On ne dit pas : "Une projection sera projetée sur la façade" !

La journaliste française Jihane Benzina

Comme a pu le déclarer, le 30 novembre 2021, la journaliste française Jihane Benzina, à l'occasion de la cérémonie d'entrée au Panthéon de Joséphine Baker, retransmise en direct sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Une projection sera EFFECTUÉE sur la façade" !

Projection sur la façade du Panthéon, à Paris (75), le 30 novembre 2021, à l'occasion de l'entrée de la danseuse et chanteuse états-unienne Joséphine Baker
Projection sur la façade du Panthéon, à Paris (75), le 30 novembre 2021, à l'occasion de l'entrée de la danseuse et chanteuse états-unienne

Quelle est la différence entre "École élémentaire" et "École primaire" ?

"L'école primaire" regroupe :

  • l'école maternelle : Petite Section, Moyenne Section et Grande Section,

Une classe d'école maternelle

  • et "l'école élémentaire" : CP (Cours Préparatoire), CE1 (Cours Elementaire 1), CE2 (Cours Elémentaire 2), CM1 (Cours Moyen 1) et CM2 (cours Moyen 2).

Une classe d'école élémentaire

Elle comprend donc les deux premiers cycles d'enseignement :

  • le cycle des apprentissages premiers (3 niveaux de la maternelle),
  • et celui des apprentissages fondamentaux (du CP au CE2).

Source : www.service-public.fr

"Un avocaillon".

Un avocaillon en train de téléphoner à l'extérieur

J'aie beaucoup ce substantif masculin, qui relève du registre familier.

Et il désign, de façon péjorative : un avocat minable, un piètre avocat, considéré comme n'ayant aucun talent ; un petit avocat sans notoriété ni clientèle.

On dit par exemple : "Tu n'as aucune chance de t'en tirer avec cet avpcaillon, voyons !".

Sources : Le Robert et www.linternaute.fr

"Une sinécure" et "C'est une véritable sinécure", "C'est une vraie sinécure" ou "Ce n'est pas une sinécure".

  • "Une sinécure" est un substantif féminin désignant :
    • à l'origine, au Moyen Âge, un bénéfice ecclésiastique (beneficium sine cura) accordé à un clerc pour lui permettre d'effectuer un travail de recherche sans avoir à assurer de services religieux ou, comme on dit, sans avoir charge d'âmes,
    • puis, par extension : une charge, un emploi ou une fonction n'obligeant à aucune fonction, ou ne nécessitant que très peu de travail effectif ; pour lequel on est par conséquent rétribué sans avoir rien (ou presque rien) à faire,
    • et donc : une situation de tout repos.

 

  • "C'est une véritable sinécure" ou "C'est une vraie sinécure" sont donc des locutions verbales en forme d'idiotismes religeux signifiant, dans le registre familier : c'est une situation, un emploi de tout repos.

On dit par exemple : "Encore un ancien ministre qui va bénéficier d'une véritable sinécure au frais du contribuable".

  • et "Ce n'est pas une sinécure" est une locution verbale en forme d'idiotisme religieux signifiant, dans le registre familier : il ne faut pas croire que c'est facile : c'est pénible, ce n'est pas de tout repos ; il y a une lourde charge de travail, souvent désagréable, se réalisant au prix de lourds efforts.

On dit par exemple : "Tu ne devrais pas être  jaloux du nouveau boulot de ton frère : ile est peut-être mieux payé que toi, mais ce n'est pas une sinécure, crois-moi !".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl;fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Une prébende" ou "Des prébendes".

Ce substantif féminin désigne :

  • avant la Révolution française de 1789 :
    • la part de biens prélevée sur les revenus d'une église et attribuée à un clerc pour sa subsistance et en compensation du ministère accompli,
    • ou : le titre auquel est attachée une prébende,
  • et de nos jour, par analogie, dans le registre soutenu :
    • un poste honorifique, une sinécure lucrative, obtenus par faveur,
    • ou : les avantages, revenus et profits attachés à une charge, à une fonction quelconque.

On dit par exemple : "Sitôt les élections gagnées, les vainqueurs s'empressent de se partager les prébendes".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Rigoler".

Ce verbe relève du registre familier.

Et il signifie selon le contexte :

  • au sens propre :
    • rire (souvent bruyamment), bien s'amuser,

On dit par exemple : "Ce flm nous a bien fait rigoler".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup" en français.

    • ne pas parler sérieusement, plaisanter.

On dit par exemple : "Attention les amis : il ne faut pas rigoler avec l'alcool au volant".

Ou : "Tu rigoles ? On ne va se baigner ici !".

    • ou, dans le registre désuet et le registre populaire  :
      • prendre du bon temps, faire la fête, la noce,

On disait par exemple : "Le samedi on va rigoler au bord de la Marne".

      • ou faire l'amour.

On disait par exemple : "Le Mathieu i' pense rien qu'à rigoler dans la grange".

  • et au sens figuré, dans le domaine sportif : fonctionner parfaitement, bénéficier d'une certaine réussite, échapper à la malchance.

On dit par exemple : "Ça a rigolé dès le début de la seconde mi-temps avec deux buts en sept minutes".

Ou : "Si ça rigole, on sera trois français dans les cinq premiers".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Faire la fine bouche".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie : se montrer dédaigneux, délicat, difficile, exigeant ; grimacer ; faire des façons et des simagrées ; faire le difficile face à ce qui est apprécié ordinairement ; être difficile à contenter ; être difficile sur la nourriture.

À l'origine - dès la deuxième moitié du XVe siècle - on disait "Faire la petite bouche" à propos d'une personne ne mangeant que des mets très raffinés.

Avec le temps, l'expression a évolué : le mot "petite" a été remplacé par "fine" et le sens de l'expression s'est étendu à toutes choses normalement appréciées.

On dit par exemple : "Je n'ai pas fait la fine bouche : j'ai pris ce boulot en attendant de trouver mieux".

Ou : "Si tu avais vraiment faim tu ne ferais pas la fine bouche".

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org, expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr

"La mansuétude".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu, qui désigne une disposition d'esprit inclinant à une bonté indulgente, à pardonner généreusement.

On dit par exemple : "Le jury a fait preuve de mansuétude avec moi".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Saler la soupe".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Utilisée par les coureurs cyclistes, elle signifie, au sens figuré : prendre un excitant, des "vitamines", autrement dit se doper.

On dit par exemple, d'un coureur moyen ayant effectuée une course exceptionnelle : "Tiens, il a du saler la soupe celui-là".

Mais on utilise également, toujours au sens figuré, la formule : "Charger la chaudière" ou "Se charger".

On ne dit pas : "Les fumées qui viennent endommager la visibilité" !

Logotype de l'émission "Au coeur de l'enquête" sur la chaîne de télévision française CStar

Comme peut le déclarer la gendarme Pascaline, dans l'émission "Au coeur de l'enquête", diffusée le 14 novembre 2021 sur la chaîne de télévision française CStar.

Mais : "Les fumées qui viennent RÉDUIRE la visibilité" !