"Avoir le coeur à gauche et le portefeuille à droite".

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme corporel qui caractérise les personnes soucieuses de conserver les programmes sociaux, tout en payant le moins d'impôts possible.

Se considérant ou se présentant comme altruistes, elles disent "avoir le coeur à gauche".

Mais ont considère qu'elles ont "le portefeuille à droite" car leur désir d'aider les plus défavorisés s'estompe sensiblement dès lors qu'il leur est demandé de contribuer financiairement à cette action, notamment en payant davantage d'impôt.

"Faire la crêpe".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire, utilisée par l'un de mes amis.

Il désigne ainsi cette façon que l'on a parfois de se tourner et retourner dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil, une fois que l'on a "raté le train du sommeil".

Mais, comme me l'ont fait remarquer différents lecteurs, la même formule peut tout aussi bien s'appliquer au bronzage, puisque l'on se retourne, là aussi, très régulièrement. Et cette fois afin de parfaire et équilibrer la cuisson !

"Faire la crêpe" au soleil

 

L'expression "Être copains comme cochons" n'a strictement rien à voir... avec les "cochons" !

Cette expression du registre familier signifie "être très amis, être liés par une très grande amitié".

Couramment utilisée sous sa forme actuelle depuis le XIXe siècle, elle était déjà employée sous la forme "Camarades comme cochons" au XVIe siècle, puis "Amis comme cochons" au XVIIIe siècle.

Le terme "Cochon" utilisé dans cette expression n'a cependant strictement rien à voir avec le porc : il est emprunté à l'ancien français "Soçon"", lui-même tiré du latin "Socius", qui signifie "Compagnon" !

On dit également "Être comme cul et chemise" ou "S'entendre comme larrons en foire".

Et l'expression antonyme est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

Sur thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

"Les bronzés font du ski" : Copain le cochon.

Affiche du film français "Les bronzés font du ski" de Patrice Leconte (1979)

Depuis maintenant 40 ans, l'expression "Copains comme cochons" fait souvent penser à une drolatique scène du film de 1979 de Patrice Leconte "Les bronzés font du ski".

Dans celle-ci, en effet, le médecin Jérôme (Christian Clavier), de retour à son cabinet, a la surprise de découvrir un couple de paysans, venus accompagner... un cochon, étendu sur la table d'examen !

Lire la suite

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr

"Durer la vie des rats", "En avoir pour la vie des rats" ou "Prendre la vie des rats" !

"La vie des rats" est une locution adverbiale marseillaise en forme d'idiotisme animalier relevant du registre populaire.

Et elle signifie : très longtemps, une éternité.

On dit par exemple : "Je suis allé à la réunion de mercredi : ça a duré la vie des rats" .

Ou : "Ma femme veut s'acheter une nouvelle robe : ça va prendre la vie des rats".

"Miroir brisé sept ans de malheur".

Il s'agit là d'un adage fondé sur une très ancienne croyance superstitieuse en vertu de laquelle briser un miroir causerait sept années de malheur.

Et sortir du sortilège nécessiterait de jeter tous les morceaux du miroir dans de l'eau courante afin qu'elle emporte les malheurs avec elle...

Aujourd'hui encore plus du tiers de la population de notre pays semblerait croire à cet adage qui remonte à l'Antiquité !

"Une jarretière".

"Une jarretière" peut désigner en français différentes choses :

  • c'est tout d'abord, naturellement, un accessoire constitué d'un ruban de soie, qu'hommes et femmes portaient depuis le Moyen-Âge pour faire tenir cet ancêtre de nos chaussettes qu'étaient les bas. Aujourd’hui, le port de la jarretière a disparu au profit des collants et des portes-jarretelles.

Seule est restée la jarretière de la mariée et son lot de traditions.

Jarretière de mariée

Celle-ci est un ruban de soie fermé par un petit bijou, que la mariée porte au-dessus du genou pour permettre certains jeux lors de la fête du mariage.

À l’origine, la mariée devait porter une jarretière destinée à être dérobée par un garçon d’honneur, un célibataire ou un enfant. Parfois vendue aux enchères, l’argent revenait au couple. Celui qui possédait la jarretière devait recevoir beaucoup de chance ! S’il était célibataire, il ne tarderait pas à trouver une épouse.

Le jeu de la jarretière est de moins en moins présent lors des mariages, puisque bon nombre de mariés proposent une corbeille, cagnotte ou urne en lieu et place de la liste de mariage. En sorte qu'il semble alors plus difficile de demander de nouveau de l’argent aux convives.

Le très noble ordre de la Jarretière, qui a pour devise - en français - "Honni soit qui mal y pense", a été fondé le 23 avril 1348 par le roi Édouard III et constitue de nos jours le plus prestigieux ordre de chevalerie du Royaume-Uni et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

Cordon optique ou "Jarretière" optique

  • mais la "jarretière" est aussi le nom donné aux deux fils de cuivre tressés et enrobés utilisés en télécommunication,
  • la "jarretière" est également un format publicitaire utilisé sur certains sites internet qui, accroché au bas du navigateur, permet à la page Internet de défiler en gardant toujours la publicité visible au bas de la page.
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
  • la "jarretière" est encore l'un de noms vulgaires du "Lépidope", un genre de poissons semi-pélagiques, dont le corps allongé (environ 2 m) et mince, en lame de couteau, présente l’aspect d’un large ruban argenté, nageant par ondulations et jetant des reflets de lumière.

On l'appelle également "Sabre" ou "Poisson-sabre".

La couleuvre rayée ou Serpent-jarretière

  • Enfin, le "serpent-jarretière" - ou "couleuvre rayée" - est une couleuvre de l'Amérique du Nord et du Québec, dont j'ai possédé quelques individus à une époque, lorsque je collectionnais les serpents...

Sources : nice-agency.overblog.com et wikipedia.org

"L'ordre de la Jarretière" ou "Le très noble ordre de la Jarretière".

Ce célèbre ordre de chevalerie britannique est le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

L'ordre de la Jarretière a été fondé le 23 avril 1348, le jour de la Saint Georges, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.

Selon la légende, la création de cet ordre aurait été décidée par le roi Édouard III lors d'un bal à Calais (62), où il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son genou et coupa court aux railleries par ces mots : "Messieurs, honi soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement".

Source : wikipedia.org

"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr