"Chronique" et "Une chronique".

Ces deux mots relèvent du langage courant.

  • "Chronique" est un adjectif masculin ou féminin signifiant, selon le contexte :
    • à propos d'une maladie : qui dure longtemps, se développe lentement (opposé à "aigu").

On dit par exemple : "Mon père est atteint d'une maladie chronique".

    • ou, à propos d'une chose nuisible : qui dure ou se répète.

On dit par exemple : "Toute la région souffre d'une sécheresse chronique".

  • et "Une chronique" est un substantif féminin désignant selon le contexte :
    • un récit dans lequel les faits sont enregistrés dans l'ordre chronologique,
    • un récit d'événements réels ou imaginaires suivant l'ordre du temps,

On dit par exemple : "Il s'agit de la chronique d'une famille pendant la Première Guerre mondiale",

    • l'ensemble des nouvelles, des bruits qui circulent,

On dit par exemple : "Cette information a défrayé la chronique",

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle d'un journaliste de renom sur des thèmes divers,

On dit par exemple : "Toutes les semaines, Philippe labro assure une chronique dans notre magazine".

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle consacrée à l'actualité dans un domaine particulier,

On dit par exemple : "Je suis très fier de tenir la chronique théâtrale de cette revue".

  • ou : l'ensemble des valeurs qu'une variable statistique prend à différentes époques successives.

Source : www.larousse.fr

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".

"Doux comme un agneau".

"Doux comme un agneau"

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant.

Et elle qualifie, au sens figuré, une personne extrêmement gentille, incapable de méchanceté.

On dit par exemple : "Trente années derrière les barreaux l'ont profondément transformé : il est à présent doux comme un agneau".

Source : www.expressio.fr

"Déterrer la hache de guerre" et "Enterrer la hache de guerre".

Une "hache de guerre" ou "tomahawk"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes militaires relèvent du lange courant.

Elles font référence à une pratique symbolique des guerriers amérindiens, et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Déterrer la hache de guerre" : entrer en conflit ouvert avec quelqu’un,

On dit par exemple : "La SNCF déterre la hache de guerre à l'encontre des fraudeurs".

  • et "Enterrer la hache de guerre" : cesser les hostilités, faire la paix ; décider une trêve avec une personne avec laquelle on est en conflit.

Sources : wiktionary.org et www.dictionnairedesfrancophones.org

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org

"Clap de fin".

Cette locution nominale masculine désigne :

Une claquette ("clap") de cinéma

  • et au sens figuré : l'arrêt de quelque chose.

On dit par exemple : "Clap de fin pour le dispositif d'aide aux éleveurs".

Ou : "Clap de fin pour ce gouvernement, nommé il y a deux ans".

Source : wiktionary.org

"Briser le coeur" et "Fendre le coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du langage courant.

Et elles signifient toutes deux, au sens figuré : infliger une grande souffrance morale et psychologique ; rendre très triste.

On dit par exemple : "Ce type m'a brisé le coeur".

Ou : "Cela me fend le coeur de devoir te refuser mon aide".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la maladie qui peut véritablement vous "Briser le coeur" : "Le tako-tsubo", "La cardiopathie de stress" ou "Le syndrome du coeur brisé".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Délatter" ou "Se délatter".

Ce verbe change de signification et de niveau de langue selon qu'il s'utilise à la forme pronominale ou non.

Il signifie en effet :

  • "Délatter" : ôter des lattes d'un toit, d'un plafond ou d'un parquet, dans le langage courant,

"Délatter" un parquet, c'est à dire : ôter des "lattes" ou "lames"

  • et "Se délatter" : ôter ses souliers ("lattes" en argot), se déchausser, dans le registre argotique.

"Se délatter" (enlever ses chaussures, en argot)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

"En béton".

Une dalle en béton, en train d'être coulée

Cette locution adjectivale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : dans un matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, etc.) au moyen de pâtes faites de ciment, chaux, etc., et d'eau,

On dit par exemple : "Ces piliers en béton sont garantis cinquante ans".

Des poteaux en béton

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • très solide, fiable, à toute épreuve, sans défauts ni lacunes.

On dit par exemple : "J'ai signé un contrat en béton", "Nous avons un dossier en béton" ou "Mon client possède un alibi en béton".

    • ou : très résistant, inaltérable.

On dit par exemple : "Tu peux y aller sans crainte et stocker tous tes cartons : regarde les poutres, c'est du béton".

D'énormes poutres en bois massif

Sources : www.cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr