"Le diable est dans les détails", "Le diable se cache dans les détails" ou "Le diable se niche dans les détails".

Cette expression signifie - au sens figuré - qu'il est important de s'intéresser à tous les détails d'un problème ; un seul d'entre eux pouvant causer d'importants désagréments ou ennuis et compromettre tout un ensemble, voire faire échouer un projet.

Elle nous vient du poème philosophique "Ainsi parlait Zarathoustra", publié en 1885 par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

Et la forme "Le diable se niche dans les détails" appartient au registre familier.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Finir en eau de boudin", "Partir en eau de boudin", "S'achever en eau de boudin", "S'en aller en eau de boudin", "Se terminer en eau de boudin" ou "Tourner en eau de boudin".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes alimataires signifient : échouer, finir mal, tourner mal.

On dit par exemple : "L'association a commencé à partir en eau de boudin ; plus personne ne voulait plus s'occuper de rien".

Ou : "Je sens que ce projet va finir en eau de boudin".

"Rentrer dans le lard".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie :

  • au sens propre : agresser physiquement une personne, l'attaquer, la frapper, la heurter, la bousculer.

On dit par exemple :"Les deux gamins ont alors commencé à se rentrer dans le lard pour une affaire de jeu vidéo égaré".

  • et au sens figuré : agresser verbalement une personne, pour lui faire des reproches, sans respecter les conventions sociales habituelles de politesse.

On dit par exemple : "Je n'ai pas compris ce qui lui arrivait : il m'est rentré dans le lard en pleine réunion, m'accusant de ne pas faire mon boulot correctement".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"L'arbre tordu vit sa vie, l'arbre droit finit en planche(s)".

Arbre aux branches tordues

J'aime beaucoup ce proverbe chinois.

Faut-il rentrer dans la norme, "rentrer dans le moule", au risque de passer à côté de sa vie, de soi-même ou mieux vaut-il vivre sa vie pleinement en s’acceptant comme unique et interagir avec des personnes également uniques ?

Il y a pour ma part fort longtemps, que j'ai décidé de ne pas pousser droit !

Bois de sciage
Bois de sciage

Ainsi que me l'a cependant fort justement fait remarquer l'un de mes lecteurs, on pourrait également avoir une interprétation négative de ce joli et séduisant proverbe en disant que le pervers (tordu) s'en sort malheureusement souvent mieux que la personne droite !

Source : hommes-methodes.com

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un bouillon d'onze heures", "Boire le bouillon d'onze heures" ou "Servir un bouillon d'onze heures".

La locution nominale "bouillon d'onze heures" relève du registre familier (on ne dit et écrit que beaucoup plus rarement "bouillon dE onze heures") et elle signifie : poison, breuvage empoisonné.

  • "Boire le bouillon d'onze heures" signifie donc : mourir.
  • Et "Servir un bouillon d'onze heures" : empoisonner quelqu'un.

Source : wiktionary.org

"Traîner les pieds".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie :

  • au sens propre : marcher sans lever suffisamment les pieds, et par conséquent avoir du mal à avancer.
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • faire preuve de mauvaise volonté, se faire prier.

On dit par exemple : "Comme souvent, une partie des parlementaires de la majorité ont voté le texte du gouvernement en traînant les pieds".

    • agir ou obéir sans empressement, prendre excessivement son temps pour faire quelque chose.

On dit par exemple : "J'ai fait ce que l'on me demandait mais en traînant les pieds".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Un saucisson à pattes", "Une saucisse à pattes", "Un saucisson sur pattes" ou "Une saucisse sur pattes".

Ces différentes locutions nominales du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires désignent - au sens figuré - un chien de petite ou de moyenne taille, doté de pattes très courtes et d'un corps très allongé.

On surnomme généralement ainsi le "Basset".

Un basset artésien normand
Un basset artésien normand

Ainsi que le "Teckel".

Un teckel à poil ras
Un teckel à poil ras

Les formes "Un saucisson SUR pattes" et "Une saucisse À pattes"sont moins courantes que "Un saucisson À pattes" et "Une saucisse SUR pattes".

Source : wiktionary.org

"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org

 

"Sucrer les fraises".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme de locution verbale et d'idiotisme alimentaire.

"Sucrer les fraises" s'utilise depuis le tournant du XXe siècle et signifie, par plaisanterie (un tantinet douteuse), au sens figuré : avoir les mains qui tremblent de façon visible, être agité de tremblements nerveux incontrôlés.

Et par extension : être gâteux, atteint d'une maladie dégénérative, manifester des signes de vieillesse.

On dit par exemple : "La grand-mère de ma copine est vraiment très très âgée : elle sucre les fraises".

Ou : "J'espère bien pouvoir un jour m'offrir un beau voyage avec mes filles avant de sucrer les fraises".

Ce type de tremblement des mains ressemble en effet beaucoup au mouvement que font celles-ci lorsque l'on sucre les fraises au sens propre :

Coupelle de fraises en morceaux

  • armé d'une main d'une coupe pleine de ces fruits rouges,

Main en train de sucrer avec une cuillère

  • et de l'autre d'un sucrier à trous ou d'une cuillère à sucre (percée de trous), il faut secouer la seconde main au-dessus de la première afin d'obtenir des fraises au sucre.

Cette expression ne doit pas être confondue avec la locution verbale "Être aux fraises".

Sources : www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et wiktionary.fr

"Un estomac sur pattes" ou "Un ventre sur pattes".

Ces deux amusantes locutions nominales du langage courant en forme d'idiotismes corporels désignent - au sens figuré - : un animal ou une personne ayant tout le temps faim, qui mange beaucoup, qui a un très gros appétit, voire incapable de contrôler son alimentation.

Sources : www.dictionaire.reverso.net et wiktionary.org

"Le disque est rayé".

Cette expression du registre familier et du registre désuet s'utilise - au sens figuré - pour signifier amicalement à quelqu'un qu'il se répète, rabâche, voire ressasse à l'envi les mêmes choses.

Ou le dire d'une personne, dont on peut éventuellement sous-entendre ainsi qu'elle radote.

Cette formule "le disque est rayé" fait référence à l'époque où l'on écoutait des disques 78t en gomme-laque noire puis des disques vinyles noirs 45t ou 33t.

Disques 45t, 78t et 33t

Dans tous les cas, il était absolument nécessaire de les manipuler et stocker avec précaution afin de ne pas les rayer.

Saphir de tourne-disque lisant un disque vinyle noir
Saphir de tourne-disque lisant un disque vinyle noir

Faute de quoi, la tête de lecture (ou "saphir") du phonographe - puis du tourne-disque ou de la chaîne stéréo - sursautait et hoquetait curieusement, répétant sempiternellement la même dernière phrase située avant la rayure, car incapable de franchir celle-ci et se faisant rejeter à chaque tour sur le sillon précédent.

Source : www.mots-surannes.fr