"Un bras de fer".

Un bras de fer

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre : un jeu sportif entre deux personnes qui empoignent chacun le poignet de l’autre et forcent chacun vers la main non utilisée pour lui faire toucher la table.
  • et au sens figuré : un conflit entre deux parties.

On dit par exemple : "Le bras de fer entre les deux enseignes risque de durer".

Et en particulier :

    • en sport : un duel,

On dit par exemple : "Les deux clubs ont entamé un bras de fer pour le gain du championnat".

    • et en politique : une tactique d’intimidation visant à faire céder l’adversaire en lui laissant croire qu’il se heurte à une détermination infaillible.

On dit par exemple : "Le gouvernement a engager un bras de fer avec les syndicats".

Source : wiktionary.org

"Courage, fuyons !".

Cette locution verbale en forme d'interjection relève du registre familier.

Et elle s'utilise de façon ironique pour moquer la lâcheté de celui qui se prétend courageux ("Courage !"), mais fuit ("Fuyons !") !

On dit par exemple : "Courage fuyons est la devise de cette poule mouillée".

Le réalisateur français Yves Robert a utilisé cette expression pour son film sorti en 1979.

L'affiche du film français "Courage fuyons" de Yves Robert (1979)

"Pas très catholique".

Je trouve plaisante cette amusante locution adjectivale en forme d'idiotisme religieux.

  • elle signifie, au sens figuré, dans le registre familier : sujet à contestation, pas tout à fait normal, en-dehors de la légalité ; dont il faut se méfier ; douteux, suspect.

On dit par exemple : "Ce n'est pas très catholique, mon chéri, cette histoire de crème miraculeuse qui te permettrait de combler toutes mes attentes".

  • et au sens propre, dans le langage courant : pas très honnête, pas très moral.

On dit par exemple : "Les profits exagérés que vous réalisez sur la vente des couronnes mortuaires  ne sont pas très catholiques, mon fils".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution adjectivale "Pas très orthodoxe".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Ohé ! du bateau !".

J'aime bien cette locution interjective en forme d'idiotisme des transports.

Relevant du registre familier, elle s'utilise, au sens figuré, pour interpeller une ou plusieurs personnes inattentives, n'ayant pas remarqué quelque chose.

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Je vous signale que vous n'avez plus que 24 heures pour vous inscrire au repas de fin d'année de notre association !".

Tandis qu'au sens propre, elle relève du langage courant et est utilisée pour interpeller les marins ou passagers d'un navire situé à proximité. En particulier si l'on est naufragé sur une île déserte !

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Vous auriez une petite place pour moi ?".

Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)
Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)

"Un rhinophyma".

Un rhinophyma
  • Ce terme générique décrit un nez très large, bulbeux et sanguin.

Cette affection est causée par une infiltration granulomateuse secondaire à une rosacée évoluée.

Et elle est corrélée à une consommation excessive d'alcool.

  • Les amateurs de la célèbre série de bande dessinée humoristique "Les frustrés", publiée de 1973 à 1981 par la dessinatrice et scénariste française Claire Bretécher dans "Le Nouvel Observateur", se souviennent certainement avec délice et nostalgie de l'extraordinaire gag (le tout dernier de la série) mettant en scène un homme affecté d'un rhinophyma !

Une mère de famille veuve annonce à ses 3 enfants qu'elle va recevoir à dîner un médecin qui va peut-être pouvoir lui proposer un emploi intéressant, que cela est très important pour elle, mais qu'il a un très gros nez, très très laid.

Il conviendra donc absolument de ne pas se moquer de lui et de ne faire aucune remarque à ce sujet.

La mère s'angoisse à l'idée que ses enfants ne commettent quelque gaffe, mais les enfants évitent tout impair et la soirée se déroule à merveille.

La mère amène alors la cafetière, des tasses et un sucrier. Enfin détendue, elle s'empare de la pince à sucre et demande à son invité : "Combien de sucres dans votre nez ?"...

Page 1 du dernier - et à mon sens - meilleur gag des "Frustrés" de Claire Brétecher", paru en 1980 dans "Le Nouvel Observateur"Page 2 du dernier - et à mon sens - meilleur gag des "Frustrés" de Claire Brétecher", paru en 1980 dans "Le Nouvel Observateur"

Page 3 du dernier - et à mon sens - meilleur gag des "Frustrés" de Claire Brétecher", paru en 1980 dans "Le Nouvel Observateur"Page 4 du dernier - et à mon sens - meilleur gag des "Frustrés" de Claire Brétecher", paru en 1980 dans "Le Nouvel Observateur"

"Vachette".

Logotype de la société française Vachette

"Vachette" est une marque française de systèmes de sécurité fondée en 1864, à Troyes (10), sous le nom de "Vachette Frères" ("V.F."), par les frères Louis et Émile Vachette, sur la base d’une petite usine de métallerie et d’un magasin parisien du XIème arrondissement.

Histoire

La société se spécialise alors dans la serrurerie avec près de 800 000 serrures produites autour de 1880. Ces serrures étaient notamment destinées aux fabricants de meubles parisiens du "Faubourg Saint Antoine". Vachette Frères s’agrandit et une nouvelle usine est créée dans la Somme (80), berceau de la serrurerie française, à Sailly Flibeaucourt, vers 1870.

De nombreuses médailles viennent récompenser les innovations et le savoir–faire de Vachette lors des Expositions de 1860, 1861, 1867 à Paris (75) puis en 1876 à Philadelphie (États-Unis d'Amérique) : Médaille d’or à Paris en 1878, 1885, 1889 et obtention du diplôme d’honneur en 1931 lors de l’Exposition Coloniale à Paris.

Entre les deux guerres, la société Vachette se développe, rachète des ateliers et se diversifie en se lançant dans la fabrication de serrures de bâtiments et de verrous (en plus des cadenas, targettes et autres serrures pour meuble).

Une serrure de la marque Vachette ASSA ABLOY

A la fin des années 30, de nombreux brevets sont déposés, les usines se réorganisent, améliorent leur méthodes de production pour quitter le stade artisanal et passer à l’aube du modernisme.

Après la seconde guerre mondiale, les besoins en construction sont nombreux et Vachette continue de développer de nouveaux produits pour répondre à l’évolution de la société.

Dans les années 1975, Vachette se lance dans la diversification à l’assaut de nouveaux secteurs d’activités, tels que l’automobile, l’hôtellerie, et la grande distribution.

En 1982, la société est toujours détenue par les nombreux héritiers de Louis et Amédée Vachette, mais ils sont divisés en plusieurs branches : un accord est donc pris pour rechercher un nouvel acheteur.

En 1988, Vachette Frères est racheté par le groupe Poliet qui revendra début 1990, la partie automobile du groupe. Vachette devient le fleuron de l’activité "serrurerie" du groupe Poliet avec d’autres marques telles que Laperche, Bezault, Litto, ICB.

En 1997, Vachette intègre le groupe suédois ASSA ABLOY, leader mondial des solutions d’accès, créé en 1994 à la suite de la fusion de la société suédoise Assa et de la société finlandaise Abloy, qui emploie aujourd’hui plus de 46.000 personnes.

Logotype de la société française Vachette ASSA ABLOY

Source : www.vachette.fr

"Pas très orthodoxe".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme religieux signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : non conforme, n'obéissant pas à la doctrine considérée comme vraie et enseignée officiellement par chacune des religions,
  • par analogie : non conforme à une doctrine, à un système considérés comme les seuls véritables,
  • et au sens figuré, dans le registre familier : bizarre, plus ou moins contestable ; pas en harmonie, en accord avec les opinions, les traditions généralement admises dans une société.

On dit par exemple : "Votre méthode n'est pas orthodoxe mais elle a le mérite d'être efficace".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution adjectivale "Pas très catholique".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Moscovite" et "Moscoutaire".

Ces deux adjectifs et subtantifs masculins ne doivent sutout pas être confondus.

Faisant tout deux référence à la ville de Moscou, capitale de la Russie et de l'URSS (du 30 décembre 1922 au 26 décembre 1991), ils désignent en effet respectivement :

  • Dans le langage courant :
    • "Moscovite" : relatif à Moscou,

On dit par exemple : "Les loyers moscovites atteignent désormais des sommets".

    • "Un moscovite" : un habitant de Moscou,

MoscouLocalisation de la ville de Moscou (Russie)

 

On dit par exemple : "Les moscovites sont habitués à ces températures glaciales".

Moscou l'hiver

  • Et péjorativement, dans le registre désuet :
    • "Moscoutaire" : relayant les directives politiques de l’URSS,

On disait par exemple : "Je n'ai que faire de cette propagande moscoutaire".

    • "Un moscoutaire" : un communiste, partisan de la IIIe internationale, ne jurant que par l'URSS et en suivant inconditionnellement les directives politiques.

On disait par exemple : "Ces propos de moscoutaires ne m'intéressent pas".

La Troisième Internationale ou Internationale communiste (souvent abrégée IC ou Komintern, d'après son nom russe Kommounistitcheskiï internatsional) (2 mars 1919 -15 mai 1943)

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.lalanguefrancaise.com

"Boudiou !", "Boudi !" ou "Boudu !".

Cette amusante interjection, en forme de mot-valise, nous vient de l'ancien occitan "boun" ("bon") et "diou" ("Dieu").

Relevant du registre familier, ce juron signifie en français : "Bon Dieu !".

Et elle est utilisée, principalement dans le Sud de la France, pour exprimer, selon le contexte, la surprise, l'étonnement, l'admiration, l'émerveillement, la colère, la lassitude, etc.

On dit par exemple : "Boudiou ! comme elle a grandi cette petite !".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"J'accepte d'être rappelé par les partenaires Mon gustave ainsi que les CGU du site" !

Capture d'écran "Mon Gustave" du 2 février 2023

Telle est l'incroyable formule en forme de diktat que le comparateur d'assurances "Mon Gustave" vous intime de cocher pour bénéficier de ses propositions !

Et cela sans même vous offrir un petit tube de lubrifiant facilitant la pénétration anale.

Impossible de n'approuver que ses CGU (Conditions Générales d'Utilisation) : vous devez impérativement accepter tout à la fois lesdites CGU ET d'être importuné des semaines durant par les hordes d'esclaves prospecteurs téléphoniques de ses "partenaires", c'est à dire de tous les assureurs de France et de Navarre !

Logotype du comparateur d'assurances Mon Gustave

"Dormir à poings fermés" et "Dormir sur ses deux oreilles".

Ces deux curieuses locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ne manquent naturellement pas d'interloquer nos jeunes enfants ainsi que nos amis étrangers.

Relevant toutes deux du registre familier, elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dormir à poings fermés": dormir très profondément,

On dit par exemple : "Désolé je devais dormir à poings fermés et je n'ai pas entendu le bébé pleurer, mais la nuit prochaine je me lèverai, c'est promis ma chérie !".

  • "Dormir sur ses deux oreilles" : dormir sereinement, d'un sommeil paisible et empli de quiétude,

On dit par exemple : "Mon mari m'avait dit que je pouvais dormir sur mes deux oreilles et qu'il se chargerait de tout ! Je me lève et je le retrouve endormi devant la télé, le linge toujours dans la machine à laver et la vaisselle dans l'évier".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Dormir" en français.

Source : www.pourquois.com

"À plus !" ou "À + !".

Cette locution interjection interjective relève du registre familier, la forme "À +" étant un allographe.

Elle se prononce a-pluss et constitue une ellipse de "À plus TARD".

On l'utilise généralement à l'issue d'une rencontre, d'un rendez-vous, d'une conversation ou d'un dialogue. Et elle induit que l'on va se revoir "plus tard" dans la journée.

On dit par exemple : "Je pars en course et je te rappelle avant 20h c'est promis. À plus !".

Ou : "Je serai là vers 19h. À + !".

Source : www.linternaute.com et wiktionar.com