"Tirer à sa fin" ou "Toucher à sa fin".

Ces deux locutions verbales parfaitement synonymes relèvent du langage courant.

Et elles signifient :

  • au sens propre : arriver à terme, arriver à la fin ; être près de finir, d'être terminé, de se finir, de se terminer.

On dit par exemple : "Le régime est près de s'effondrer : il tire à sa fin".

  • et sens figuré : être près de mourir ; agoniser.

On dit par exemple : "Mon arrière grand-père touche à sa fin".

Source : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com

"Apporter de l'eau au moulin" de quelqu'un.

Cette jolie locution verbale relève du langage courant.

Elle fait naturellement référence au principe du "moulin à eau" ou "moulin hydraulique", qui est une installation destinée à utiliser l'énergie mécanique produite par le courant d'un cours d'eau qui est amenée au moulin par un bief.

Attesté en Europe depuis l'antiquité, ce type de moulin est plus ancien que le moulin à vent. Il se développe parallèlement à la disparition de l'esclavage à partir du IXe siècle. Et est supplanté au XIXe siècle (tout comme le moulin à vent) par l'arrivée de la machine à vapeur, puis par le moteur électrique.

Un moulin à eau

"Apporter de l'eau au moulin" de quelqu'un elle signifie ainsi, au sens figuré : fournir des arguments à un interlocuteur au cours d'un débat, afin de renforcer sa position ou d'étayer sa théorie ou son hypothèse.

On dit par exemple : "Tu me dis que tu as trouvé sous notre lit un porte-jarretelles qui ne t'appartient pas ainsi que deux boîtes de préservatifs vides ! Il semble en effet, ma chérie, que ce nouvel élément apporte de l'eau à ton moulin...".

Sources : wiktionary.org, www.techno-science.net et www.expressio.fr

"M'as-tu-vu" ou "Un m'as-tu-vu".

Un groupe de m'as-tu-vu

J'aime beaucoup ce mot invariable qui relève du langage courant.

  • "M'as-tu-vu" est un adjectif signifiant : prétentieux, vaniteux, ostentoire.

On dit par exemple : "Je ne mettrai jamais ce costume : il est vraiment trop m'as-tu-vu !".

Un costume m'as-tu-vu

Ou : "Je trouve cette cravate un peu m'as-tu-vu".

Une cravate "M'as-tu-vu"

  • et "Un m'as-tu-vu" est un substantif masculin directement hérité de la formule utilisée par les acteurs de théâtre " M'as-tu vu dans tel rôle ?".

Il désignait ainsi autrefois (registre désuet), par dérision : un acteur médiocre.

Et de nos jours, par extension : une personne ayant une haute opinion de soi, et qui aime le montrer, et se montrer.

Sources : wiktionary.org, Le Robert et www.larousse.fr

"Â brûle-pourpoint".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme vestimentaire fait référence au substantif mascuin "Un pourpoint", désignant un ancien vêtement d'homme couvrant le torse.

Un pourpoint de velours noir

Et elle signifie :

  • au sens propre, autrefois (registre désuet) : tout près, au point de pouvoir brûler le pourpoint, en parlant d'une arme à feu dont on pointait le canon vers son adversaire. On dit aujourd'hui "À bout portant".
  • et de nos jours, au sens figuré : sans préparation, sans ménagement, sans détours, brusquement, sans que l'on s'y attende, à l'improviste.

On dit par exemple : "Il a répondu d'une façon maladroite, mais on lui a posé la question à brûle-pourpoint, au sortir du débat".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

Donner ou recevoir "Une volée de bois vert".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • une bastonnade,

On dit par exemple : "J'ai reçu une volée de bois vert en pensionnat lorsque j'ai été surpris en train de m'enfuir en pleine nuit".

    • ou, par extension : une correction, une avoinée (registre argotique), une raclée (registre familier),

On dit par exemple : "Mon fils m'a pris ma voiture sans mon autorisation : je vais lui donner une volée de bois vert à son retour !".

  • et au sens figuré : une vive remontrance, de forts reproches.

On dit par exemple :"Ma prof de maths m'a mis une volée de bois vert en voyant que je l'avais dessinée à poil dans mon cahier".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Stannifère" et "Une stannifère".

  • "Stannifère" est un adjectif désignant : ce qui contient de l'étain.

On parle ainsi d'"alluvion stannifère", de "filon stannifère", de "gisement stannifère", de "granit stannifère" ou de "région stannifère".

Mais également d'"alliage stannifère" ou d'"émail stannifère".

  • et "Une stannifère" est un substantif féminin utilisé dans le domaine de la finance pour désigner un titre d'actionnaire de mines d'étain.

On dit par exemple : "Les stannifères sont en forte hausse".

Source : www.cnrtl.fr

"Ne pas être un cadeau".

Cete locution verbale relève du registre familier.

Et elle s'utilise, au sens figuré, pour qualifier, selon le contexte :

  • une personne désagréable ou incompétente,

On dit par exemple : "Ton oncle c'est pas un cadeau : quand il ne râle pas il boit et quand il ne boit pas il dort !".

  • ou une situation contraignante, déplaisante, contrariante.

On dit par exemple : "Ce nouveau poste n'est pas un cadeau : j'ai plein de nouvelles responsabilités et à peine 100 euros bruts de plus par mois".

Sources : www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Une tête de Turc".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, autrefois (registre désuet) : une sorte de dynamomètre, servant de jeu et d'attraction dans les foires françaises de la fin du XIXe siècle, afin de mesurer sa force, où la partie sur laquelle on frappait avait la forme d’une tête coiffée d’un turban, rappelant l’image stéréotypique d’un Turc.

Un peson ou "tête de turc"

  • et au sens figuré, de nos jours : une personne cible de toutes les moqueries et méchancetés.

On dit par exemple : "Mon pauvre gamin est devenu la tête de Turc de ses camarades et il ne veut plus retourner au collège".

  • et par extension : un bouc émissaire, une personne sur laquelle est rejetée une faute et sur laquelle en retombent les conséquences.

On dit par exemple : "Je ne suis pour rien dans cette affaire : pas question que je serve de tête de Turc !".

Source : wiktionary.org

"Un vernis".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre : un enduit liquide laissant une pellicule brillante, dont on couvre la surface d’une chose pour la décorer, la rendre lisse et luisante, ou pour la préserver de l’action de l’air, de l’humidité, etc.

On parle par exemple du "vernis d'un tableau" ou du "vernis à ongles".

Apposer du vernis à ongles

  • et au sens figuré : une apparence brillante, séduisante, mais superficielle et trompeuse ; qui dissimule la nature réelle de quelqu’un ou de quelque chose.

On dit par exemple : "Sous son vernis d'homme cultivé, ce type est en réalité un parfait ignorant"

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

"Ottoman" et "Un Ottoman".

"Ottoman" est un mot qui nous vient de l’arabe "utmani" dérivé de "utman" ("Ostman" ou "Otman"), du nom du fondateur de la dynastie ottomane, sultan de 1299 à 1326.

  • "Ottoman" est un adjectif signifiant, selon le contexte :
    • relatif à Osman Ier,
    • relatif à l'empire turc jusqu'en 1918,
    • en linguistique : relatif au turc parlé en Turquie, anciennement langue officielle de l'Empire ottoman,
    • ou : relatif à la production artistique propre à la dynastie ottomane.
  • et "L'ottoman" est un substantif désignant, selon le contexte :
    • la langue parlée au Kurdistan, anciennement langue officielle de l’Empire ottoman,
    • ou : une étoffe de soie à trame de coton, et à grosse côtes, utilisée en confection,

Sources : www.lalanguefrancaise.com et XXX

"Faire aux pattes" ou "Prendre aux pattes".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : attrapper, capturer.

On dit par exemple : "I'z'ont fait aux pattes Marco le Calabrais chez Roger le balafré".

Ou : "L'armée ukrainienne va faire aux pattes des milliers de soldats russes sur la rive droite du Dniepr".