"En remettre une couche".

Cette expression en forme d'idiotisme architectural signifie :

  • au sens propre : repasser une couche d'un produit ou d'une peinture (langage courant),
  • et au sens figuré : recommencer, répéter, insister (registre familier).

Source : wiktionary.org

"Une promotion canapé" et "Une promotion sur les canapés" !

  • "Une promotion canapé" est un avantage (avancement, promotion, embauche) qu'une personne obtient en consentant à avoir des relations sexuelles avec une personne ayant le pouvoir de lui attribuer cet avantage (registre familier).
  • tandis que "Une promotion SUR LES canapéS" désigne :
    • une offre promotionnelle sur les canapés, longs sièges à dossier où plusieurs personnes peuvent s'asseoir ensemble.

Canapé de salon

    • ou une offre promotionnelle sur les canapés, tranches de pain sur lesquelles on dispose une garniture, généralement proposées lors des réceptions.

Canapés pour cocktail ou apéritif

Source : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Le népotisme".

Le "népotisme" désigne l'usage abusif de son autorité pour favoriser l'ascension de sa famille et lui procurer des avantages.

  • Le "népotisme" est originellement la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l'intérêt général.

Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien "nepotismo", lui-même dérivé de "nepote" qui signifie"neveu", par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican. Mais le mot "neveu" à cette époque, est un euphémisme, désignant souvent les propres enfants des ecclésiastiques.

  • Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur. Il est alors synonyme de "favoritisme" (langage courant) ou de "copinage" (registre familier).

Fort heureusement, cette pratique, naturellement blâmable, à laquelle il semble que nombre de nos hommes politiques - entre autres  - aient longtemps eu recours, est aujourd'hui en passe de disparition.

C'est du moins ce dont on ne cesse d'essayer de nous convaincre !

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Merci beau cul !".

Un beau cul

... même si, parfois, l'évidence s'impose !

Mais bien évidemment : "Merci BEAUCOUP !".

C'était, je crois, l'un de mes tout premiers jeux de mots, sinon le premier - je devais avoir 5 ou 6 sans - et je dois reconnaître qu'il me fait toujours sourire...

Un beau cul

"L'inanité".

J'utilise fréquemment ce substantif du registre soutenu que j'apprécie particulièrement et qui désigne :

  • au sens propre, ce qui est vide, sans réalité, sans intérêt.

On parle par exemple de "l'inanité d'une oeuvre ou d'une conversation".

  • et, au sens figuré, ce qui est inutile, futile, vain.

On parle par exemple de "l'inanité d'un travail ou d'une tâche".

Source : www.cnrtl.fr

"La vacuité".

J'aime beaucoup ce substantif du registre soutenu qui désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • l'état de ce qui est vide.

On parle ainsi de la "vacuité d'un contenant" ou de la "vacuité d'un lieu".

    • le fait qu'une femelle ne soit pas gravide, pleine.
  • et au sens figuré :
    • à propos d'une personne, de son esprit : l'absence de pensées, d'idées ; la vacance, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité des propos d'un homme politique".

    • et à propos d'une activité, d'une oeuvre : l'absence de contenu, de consistance ; l'inconsistance, la nullité, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité d'un film ou d'un roman".

Sources : wikipedia.org, Le Robert et www.cnrtl.fr

"Ne pas attacher son chien avec des saucisses".

Je trouve très amusante cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire ou gastronomique, qui signifie, au sens figuré, "Être peu généreux, avare, pingre, radin".

"Avoir perdu la tête" et "Ne pas avoir de tête".

Ces deux expressions du langage courant ne signifient absolument pas la même chose :

  • "Avoir perdu la tête", c'est en effet être devenu fou.

Ou avoir été décapité, autrefois, mais la formule n'a que rarement été utilisée en ce sens, sinon au second degré...

  • tandis que "Ne pas avoir de tête", c'est être terriblement distrait, toujours tout oublier.

"Faire du potin" et "Faire des potins".

Ces deux locutions verbales ont des significations totalement différentes :

  • "Faire du potin" c'est :
    • au sens propre : faire du bruit, du tapage, du boucan, du vacarme.

Le potin en ce sens est un grand bruit, un tapage, un vacarme.

    • et au sens figuré : causer un scandale.
  • tandis que "Faire des potins", c'est médire, cancaner, potiner, colporter des racontars ou des ragots.

Les potins, en ce sens, sont des bavardages, des commérages généralement médisants, des cancans, des racontars ou des ragots.

"Faire cours" ou "Faire court".

Ces deux locutions verbales homophones n'ont naturellement absolument pas la même signification :

  • "Faire cours" c'est "Faire classe, assurer un enseignement".

Dans le cadre de ma croisade en vue de limiter l'emploi du verbe "Faire" (collection "Faire sans" ou : Pour une limitation de l'emploi abusif ou inutile du verbe "Faire") je préconise d'ailleurs l'emploi du verbe "Enseigner" ou de la locution verbale "Donner un cours", plutôt que cette formule "Faire cours".

  • Tandis que "Faire court", c'est "Abréger" ou "Veiller à ne pas faire (trop) long".