"À la maison."

Cette locution adverbiale qui doit probablement interloquer de nombreux étrangers signifie très simplement "Chez soi" ; et cela même si l'on habite en appartement, dans une caravane ou sur une péniche !

On dit par exemple : "J'aime rester à la maison le soir et lire un bon roman, plutôt que de sortir".

"Texto".

  • En dépit de sa consonnance latine, ce petit adverbe du registre familier n'est qu'une simple abréviation du mot "textuellement" ("Text" + "o"), signifiant "l'exacte reproduction d'un propos".

On dit par exemple : "C'est alors, M. le Commissaire, que ce grossier personnage m'a dit texto que je pouvais reprendre mes factures impayées et me les mettre où je pense !"

  • "Texto" a également été, de 2001 à 2009 une marque enregistrée de la société SFR (Société Française du Radiotéléphone) désignant les minimessages téléphoniques ou "SMS" (Short Message Service) ("Service de messages courts").

Mais le mot est aujourd'hui libre d'utilisation.

Source : wikipedia.org

 

"Malvenant" et "Malvenu".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ont naturellement des significations totalement différentes :

  • "malvenant" (registre désuet), qualifie un végétal qui pousse mal ("un arbre malvenant"),
  • tandis que "malvenu" qualifie :
    • au sens propre : une personne qui ne s'est pas pleinement développé.

On dit par exemple : "Les traitements médicaux désormais disponibles limitent le nombre de personnes affectées d'un corps malvenu".

    • et, au sens figuré, :
      • une personne n'ayant pas de motif, de raison, étant peu qualifiée ou fondée pour dire ou faire quelque chose.

On dit par exemple :  "D'accord, mes deux enfants ne sont parvenus en terminale qu'à l'âge de 20 et 21 ans, mais de là à dire que j'étais malvenu pour m'exprimer sur la rigueur et l'exigence parentale en matière de contrôle des devoirs !".

      • ou une personne indésirable, inopportune, venant au mauvais moment.

On dit par exemple :  "Certes, mon avion avait du retard et je n'ai pu arriver chez mon oncle qu'à 3H du matin mais j'ai bien vu que j'étais malvenu".

Source : www.cnrtl.fr

"Pétulant" ou "Pétulante".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu qui signifie :

  • au sens propre : exubérant, fougueux, impétueux, vif,

On dit par exemple : "La pétulante Danièle Evenou" ou "Le pétulant Fabrice Luchini".

  • et au sens figuré : témoignant d'un bouillonnement dans les idées, d'une exubérance dans l'expression.

On parle par exemple d'une "oeuvre pétulante", en parlant d'un artiste.

Ou d'un "style pétulant" en évoquant un orateur.

Source : www.cnrtl.fr

"Via".

"Via" est est l'origine un mot latin signifiant "voie", "route", "chemin", et désignant en particulier les voies romaines, telles que la célèbre "Via Appia" ou "Voie Appienne", construite en 312 av. J.-C. , qui  joignait à l'origine Rome à Capoue, puis fut prolongée jusqu'à Brindisi, sur près de 500 km de longueur.

En français, "Via" est une préposition, directement issue du latin, qui signifie, selon le contexte et le registre de langue :

  • "en passant par" (langage courant),

On dit par exemple : "Je suis allé en Italie via l'Autriche".

  • et "par l'intermédiaire de" dans le registre familier.

On dit par exemple : "La prochaine fois, passe directement via ma secrétaire".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

Les différentes significations... du verbe "Signifier".

Ce verbe du registre soutenu peut avoir différents sens :

  • avoir tel sens, telle définition.

On dit par exemple :"jaimelesmots.com m'explique souvent ce que signifient certains mots".

  • avoir pour sens, être le signe de, impliquer, vouloir dire.

On dit par exemple : "Le comportement de cet homme signifie qu'il est totalement fou !".

  • faire connaître par des signes, des termes parfaitement clairs.

On dit par exemple : "J'ai mis toutes les affaires de mon petit ami sur le palier afin de lui signifier que tout était fini entre nous".

  • faire savoir officiellement, expressément quelque chose à quelqu'un, le lui notifier.

On dit par exemple : "Je vais signifier à mon associé, par voie d'huissier, que je mets fin à notre collaboration."

Source : www.larousse.fr

"Se mêler de ses affaires", "S'occuper de ses fesses", "S'occuper de ses oignons" ou "Se mêler de ses oignons".

Ces quatre expressions de registres de langue différents signifient toutes"Ne pas se mêler des affaires d'autrui".

  • "Se mêler de ses affaires" est une expression du registre familier.

On dit par exemple : "Mêle-toi plutôt de tes affaires et va donc ranger des ta chambre !".

  • "S'occuper de ses fesses" est une expression du registre vulgaire, en forme d'idiotisme corporel, employée au sens figuré.

On dit par exemple :"Je ne t'ai rien demandé : occupe-toi de tes fesses !".

  • Et "S'occuper de ses oignons"et "Se mêler de ses oignons" sont des expressions du registre argotique en forme d'idiotisme alimentaire, employées au sens figuré.

On dit par exemple :"Cela ne te regarde absolument pas : occupe-toi de tes oignons " ou "Mêle-toi de tes oignons !".

"Clore" et "Clôturer".

Les verbes "Clore" et "Clôturer" signifient tous deux "Fermer par une enceinte" et "Terminer, mettre un terme à".

Pour bien les distinguer, on doit donc connaître l’évolution temporelle de ces deux verbes et les critiques et usages qui sont rattachés à leurs sens communs :

  • Le verbe "Clore" vient du latin claudere ("Fermer").

En français moderne, "Clore" est employé au sens figuré de "Déclarer terminé" ou de "Mettre fin à", notamment en parlant d’un débat, d’une discussion ou d'une séance d’assemblée.

"Clore" est un verbe défectif, c’est-à-dire que sa conjugaison est incomplète, certaines formes n’étant plus en usage: seules les formes du présent de l’indicatif au singulier ("Je clos", "Tu clos", "Il clôt"), de l’impératif ("Clos") et du participe passé ("Clos", "Close") sont usuelles.

On dit par exemple : "La séance a été close en fin de journée" ou "Je suis parvenue à clore la discussion avant qu’elle ne dégénère".

Cette conjugaison incomplète s’explique par le fait que des verbes concurrents se sont progressivement substitués au verbe "Clore" dans certains sens :

    • Ainsi "Clore" était autrefois utilisé avec le sens de "Fermer, boucher pour condamner un passage, une ouverture".

Mais cet emploi est maintenant considéré comme vieilli et littéraire et a été remplacé dans la langue générale par des verbes comme "Fermer", "Boucher", "Barricader".

On dit par exemple : "Ce passage vers le grenier a été fermé par les anciens propriétaires de la maison" plutôt que "Ce passage vers le grenier a été clos".

    • De même, "Clore" avait anciennement le sens spatial de "Entourer d’une enceinte, d’une clôture.

Mais ce sens aujourd’hui vieilli est remplacé par des verbes tels que "Clôturer" ou "Entourer".

On dit par exemple : "Nos voisins ont entouré leur propriété d’une clôture" plutôt que "Nos voisins ont clos leur propriété".

  • Le verbe "Clôturer" est dérivé du nom "Clôture", qui est de la même famille que "Clore".
    • Il signifie au sens propre : "Entourer, fermer avec une clôture".

On dit par exemple : "Clôturer une piscine" ou "Clôturer une propriété".

    • mais utiliser le verbe "Clôturer" au sens figuré, comme le verbe "Clore", dans le sens de "Terminer ou déclarer terminée quelque chose" est abusif.

On ne devrait donc pas dire : "Clôturer un festival" ou "Clôturer une séance de travail", mais "Clore un festival" ou "Clore une séance de travail" !

Mais comme le verbe "Clore" ne peut pas être employé dans toutes les formes de conjugaison, "Clôturer" l’a progressivement remplacé dans ce sens et a réussi à s’implanter dans l’usage...

Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca