"PN".

Ce sigle relativement récent désigne un "Pervers Narcissique".

Autrement dit, d'une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique, c'est à dire ayant une image dévalorisante d’elle-même et se valorisant en rabaissant les autres.

Cette personne - le plus souvent un homme - se donne l’apparence d’un être supérieur aux autres et ressent un besoin exacerbé de se faire admirer. Elle manipule les proches de son entourage et ne ressent aucune culpabilité lorsqu’elle blesse les autres.

Ce sigle de "PN" et cette locution nominale de "Pervers narcissique" connaissent, me semble-t-il, un incroyable succès, en particulier auprès de la gent féminine.

Et j'avoue être personnellement assez amusé - au regard des conversations qu'il peut m'arriver d'entendre - par la propension actuelle des femmes divorcées ou séparées à se présenter comme victimes d'affreux PN...

"Un emplâtre".

Ce mot polysémique peut avoir pas moins de six significations différentes et désigner, selon le contexte, :

  • au sens propre : une préparation thérapeutique adhésive se ramollissant à la chaleur et destinée à être appliquée sur la peau ou à être étendue sur des bandes de tissu.

Le terme était parfois féminin au XVIIIe siècle.

  • au sens figuré, dans le registre familier : un empoté, un individu sans énergie, sans initiative, bon à rien ; une personne n’ayant incapable d’agir comme il convient, ne faisant qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle.

On dit par exemple : "Mais quel emplâtre que cet apprenti là !".

  • dans le registre argotique : un coup, une gifle.

On dit par exemple : "Tu les aurais vu se foutre des emplâtres !"

  • en horticulture : un enduit gluant destiné à recouvrir les plaies des arbres, pour accélérer leur cicatrisation, également appelé "Englumen".
  • dans le registre désuet : une pièce que l'on colle sur une chambre à air pour boucher un trou, également appelée "Rustine".
  • et dans le registre familier, un aliment bourratif.

On dit par exemple : "Je ne saurais critiquer la cuisine de ma belle-mère : elle concocte d'extraordinaires emplâtres !".

Sources : www larousse.fr et wiktionary.org

"Le syndrome de Bogorad", "Le syndrome gusto-lacrymal" ou "Le syndrome des larmes de crocodile".

Cette affection a été décrite en 1928 par le neuropathologiste russe F.A. Bogorad.

Il s'agit d'une sécrétion abondante de larmes survenant par crises, au moment de la mastication ou du simple réflexe gustatosalivaire : le patient pleure lorsqu'il mange.

Ce larmoiement abondant, le plus souvent unilatéral (à un seul oeil) est parfois observé dans certaines paralysies faciales périphériques en voie de régression (entre le 5e et 10e mois) et est due à une mauvaise régénération des fibres nerveuses : les nerfs qui normalement innervent la glande parotide qui est une glande salivaire, vont innerver la glande lacrymale.

Voir également mon article consacrée à la formule "des larmes de crocodile" et à l'expression "Verser des larmes de crocodile".

Sources : dictionnaire.academie-medecine.fr, www.vulgaris-medical.com, wikipedia.org et www.medecine-et-sante.com

"Une CVO".

Ce sigle désigne - dans le domaine médical - une "Crise Vaso-Occlusive" ou "Crise VasoOclusive".

C'est à dire : une complication de la drépanocytose, caractérisée par une obstruction locale de la circulation sanguine, due à l'agrégation de globules rouges dans les capillaires.

Elle s'exprime habituellement par des douleurs de survenue aiguë, le plus souvent au niveau des extrémités, du thorax et du dos.

Source : wikipedia.org

"La drépanocytose", "L'anémie falciforme", "L'hémoglobinose S" ou - autrefois - "La sicklémie".

Tous ces termes désignent une maladie génétique résultant d'une mutation sur le gène codant l'hémoglobine. Cette affection peut notamment occasionner un retard du développement de l'enfant, des CVO (Crises Vaso-Occlusives), une prédisposition aux infections bactériennes et une anémie hémolytique.

Elle a été décrite pour la première fois dans la littérature médicale en 1910 par le médecin états-unien James Herrick. Et sa transmission héréditaire a été établie en 1949 par le généticien états-unien James Neel.

Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente dans le monde, avec environ 310 000 naissances concernées chaque année.

Et elle a entraîné la mort de 114 000 personnes en 2015.

Approximativement 80 % des cas de drépanocytose se concentreraient en Afrique subsaharienne. Mais la maladie est également assez fréquente dans certaines régions de l'Inde, de la péninsule arabique et parmi les populations d'origine africaine dispersées de par le monde.

Source : wikipedia.org

"L'imbécillité" ou "Une imbecillité".

Ce substantif du langage courant désigne :

  • "L'imbécillité" :
    • l'absence complète d'intelligence, de compréhension ; la bêtise, la stupidité.

On dit par exemple : "L'imbécillité d'une grande partie notre classe politique est navrante".

    • un déficit intellectuel profond (registre désuet).
  • "Une imbecillité" : une action, parole ou intention dénotant l'absence d'intelligence, la bêtise.

On dit par exemple : "Dire une imbécillité".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux mille et une façons de dire "Un idiot" ou "Être idiot".

Source : www.larousse.fr

"Un micropénis" et "Un macropénis".

Un homme tentant d'évaluer la longueur de son pénis avec un mètre à ruban

Ces deux appellations désignent des sexes masculins de taille sensiblement inférieure ou supérieure à la taille moyenne du pénis humain (*) :

  • "Un micropénis" est un pénis fonctionnant normalement sur le plan sexuel mais inférieur à 2,5 fois l'écart type par rapport à la taille moyenne du pénis humain, soit d'une longueur inférieure à 7 centimètres à l'état flaccide (au repos).

Diagnostiqué à la naissance, il affecterait, selon les estimations, 1,5 nouveau né masculin sur 10 000.

  • à l'inverse, "Un macropénis" est un pénis de plus de 22 centimètres de long à l'état flaccide (au repos).

Pour rappel, tailles moyennes du pénis humain :

Entre 1 et 7 cm : micropénis
Entre 8 et 12 cm : petit
Entre 12 et 14 cm : courant, habituel
Entre 14 et 16 cm : normal
Entre 16 et 22 cm : grand
Au-delà de 22 cm : macropénis

Sources : wikipedia.org et www.jaibobola.fr

"La sarcopénie".

La sarcopénie est un syndrome gériatrique se caractérisant dans un premier temps par une diminution des capacités musculaires due à l'âge, qui en s’aggravant sera à l’origine d’une détérioration de la force musculaire et des performances physiques.

La sarcopénie observée chez la personne âgée est imputable au processus de vieillissement mais peut être accélérée par des facteurs pathologiques et comportementaux tels que la dénutrition et la sédentarité.

Source : wikipedia.org

"Une élongation musculaire" ou - par ellipse - "Une élongation".

Il s'agit d'une blessure est de même type que la déchirure musculaire, qui peut survenir lors de mouvements brusques, lorsque le corps n'est pas suffisamment échauffé ou assoupli.

L'élongation consiste en de micro-déchirures au sein des fibres musculaires, dues à une sollicitation intempestive et excessive du muscle, à la limite de sa tolérance d’élasticité.

Le muscle dépasse ses possibilités normales d'élasticité et cet étirement anormal de la fibre musculaire provoque une réaction inflammatoire ; mais pas de rupture de la fibre elle-même, à la différence du claquage.

Les muscles les plus touchés chez les sportifs sont la cuisse et le mollet.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

On ne dit pas : "Si on monitore la situation" !

Comme j'ai entendu un médecin hospitalier le déclarer, le 15 avril 2020, sur le plateau de la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Si NOUS SURVEILLONS la situation" !

"Un rot" et "Un rôt".

Ces deux substantifs homophones ne relèvent pas du même registre de langue et ont naturellement des significations fort différentes :

  • "Un rot" désigne - dans le registre familier - cette réaction physiologique de l'être humain qui consiste à émettre par la bouche, de façon plus ou moins bruyante, du gaz provenant de l'estomac .

On dit également parfois : "un renvoi", "un rejet" ou même "un rapport".

Mais le terme idoine, très peu connu du grand public, est "une éructation".

  • et "Un rôt" - avec un accent circonflexe sur le "o" - désigne, dans le registre soutenu, un rôti.

Rôti de boeuf avant cuisson  Rôti de viande après cuisson à la cocotte

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr