"Miramax".

Le logotype de la société de production cinématographique états-unienne Miramax Films

Miramax Films Corp. est une société de production et de distribution cinématographique états-unienne créée en 1979 par les frères Harvey et Robert Weinstein.

Le studio a été racheté en 1993 par la Walt Disney Company, mais cette dernière l'a revendu en 2010 pour 660 millions de dollars à Filmyard Holdings LLC.

Historique

Miramax a été créée en 1979 par les frères Harvey et Robert Weinstein afin de distribuer des films jugés non rentables par les grands studios hollywoodiens.

Les fréres producteurs et distributeurs états-uniens Robert et Harvey Weinstein

Le nom de la compagnie est un mot-valise résultant de la combinaison des prénoms des parents des deux frères : MIRiam et MAX.

Parmi les productions les plus marquantes de Miramax, on peut citer "Reservoir dogs" (1992), "Pulp fiction" (1994), "Le patient anglais" (1996), "Will Hunting" (1997), "Shakespeare in love" (1999), "Kill Bill : Volume 1 / Volume 2" (2003 et 2004) et "Fahrenheit 9/11" (2004).

Miramax possédait une filiale, Dimension Films, spécialisée dans les films de genre. Elle est surtout connue pour avoir produit la série des "Scary Movie", dont les trois épisodes parodient les grands succès cinématographiques des années 2000.

Le 30 juin 1993, la société est rachetée par la Walt Disney Company pour 80 millions de dollars, tout en laissant une certaine autonomie aux frères Weinstein.

Début 2005, les frères Weinstein, créateurs de la société, quittent la direction de l'entreprise, après un désaccord avec le groupe Disney, dont Miramax est devenue une filiale.

Le 29 mars 2005, Disney et les frères Weinstein parviennent à un accord : Disney conserve la marque Miramax et les catalogues de Miramax et Dimension Films tandis que les frères Weinstein récupèrent la marque Dimension Films.

Les deux frères créent peu après un nouveau groupe de médias, The Weinstein Company, autour de Dimension Films ; tandis que Miramax devient l'un des labels de Buena Vista Entertainment.

Le 3 octobre 2009, Disney officialise la réduction des productions annuelles de Miramax (3 films au lieu de 6), et annonce que le nombre d'employés passera de 70 à 20 à partir de janvier 2010.

Le 28 janvier 2010, Disney annonce la fermeture du studio Miramax Films

Le 29 juillet 2010, Disney annonce la vente de Miramax, filiales, catalogue de films et projets inclus, pour 660 millions de dollars, au groupe Filmyard Holdings. Et le 3 décembre 2010, Disney annonce la finalisation de la transaction pour 663 millions de dollars.

Le 2 mars 2016, Miramax est racheté par BeIn, un groupe qatari dirigé - comme le PSG - par Nasser al-Khelaifi.

En décembre 2019, Paramount Global annonce l'acquisition d'une participation de 49 % dans Miramax pour 375 millions de dollars à BeIn Media Group.

Source : wikipedia.org

"Paris vaut bien une messe".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux relève du langage courant.

Et elle signifie : il faut parfois faire des compromis ou des sacrifices afin d'obtenir ce que l’on désire.

Cette formule aussi laconique que cynique est traditionnellement attribuée au roi Henri IV, qui l'aurait prononcé le 25 juillet 1593.

Le roi de France Henri IV

Mais on s'accorde à convenir qu'elle est très probablement apocryphe.

Le contexte

Nous sommes en pleines guerres de religion. Le roi Henri III, dernier des Valois, est sans descendance mâle et il désigne pour lui succéder Henri de Navarre, prince de sang protestant et chef de file des huguenots, au détriment du Duc de Guise, catholique et chef de la Sainte Ligue. À la mort d’Henri III, le 1er août 1589, c’est donc Henri de Navarre qui doit hériter de la couronne. Mais il en est empêché par la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot sur le trône de France malgré sa promesse solennelle de se faire instruire dans la religion catholique.

Ce n’est qu’en 1593, à la suite notamment des victoires d’Henri de Navarre à Arques (62), le 21 septembre 1589, puis à Ivry (94), le 14 mars 1590, que la noblesse de France se déclare prête à le reconnaître pour roi sous certaines conditions, parmi lesquelles qu’il se convertisse au catholicisme.

Finalement, prêt à tout pour diriger le royaume et après de longues tergiversations, le 25 juillet 1593, en l’église abbatiale de Saint-Denis (93), il abjure solennellement le protestantisme et fait profession de la foi catholique.

Henri IV : "Paris vaut bien une messe" (©University Library Geneva Dagli Orti ArtArchive)

C’est à ce moment qu’il aurait prononcé cette phrase fameuse et qui aura vocation à traverser les siècles : "Paris vaut bien une messe !", justifiant ainsi le compromis qu’il venait d'effectuer afin d’obtenir la couronne.

Devenu catholique, Henri IV est ensuite sacré roi de France à la cathédrale de Chartres (28) le 25 février 1594.

L'abjuration d'Henri IV

Des doutes quant à la sincérité de la conversion d’Henri IV au catholicisme sont en effet permis. Il s’était en effet déjà converti une première fois au catholicisme, en 1572, pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy, avant de retourner à la religion réformée, en 1576. Selon les versions, il se serait même converti au total six fois à la religion catholique.

Dès lors, la formule "Paris vaut bien une messe", qui a perduré jusqu'à nos jours, met en évidence toute la place que les considérations et calculs politiques ont prise dans cette conversion.

Pour l'anecdote, on peut rapprocher cette expression de l'idiotisme animalier néerlandais "Een spiering uitgooien om een kabeljauw te vangen", signifiant "Jeter un petit poisson dans l’eau pour en attraper un plus gros".

Sources : vivreparis.fr, www.caminteresse.fr et anecdoteshistoriques;com

"Je maintiendrai".

  • Il s'agit, étrangement, de la devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815.

"Je maintiendrai", devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815 

  • C'était en effet, à l'origine, sous la forme "Je maintiendrai Châlon", la devise de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
  • Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", lorsque que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.

Gouverneur des provinces de Hollande, Zélande et Utrecht, il conduisit la révolte de son peuple face aux occupants espagnols, et mena les Pays-Bas à l'indépendance. Et est, de ce fait, surnommé "Le père de la patrie" par les Néerlandais.

Dans une lettre de janvier 1565, Guillaume Ier d'Orange-Nassau donna les explications suivantes à sa devise "Je maintiendrai" :

" Je maintiendrai la vertu et noblesse.
Je maintiendrai de mon nom la haultesse.
Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loy
de Dieu, du Roy, de mes amys et moy".

À cette époque, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire du roi Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.

  • Cette devise est également reprise - en français - sous les Armoiries de la monarchie anglaise qui se trouvent dans l'ancien réfectoire de l'École de la Royal Navy à Londres (Angleterre) (Royaume-Uni).

Pour l'anecdote, on l'aperçoit lors du procès du capitaine de voilier marchand Ralls (John Wayne), dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig.

La devise française "Je maintiendrai", dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward LudwigL'affiche belge du film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig

 

 

 

En 1565, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire de Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.

La devise "Je maintiendrai Châlon" était celle de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.

Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", alors que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.

  • Mais "Je maintiendrai" est également la devise de la ville française d'Orange (84).

"Je maintiendrai", la devise de la ville française d'Orange (84)Logotype de la ville française d'Orange (84)

Source : wikipedia.org

"Le chiendent".

Du chiendent

Le chiendent est une plante vivace herbacée comptant plusieurs espèces appartenant toutes à la famille des Poacées.

Le chiendent le plus courant, le plus invasif et le plus honni des jardiniers est le chiendent commun ou chiendent officinal :

Du chiendent officinal (© Richard Mineault, 2008)
Du chiendent officinal (© Richard Mineault, 2008)

Étymologie

Le nom vernaculaire de chiendent fait référence aux feuilles pointues de la plante, évoquant plus ou moins bien des canines de chiens.

Par une formation insolite, ce mot a apparemment conservé l'ordre des mots du latin médiéval "cani dente" (latin classique "canis dens").

Sources : jardinage.lemonde.fr et wikipedia.org

"Bon comme du bon pain" ou "Bon comme le bon pain".

Cette locution adjectivale relève du registre familier.

Et elle qualifie, au sens figuréune personne humainement bonne, gentille, généreuse, d'une grande bonté ; incapable de malveillance.

On dit par exemple : "Mon voisin est un brave homme, bon comme le bon pain".

Sources : wiktionary.org, www.francaisfacile.com et www.languefrancaise.net

"Pousser comme du chiendent".

Du chiendent

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique relève du registre familier.

Elle fait référence au chiendent, une mauvaise herbe qui croît avec vigueur, et dont on il est très difficile de se débarrasser.

Et elle signifie, au sens figuré : croître et se développer avec vigueur, sans que rien ne puisse l'empêcher.

On dit par exemple : "Malheureusement, les émissions de téléréalité poussent comme duchiendent".

Sources : www.lalanguefrancaise.com et wiktionary.org

"Tous les quatre matins".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme numérique relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : très souvent.

On dit par exemple : "On ne va revenir sur ce problème tous les quatre matins !".

Ou : "Des publicités 100% en anglais à la télévision française, j'en vois désormais tous les quatre matins".

"La ligne rouge" ou "Une ligne rouge".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme chromatisme relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : la limite à ne pas franchir, à ne pas dépasser.

On dit pas exemple : "L'utilisation de gaz toxiques ne constitue malheureusement plus une ligne rouge".

Ou : "On se demande où se situe désormais la ligne rouge pour Poutine".

On ne dit pas : "Fin de l'histoire !".

Mais, en français : "Point final !".

"Fin de l'histoire !" n'est en effet qu'un calque de l'interjection anglophone "End of the story".

Cette locution interjective ne doit surtout pas être confondue avec la locution nominale "La fin de l'histoire", à laquelle j'ai déjà consacré un article récemment.

Ne pas confondre : "Hyères" et "Yerres" !

Il s'agit en effet de deux localités françaises homophones (iè-re), situées à plus de 842 kilomètres l'une de l'autre par la route.

  • "Hyères" est une localité du Var (83), en région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Située sur la rive de la mer Méditerranée, à 16 km à l'Est de Toulon (83), à l'embouchure du Gapeau, la ville longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes.

Localisation de la ville d'Hyères (83)Localisation de la ville d'Hyères (83)

Elle est la plus méridionale de Provence et cette station balnéaire est appelée, de très longue date, "Hyères les Palmiers" par la municipalité et l'office du tourisme, en raison des 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières.

Logotype de la ville de "Hyères les palmiers" (83)Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"

En 2016, la population hyéroise a atteint 56 799 habitants.

Hyères devient, dès l'année 1830, une destination touristique et une station climatique d'hiver, réputée pour ses cures thermales et fréquentée notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.

La ville est aussi le berceau des premières tentatives d'acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d'Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs qui exportent palmiers et cactées produits dans leurs pépinières.

Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"
Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"

Outre la presqu'île de Giens, la commune d'Hyères inclut les îles de Porquerolles, de Port-Cros et du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots, appelées "îles d'Or".

Plan de la ville d'Hyères (83)

L'île de Porquerolles (83)
L'île de Porquerolles (83)
L'île de Port-Cros (83)
L'île de Port-Cros (83)
L'île du Levant, fameuse pour ses nombreux naturistes
L'île du Levant, fameuse pour ses nombreux naturistes

Un nom qui leur fut donné à la Renaissance, sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or.

Les habitants de la ville d'Hyères sont appelés les "Hyérois" et les "Hyéroises" (gentilé).

  • tandis que "Yerres" est une localité de l'Essonne (91), située à vingt kilomètres au Sud-Est de Paris (75), en région Île-de-France.

Localisation de la ville de Yerres (91)

Elle reprend le nom de la rivière l’Yerres dont elle occupe les versants Nord et Sud de la basse vallée.

Yerres est devenue à partir du XVIIIe siècle et du XIXe siècle un lieu de villégiature apprécié de l’aristocratie, de la bourgeoisie et des artistes. Relié à la capitale par le chemin de fer, implantée en proche banlieue, la commune subit une explosion démographique au cours de la seconde moitié du XXe siècle, multipliant la population par cinq en cinquante ans, pour atteindre 29 300 habitants en 2019.

Majoritairement résidentielle, la commune se démarque dans le département par le niveau de vie relativement élevé de sa population, attirée par le cadre de vie préservé.

Plan de la ville de Yerres (91)

Ses habitants sont appelés les "Yerrois" et les "Yerroises" (gentilé).

Sources : www.google.com et wikipedia.org

"Bas du front".

J'adore cette locution adjectivale, en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier, elle qualifie, au sens figuré une personne : peu intelligente, bête, stupide, sotte.

On dit par exemple : "Mon nouveau collègue est très gentil mais un peu bas du front".

On utilise également la formule en forme d'idiotisme architectural "Bas de plafond" (ou "Bas-de-plafond").

Et sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

Sources : wiktionary.org

"Aller droit dans le mur" ou "Foncer droit dans le mur".

Ces deux locations verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : se diriger inévitablement vers un échec, une catastrophe ; aller au devant de problèmes.

On dit par exemple : "Je ne comprends que tu t'obstines avec cette fille : tu fonces droit dans le mur !".

Sources : www.expressions-francaises.fr, mimetix.fr et www.languefrancaise.net