On ne dit pas : "Jean-Claude Gaudin est le vieux porc de Marseille" !

Mais : "Jean-Claude Gaudin déteste le Vieux-Port de Marseille".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « Est le vieux porc » et « Hait le Vieux-Port« .

Né le 8 octobre 1939, cet homme politique français, républicain, professeur d'histoire et de géographie de formation, a été député de 1978 à 1989, sénateur entre 1989 et 2017 et à plusieurs reprises vice-président du Sénat, maire de Marseille (13) depuis 1995, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1986 à 1998, président de la métropole d'Aix-Marseille-Provence entre 2015 et 2018 et ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration, dans le second gouvernement Juppé, du 7 novembre 1995 au 2 juin 1997.

"Un grand-bi" n'est pas un individu de grande taille, attiré par les personnes des deux sexes !

Celui-là s'écrit "Grand bi", par apocope de "Grand bisexuel" !

En revanche, le "Grand-bi" avec un trait d'union est un type de bicyclette apparu au début des années 1870 et ayant connu une grande popularité parmi les sportifs durant les années 1870 et 1880.

Le grand-bi possède une roue avant d'un très grand diamètre - environ 120-130 cm de diamètre, mais pouvant atteindre 150 cm - et une roue arrière beaucoup plus petite, ne dépassant pas 40 cm de diamètre.

La roue avant, sur laquelle sont attachées des pédales, est la roue motrice. Et l'absence de roue libre oblige le cycliste à pédaler en permanence.

Les roues sont en acier et entourées d'une fine bande de caoutchouc, afin de diminuer les chocs de la route.

L'intérêt de la grande roue avant est d'augmenter la distance parcourue pour un tour de pédale ; avantage accentué par le fait que le grand-bi est le premier type de bicyclette sur lequel le cycliste pose sur les pédales l'avant de ses pieds, plutôt que le milieu, ce qui permet de gagner en efficacité de pédalage.

Malgré tout, la vitesse moyenne ne dépasse guère 10 à 15 km/h.

Le grand bi est relativement peu utilisé par le grand public car sa dangerosité le réserve plutôt aux jeunes hommes aventureux : l'apprentissage se révèle difficile, il est impossible de rester sur la selle à l'arrêt, et ile est compliqué de monter et de descendre. Surtout, le cycliste se trouve très haut perché et peut ainsi facilement perdre l'équilibre.

Le "Grand-bi" fut donc supplanté, à partir de 1890, par ce que l'on appela la "Bicyclette de sécurité" - parce qu'elles avaient la réputation d'être moins dangereuses que celles avec de grandes roues hautes - , ancêtre de la bicyclette moderne.

Source : wikipedia.org

Ne pas confondre : "Un côlon", "Un colon" et "Un colon"

Ces trois mots parfaitement homonymes n'ont absolument pas la même signification :

  • le "côlon" est, chez les mammifères, la partie moyenne du gros intestin.  Situé dans l'abdomen, il mesure environ 1,5 m de long et 4 cm de diamètre chez l'homme,
  • le "colon" est la personne partie exploiter ou peupler une colonie,
  • et le "colon", apocope du mot "colonel" relève du registre argotique.

Voir également mon article : "Ben, mon colon !".

"En cas" et "En-cas".

Le tiret à tout son importance, vous allez le voir, puisque :

  • "En cas" est une locution qui signifie "dans le cas".

Par exemple : "En cas de crevaison, il est bien utile de disposer d'une rue de secours".

  • Tandis qu'"En-cas" est un mot masculin invariable, qui désigne:
    • au sens propre : une personne ou une chose, tenue en réserve pour servir ou être utilisée en cas de besoin.

Et notamment :

      • un repas léger, en général froid, pouvant être consommé immédiatement,
      • une collation tenue en réserve à côté de ou dans la chambre à coucher du roi, des personnes de la haute société ou des classes aisées,
      • ou le petit meuble conçu pour servir ce type de repas,
      • une ombrelle pouvant également servir de parapluie, également appelée "en-tout-cas",
      • ou un carrosse, une voiture hippomobile.
    • et au sens figuré :
      • une ressource ultime ou transitoire, applicable à une situation imprévue : "Disposer d'un en-cas sous la main".
      • un événement possible, une hypothèse, une éventualité : "Les en-cas d'un périple".

 

"Un TOC" et "Une toque".

  • et une toque, c'est :
    • une coiffure sans bords de forme cylindrique.

on parle par exemple d'une "toque de fourrure".

    • une casquette de jockey, hémisphérique et à visière,

    • une coiffure haute et cylindrique en toile blanche empesée, portée par les cuisiniers,

    • et, par extension, un chef cuisinier, dans un restaurant.

On parle par exemple d'une "grande toque".

Source : www.larousse.fr

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org

"Rendre l'appareil" et "Rendre la pareille".

Ces deux locutions verbales homophones n'ont évidemment absolument pas la même signification :

  • rendre l'appareil à quelqu'un (langage courant) c'est lui restituer une machine,
  • tandis que rendre la pareille à quelqu'un (registre familier), c'est le traiter de la même manière qu'il nous a traité, lui offrir un traitement semblable à celui que l'on a reçu :
    • et cela, que ce soit en bien : il s'agit alors de retourner une faveur.

On dit par exemple : "Après l'accueil chaleureux que j'avais reçu chez mes amis, je me devais de préparer leur séjour chez moi avec soin, afin de leur rendre la pareille".

    • comme en mal : il s'agit alors de se venger, de riposter; d'user du même procédé.

On dit par exemple : "Si tu voyais l'état pitoyable dans lequel Jacques m'a rendu mon voilier ! Je te garantis que je vais lui rendre la monnaie de sa pièce lorsqu'il me prêtera son chalet.".

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il semble malheureusement que de plus en plus de personnes aient tendance à également écrire "rendre l'appareil" et non "rendre la pareille" dans ce second cas.

Ne pas confondre : "Un grolar" et "Un gros lard" !

Un grolar ou pizzly
  • le premier mot, est un mot-valise anglo-saxon (GRizzly-pOLAR), désignant l'animal issu du croisement d'un ours blanc ou ours polaire et d'une femelle grizzly,
  • tandis que la locution "gros lard" désigne familièrement et péjorativement une personne en surpoids, de forte corpulence ou obèse.

Pour cette raison, on a naturellement tendance à privilégier dans notre pays le vocable "PIZZLY", qui est un autre mot-valise anglo-saxon (Polar-grIZZLY), désignant le croisement d'un grizzly et d'une ourse blanche, mais ayant l'avantage de ne pas prêter à confusion... ni à rire !

Voir également mon article sur "les différentes façons non grossières de parler d'une personne en surpoids".

"Avoir l'heure" et "Avoir l'heur de".

Bien que parfaitement homophones, ces deux locutions n'ont naturellement strictement rien à voir :

  • "avoir l'heure", c'est pouvoir connaître l'heure qu'il est, de manière instantanée ; en consultant la montre que l'on porte ou le téléphone portable dont on dispose à portée de main.

Ce qui nous rend susceptible de la "donner" à la personne qui nous en fait la demande ("Auriez-vous l'heure s'il vous plaît ? Pourriez-vous me la donner ?").

"Avoir l'heure" ou "Donner l'heure"

  • tandis que "avoir l'heur de", c'est, dans le registre soutenu, avoir la chance de, avoir le plaisir de.

On dit par exemple : "Si mon projet a l'heur de plaire au président, je gage que je disposerai des moyens nécessaires pour sa mise en oeuvre".

Le mot "heur", qui relève aujourd'hui du registre désuet, signifie en effet "bonne fortune, chance heureuse", et n'est plus guère utilisé de nos jours que dans cette formule et dans le proverbe "Il n'y a qu'heur et malheur".

Ainsi qu'au travers des mots "bonheur" (bon heur) et "malheur" (mal heur).

"Une plainte" et "Une plinthe".

Les deux mots n'ont évidemment strictement rien à voir l'un avec l'autre :

  • une plainte est, selon le cas, :
    • une lamentation, un gémissement exprimant la peine ou la douleur ("Les plaintes d'un blessé"),
    • un bruit long, monocorde et triste ("La plainte sinistre du vent dans la toiture d'un manoir"),
    • l'expression d'un mécontentement, d'un grief ("Susciter des plaintes")
    • ou, en droit, la dénonciation en justice d'une infraction ("Porter plainte").
  • tandis qu'une plinthe est un élément décoratif et utilitaire, constitué d'une bande de faible hauteur, placée au pied des murs, le long du sol, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un bâtiment

À l'intérieur, il s'agit souvent d'une planche de bois, de dix à douze centimètres de hauteur, bordant le bas des murs, à leur jonction avec le plancher.