"L'expectoration" et "Une expectoration".

  • "L'expectoration" est l'expulsion par la bouche, au cours d'effort de toux, de sécrétions provenant des voies aériennes inférieures (trachée, bronches, alvéoles pulmonaires).
  • et "Une expectoration" désigne la matière ainsi expulsée ou "crachat".

Source : www.larousse.fr

"La narcose à l'azote".

Il s'agit tout simplement de ce que l'on appelle plus communément "L'ivresse des profondeurs".

Ce phénomène, découvert en 1930, qui survient en cas de plongée profonde, est dû à l'excès d'azote et agit sur le système nerveux en entraînant des troubles du comportement. Pour l'éviter, les plongeurs respirent un mélange d'oxygène, d'hélium et d'azote.

Source : wikipedia.org

Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis Québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

Ne dites pas : "Un moniteur" !

Mais : "Un écran" ou "Un écran de contrôle" !

Ne dites pas : "Les trous de nez" !

Narines humaines

Mais : "Les narines" !

Il s'agit de chacune des deux cavités du nez.

Et, plus spécialement, de l'orifice, limité par l'aile du nez, de chacune des fosses nasales, qui s'ouvre au-dehors, au-dessus de la bouche.

Il s'agit de la voie naturelle de l'air inspiré ou expiré par les vertébrés.

Source : www.larousse.fr

"La lexicomanie" ou "Je suis lexicomane mais je me soigne !".

Larousse du XXe siècle en volumes

La "lexicomanie" est un goût quasi maladif pour les problèmes de lexiques.

J'en ai personnellement été atteint très très jeune !

  • Tout d'abord en commençant par dévorer, des années durant, les 6 volumes du "Larousse du XXe siècle" de mon grand-père maternel, remisés dans la bibliothèque du grenier de notre maison de vacances de Peyrac (46).

Cet extraordinaire dictionnaire encyclopédique universel a été coordonné, de 1927 à 1933, par Paul Augé, le fils du grand lexicographe français Claude Augé, un instituteur de la Troisième république qui avait épousé la petite-nièce de l'épouse de Pierre Larousse. Puis rejoint en 1885 la Librairie Larousse comme aide comptable, avant de devenir l'un des dirigeants de ce fleuron de l'édition française.

L'ensemble des volumes imprimés en héliogravure et reliés plein cuir étaient agrémentés de très nombreuses illustrations en noir et blanc, gravures, tableaux, cartes et plans.

Et je dois clairement à leur lecture et à la contemplation de leurs reliures mes premiers émois de bibliophile et de lexicographe amateur en herbe.

  • Mais également, comme je l'explique dans le "Qui suis-je" figurant en tête de J'aime les mots, en collectionnant depuis plus de 50 ans les mots, locutions, expressions ou jeux de mots.

Au point de finir par consacrer pas moins de 37 lexiques spécialisés aux différents idotismes dont regorge notre langue ! ...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "La graphomanie" ou "Je suis graphomane mais je me soigne !".

"L'agoraphobie".

L'agoraphonie est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

L'agoraphobie ne doit donc pas être confondue, comme elle l'est malheureusement très souvent, avec :

  • "La démophobie", qui est la peur irraisonnée des foules,

 

"La démophobie".

Il s'agit de la peur irraisonnée des foules.

A ne pas confondre avec :

  • Ni avec "L'agoraphobie", qui est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

"L'ochlophobie" ou "L'ochmophobie".

 C'est le sentiment d'oppression face à une foule, qui se manifeste dans les endroits où il y a beaucoup de personnes.

À ne pas confondre avec :

  • "La démophobie" : le démophobe cherche à éviter de devoir se mêler aux attroupements. Mais sans pour autant ressentir une oppression lorsqu'on y est contraint.
  • Ni avec "L'agoraphobie" : l'agoraphobe a peur de ne pas pouvoir parvenir à s'échapper d'un endroit ou de situations d'où il pourrait être difficile ou gênant de s'échapper. Ou dans lesquels aucun secours ne serait disponible ou susceptible d'intervenir en cas de crise de panique.

"La cavité bucale" ou "La cavité orale".

Une bouche

Ces deux locutions du registre soutenu - mais relevant avant tout du jargon médical - désignent tout simplement "la bouche".

C'est à dire l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal (dont l'homme) entre dans son corps.

L'utilisation de tout orifice à cet effet n'est donc pas conventionnelle et relève de pratiques personnelles qu'il ne m'appartient pas ici de juger.

Je pense évidemment en particulier aux bananes dans l'oreille. Ou à ces grossiers individus qui vous menacent parfois de vous "faire rentrer par les trous de nez" quelque chose !