"L'exubérance", "Exubérant", "Exubérante".

  • "Exubérance est un substantif du registre soutenu désignant, selon le contexte, :
    • La luxuriance, l'abondance, la profusion, le développement excessif.

On dit par exemple : "La jungle se caractérise par l'exubérance de sa végétation".

    • L'expansivité, l'entrain, une vitalité, une énergie irrépressible, se manifestant dans le comportement, les propos.

On dit par exemple : "Manifester sa joie avec exubérance".

  • "Exubérant" et "Exubérante" sont les adjectifs masculin et féminin singuliers du registre soutenu qualifiant ce qui relève de l'exubérance.

Source : www.larousse.fr

"Antépénultième" et "Pénultième" ou "L'antépénultième" et "Le pénultième".

J'aime beaucoup ces jolis adjectifs et substantifs du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Antépénultième" et "L'antépénultième" : qui précède immédiatement le "pénultième" ou "avant-dernier".

Ou : troisième en partant de la fin.

Et, dans le langage courant : avant avant-dernier.

On dit par exemple : "Dans une épreuve comportant cinq participants, le dernier est le cinquième ; l'avant-dernier est le quatrième et l'antépénultième est le troisième".

  • "Pénultième" et "Le pénultième" : avant-dernier.

On dit par exemple : "Dans une course comportant six participants, le cinquième est le pénultième".

"L'obséquiosité" et "Obséquieux" ou "Obséquieuse".

Ces très jolis mots du registre soutenu désignent l'excès de politesse, de respect, par servilité ou flatterie.

  • "Obséquiosité" est un substantif féminin.

On dit par exemple : "L'obséquiosité de certains journalistes ou organes d'information à l'égard de la classe dirigeante et des milieux d'affaires est véritablement consternante".

  • et "Obséquieux" et "Obséquieuse" sont des adjectifs :

On dit par exemple : "Plus obséquieux que ce sous-directeur, cela n'existe pas : il rampe littéralement par terre devant le directeur !".

Source : wwww.larousse.fr

"La contrition" et "Faire acte de contrition".

  • La "contrition" est un terme du vocabulaire religieux désignant l'acte de volonté par lequel le chrétien se détourne du péché et se dispose à recevoir la grâce pour revenir à Dieu.

Autrement dit : le repentir sincère d'avoir commis un péché et la volonté de ne plus en commettre.

Et, par extension, : "le remords, le repentir".

  • et "Faire acte de contrition" signifie donc se repentir sincèrement d'avoir commis un péché et avoir la volonté de ne plus en commettre.

Ou, par extension, : "se repentir, avoir des remords".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Se matagraboliser le cerveau".

Un nourrisson tenu par sa maman contre sa poitrine, se "matagrabolisant" le cerveau ("réfléchissant")

J'adore cette formule méconnue du registre soutenu, qui signifie : se triturer le cerveau ; se tourner et retourner le cerveau ; ruminer dans sa tête.

Autrement dit, dans le langage courant : réfléchir.

Le verbe "Matagraboliser", qui signifie littéralement "Se fatiguer l'esprit", a été forgé par le génial Rabelais, en 1534, à partir de l'ancien verbe "Grabeler" qui signifiait : fouiller, examiner avec attention.

Et on le trouve au chapitre 18 de son deuxième roman, le célèbre "La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme", ou plus simplement : "Gargantua".

Il existe cependant énormément d'autres façons de dire "Réfléchir" en français ; et cela du registre familier au registre soutenu, en passant par le langage courant.

"Abluer", "Une "Ablution" ou "Des ablutions".

Ce verbe totalement méconnu et ce substantif du registre soutenu désignent, selon le contexte :

    • Un rite de purification dans de nombreuses religions :
      • par l'eau, le plus souvent,
      • dans la liturgie catholique romaine :
        • l'usage de l'eau bénite lors du baptême,
        • lors du lavement de pieds le jeudi saint,
        • ou durant la messe, lorsque le prêtre se lave les doigts pour la célébration eucharistique, avant la consécration des deux espèces, où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ,
      • dans les religions orientales (musulmanes notamment) : un rite de purification du corps,
    • et, par extension, : se laver le corps ou une partie du corps par mesure d'hygiène ("Faire ses ablutions").

On dit par exemple : "Nous nous retrouverons demain matin au petit-déjeuner, lorsque vous aurez fait vos ablutions".

Source : www.larousse.fr

Ne dites pas : "J'y entrave que dalle !" ni "J'y comprends que pouic" !

Mais plutôt : "J'y comprends rien !" (registre familier).

Et, si possible, : "JE N'y comprends rien !" (langage courant).

Voire, idéalement, : "Je n'y entends rien !" (registre soutenu).

"J'y entrave que dalle !" relève en effet du registre argotique et "J'y comprends que pouic !" du registre populaire et du registre désuet.

"En l'occurrence" ou "En pareille occurrence".

J'aime beaucoup ces deux locutions adverbiales du registre soutenu qui signifient : dans ce cas-ci, dans ce cas précis, dans le cas présent ; à cette occasion-ci, en cette circonstance.

On dit par exemple : "J'apprécie rarement le travail de ce réalisateur. Et, en l'occurrence, j'ai trouvé ce film encore moins intéresants que les précédents".

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et wiktionary.org

 

"Originairement" et "Originellement".

Ces deux adverbes du registre soutenu sont rigoureusement synonymes et signifient tous deux :

  • "à l'origine", primitivement, initialement.

On dit par exemple : "Les habitants de la région sont originairement/originellement des celtes, venus du Nord".

  • ou "dès l'origine", primitivement, initialement.

On dit par exemple : "Originairement/Originellement, le cinématographe avait davantage  vocation à distraire le public qu'à l'instruire".

Source : www.cnrtl.fr

"Aisément".

J'aime beaucoup ce joli adverbe du registre soutenu qui signifie :

  • facilement, sans peine, sans exiger le moindre effort.

On dit par exemple : "Soulever aisément une lourde valise".

  • sans difficulté financière, largement.

On dit par exemple : "Vivre aisément".

Source : www.larousse.fr

Ne dites pas : "Je m'excuse" !

Mais plutôt : "Excuse-moi" ou "Excusez-moi" (langage courant).

Ou, : "Je te prie de m'excuser", "Je vous prie de m'excuser" ou "Veuillez m'excuser" (langage courant).

Voire : "Je te prie de BIEN VOULOIR m'excuser" ou "Je vous prie de BIEN VOULOIR m'excuser" (langage courant).

Et même : "Je te prie de bien vouloir AVOIR L'OBLIGEANCE de m'excuser" ou "Je vous prie de bien vouloir AVOIR L'OBLIGEANCE de m'excuser" (registre soutenu).

Ou encore - si vous ne craignez pas de sombrer dans l'obséquiosité - : "Je te prie de bien vouloir avoir L'EXTRÊME obligeance de m'excuser" ou "Je vous prie de bien vouloir avoir L'EXTRÊME obligeance de m'excuser" (langage courant).

Source : https://www.academie-francaise.fr/christine-s-france