"Panurgesque", "Panurgien" ou "Panurgique".

Ces trois adjectifs rigoureusement synonymes du registre soutenu qualifient ce qui relève du "Panurgisme" et signifient : "moutonnier, suiviste, conformiste".

"Ne pas peser une once" ou "Ne pas avoir une once de".

Ces deux expressions du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Ne pas peser une once" :
    • au sens propre : être léger, ne pas peser très lourd.

On dit par exemple : "Ce gilet de sauvetage ne pèse pas une once".

On pourrait également dire : "Être léger comme une plume".

    • au sens figuré : n'être d'aucun poids.

On dit par exemple : "Son objection n'a pas pesé une once".

  • et "Ne pas avoir une once de" : n'avoir qu'une très petite quantité de, en avoir extrêmement peu.

On dit par exemple : "Il n'a pas une once d'intelligence" lorsque souhaite dire de façon élégante que quelqu'un est complètement idiot.

J'utilise d'ailleurs régulièrement pour ma part cette formule qui fait partie de mes façons préférées de dire "Être idiot".

Source : www.cnrtl.fr

 

 

"Se languir de".

  • Ce verbe du registre soutenu signifie "S'ennuyer, se morfondre, éprouver de la peine, du chagrin, du fait de l'absence de quelqu'un ou de quelque chose".

On dit par exemple : "Je me languis de ma famille".

  • Pour les Marseillais, en revanche, il signifie dans le langage courant... "Avoir hâte".

On dit par exemple (avé l'assent !) : "Je me languis de pouvoir retourner à la plage".

On ne dit pas : "Pas d'bol : on est tombé en rade cinq bornes avant Paname" !

Mais : "Jouant de déveine, nous avons été victime d'une défaillance mécanique cinq kilomètres en deçà de Paris (75) !"(registre soutenu)

Ou, à tout le moins, : "Pas de chance, nous sommes tombés en panne cinq kilomètres avant Paris !" (langage courant)

Vous passerez ainsi du registre argotique au registre soutenu ou au langage courant.

"La pause méridienne".

Cette locution nominale du registre soutenu appartient au vocabulaire et jargon administratif et éducatif ou scolaire.

Elle désigne tout simplement la pause de midi ou "pause-déjeuner".

L'adjectif "Méridien" est en effet un synonyme de l'adjectif "Méridional" et désigne ce qui se rapporte au midi, à l'heure de midi, ou est tourné du côté du midi.

58 façons de dire "Énerver".

Le registre vulgaire nous propose : "Casser les burnes", "Casser les couilles", "Péter les burnes" et "Péter les couilles".

Comme souvent, le registre argotique est extrêmement riche, avec les verbes ou locutions verbales "Casser les bonbons", "Emmerder", "Faire caguer", "Faire chier", "Faire iéch" (verlan), "Faire péter un câble", "Faire péter une durite", "Faire péter un plomb", "Foutre la rage", "Foutre les boules", "Foutre les glandes", "Gaver",  "Gonfler", "Mettre la rage", "Mettre les boules", "Mettre les glandes" ou "Péter les pruneaux", "Plomber", "Saouler" (ou "Soûler") ou les formules de djeun's "Foutre le seum" et "Véner" (verlan).

Mais ma préférée est incontestablement la désormais légendaire formule "Les briser menu", immortalisée par l'extraordinaire Lino Ventura, dans le film de 1963 de Georges Lautner "Les tontons flingeurs", dialogué par le génial Michel Audiard.

Je vous rappelle la phrase complète  : "Patricia, mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire: ton Antoine commence à me les briser menu !".

Aujourd'hui totalement oublié, le verbe "Canuler" appartient au registre populaire et au registre désuet.

"Assommer", "Barber, "Bassiner", "Crisper", "Donner de l'urticaire", "Filer de l'urticaire", "Embêter", "Empoisonner", "Faire suer", "Horripiler", "Raser", "Rendre fou" ou "Taper sur les nerfs relèvent du registre familier, lui aussi très fourni.

De même que "Escagasser", utilisé par les provençaux et les marseillais.

Nous disposons également de "Agacer", "Crisper", Embêter", "Ennuyer", "Faire perdre son sang-froid" ou "Fatiguer", dans le langage courant.

Ainsi que de l'extraordinaire formule : "Agir très efficacement sur le gros colon".

Tandis que, pour finir, le registre soutenu nous offre "Courroucer", "Exaspérer", "Excéder", "Importuner", Incommoder", "Insupporter", "Irriter" ("au plus haut point", "fortement" ou "passablement"), et surtout : "Déclencher l'ire" ou "Provoquer l'ire".

Et que le registre désuet nous propose : "Échauffer la bile".

"Indubitable" et "Indubitablement".

J'adore cet adjectif et cet adverbe du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • "Indubitable" : dont on ne peut douter, qui est certain, assuré, incontestable, indiscutable.

On dit par exemple : "La supériorité actuelle de ce club est indubitable".

  • et "Indubitablement" : de façon indubitable, sans que l'on puisse ne douter ; sans aucun doute, sans nul doute ; avec certitude.

On dit par exemple : "Le Real Madrid est indubitablement le plus grand club de football de tous les temps".

Ou : "Le metteur en scène états-unien John Ford demeurera indubitablement le réalisateur le plus oscarisé de tous les temps".

Comme pour l'adjectif "Dubitatif", j'ai une pensée émue pour nos jeunes enfants et nos amis étrangers, pour lesquels le rapprochement de cet adjectif et de cet adverbe avec le mot "Doute" n'a évidemment rien d'évident.

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"En deçà", "En delà" et "Au-delà".

Ces trois locutions du registre soutenu (pour les deux premières) et du langage courant (pour la troisième) gagneraient, à mon sens, à être bien davantage utilisées au quotidien.

  • "En deçà" signifie, selon le contexte :
    • De ce côté-ci,
    • Moins loin que,
    • En dessous de,
    • ou Moins bien que ce que l'on attendait.

On dit par exemple :

    • "En deçà des Pyrénées, c'est la France".
    • "Quelques kilomètres en deçà d'Avignon, nous tombâmes en panne".
    • "En deçà du sixième étage vous êtes au ministère du budget".
    • "Les résultats scolaires de mon fils sont en deçà de mes espérances".
  • Et "En delà" ou "Au-delà" signifient, selon le contexte :
    • De l'autre côté,
    • Plus loin que,
    • Au-dessus de,
    • ou Mieux que ce que l'on attendait.

On dit par exemple :

    • "En delà (ou au-delà) des Pyrénées, c'est l'Espagne".
    • "Quelques kilomètres en delà (ou au-delà) d'Avignon, nous tombâmes en panne".
    • "En delà (ou au-delà) du sixième étage vous n'êtes plus au ministère du budget".
    • "Les résultats scolaires de ma fille sont en delà (ou au-delà) de mes espérances".

 

"Faire défection", "Une défection".

  • La locution verbale du registre soutenu "Faire défection" signifie "Abandonner,déserter, ne pas venir là où l'on était attendu".
  • Et le mot du registre soutenu "Défection" désigne selon le contexte, :
    • l'abandon - par quelqu'un - d'une cause, d'un parti.
    • ou le fait de ne pas venir là où l'on était attendu.

On dit par exemple : "Durant la dernière grève nous devions être des milliers devant le ministère, mais beaucoup ont fait défection et nous nous sommes retrouvés à 200 tout au plus...".

 

"Le panurgisme", "Se comporter en mouton de Panurge", "Un mouton de Panurge".

Le terme "Panurgisme" fait référence à "Panurge" un personnage de fiction, ami de "Pantagruel" dans "Le Quart Livre" de François Rabelais, publié en 1548.

Le "panurgisme" désigne la tendance à "se comporter en mouton de Panurge", c'est à dire le conformisme, le suivisme ; le comportement d’un individu ou un groupe d’individus imitant les autres, suivant un modèle, une mode, un mouvement ou une majorité par simple principe, sans réflexion ou choix délibéré de leur part, de façon presque inconsciente.

On dit par exemple : "Le panurgisme de mes contemporains ne laisse pas de me sidérer : les gens suivent massivement les modes et aiment ce qu'aiment les autres en même temps que les autres !".

Les adjectifs correspondants sont "panurgesque", "panurgien" et "panurgique".

Source : wiktionary.org

"Un subterfuge", "Recourir à un subterfuge" ou "User de subterfuges".

J'aime beaucoup ce mot du registre soutenu désignant un moyen détourné pour se tirer d'embarras ou pour échapper à une situation délicate.
Ainsi que, par extension, un moyen ingénieux utilisé pour obtenir quelque chose.
On dit par exemple : "Mon directeur s'est rendu compte que j'avais été absent tout l'après-midi et j'ai donc dû recourir à un subterfuge, en inventant que j'avais eu affaire à un client très exigeant".
Ou : "Pour acquérir mon appartement à bon prix je reconnais que j'ai dû user de subterfuges".
Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Faire florès"

Cette locution verbale du registre soutenu signifie "briller, obtenir des succès, réussir de manière éclatante".

On dit ainsi : "Le téléphone portable a fait florès" ou "Le chausseur français Christian Louboutin a fait florès avec ses semelles rouges".

Source : www.larousse.fr