"Une blonde hitchcockienne".

Le réalisateur britannique Alfred Hitchcock aurait-il un léger petit faible pour les femmes blondes ?

On peut, je crois, se laisser aller à l'imaginer, si l'on en juge par l'impressionnante galerie d'actrices blondes occupant dans ses films des rôles de premier plan :

  • Anny Ondra ("The manxman" (1929) et "Chantage" (1929)),

Anny Ondra

L'actrice américaine Joan Fontaine

  • Ingrid Bergman ("La maison du Docteur Edwardes" (1945), "Les enchaînés" (1946) et "Les amants du Capricorne" (1949)),

L'actrice suédoise Ingrid Bergman

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"Mickey Rooney".

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur états-unien Joseph Yule Jr., né le 23 septembre 1920 et mort le 6 avril 2014.

Célèbre dès les années 1930 comme enfant vedette, il s'est marié à huit reprises, dont une première fois de manière éphémère (1942-1943), avec l'actrice états-unienne Ava Gardner.

Mickey Rooney et AVa Gardner

Réalisateur, producteur, scénariste et compositeur, il a tourné dix décennies durant, de 1927 à 2014, c'est à dire de 7 à 94 ans !

 

 

 

 

 

 

 

Et il a tourné son dernier film "La nuit au musée : Le secret des pharaons" (2014) quelques semaines à peine avant sa mort.

Mickey Rooney

Source : wikipedia.org

"Lana Turner".

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice états-unienne Julia Jean Mildred Frances Turner, née le 8 février 1921 et morte le 29 juin 1995.

Elle change de prénom en 1937, à la demande du réalisateur Mervyn Le Roy, réputé grand découvreur de talents, qui la repère parmi les figurantes de "Une étoile est née" de William Wellman.

Le Roy détecte en elle un potentiel et lui donne un second rôle marquant dans le drame social, "La ville gronde" (1937). Lana Turner se fait surtout remarquer dans ce film par le port d'un chandail qui moule remarquablement ses formes. Grâce à ces chandails, trop petits pour elle, on la surnomme "Sweater girl" ("La fille au chandail") et elle devient une idole pour la jeunesse.

Lana Turner fait partie de la mythologie hollywoodienne. Incarnation du glamour hollywoodien, elle fut pendant près de 20 ans une des plus grandes vedettes de la Metro-Goldwyn-Mayer.

C'est en 1946, avec le sulfureux "Le facteur sonne toujours deux fois" et son rôle de femme fatale, qu'elle marque à jamais la mémoire des cinéphiles ; mais pas la mienne car je ne l'ai personnellement jamais apprécié.

Lana Turner dans "Le facteur sonne toujours deux fois" (1946)

 

L'année 1958 est celle du drame : la fille de Lana Turner, Cheryl Crane, âgée de quatorze ans, assiste à une violente dispute entre sa mère et son amant de l'époque, le gangster Johnny Stompanato, avec qui elle entretient une relation tumultueuse, et qu'elle n'arrive pas à quitter. Cheryl le poignarde, en voulant défendre sa mère, terrorisée par celui-ci, qui menace de la tuer. Le scandale est énorme. Les journaux et les chaînes de télévision font leurs choux gras de cette triste affaire. Accusée d'homicide légitime, Cheryl Crane quitte libre le tribunal, après 18 jours d'emprisonnement, l'enquête ayant établi qu'elle avait agi pour protéger sa mère.

Le tout Hollywood se demande si la carrière de la vedette n'est pas finie. Mais malgré le scandale, Lana Turner effectue l'année suivante une rentrée triomphale avec le flamboyant mélodrame de Douglas Sirk, "Mirage de la vie" (1959). Les énormes recettes du film remettent à flots les studios Universal Pictures, alors en proie aux plus graves difficultés financières, et mettent Lana Turner à l'abri financièrement, car elle possède 50 % des profits nets du film, percevant onze millions de dollars pour la seule première année d'exploitation mondiale !

Affiche du film "Mirage de la vie"

À partir de cette période, Lana Turner tourne peu et ses quelques films sont loin d'être marquants

Ses liaisons masculines furent innombrables : Howard Hughes, Tyrone Power, Fernando Lamas, Peter Lawford, Errol Flynn, Robert Taylor, Mickey Rooney et Frank Sinatra, pour ne citer que les plus célèbres.

Et elle se maria sept fois ; dont la première, de manière très éphémère (7 mois) avec le clarinettiste et chef d'orchestre de jazz états-unien Artie Shaw.

Source : wikipedia.org

"Claude Jade".

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Claude Jorré, née le 8 octobre 1948 et morte le 1er décembre 2006.

Actrice fétiche du réalisateur français François Truffaut, qui a fait d'elle "La petite fiancée du cinéma français", elle est devenue célèbre grâce à son rôle de Christine Darbon, la petite amie, l'épouse, puis la femme divorcée d'Antoine Doinel, dans le cycle de films : "Baisers volés" (1968), "Domicile conjugal" (1970) et "L'Amour en fuite" (1978).

Son rôle dans "L'Étau", réalisé en 1968 par le réalisateur britannique Alfred Hitchcock - qui l'avait embauché sur les conseils de François Truffaut -, lui vaut d'appartenir à la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".

"Francis Ford".

Francis Ford, le frère aîné de John Ford

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur, scénariste et réalisateur états-unien d'origine irlandaise Francis Joseph Feeney, né le 14 août 1881 et mort le 5 septembre 1953.

Parti pour la Californie en 1909 avec Gaston Méliès (le frère aîné du célèbre réalisateur français Georges Méliès), il y devient acteur et réalisateur pour les studios Universal.

Ayant connu une ascension rapide aux premiers temps de l'industrie du cinéma, il a vu sa carrière décliner au moment de l'essor de celle de son jeune frère qu'il a fait débuter sous le nom de "Jack Ford", puis "John Ford" et qui est devenu l'un des plus importants réalisateurs états-uniens.

John Ford

Sa très importante filmographie compte près de 200 films comme réalisateur et près de 500 comme acteur.

Source : wikipedia.org

"Janet Leigh".

Janet Leigh dans "Psychose" (1960)

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice états-unienne Jeanette Helen Morrison, née le 6 juillet 1927 et morte le 3 octobre 2004.

Janet Leigh dans "Psychose" (1960)

Elle est notamment connue pour son interprétation de Marion Crane dans le film "Psychose", réalisé en 1960 par le metteur en scène britannique d’Alfred Hitchcock, qui lui vaut d'appartenir à jamais à la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".

Elle a épousé en troisième noce l'acteur états-unien Tony Curtis, dont elle a eu deux filles, devenues elles aussi actrices : Kelly Curtis et Jamie Lee Curtis.

Jamie Lee Curtis, sa petite soeur Kelly et leurs parents, les acteurs vedettes états-uniens Tony Curtis et Janet Leigh

Source : wikipedia.fr

"André Cayatte".

André Cayatte

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur français Marcel Truc, né le 3 février 1909 et mort le 6 février 1989.

"André Cayatte" est également un nom de plume, puisque cet avocat de formation a publié différents romans et essais sous ce nom ; son oeuvre poétique étant signée "Armand Tréguière".

À partir de l'évocation de faits divers réels, son œuvre cinématographique interpelle le spectateur sur des sujets de société, tels que la corruption, l'abus de pouvoir, la délation, la pédophilie, l'euthanasie, la chirurgie esthétique, la bombe atomique, la réconciliation franco-allemande, la peine de mort, etc.

Ses trente films, dont de nombreux succès malgré une censure récurrente, ont ainsi mis en procès une société en voie de déshumanisation et formé un unique plaidoyer contre tout ce qui dans la modernité condamne l'individu, et tout spécialement le système judiciaire et le conformisme dont il se soutient.

Adolescent dans les années 1970, je me souviens avoir régulièrement entendu mon père dénoncer avec véhémence les films de ce réalisateur engagé, arguant de ce que "Chez Cayatte, ce n'est pas compliqué : il n'y a que des victimes innocentes injustement condamnées !".

Source : wikipedia.org

"Les héros sont fatigués".

Affiche du film français "Les héros sont fatigués"

Cette locution verbale est, à l'origine, le titre d'un roman français de Christine Garnier, paru en 1953.

"Les héros sont fatigués" édition originale du roman français de Christine Garnier (1953)

Le livre a été adapté au cinéma en 1954 par Yves Ciampi.

Et l'on retrouve au générique de ce film français sorti en 1955 : Yves Montand, Maria Félix, les allemands Curd Jürgens et Gert Fröbe, ainsi que le futur réalisateur à succès Gérard Oury .

Source : wikipedia.org

"VF", "VO", "VOST", "VOSTF", "VOSTFR" ou "VM".

Ces cinq sigles désignent les différentes versions d'un film étranger (ou d'un programme : téléfilm, feuilletons, etc.) proposées au public :

  • VF (Version Française) : le film est doublé en français. C'est la version traditionnellement retenue dans notre pays par les chaînes de télévision grand public, le téléspectateur français étant considéré comme peu polyglotte.

Et il ne risque guère de le devenir en partant de ce principe ! À la différence de nos voisins, néerlandais ou scandinaves, par exemple, qui parlent souvent beaucoup mieux et bien plus fréquemment l'anglais que nous, pour avoir notamment été habitués depuis leur plus jeune âge à regarder films et séries anglo-saxonnes en VOST, leurs langues nationales étant trop peu pratiquées dans le monde pour pouvoir rentabiliser un doublage.

  • VO (Version Originale) : le film est projeté dans sa langue d'origine.
  • VOST (Version Originale Sous-Titrée) : le film est diffusé dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en bas de l’écran.
  • VOSTF (Version Originale Sous-Titres Français) ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres FRançais) : le film est projeté dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en français en bas de l’écran.

C'est évidemment la seule et unique version acceptable pour le cinéphile. Sauf naturellement à ce qu'il maîtrise suffisamment la langue du film pour pouvoir se passer de sous-titrage ; ce qui - je puis vous l'assurer - finit par arriver si l'on est un spectateur acharné. J'ai ainsi récemment revu avec ma fille de 13 ans le superbe "Casino" de Martin Scorsese, sorti en 1995. Et nous avons mis près de dix minutes avant de nous apercevoir que nous avions oublié de programmer les sous-titrages pour visionner la seconde partie du film, située au verso du DVD !

Exemple de film en VOSTF ou VOSTFR (Version Originale Sous-Titres F(R)ançais)

  • VM (Version Multilingue) : le film est proposé simultanément en VO (Version Originale), sous-titré en français (VOSTF) ou doublé en français (VF).

Cette option qui offre une grande flexibilité permettant de satisfaire tous les publics est de plus en plus offerte par les chaînes de télévision française ces dernières années.

Nullissime comme je le suis dès lors qu'il s'agit de technologie, j'ai mis plusieurs années à comprendre comment cela pouvait bien fonctionner, et cela alors même qu'il ne s'agissait pourtant que d'appuyer sur le bouton "Langues" de ma télécommande.

"Karen Black".

L'actrice américaine Karen Black

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice états-unienne Karen Ziegler, née le 1er juillet 1939 et morte le 8 août 2013.

Son rôle dans "Complot de famille", en 1976, lui vaut d'appartenir à la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".