"Ne pas y aller avec le dos de la cuillère" ou "Ne pas y aller avec le dos de la cuiller"..

Cette expression du registre familier signifie - au sens figuré - :

  • Ne pas lésiner, agir sans modération, sans précaution, sans retenue;,
  • Être direct, très franc, voire rude,
  • Y aller carrément, franchement. 

On dit par exemple : "Cette fois, le prof de maths de mon fils n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : il est parvenu à le faire renvoyer du collège pour trois jours !".

Il existe plusieurs autres expressions idiomatiques à la signification très proche :

  • "Ne pas faire dans la dentelle",
  • "Ne pas prendre de gants",
  • et : "Ne pas y aller de main morte".

Voire :

  • "Ne pas tourner autour du pot",

Source : wiktionary.org

"Serrer la cuillère", "Serrer la cuiller", "Serrer la louche" ou "Serrer la pogne".

Ces différentes formules du registre argotique signifient toutes "Serrer la main".

Le mot "Cuiller/cuillère" pouvant s'écrire de deux façons différentes, il peut arriver que l'on rencontre la graphie "Serrer la cuiller", mais cela demeure - à ma connaissance - relativement rare.

 

"Ne pas y aller par quatre chemins".

Cette expression du langage courant qui remonterait au XVIIe siècle signifie, au sens figuré :

  • aborder franchement et sans détour un sujet, une question,
  • aller droit au but, sans user de moyens détournés ; agir sans détour.

On dit par exemple : "Je n'irai pas par quatre chemins : je souhaite que tu quittes le domicile d'ici lundi".

L'expression "Ne pas tourner autour du pot"a sensiblement la même signification.

De même que, dans certains cas, l'expression "Ne pas y aller avec le dos de la cuillère".

Source : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés", "Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés" ou "Fils de cordonnier est le plus mal chaussé".

Ces différentes expressions proverbiales françaises signifient que l'on est souvent mal pourvu des avantages qu'on est le plus à même de se procurer par son état, par sa position.

On utilise donc ces expressions de façon ironique pour se moquer gentiment des personnes qui ne profitent pas des produits ou du savoir-faire que peut leur procurer leur métier.

Ainsi par exemple :

  • d'un cuisinier qui ne dispose pas, chez lui, d'un équipement correct pour cuisiner,
  • d'un peintre en bâtiment, dont la façade de la maison n'a pas été repeinte depuis une éternité,
  • ou d'un médecin qui ne possède pas de pansements ni d'antiseptique chez lui, lorsque l'un de ses proches se blesse.

Ces proverbes sont tirés d'une réflexion de Montaigne, sans doute à partir d’un cliché qui devait déjà être répandu à son époque, mais qu’il a sans nul doute contribué à installer.

Dans le livre I de son oeuvre phare "Les Essais" (1581), il écrit en effet que "Quand nous voyons un homme mal chaussé, nous disons que ce n’est pas merveille s’il est chaussetier".

Sources : wikipedia.org, www.expressions-francaises.fr et www.canalacademie.com

"Les grandes oreilles".

Antenne radar géante

Cette locution nominale du registre familier désigne :

  • un service gouvernemental d’écoutes téléphoniques ou, plus généralement, d’espionnage des communications,
  • ainsi que, par extension, les grandes antennes paraboliques utilisées pour intercepter ces conversations.

Source : wiktionary.org

"Les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel" ou "Les arbres ne grimpent jamais jusqu'au ciel"..

J'aime beaucoup cet adage boursier, d'origine apparemment états-unienne, qui signifie, au sens figuré, :

  • qu'un investisseur doit savoir prendre ses gains et vendre (ses actions) à un moment car la hausse ne peut pas être éternelle ; le marché (boursier) ne peut pas monter indéfiniment.

Et il convient par conséquent de savoir se montrer prudent, raisonnable.

  • ou- par extension - : que tout à une fin, qu'il existe des limites à tout. 

On dit par exemple : "Tu devrais vendre ta collection car les prix actuels sont déjà  vraiment très élevés".

Ou : "Les sondages du président sont toujours excellents, mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel".

 

"Aussi certain que deux et deux font quatre", "Aussi sûr que deux et deux font quatre" ou "Aussi vrai que deux et deux font quatre".

Cette expression du langage courant s'utilise pour signifier :

  • "Oui, évidemment".

On dit par exemple : "Es-tu certain qu'il viendra ?" "Aussi sûr que deux et deux font quatre !".

  • Être assuré, certain, évident",

On dit par exemple : "Je te dis que cette fille ne sera jamais actrice. C'est aussi sûr que deux et deux font quatre !".

  • "Être inéluctable".

On dit par exemple : "La catastrophe climatique est aussi certaine que deux et deux font quatre".

  • "Ne pas pouvoir être contesté".

On dit par exemple : "La dangerosité du tabac est aussi certaine que deux et deux font quatre".

Source : www.languefrancaise.net

"Chercher des crosses", "Chercher des noises", "Chercher noise", "Chercher chicane", "Chercher des poux" ou "Chercher des poux dans la tête".

Ces six expressions signifient toutes "Chercher les ennuis, chercher querelle ; provoquer les problèmes. Le plus souvent pour des motifs futiles".

  • "Chercher des crosses" relève du registre familier,
  • "Chercher des noises" ou "Chercher noise" appartiennent au langage courant,
  • "Chercher chicane" relève du langage courant,
  • et les formules "Chercher des poux" ou "Chercher des poux dans la tête", utilisées au sens figuré, relèvent du registre familier et constituent des idiotismes animaliers et un idiotisme corporel pour le second.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.org

"Avoir un pet de travers", "Avoir toujours un pet de travers".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel, qui signifie, selon le contexte ;

  • "Être légèrement indisposé, incommodé, se plaindre de malaises, de fatigue",

On dit par exemple : "Notre vie de couple est assez peu mouvementée car mon petit copain a toujours un pet de travers...".

  • ou : "Être fâché, contrarié, tracassé, de mauvaise humeur, mal disposé, grincheux mécontent".

On dit par exemple : "Mon chef de service m'exaspère : il a toujours un pet de travers".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net, dictionnaire.reverso.net et www.expressions-francaises.fr

"Ne pas être un aigle".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie, selon le contexte, :

On dit par exemple : "La plupart des hommes politiques actuels ne sont pas des aigles".

  • ou "Ne pas briller particulièrement par son intelligence", "Ne pas être très malin", voire "Être idiot".

On dit par exemple : "Le policier qui m'a arrêté n'était pas un aigle".

Dans ce second sens, on pourrait également dire par exemple, dans le registre familier, : "Ne pas être une lumière", "Ne pas être le couteau le plus affuté du tiroir" ou "Ne pas être le couteau le plus aiguisé du tiroir".

Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".

"Avoir du mal à joindre les deux bouts", "Ne pas parvenir à joindre les deux bouts" ou "Ne pas réussir à joindre les deux bouts".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes numériques ne manquent pas de surprendre nos amis étrangers.

Appartenant au registre familier, elles signifient : éprouver des difficultés à boucler son budget, peiner à se procurer suffisamment d'argent pour assumer l'ensemble de ses dépenses et donc à finir le mois financièrement.

On dit par exemple : "Beaucoup d'étudiants ne parviennent pas à joindre les deux bouts".

Et l'on utilise également, dans le même sens, les expressions "Avoir des fins de mois difficiles" et "Tirer le diable par la queue".

Source : www.linternaute.fr