Ce substantif méconnu désigne un fabricant de "joug", cette pièce de bois massive (simple, double, frontale, de nuque) fixée soit en avant, soit en arrière des cornes du boeuf afin d'y attacher un dispositif d'attelage.
Curiosités
J’ai rassemblé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles consacrés aux innombrables curiosités que peuvent recéler les mots de la langue française.
Ainsi, par exemple des allographes, géminations, gentilés, idiotismes, mots-valises, onomatopées ou paronomases.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 14 122
"Voler dans les plumes" de quelqu'un ou "Se voler dans les plumes".
Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.
Et elle signifie, au sens figuré : s'en prendre violemment à quelqu'un, se jeter sur lui, l'attaquer ou le critiquer.
On dit par exemple : "Une espèce de fou m'a volé dans les plumes à la sortie du boulot et j'ai dû à moitié l'asommer pour m'en débarrasser".
Ou : "À la prochaine réunion de l'association, je compte bien voler dans les plumes du secrétaire : cela fait trois fois qu'il n'envoie ni ordre du jour ni compte-rendu".
Elle fait référence aux combats de coqs, très populaires en France au XIXe siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Les volatiles se jetaient brusquement l’un sur l’autre dans le "gallodrome", battant des ailes avec fureur, parfois jusqu’à la mort. Et semblaient ainsi littéralement se "voler dans les plumes" l’un de l’autre.
Aussi a-t-on commencé à utiliser la formule au sens figuré à propos des spectateurs qui en venaient aux mains après des paris ayant mal tourné.
Depuis lors, les combats de coqs sont passés de mode et ils ne sont plus autorisés que dans les Hauts-de-France et dans certains territoires d’outre-mer.
Mais l’expression, elle, a perduré, au sens figuré.
Sources : www.cnews.fr et www.larousse.fr
"Néerlandais" et "Néerlandaise", "Le néerlandais" et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise".
Ces deux adjectifs et ces trois substantifs relèvent tous du langage courant.
Et ils désignent respectivement :
- "Néerlandais" et "Néerlandaise" : propre ou appartenant aux Pays-Bas ou à ses habitants.
On dit par exemple : "Aruba" est un territoire d'outre-mer néerlandais".
- "Le néerlandais" : la troisième langue germanique, en nombre de locuteurs, après l'anglais et l'allemand, avec ses 25 millions de locuteurs maternels.
Elle est langue officielle aux Pays-Bas et dans ses territoires d'outre-mer, en Belgique (avec le Français et l'Allemand) et au Suriname.
Et langue régionale dans le Nord de la France, en Flandre française, à peine parlée cependant par quelques dizaines de milliers de locuteurs, âgés de plus de 60 ans.
- et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise" : une personne née aux Pays-Bas ou qui y habite.
On dit par exemple : "Les néerlandais ont dominé le football européen du début des années 1970.
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la nécessité de ne pas confondre les mots "Hollandais" et "Néerlandais".
Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr
"Brut de décoffrage".
Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural nous vient du secteur du bâtiment.
On coule en effet le béton dans des moules appelés "coffres" ou "coffrages" généralement constitués de planches de bois, que l'on retire une fois le béton solidifié.
Mais celui-ci présente des imperfections plus ou moins importantes résultant de toutes les irrégularités et défauts du bois.
Que l'on peut masquer à l'aide d'un enduit de finition, afin d'obtenir un travail impeccable.
Et elle signifie donc :
- au sens propre, dans le langage courant, en parlant du béton : tel qu’il apparait après décoffrage, sans ponçage ni revêtement.
On dit par exemple : "Les poteaux et les murs du sous-sol sont bruts de décoffrage, ainsi que vous l'avez souhaité".
- et au sens figuré, dans le registre familier :
-
- en parlant d'un objet ou d'une chose : grossier ou rudimentaire ; tel quel, sans fioriture ; inachevé, à l'état brut, à l'état d'origine,
On dit par exemple : "Je suis d'accord pour dire que mon radeau en bambou est brut de décoffrage, mais je t'assure qu'il flotte !".
-
- et en parlant d'une personne : un peu abrupte, directe ; peu raffinée ; peu encline à soigner sa communication.
On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas avec mon cousin René : il est un peu brut de décoffrage".
Sources : www.dictionnaire.notretemps.com, www.linternaute.fr, quora.com et wiktionary.org
"De l'air !" et "Du vent !".
Ces deux locutions interjectives sont utilisées comme formule de renvoi et sont d'ailleurs souvent accompagnées d'un geste de la main intimant de s'éloigner.
Elles signifient en effet, au sens figuré et dans le registre familier : "File !" ("ou "Filez !") ou "Pars !" (ou "Partez !").
On dit par exemple : "J'en ai assez de vous entendre râler. Allez donc faire un tour dehors. Allez : de l'air !".
Ou : "Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Du vent !"
Source : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr
"Donner des ailes" ou "Se sentir pousser des ailes".
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.
Et elles signifient respectivement, au sens figuré :
- "Donner des ailes" : rendre capable de tout, inciter à oser tout,
On dit par exemple : "La peur de voir mon enfant mourir m'a donné des ailes".
- et "Se sentir pousser des ailes" : avoir une soudaine envie d'agir, d'entreprendre ; être transcendé ; avoir l'impression que tout va nous réussir.
On dit par exemple : "L'obtention de ce prix m'a donné des ailes".
Source : wiktionary.org
9 façons de dire "Un asiatique" ou "Un chinois".
Ces différents mots ou locutions nominales sont tous aussi injurieux et racistes les uns que les autres.
"Un asiate", "un bouffeur de riz", "un bridé", "une face de citron" ou "un jaune" appartiennent tous de ce fait au registre argotique :
De la même façon que "un niakoué" ou - par apocope - "un niak", qui désignent principalement un vietnamien.
Et "un chinetoque" ou "un noich" ("un chinois", en verlan), qui désignent principalement un chinois.
Mais qui peuvent tous s'appliquer, par extension, à l'ensemble des asiatiques.
"Après l'effort, le réconfort".
Cette locution relève du langage courant.
Et elle s'utilise pour faire part de sa satifaction de pouvoir bénéficier d'un temps de calme et de repos, agrémenté par exemple d'un aliment ou d'une boisson, après un effort, une épreuve ou un moment difficile.
On dit par exemple : "Après l'effort, le réconfort : mon époux nous a gentiment préparé une salade de fruits pour nous remettre de tous ces achats un premier jour de soldes".
Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr
"Une biscotte".
Ce substantif féminin désigne :
- au sens propre, dans le langage courant : une tranche de pain de mie grillée au four.
On dit par exemple : "pour mon petit-déjeuner, j'adore tremper des biscottes beurrées dans mon café".
- et au sens figuré, dans le registre familier et dans le jargon du football : un carton jaune.
On dit par exemple : "Il ne méritait vraiment pas de prendre cette deuxième biscotte synonyme d'exclusion".
Ne dites pas : "Faire allégeance" !
Mais : "PRÊTER allégeance" !
L'allégeance est l'obligation de fidélité et d'obéissance qui incombe à une personne envers la nation à laquelle elle appartient et le souverain dont elle est sujette.
Et, par extension : une manifestation de soutien, voire de soumission envers une personne ou un groupe.
"Être un grippe-sou" ou "Être près de ses sous".
Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier et du registre désuet.
Et elles signifient : être avare.
On dit par exemple : "Mon grand-oncle était un grippe-sou, qui usait ses vêtements jusqu'à la corde avant de daigner en racheter de nouveaux".
Ou : "Mon frère est près de ses sous et rechigne à acheter quelque chose en dehors des soldes ou des promotions".
Pour ceux que cela intéresse, je me permets de vous recommander la lecture de l'article que j'ai consacré à toutes les façons de dire "être avare" en français.
"De la viande froide".
J'aime beaucoup cette locution nominale en forme d'idiotisme alimentaire, qui désigne au sens figuré et dans le registre argotique : un cadavre.
On dit par exemple : "Planquez-vous les gars, Riton le Stéphanois et sa bande se ramènent : va y avoir de la viande froide !".






