en cours si tu ne veux pas te faire bâcher par le nouveau prof de maths : c'est un furieux !".

  • et dans le jargon du baskett-ball (registre f: voir son tir ("shoot") contré.

Source : wiktionary.org

"Faire une croix dessus", "Faire une croix sur quelque chose" ou "S'asseoir sur quelque chose".

J'aime assez ces différentes locutions verbales, qui relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : ne plus espérer obtenir une chose ; y renoncer définitivement, ne plus compter dessus ; s'asseoir dessus (registre familier également).

On dit par par exemple :

  • "Toi qui voulait partir plus tôt ce soir tu peux faire une croix dessus",
  • "Avec cet incident, tu peux faire une croix sur ton augmentation",
  • ou : "Avec cette nouvelle commande on peut s'asseoir sur nos vacances".

Sources : www.expression.fr et wiktionary.org

"Bon comme du bon pain" ou "Bon comme le bon pain".

Cette locution adjectivale relève du registre familier.

Et elle qualifie, au sens figuréune personne humainement bonne, gentille, généreuse, d'une grande bonté ; incapable de malveillance.

On dit par exemple : "Mon voisin est un brave homme, bon comme le bon pain".

Sources : wiktionary.org, www.francaisfacile.com et www.languefrancaise.net

"Tenir le bon bout".

Cette locution verbale qui ne manque pas d'interloquer nos amis étrangers ainsi que nos jeunes enfants relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être en bonne position ; sur le chemin de la réussite, sur la bonne voie ; sur le point de réussir une mission, un parcours ; arriver au terme d'un projet entrepris.

On dit par exemple : "J'espère finir ma rédac avant le match de ce soir : je tiens le bon bout !".

Ou : "Ma fille aînée commence sa dernière année d'internat : elle tient le bon bout !".

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et www.expressio.fr

"Des salamalecs".

Des salamalecs

Ce substantif masculin qui nous vient, par déformation, de l'arabe "As-salam alayk" ("La paix soit sur toi"), une jolie formule utilisée par les arabophones lors des longues conversations qui accompagnent habituellement les salutations traditionnelles.

Essentiellement utilisé au pluriel, il relève du registre familier et désigne, de façon ironique : des saluts, des révérences ou marques de politesse exagérées, hypocrites ; une affectation de déférence proche de la flagornerie.

On dit par exemple : "Inutile de faire des salamalecs : ce que je vous demande c'est de baisser vos prix".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

Pourquoi dire : "On s'fait un p'tit break" !

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 22 septembre 2022, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "On fait unE pEtitE PAUSE" !

"Une trotte" et "Faire une trotte".

  • "Une trotte" est un substantif féminin relevant du registre familier, qui désigne : une distance à parcourir à pied, considéré comme long et pénible.
  • "Faire une trotte" est une locution verbale relevant du registre familier signifiant : ne pas être tout près ; être plutôt loin et fatiguant à atteindre.

On dit par exemple : "Retourner à l'atelier à cette heure, patron ? C'est que ça fait une trotte !".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • adresser un regard noir de mécontentement et de réprobation,

On dit par exemple : "Fais attention avec ton ballon dans le salon. Tu sais que t'aimes pas voir papa te faire les gros yeux !".

  • et par extension : menacer ou faire des reproches.

On dit par exemple : "Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis contenté de partir en faisant les gros yeux".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org