Ces trois locutions nominales du langage courant désigne le premier jour de l'année, c'est à dire le premier janvier.
Idiotismes
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"D'une main de fer" ou "D'une poigne de fer".
Ces deux expressions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré, :"Avec une autorité inflexible".
Et lorsqu'elles sont utilisées en matière politique, elles sous-tendent le plus souvent l'idée d'un régime autoritaire et répressif.
On dit par exemple :
- "Ce directeur dirige son établissemnt d'une main de fer",
- ou "Le maréchal Mobutu a dirigé son pays d'une poigne de fer durant 31 ans".
La formule "Main de fer" évoquée ici ne doit pas être confondue avec l'outil appelé "Main-de-fer" avec des tirets "-".
Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr
"S'en ficher comme de l'an quarante", "S'en moquer comme de l'an quarante", "S'en soucier comme de l'an quarante", "S'en branler comme de l'an quarante" ou "S'en foutre comme de l'an quarante".
Cette expression à l'origine lointaine et mystérieuse appartient au registre familier.
Et elle signifie : "Ne pas attacher la moindre importance à quelque chose".
On dit par exemple : "On a beau expliquer aux gens que notre mode de vie actuel nous mène droit à la catastrophe climatique, ils s'en soucient comme de l'an quarante !".
Les variantes "S'en branler comme de l'an quarante" et "S'en foutre comme de l'an quarante" appartiennent au registre vulgaire.
Source : www.larousse.fr et www.grevisse.fr
"Partir comme des petits pains" ou "Se vendre comme des petits pains".
Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "se vendre très facilement et très rapidement".
On dit par exemple :
- "Pendant le confinement du printemps 2020, la farine et les oeufs bio partaient comme des petits pains".
- ou "C'est un auteur à succès : ses livres se vendent comme des petits pains".
"Être comme chien et chat", "S'entendre comme chien et chat".
Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie "Très mal s'entendre, ne pas cesser de se chamailler, de se disputer, ne pas se supporter ; être incapable de se cotoyer ou de cohabiter, être perpétuellement en conflit".
Elle remonterait au XVIIe siècle et se fonde sur la croyance populaire en vertu de laquelle, les chiens et les chats seraient des animaux instinctivement ennemis l'un de l'autre.
Pourtant - comme moi, j'imagine - il vous est déjà très certainement arrivé d'être témoin de relations d'amitié entre animaux de ces deux espèces.
Il existe de nombreuses expression antonymes que j'ai réuni dans mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien", dont je vous recommande bien évidemment la lecture.
"Lâcher les baskets".
Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré, : "Laisser tranquille, laisser en paix".
On dit par exemple : "Lâche-moi les baskets, bon sang : tu vois bien que je suis occupé !".
Dans le même registre on peut également utiliser l'expression "Lâcher la grappe".
"Être la fin des haricots".
Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "Être la catastrophe, la fin de tout".
On dit par exemple : "C'est la fin des haricots ! Ma femme vient de découvrir que mon ami Claude, chez qui je vais jouer aux échecs depuis dix ans, est une amie ... et que je ne savais pas jouer aux échecs !".
Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr
"Être du gâteau" et "Ne pas être du gâteau" ou "Ne pas être de la tarte".
Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires signifient :
- "Être du gâteau" : être très facile.
On dit par exemple : "Avec ta mère c'est vraiment du gâteau de trouver une excuse pour rester dormir chez moi !".
- et "Ne pas être du gâteau" ou "Ne pas être de la tarte" : ne pas être facile, être plutôt difficile.
On dit par exemple : "C'était vraiment pas de la tarte ce contrôle !" ou "Monter ce meuble suédois, même à deux, c'est vraiment pas du gâteau !".
Source : wiktionary.org
"Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau".
Toutes ces différentes formules du langage courant et du registre désuet, en forme d'interjection ("Chapeau !" par ellipse de "Chapeau bas !"), de locutions interjectives ("Chapeau bas !" et "Chapeau l'artiste !") ou de locutions verbales ("Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.
Elles s'utilisent toujours de nos jours en effet - mais au sens figuré désormais - afin d'exprimer le profond respect, voire l'admiration que l'on éprouve envers une personne.
Ou - plus largement - afin de faire part de ses félicitations, salutations ou remerciements.
Les porteurs de chapeau ayant naturellement totalement disparu de notre environnement depuis plus d'un demi-siècle, ces différentes formules trouvent leur origine au XVIIe siècle, lorsque le chapeau était un objet vestimentaire incontournable.
On avait alors coutume de saluer son prochain en enlevant et abaissant son chapeau.
Cette forme de salut respectueux consistant à incliner son chapeau vers le bas (saluer "chapeau bas") constituait alors une marque de respect et de déférence envers son interlocuteur.
La pratique (le geste) a perduré jusque dans les années 1960, lors de la disparition du chapeau.
Et la parole (les différentes formules : "Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") jusqu'à nos jours, chez les plus âgés d'entre nous.
On notera que la forme "Chapeau l'artiste" s'emploie parfois au second degré, afin, par exemple de se moquer cyniquement de l'incurie ou de l'impéritie d'un pouvoir exécutif...
On dit ainsi : "Le Premier ministre Édouard Philippe ose annoncer, le 28 avril 2020, qu'il va rendre obligatoire le 11 mai, dans les transports en commun, le port de masques que son directeur général de la Santé déclarait totalement inutile, voire dangereux... le 19 mars : chapeau l'artiste !".
Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr
"Peser un âne mort".
J'aime bien cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifiant"peser très lourd, en parlant d’une chose dont le déplacement occasionne des difficultés".
La signification de cette locution verbale trouve son origine dans la fable de Jean de La Fontaine "Les deux chiens et l’âne mort", publiée en 1678 dans le second recueil des "Fables de La Fontaine" (vingt-cinquième fable du Livre VIII).
On dit par exemple : "Tu peux m'aider à descendre la vieille machine à laver, s'il te plaît : elle pèse un âne mort !".
Les deux chiens et l’âne mort
"Les vertus devraient être soeurs,
Ainsi que les vices sont frères.
Dès que l'un de ceux-ci s'empare de nos coeurs,
Tous viennent à la file ; il ne s'en manque guère.
J'entends de ceux qui, n'étant pas contraires,
Peuvent loger sous même toit.
A l'égard des vertus, rarement on les voit
Toutes en un sujet éminemment placées
Se tenir par la main sans être dispersées.
L'un est vaillant, mais prompt ; l'autre est prudent, mais froid.
Parmi les animaux, le chien se pique d'être
Soigneux, et fidèle à son maître ;
Mais il est sot, il est gourmand :
Témoin ces deux mâtins qui, dans l'éloignement,
Virent un âne mort qui flottait sur les ondes.
Le vent de plus en plus l'éloignait de nos chiens.
Ami, dit l'un, tes yeux sont meilleurs que les miens :
Porte un peu tes regards sur ces plaines profondes ;
J'y crois voir quelque chose. Est-ce un boeuf, un cheval ?
- Eh! qu'importe quel animal ?
Dit l'un de ces mâtins ; voilà toujours curée.
Le point est de l'avoir; car le trajet est grand ;
Et de plus, il nous faut nager contre le vent.
Buvons toute cette eau ; notre gorge altérée
En viendra bien à bout : ce corps demeurera
Bientôt à sec, et ce sera
Provision pour la semaine.
Voilà mes chiens à boire : ils perdirent l'haleine,
Et puis la vie ; ils firent tant
Qu'on les vit crever à l'instant.
L'homme est ainsi bâti : quand un sujet l'enflamme,
L'impossibilité disparaît à son âme.
Combien fait-il de voeux, combien perd-il de pas,
S'outrant pour acquérir des biens ou de la gloire!
Si j'arrondissais mes États!
Si je pouvais remplir mes coffres de ducats !
Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire !
Tout cela, c'est la mer à boire ;
Mais rien à l'homme ne suffit.
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit,
Il faudrait quatre corps ; encor, loin d'y suffire,
A mi-chemin je crois que tous demeureraient :
Quatre Mathusalems bout à bout ne pourraient
Mettre à fin ce qu'un seul désire".
Sources : wikipedia.org, wiktionary.org et www.la-fontaine-ch-thierry.net
"Entonner le couplet" ou "Épargner le couplet".
"Un couplet" est un substantif désignant :
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- au sens propre :
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- chacune des strophes d'une chanson, séparée par un refrain".
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On dit par exemple : "Dans sa chanson Hexagone, Renaud a consacré un couplet à chacun des mois de l'année".
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- ou la strophe unique d'une chanson gaie ou d'une chansonnette.
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- et au sens figuré : ce que quelqu'un répète volontiers à tout propos, continuellement.
On dit par exemple : "Ça y est : pépé va encore nous entonner le couplet Avec de Gaulle ça ne se serait pas passé comme ça..." ou "Pour une fois, mon père nous a épargner le couplet sur la guerre d'Algérie...".
Source : www.larousse.fr
"Être dans la panade" et "Mettre dans la panade".
Ces deux formules du registre familier signifient "Être - ou mettre - dans une mauvaise posture, dans une situation difficile, avoir des difficultés, des ennuis, notamment financiers".
On dit par exemple :
- "Je suis dans la panade depuis que l'on m'a licencié sans préavis".
- ou "En ne me payant pas ce que tu me devais à la bonne échéance, tu m'as vraiment mis dans la panade".
En ce sens, on peut également utiliser le mot "Mouise".
Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

