"Être cuit" ou "C'est cuit","Être mort" ou "C'est mort" et "Être plié" ou "C'est plié".

Ces trois locutions verbales du registre familier signifient, au sens figuré : il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus aucune chance ; la chose espérée n'est plus possible.

On dit par exemple :

  • "Elle ne te répondra jamais mon pauvre : c'est cuit" (idiotisme alimentaire),
  • "C'est mort : je n'arriverai jamais à temps pour prendre mon train",
  • ou : "C'est plié, il ne rattrapera jamais son retard".

Et nos amis québecois disent... "Mon chien est mort" !

"Faire flanelle".

J'aime beaucoup cette jolie expression en forme d'idiotisme textile, qui relève du registre familier et signifie, selon le contexte :

  • s’attarder passivement et de façon importune dans un lieu sans participer à ce qu’on y fait, sans intention d’acheter ou de consommer ce qu’on y propose, sans faire ce que l’on attend d’une personne venue dans cet endroit. Comme lorsque l'on fait déballer la marchandise à un commerçant mais finit par ne rien acheter ni consommer.

On dit par exemple : "La boutique était pleine mais ils ont tous fait flanelle".

    • en particulier : dans un débit de boissons, prendre une seule consommation et y rester longuement sans commander autre chose.

Voire passer de bar en bar sans rien y boire.

    • en particulier : dans une maison close, s’y attarder, y boire, y tripoter éventuellement les filles, mais sans monter avec aucune.
  • et par extension, avec la disparition des maisons closes :
    • ne pas avoir d'érection ; être impuissant ou avoir une panne sexuelle.

On dit par exemple : "Thomas est passé samedi soir, mais il a fait flanelle".

    • ne rien faire, glander (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon fils a fait flanelle toute la semaine".

Cette expression nous vient en effet de l'argot du début du XIXe siècle où le mot "Flanelle" désignait, selon le lexicographe Lorédan Larchey, une personne qui se contentait de converser avec une prostituée, mais ne consommait pas.

Elle provient d'un jeu de mot sur le verbe "Flâner", transformé en "Flanelle".

Et comme il n'y avait pas d'acte sexuel, la mollesse de la flanelle était associée à celle du pénis restant inutilisé...

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Merci qui ? Merci mon chien ?".

Cette formule du registre populaire en forme d'idiotisme animalier s'utilise pour signifier à quelqu'un - le plus souvent, un enfant - qu'il convient de remercier expressément une personne, lorsqu'elle vient de vous offrir quelque chose par exemple. Et d'y mettre le ton, voire idéalement un certain enthousiasme.

On dit par exemple :

- (Le grand-père) : "Tiens mon petit, voici pour toi".

- (L'enfant) : "Merci".

- (Ses parents) : "Merci qui ? Merci mon chien ?".

- (L'enfant) : "Merci papy !".

"Mon chien est mort".

Si vous entendez un québecois déclarer plusieurs fois par an, l'air dépité, "Mon chien est mort", inutile de vous précipiter sur votre téléphone afin de le dénoncer à la SPA (Société Protectrice des Animaux)...

Pour nos amis québecois, en effet, cette étrange expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie tout simplement, au sens figuré : il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus aucune chance ; la chose espérée n'est plus possible.

Exactement de la même façon que nous autres français disons : "C'est mort".

On dit par exemple : "J'espérais séduire mon joli voisin, mais il vient de me présenter sa future femme. Mon chien est mort".

Ou : "Le poste auquel mon frère postulait a été pourvu. Son chien est mort".

Source : www.wikebec.org et

"Écorcher les oreilles" et "Faire saigner les oreilles".

Ces deux expressions imagées en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : être extrêmement désagréable, voire insupportable à entendre, en parlant d'une musique ou d'un propos.

Parce qu'on ne l'apprécie pas, pour ce qui concerne la musique.

Ou parce qu'ils sont truffés de fautes de grammaire, de prononciation, d'anglicismes, etc., pour ce qui concerne des propos.

  • "Écorcher les oreilles" relève du langage courant.

On dit par exemple : "Les journalistes et invités des chaînes de télévision françaises d'information en continu m'écorchent les oreilles toutes les 90 secondes à tout le moins".

  • Et "Faire saigner les oreilles" relève du registre familier.

On dit par exemple : "Mon fils a voulu me faire écouter la nouvelle chanson de son rappeur français préféré : j'en ai saigné des oreilles".

Cette seconde formule est relativement récente, puisqu'elle est apparue - me semble-t-il - depuis le début du XXIe siècle.

Principalement employée par les djeun's, elle tend, je crois, à se répandre.

Ce qui ne me dérange aucunement, je dois le dire, puisque je la trouve personnellement excellente et n'hésite pas à l'employer !

Source : www.dico2rue.com

Pourquoi dire : "Un coming out " ou "Faire son coming out" et "Un outing" (a-ou-tigne) ou "Outer" (a-ou-té) ?

Et pas : "Une sortie de placard" et "Sortir du placard" (registre familier) !

Cela vous permet de parler français et non anglais.

Ainsi que d'éviter d'avoir recours pour la 217e fois de la journée au verbe "Faire".

Concrètement, il s'git de la révélation publique de l'homosexualité d'une personne :

  • par elle-même (Un coming out" et "Faire son coming out"),
  • ou par un tiers, sans son accord préalable ("Un outing" et "Outer").

Source : www.larousse.fr

 

"Fourrer son nez dans les affaires des autres" ou "Mettre le nez dans les affaires des autres".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie : s'occuper des affaires d'autrui, s'en mêler.

On dit par exemple : "Je n'aime pas ce type : il a toujours tendance à fourrer son nez dans les affaires des autres".

"Avoir la main verte" ou "Avoir le pouce vert".

"Avoir la main verte"

Ces deux locutions verbales du langage courant en forme d'idiotismes chromatiques et d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : savoir cultiver, entretenir, faire pousser et soigner les plantes ; être doué pour cela.

Mais la formule "Avoir le pouce vert" n'est utilisée que par nos amis québecois.

On dit par exemple : "Ma soeur n'a pas la main verte : elle a beau s'occuper de ses plantes, elle ne parvient jamais à les garder très longtemps".

Sources : wiktionary.org et

"Être tout yeux".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie : être disposé à bien regarder ; observer avec toute son attention ; être très attentif.

On dit par exemple : "Montrez-moi donc cela : je suis tout yeux" (tou-tieu).

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Avoir l'oreille de quelqu'un".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : avoir toute sa confiance, en être écouté favorablement, avoir une relation privilégiée avec elle, être capable d'exercer une influence sur elle.

On dit par exemple : "Essayez-donc de vous rapprocher de Dumas : on dit qu'il a l'oreille du Président".

Sources : www.espacefrancais.com et www.languefrancaise.net

"En main propre" ou "En mains propres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : directement, de personne à personne, sans intermédiaire ni moyen indirect tel que la Poste.

On dit par exemple : "Vous devrez remettre ce dossier à son destinataire en mains propres".

Ou : "On m'a remis cette clé en mains propres".

La forme au pluriel "en mains propres" serait apparue pour la première fois sous la plume de Victor Hugo (Correspondance, 1862, page 388).

Mais elle a de nos jours supplanté la forme au singulier "en main propre", qui est de moins en moins utilisée.

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être tout ouïe" ou "Être tout oreilles".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel signifient : être disposé à bien écouter, à écouter avec toute son attention ; être très attentif.

  • "Être tout ouïe" (tou-toui) appartient au registre soutenu.

On dit par exemple : "Racontez-moi cela : je suis tout ouïe".

  • Et "Être tout oreilles" (tou-te-o-reille) relève au langage courant.

On dit par exemple : "Vas-y, dis-moi : je suis tout oreilles" .

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr