"Les sanibroyeurs SFA".

Sanibroyeur SFA (Société Française d'Assainissement) (toilettes à broyeur mécanique)

Sans doute vous souvenez-vous des nombreuses publicités télévisées de cette marque de toilettes à broyeur mécanique, qui en a abondamment pollué nos écrans dès les années 1970...

Mais peu d'entre-vous sans doute connaissent la signification de ce sigle ?

Il s'agit de la Société Française d'Assainissement, une entreprise créée en 1958 par l'industriel français Claude Perdriel.

Elle a assuré sa réussite financière et lui a permis de devenir, à partir de novembre 1964, ou il cofonde l'hebdomadaire "Le Nouvel Observateur" avec le journaliste et écrivain français Jean Daniel, l'un des plus importants hommes de presse de notre pays.

"Un dythirambe" et "Dythirambique".

J'aime beaucoup ce substantif et cet adjectif du registre soutenu, souvent mal orthographiés car, il est vrai, peu connus et compliqués à écrire.

Au sens propre, un dythirambe est - dans la Grèce antique - un hymne religieux chanté par un choeur d’hommes accompagné d'un aulos et d'une danse représentant à l'origine l'emprise de Dionysos sur les hommes. Même si des dithyrambes ont été adressés à d'autres divinités grecques, il s'agit avant tout d'une action liturgique célébrée en l’honneur de Dionysos.

Par extension, il désigne aujourd'hui un éloge ou une louange enthousiaste, et souvent excessive.

"Vésical", "Vésicale", "Vésicales" et "Vésicaux".

Ces différents adjectifs signifient relatif/relative/relatives/relatifs à la vessie.

On n'écrit pas : "Dument" ni "Duement" !

Mais : "DÛment" !

Cet adverbe du registre soutenu signifie :

  • au sens propre, dans le domaine administratif ou juridique, et dans le registre soutenu : "Comme il se doit, en bonne et due forme, d'une manière formelle ; selon les formes/normes/règles prescrites ou requises".

On parle par exemple d'une "personne dûment accréditée, assermentée, autorisée, habilitée, informée ou qualifiée".

Ou d'une "chose dûment contrôlée, enregistrée, justifiée, notée, vérifiée".

  • et, au sens figuré, par extension, dans le registre familier, et avec une certaine dose d'ironie : "D'une façon/manière convenable, comme il convient, comme il faut".

On parle par exemple d'un "repas dûment arrosé" pour dire qu'on y a bu de manière... conséquente.

Ou d'un élève "dûment puni" pour dire que son enseignant n'a pas hésiter à le punir sévèrement.

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Être à la notre", "Être au notre", "La notre" et "Le notre" ou "Être aux notres", "Être des notres" et "Les notres" !

Pas plus que l'on n'écrit : "Être à la votre", "Être au votre", "La votre" et "Le votre" ou "Être aux votres", "Être des votres" et "Les votres" !

Mais : "Être à la nÔtre", "Être au nÔtre", "La nÔtre" et "Le nÔtre" ou "Être aux nÔtres", "Être des nÔtres" et "Les nÔtres" !

Et : "Être à la vÔtre", "Être au vÔtre", "La vÔtre" et "Le vÔtre" ou "Être aux vÔtres", "Être des vÔtres" et "Les vÔtres" !

La règle est en effet fort simple, dès lors qu'on la connaît :

  • Si le mot "Notre" ou "Votre" (au singulier uniquement) est immédiatement suivi d'un nom ou d'un groupe nominal, il s'agit de l'adjectif possessif et il s'écrit bien "Notre" ou "Votre" sans accent circonflexe.

On dit par exemple : "Notre jardin est délicieusement arboré" ou "Votre mari est adorable".

  • Mais si l'on trouve, devant le même mot "Notre" ou "Votre" :
    • "à la", "au", "la" ou "le" (au singulier),
    • ou "aux", "des" ou "les" (au pluriel),

... alors le "o" prend un accent circonflexe et devient "ô".

On dit par exemple :

    • Pour "Nôtre" :
      • "À la nÔtre !", "C'est au nÔtre ce chandail ?", "Votre chienne est jolie mais la nÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le nÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à vos filles mais aux nÔtres", "Cet homme est-il des nÔtres ?" et "Quel âge ont les nÔtres ?".
    • Et pour "vôtre" :
      • "À la vÔtre !", "C'est au vÔtre ce chandail ?", "Ma chienne est jolie mais la vÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le vÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à mes filles mais aux vÔtres", "Cet homme est-il des vÔtres ?" et "Quel âge ont les vÔtres ?".

Source : www.projet-voltaire.fr

"Avoir quelque chose en tête", "Avoir une idée derrière la tête" et "Se mettre quelque chose en tête".

Ces trois expressions du langage courant en forme d'idiotisme corporel avec le mot "Tête" ont des significations assez proches :

  • "Avoir quelque chose en tête" c'est en effet projeter, avoir l'intention de faire telle chose.

On dit par exemple : "Mon beau-père a en tête de construire une piscine dans son jardin pour l'été prochain".

  • Tandis que "Avoir une idée derrière la tête", c'est avoir une intention, un projet que l'on ne dévoile pas ouvertement.

On dit par exemple : "La police est arrivée à la conclusion qu'en achetant ainsi en grosse quantité de la poudre, des clous et des autocuiseurs, les deux individus avaient vraisemblablement une idée derrière la tête... Mais laquelle ? Cela demeure un mystère".

  • Et "Se mettre quelque chose dans la tête" ou "Se mettre quelque chose en tête", c'est prendre la résolution de faire quelque chose et s'y tenir obstinément, s'en persuader, s'en convaincre.

On dit par exemple : "Mon voisin s'est mis en tête d'installer un élevage de poules dans son jardin !".

Source : www.larousse.fr

"A cor et à cri"

  • Au sens propre, cette expression de vénerie signifie "à grand bruit, avec les cors (de chasse), les cris des rabatteurs et les aboiements des chiens".
  • Et au sens figuré, dans le registre soutenu, : "avec insistance", "bruyamment".

Ne dites pas : "Un screenshot" !

Mais : "Une capture d'écran" ou "Une CDE" !

Une capture d'écran est une image dont le contenu est celui qui a été affiché à un instant donné sur un écran d'ordinateur, de télévision ou de tout autre dispositif d'affichage.

Cette image est donc semblable à une photo que l'on aurait prise de l'écran à ce même instant en ayant bien pris soin de cadrer uniquement le rectangle d'affichage de l'écran.

Cette fonctionnalité est offerte par la plupart des systèmes d'exploitation actuels, au travers de raccourci clavier ou sous forme d'applications dédiées, mais également par des applications particulières, notamment de dessin, ou encore de vidéo.

Pour la capture d'une image au sein d'une vidéo, on parle plutôt de "Photogramme".

Source : wikipedia.org

Quel est donc le féminin des mots "Prédécesseur" et "Successeur" ?

Voila bien une question qui fait polémique !

  • Concernant le mot "Prédécesseur" (registre soutenu), certains considèrent que celui-ci n’étant ni un titre, ni une fonction, mais une situation, un état, la distinction du genre -donc du sexe - n’est pas pertinente.
    • Le Larousse ou le CNRTL indiquent que ce substantif est toujours masculin, même pour désigner une femme.

Pour d’autres, tout mot peut - ou doit - adopter le genre de la personne désignée :

      • Le Robert, comme l'OQLF retiennent ainsi le terme "Prédécesseure",
      • mais on rencontre également le terme "Prédécesseresse",
      • ou le terme "Prédécesseuse",
      • voire le rarissime et épouvatable "Prédécessrice", cité par le CNRTL.
  • Et concernant le mot "Successeur", son antonyme, sa forme féminine n’est pas encore établie :
    • Elle n’existe pas pour Larousse ou le CNRTL,
    • alors que le Robert et l’OQLF proposent le terme "Successeuse".

L’usage n’ayant à ce jour fixé aucune forme, les différentes propositions sont acceptables.

Source : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.question-orthographe.fr

"Sur la tête d'ma reum !" ou "Sur la vie d'ma reum!".

Relevant du registre argotique et du verlan, ces deux locutions interjectives signifiant "Sur la tête de ma mère !" et "Sur la vie de ma mère !", sont couramment employées par les jeunes pour attester de leur bonne foi ou de leurs intentions.

Elles constituent naturellement de simples ellipses des formes plus traditionnelles "Je te/vous le jure sur la tête de ma mère" ou "Je te/vous le jure sur la vie de ma mère".

Sources : wiktionary.org