11 façons de dire "Un chapeau".

Quelques modèles de chapeaux

Le registre argotique nous propose "un bitos" et "un doulos".

"Un galure" et "un galurin" appartiennent au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

Tandis que "un bibi" est une gémination relevant du registre familier et désignant plus particulièrement un chapeau féminin.

"Un feutre" relève du langage courant mais ne concerne que les chapeaux réalisés dans cette matière.

De même que "un melon" ne désigne - par ellipse lexicale - que les "chapeaux melon".

"Un fédora" ou "une capeline" : que les chapeaux (féminins) de ce type.

"Un panama" : que les chapeaux masculins de ce type.

Et "un Borsalino" ou "un Stetson" : que les chapeaux de cette marque. Ou de ce type pour le second ("chapeau de cow-boy").

Enfin, "un couvre-chef" appartient au registre soutenu et désigne tout accessoire de mode se portant sur la tête.

Source : wikipedia.org

"Une respectueuse".

Ce substantif féminin peu usité peut avoir différentes significations :

  • il s'agit tout d'abord, dans le registre désuet, d'une sorte de dentelle,
  • mais également, par extension, toujours dans le même registre :
    • d'une sorte de mouchoir fait de cette dentelle,
    • ou d'une sorte de coiffure féminine, élaborée à l'aide de cette dentelle.
  • enfin, et surtout, serais-je tenté de dire, dans le registre soutenu : d'une prostituée !

Cette acception est en effet dérivée - par ellipse - du titre de la pièce de théâtre "La putain respectueuse", écrite par Jean-Paul Sartre en 1947.

Une "respectueuse", c'est à dire : une prostituée

Source : wiktionary.org

"Être revêche à (quelque chose)".

J'aime bien cette locution verbale du registre soutenu qui signifie : être fermé, hostile à (quelque chose).

On dit par exemple : "Je le confesse, je suis assez revêche à la technologie".

Source : www.cnrtl.fr

"Recouvrer".

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte :

  • Rentrer en possession de ce que l'on a perdu ou de ce qui nous a été pris.

On dit par exemple : "Mon grand-père a recouvré la santé".

Et : "En 1918, la France a recouvré l'Alsace et la Lorraine".

Ou : "J'ai hâte de recouvrer ma liberté de parole".

  • ou : Recevoir le paiement d'une somme due.

On dit par exemple : "J'ai différentes créances à recouvrer d'ici dix jours".

Ou : "Dans certains pays, l'État peine à recouvrer l'impôt".

Le verbe "Recouvrer" a donc un sens proche mais néanmoins distinct de celui du verbe "Retrouver", qui signifie : trouver ce qui avait disparu, ce qui était égaré.

Source : www.larousse.fr

"Épistolaire" et "Épistolier" ou "Épistolière".

Ces trois superbes termes appartiennent au registre soutenu ainsi désormais - hélas ! - qu'au registre désuet, puisque plus personne aujourd'hui, je crois, n'entretient de réelle correspsondance, et qu'ils ont en commun d'être relatifs aux échanges de lettres.

  • Ainsi "Épistolaire" est un adjectif qualifiant ce qui est relatif à la correspondance par lettres.

On parle ainsi d’une "relation épistolaire" ou d’un "échange épistolaire".

  • tandis que "Épistolier" et "Épistolière" sont des substantifs désignant une personne, écrivain ou écrivaine, excellant à écrire des lettres.

Madame de Sévigné est ainsi une célèbre épistolière française.

Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné, née le 5 février 1626 et morte le 17 avril 1696

 

"Une présomption".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une opinion, un jugement, fondé non sur des preuves, mais sur des indices, des apparences, sur ce qui est probable sans être certain, sur ce que l'on PRÉSUME.

Une présomption équivaut à une supposition ou à un soupçon.

On dit par exemple : "Dans cette affaire, on a condamné quelqu'un sur de simples présomptions".

Et l'on parle, en droit, de présomption d'innocence.

  • l'action de PRÉSUMER de ses forces, de surestimer ses capacités, d'avoir une trop avantageuse opinion de soi-même ; une forme de prétention ou de suffisance.

On dit par exemple : "En avril 2002, Lionel Jospin est arrivé au second tour plein de présomption ; et il a été devancé sur le fil par Jean-Marie Le Pen, qui l'a empêché de participer au second tour de l'élection présidentielle".

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

Ne dites pas : "Où est-ce que c'est ?", C'est où ?" ni "Où c'est ?", "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" !

Mais plutôt : "Où EST-CE ?" ou "Où EST-CE DONC ?" (registre soutenu).

  •  "Où est-ce que c'est ?" appartient en effet au langage courant,
  • "C'est où ?" et "Où c'est ?" au langage familier,
  • et "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" au registre populaire.

"Difficultueux" n'est pas un synonyme de "Difficile" !

Et cela, même s'il est régulièrement utilisé en ce sens dans les articles du Figaro consacré à la langue française.

Pourtant, cet horrible adjectif du registre soutenu ne signifie nullement "Difficile", mais : enclin à causer, faire naître ou soulever des difficultés.

Et ne se dit donc en principe que des personnes.

Ainsi peut-on l'employer pour qualifier quelqu'un ou sa personnalité.

Et dire par exemple : "Mon frère a un caractère difficultueux".

Ou "J'ai un directeur tâtillon et difficultueux".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Chercher la pierre philosophale".

"Chercher la pierre philosophale" est une jolie locution verbale du registre soutenu, qui signifie, au sens figuré : effectuer de vaines recherches, ne pas pouvoir trouver.

On dit par exemple : "Ils peuvent toujours chercher à recruter un attaquant de classe européenne avec ce budget, mais ils cherchent la pierre philosophale".

34 façons de dire : "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

Faire très froid

"Avoir les grelots", "Cailler", "Meuler", "Peler", "Pincer", "Se cailler", "Se cailler les meules", "Se cailler les miches", "Se les geler", "Se geler le cul" "Se geler les couilles", "Se geler les fesses", "Se geler les glaouis", "Se geler les miches", "Se peler" et "Se peler le cul" relèvent du registre argotique

Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au registre familier.

De même que "Aglagla !" (onomatopée), "Être frigo" et "Faire frisquet".

Tandis que "Claquer des dents", "Être frigorifié", "Être gelé", "Être transi", "Faire un froid de gueux", "Faire un froid glacial", "Faire un froid sibérien", "Frissonner", "Geler", "Geler à pierre fendre", "Grelotter" ou "Se croire en Sibérie" relèvent du langage courant.

Et "Faire un froid de gueux" du registre soutenu.

"Par le truchement de".

J'aime bien cette locution adverbiale du registre soutenu qui signifie : par l'intermédiaire de, grâce à, par le biais de, en passant par.

On dit par exemple : "J'ai acquis ce terrain par le truchement de mon conseiller bancaire".

Ou : "Cet accord a pu être finalisé par le truchement d'un négociateur".

Souce : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org