"Se prendre le bec" ou "Une prise de bec".

Ces deux expressions en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Assimilant l'être humain à un oiseau, le "bec" désignant bien sûr la "bouche", elles désigne et signifie respectivement, au sens figuré :

  • "Une prise de bec" : une dispute, une altercation.

C'est à dire un échange bref et brutal de propos vifs, de répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Je vais éviter de faire de la fumée avec mon barbecue ce midi, je voudrais éviter une nouvelle prise de bec avec notre voisin".

  • Et "Se prendre le bec" :se disputer, échanger de façon brève et brutale des propos vifs, des répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Mon épouse s'est encore pris le bec avec la gardienne, ce samedi".

Source : www.larousse.fr

"Un symptôme".

Un "symptôme" est :

  • au sens propre, en médecine, : un trouble observable par un patient, qui est la manifestation d'une maladie et de son évolution.

En général, pour une pathologie donnée, les symptômes sont multiples.

Lorsqu'une maladie ne présente aucun symptôme, elle est dite "asymptomatique".

Exemples de symptômes : difficultés respiratoires, douleurs articulaires, douleurs musculaires, éruptions cutanées, maux de gorge, maux de tête, problèmes digestifs, troubles de la vue, etc.

On parle également de "signe fonctionnel".

  • et, au sens figuré, : un signe, un indice avant-coureur d'un phénomène, d'un processus, révélant, manifestant un état de choses.

On dit par exemple : "Cette colère et cette violence sont des symptômes du désespoir de la jeunesse de notre pays".

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"La myrrhe".

On retrouve souvent ce mot dans la Bible, où l'on évoque son parfum.

Le mot "Myrrhe" - avec deux "r" ! - désigne tout à la fois :

  • la gomme ou résine aromatique produite par le "Balsamier" ou "Baumier", également appelé "Arbre à myrrhe", un arbre d'Afrique et d’Asie.

La myrrhe est utilisée :

    • comme composant de médicaments, pour ses propriétés stimulantes et antispasmodiques,
    • en parfumerie, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose,
    • et elle entre dans la composition de la célèbre Bénédictine.

Une bouteille de Bénédictine

L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens :

    • Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et l'utilisaient dans les embaumements.
    • Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte (Exode, XXX).

Et elle fait partie des cadeaux apportés à Jésus par les rois mages.

Mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, comme par exemple dans le verset I:13 : "Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins".

    • Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Aphrodite la poussa à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis.Un balsamier
  • ou cet arbre lui-même.

Il en existe une cinquantaine d'espèces réparties en Inde, à Madagascar, au Sénégal et sur les bords de la mer Rouge, principalement en Somalie, en Éthiopie et au Soudan, ainsi que dans la péninsule Arabique.

Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs
Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs

À la fin de l'été, l'arbuste se couvre de fleurs, tandis que son tronc se boursoufle de noeuds. C'est de ces boursouflures que s'écoule la myrrhe, en petites larmes jaunes que l'on recueille une fois qu'elles ont séché.

La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
De la résine de myrrhe
De la résine de myrrhe

Source : www.noel-de-toujours.com

"Un plafonniste" et "Un plafonnier".

Ces deux substantifs qu'il doit être bien difficile de distinguer pour nos amis apprenants de FLE se rapportent naturellement tous deux aux plafonds.

  • Mais "Plafonniste" est un néologisme désignant un spécialiste des plafonds.

Plafonnier

  • tandis que le mot "Plafonnier" désigne un appareil d'éclairage électrique, directement appliqué sur le plafond, sans suspension.

Plafonnier automobile

Le mot s'utilise notamment pour parler de la lampe d'éclairage fixée au plafond des automobiles.

www.cnrtl.fr

"Un âne bâté".

Cette locution nominale du langage courant désigne :

  • au sens propre : un âne équipé d'un "bât", c'est à dire une selle pour les bêtes de somme sur laquelle on place leur charge.

En veillant naturellement à ce qu'il ne les blesse pas ! ("D'où la célèbre expression "Là où le bât blesse" ou "C'est là que le bât blesse").

  • et au sens figuré, un ignorant, un imbécile.

"Je relies tout Proust en ce moment" et "Je relis tout Proust en ce moment".

Ces deux phrases homophones ont naturellement des signification fort différentes, puisqu'elles utilisent des verbes différents - "Relier" et "Relire" - ayant la particularité d'avoir certaines formes conjuguées homophones ; dont, en l'occurrence, la première personne du singulier, au présent.

Jeune femme reliant un livre (France 2, émission "Télématin")
Jeune femme reliant un livre (France 2, émission "Télématin")
  • "Je relies tout Proust en ce moment" signifie en effet, par ellipse de son prénom, que je procède à la reliure de tous les ouvrages écrits par l'écrivain français Marcel Proust,
Jeune femme relisant un livre
Jeune femme relisant un livre
  • et "Je relis tout Proust en ce moment" signifie, par ellipse toujours, que je lis à nouveau tout ce qu'à écrit ledit écrivain...

Ce qui est à la fois bien courageux et digne d'éloge, car les 7 tomes et les 4 215 pages de son oeuvre maîtresse - "À la recherche du temps perdu" - comptent 9,6 millions de caractères et 1,5 million de mots !

Au passé composé, la confusion ne serait plus possible puisque l'on aurait alors :

  • "J'ai relié tout Proust",
  • et "J'ai relu tout Proust".

Au surplus, la période serait normalement relativement différente :

  • "J'ai relié tout Proust" le mois dernier,
  • et "J'ai relu tout Proust" le semestre dernier...

 

 

 

"La place du mort". De quoi s'agit-il exactement ? Et est-ce bien celle à laquelle on pense le plus souvent ?

Cette périphrase morbide du langage courant désigne le siège passager avant d'un véhicule, réputée être la place la plus exposée en cas d'accident et la plus dangereuse lors d'un choc frontal.

Pourtant, selon une étude statistique effectuée par l'AWSR (Agence Wallonne pour la Sécurité Routière) destinée à connaître la place la plus sûre à bord d’une voiture et ayant analysé la place des passagers grièvement blessés ou tués dans des accidents corporels au cours des années 2007-2016 en Wallonie, ce ne serait finalement pas la place du passager avant qui serait la plus dangereuse, mais la place arrière centrale.

Cela est probablement dû au fait que le taux de port de la ceinture est moins bon à l’arrière et que dans de nombreux véhicules (plus anciens), ces places ne sont pas équipées d’une ceinture à trois points d’ancrage, mais uniquement d’une ceinture ventrale, qui protège moins bien en cas d’accident.

À l’inverse, ce serait la place arrière gauche - juste derrière le conducteur - qui serait la plus sûre.

Vous saurez donc dorénavant où vous installer à l’avenir si vous devez monter comme passager à bord d'une voiture. Merci jaimelesmots.com !

Sources : wiktionary.org et www.vroom.be

"L'office divin", "La liturgie des Heures", "La prière des Heures" ou "Le Bréviaire".

Ces quatre appellations différentes désignent une seule et même chose, à savoir : une prière quotidienne chrétienne, répartie en plusieurs moments de la journée, appelés "offices".

Il y a de 3 à 8 offices par jour selon les systèmes (3 à 7 pour les laïcs).

L'office divin a pris de nombreuses formes au fil des siècles, suivant les diverses confessions chrétiennes, mais le principe est resté le même : prier tout au long de la journée afin de "prier sans cesse".

Source : wikipedia.org

"L'agace" ou "L'agasse".

Pie bavarde

Il s'agit de l'ancien nom de la "pie", encore usité parfois, de nos jours, dans certaines de nos régions.

Et que l'on retrouve dans l'expression en forme d'idiotisme animalier "Les corbeaux ne font pas d'agasses".

La "pie" est un oiseau de la famille des corvidés très répandu en Europe et dans une grande partie de l'Asie, dont il existe de nombreuses sous-espèces. Et que sa morphologie et son plumage noir et blanc caractéristique rendent aisément identifiable.

Source : wikipedia.org

"Des WAGs" et "Une WAG".

  • "WAGs" est un acronyme anglais signifiant "Wives And Girlfriends", c'est à dire "Épouses et petites amies", utilisé par les journalistes pour désigner les compagnes des sportifs professionnels célèbres, et en particulier des joueurs de football.
  • Cet acronyme s'utilise également au singulier, sous la forme WAG, ce qui relève - si l'on veut bien y réfléchir ne serait-ce que quelques secondes - de la pure bêtise, puisqu'il signifie alors "Wife And Girlfriend" ("Épouse ET petite amie").

Le vocable apparaît d'abord dans la presse populaire britannique pour désigner les épouses et les petites amies de joueurs de football célèbres de l'équipe d'Angleterre.À l'instar, par exemple de Victoria Beckham, l'épouse de David Beckham.

Son usage se répand lors de la Coupe du monde de football de 2006, bien que le terme ait déjà été employé auparavant.

Depuis, les acronymes WAGs et WAG sont utilisés par les organes d'information d'autres pays - dont le nôtre, hélas ! - pour décrire les compagnes et partenaires féminines des sportifs en général.

On qualifiait ainsi de WAG l'actrice états-unienne Eva Longoria du temps lorsqu'elle était la compagne du joueur international de basketball français Tony Parker, de 2004 à 2011.

Source : wikipedia.org

Se gargariser.

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, se rincer la bouche et l'arrière-bouche, avec un liquide médicamenteux (en général un antiseptique) en le laissant pénétrer aussi loin que possible et en le repoussant à diverses reprises avant de le rejeter.
  • au sens figuré, dans le registre familier, et de manière péjorative, se délecter avec complaisance et suffisance de quelque chose.

On dit par exemple : "Se gargariser de grands mots".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr