Suis-je véritablement un père indigne ?

Affiche du film français de 1939 de Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara "Fric-Frac"

La scène se déroule en 2011. Ma fille cadette a 6 ans et j'ai pris à la maison pour deux jours une petite camarade à elle, afin de leur faire plaisir.

Pour l'heure, néanmoins, nous sommes dans la salle d'attente de l'ORL chez qui ma fille avait un rendez-vous fixé de longue date et que je ne pouvais annuler.

La salle d'attente est pleine de personnes du troisième et quatrième âge, qui, pour plusieurs d'entre elles, m'adressent des sourires bienveillants et chaleureux tellement les deux fillettes se révèlent sages et discrètes malgré l'attente.

Après avoir regardé des magazines pour enfants et dessiné avec les feutres et le papier que j'avais pris soin d'amener afin de les occuper, le cas échéant, ma fille et sa petite copine conversent tranquillement.

Ma fille : ""Qu'est-ce que t'as fait hier quand il pleuvait ?".

La copine : "J'ai regardé le DVD du Roi lion ! Et toi ?".

Ma fille : "Moi j'ai regardé un film que j'adore, avec mon acteur préféré et mon actrice préférée".

La copine : "C'est quoi comme film ?".

Ma fille : "Fric-frac ! C'est un vieux film en noir et blanc, avec Fernandel et Arletty !"

La copine : "J'connais pas !".

Et pour cause ! Imaginez seulement la tête de l'assistance, se demandant avec consternation à quelle fréquence j'obligeais ma pauvre fillette de 6 ans à regarder ainsi de vieux films en noir et blanc tels que ce petit bijou de 1939, réalisé par Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara, et évoqué par ma fille avec autant d'enthousiasme...

"De père en fils" ou Quand des fils et filles de réalisateurs célèbres exercent le même métier que leur père.

La technique cinématographique

La campagne électorale présidentielle française, nous a rappelé, fin 2016, à quel point nos hommes politiques étaient enclins à faire travailler - voire à fournir des emplois fictifs - aux différents membres de leur famille, qu'il s'agisse de leurs épouses ou compagnes ou de leur progéniture. Népotisme quand tu nous tiens !

Pourtant, tous ceux qui - comme moi - prennent systématiquement le temps de lire de manière scrupuleuse et détaillée l'intégralité des génériques de films (malade, moi ? Mais pas du tout, voyons ! Peut-être très légèrement atteint d'un soupçon de maniaquerie obsessionnelle compulsive à caractère compilatoire, mais rien de plus, croyez-moi ! Mon psychiatre vous le confirmera) vous le diront : s'il est bien un domaine dans lequel les "fils de", "filles de", "frères de" ou "soeurs de" sont bien légion, c'est davantage le cinéma.

Amusez-vous donc à scruter de temps en temps par le menu lesdits génériques et vous serez surpris par le nombre de patronymes célèbres que l'on peut y retrouver, nos plus glorieux acteurs, réalisateurs ou producteurs ne rechignant manifestement guère à favoriser le recours aux différents membres de leurs familles ou fratries.

Mais est-on bien certains que nos bouchers et boulangers agissent très différemment ?

Quoi qu'il en soit, que ce soit en France ou outre-Atlantique, nombreux sont les enfants de metteurs en scène de cinéma à réaliser eux aussi des films.

EN FRANCE :

Les précurseurs sont incontestablement Maurice Tourneur (dont les oeuvres s'échelonnent de 1913 à 1948) et Max Ophüls (de 1931 à 1955), qui ont commencé leur carrière bien avant la seconde guerre mondiale.

Et leurs fils, le franco-américain Jacques Tourneur (1931-1965) et le documentariste Marcel Ophüls (1957-2013) ont donné leurs premiers tours de manivelle avant les années soixante.

J'ai dénombré par la suite au moins six autres "papas réalisateurs", tout aussi célèbres, qui ont tous débuté au tournant des années soixante :

Denys de la Patellière (1955-1973), tout d'abord. Mais aussi Pierre Schoenderffer (1958-2004), qui était également romancier et adaptait souvent ses propres livres. François Leterrier (1961-1991) et Pierre Granier-Defferre (1961-1995), ensuite.

Ainsi que le célèbre producteur Claude Berri (né Langmann)(1964-2009). Et Peter Kassovitz (1964-2007), qui a beaucoup tourné pour la télévision.

Et ,enfin, Bertrand Tavernier (1964-2016), par ailleurs président de l'Institut Lumière ou Robert Enrico (1956-1999).

À l'image de leurs aînés, leur progéniture masculine a également choisi le métier de réalisateur : Alexandre de la Patellière (2012), Frédéric Schoendorffer (2000-2016), Louis Leterrier (2002-2015) et Denys Granier-Defferre (1982-2009), tout d'abord. Mais également Thomas Langmann (2008-2012), par ailleurs acteur puis producteur. Et, enfin, l'acteur Mathieu Kassovitz (1993-2011), Jérôme Enrico et le documentariste Nils Tavernier (2005-2013).

S'ils n'égalent pas forcément toujours le souvenir de leurs pères dans la mémoire des cinéphiles, force est de constater qu'ils sont, à tout le moins, parvenu à se faire un prénom.

OUTRE-ATLANTIQUE :

Ce phénomène semble cependant relativement moins notable et seuls les états-uniens Francis Ford Coppola (1963-2012) et Oliver Stone (1974-2016) ou le canadien David Cronenberg (1969-2014) semblent avoir fait école au sein du clan familial.

Et ce n'est pas leur faire injure que de remarquer que si Sofia Coppola (1999-2017) a su en quelques films, se forger une solide réputation de réalisatrice, les deux autres, Brandon Cronenberg (2012) et Sean Stone (2012) ne sont encore que de simples débutants.

AILLEURS :

La même remarque peut être faite concernant le suisse Barbet Schroder (1969-2016) et sa fille Laura Schroder (2012-2017).

"Un Picsou".

Cette formule désigne une personne extrêmement avare, en référence au personnage de dessin animé "Balthazar Picsou", créé en 1947 par le dessinateur états-unien Carl Barks pour le compte de Walt Disney.

Ce canard "le plus riche du monde", réputé pour son avarice et son côté aventurier, est l'oncle de "Donald (Duck)", le canard grincheux en costume marin, apparu le 9 juin 1934 dans le court-métrage "Une petite poule avisée". D'où son surnom d'"Oncle Picsou".

Son nom original, "Scrooge McDuck", est inspiré du personnage "Ebenezer Scrooge" créé en 1843 par l'écrivain britannique Charles Dickens dans son célèbre conte "Un chant de Noël". Le "Mc" (abréviation de "Mac") apposé à son nom de famille ("Duck") rappelle ses origines écossaises.

En France, c'est sous le nom d'"Oncle Harpagon", inspiré du personnage central de "L'Avare" de Molière, "Harpagon", qu'il apparaît tout d'abord, en 1949, dans "Donald et le Secret du donjon".

Dans les années 1950, il est appelé plusieurs fois "Oncle Edgar".

Ou "Oncle Jérémie McDuck" en Belgique. Avant d'adopter définitivement le nom de "Balthazar Picsou" le 21 décembre 1952 dans une histoire publiée dans le "Journal de Mickey", "Donald et la Lettre au père Noël" ("Letter to Santa"). Un nom qui aurait été choisi par Raymond Calame, alors rédacteur en chef.

Le prénom d'"Omer" lui sera néanmoins attribué dans une histoire publiée en 1956 dans le "Journal de Mickey", "Oncle Picsou gagne toujours" ("The tuckered tiger").

Dans "La Montre de famille", on apprend que c'est à son arrivée en Amérique que Picsou, qui s'appelait alors "Balthazar McPicsou", décida de supprimer la particule "Mac" de son nom. Et la version française de l'arbre généalogique dessiné par Don Rosa confirme que Picsou et ses deux soeurs, Matilda et Hortense, sont les premiers du clan à avoir "américanisé" leur nom de famille. Dans "La Jeunesse de Picsou", Don Rosa donne à Picsou le surnom de "Buck McDuck", traduit dans les versions françaises par "Buck Picsou", durant ses premières années en Amérique.

Enfin, curieusement, au Québec, dans les revues des éditions Héritage, le personnage se nomme "Picsou" alors que le nom de "Scrooge" est utilisé sur la couverture...

Sur le même thème, je vous recommande mon article sur toutes les façons de dire "Être avare".

Source : wikipedia.org

Morris aimait manifestement beaucoup les films de John Wayne... et ne se torturait guère les méninges pour trouver les titres d'une partie des albums de Lucky Luke !

Né en 1923 , le jeune Morris a connu l'âge d'or du western hollywoodien et manifestement beaucoup fréquenté les salles obscures durant sa jeunesse.

Avec, sans doute, vous allez pouvoir le constater, une affection toute particulière pour les westerns et pour le jeune acteur états-unien John Wayne !

Ce sont en effet pas moins de sept albums de Lucky Luke, dont les titres sont directement inspirés - quand ce n'est pas purement et simplement décalqués - sur les titres français ou originaux de films états-uniens ; dont cinq avec John Wayne !

Couverture de l'album de Lucky Luke "Arizona".

  • "Arizona", troisième album de la série (1951) reprend ainsi directement le titre du film états-unien "Arizona" ("The virtuous wife") (1931) de George B. Seitz, avec John Wayne.

Couverture de l'album de Lucky Luke "Sous le ciel de l'Ouest".Jaquette du film "Sous le ciel d'Arizona".

  • "Sous le ciel de l'Ouest", quatrième album de la série (1952), s'inspire très largement du film états-unien "Sous le ciel d'Arizona" ("Neath the Arizona skies") (1934) de Harry L. Fraser, également avec John Wayne.

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"Comment faire battre des montagnes"...

Chandail rouge pour enfant

La scène se passe en décembre 1998, à Paris (75). Ma fille aînée a 3 ans et demi et nous sommes allés au cinéma voir un film d'animation avec un couple d'amis et leur fille.

Comme nous nous sommes à l'évidence profondément assoupis tous les deux sur la fin, nous nous faisons légèrement chambrer par mon ami pendant que nous nous rhabillons à moitié endormis ; ce qui n'est manifestement pas du goût de ma fille.

Celle-ci est extrêmement débrouillarde et je la laisse donc se rhabiller seule malgré son jeune âge (chaudement car il gèle à pierre fendre) en bougonnant ; me contentant de finir de remonter la fermeture à glissière de son anorak et d'ajuster son écharpe et son bonnet.

Une fois parvenus au véhicule de mes amis, toutefois, je m'inquiète soudain de savoir si ma fille a bien mis son chandail avant d'enfiler son anorak...

Moi : "Au fait, ma chérie, tu as bien mis ton chandail sous ton anorak ?

Ma fille : Bien ennuyée par la question... "Ah non papa : j'ai oublié de le mettre" !

Moi : "Mais c'est pas vrai ! Alors il est resté là-bas, dans la salle ; heureusement que j'y pense maintenant..."

Mon ami : "Que se passe t-il ?"

Moi : "Ma fille a oublié son chandail dans la salle ; attendez-moi au chaud dans la voiture : j'y retourne et je reviens aussi vite que possible, c'est à 200 mètres à peine".

Mon ami : "Je viens avec toi ; on trouvera plus rapidement : la salle était immense".

Arrivés dans le hall d'accueil du cinéma, nous nous apprêtons à retourner dans la salle où nous étions dix minutes plus tôt, lorsque une ouvreuse nous apostrophe en nous demandant ce que nous faisons...

Mon ami : "La fille de mon ami a oublié son chandail dans la salle et nous allons le chercher vite fait".

L'ouvreuse : "Ah non messieurs, vous ne pouvez pas retourner dans la salle car il y a déjà des spectateurs pour la prochaine séance. Mais je peux envoyer quelqu'un vous le chercher. Comment est-il et où étiez vous assis s'il vous plaît ?".

Moi : "C'est un chandail rouge pour enfant de 7-8 ans (oui ; je sais : nous sommes assez costauds dans la famille !) et nous étions assis vers le milieu de la salle...".

Mais la personne partie dans la salle revient, à peine deux minutes plus tard, les mains vides en nous affirmant qu'il n'y a aucun vêtement oublié dans la salle...

Mon ami commence alors à s'agacer, expliquant qu'un petit chandail rouge ayant glissé entre des fauteuils rigoureusement de la même couleur ne se repère certainement pas facilement. Et que ce n'est pas en une minute qu'une seule personne peut ainsi affirmer de façon péremptoire que le vêtement en question n'est pas là.

Les deux jeunes femmes n'apprécient pas la remarque et le ton commence à monter. L'arrivée de plusieurs autres membres du personnel  ne fait malheureusement qu'envenimer les choses ; mon ami s'énervant réellement et commençant à bousculer tout ce petit monde afin de pénétrer en force dans la salle : "Viens Jipé, on va le retrouver ce chandail !".

Bien que d'ordinaire - à l'époque tout du moins ; je me suis calmé avec l'âge... - prompt à ce genre de pratique, je fais cependant preuve cette fois-là - très étonnamment - d'une grande sagesse et parviens à convaincre mon ami excédé de sortir avant que les choses ne dégénèrent, en lui expliquant que l'on n'allait tout de même pas mettre ce cinéma à sac pour un simple chandail !

Une fois sur le trottoir et jusqu'à la voiture, mon ami continue de maugréer tout ce qu'il sait, pestant à cor et à cri contre ce fichu cinéma !

Il finit tout de même par se calmer durant le trajet qui nous mène au restaurant chinois dans lequel il nous avait tous invité à dîner ce soir là. Et c'est donc détendus et contents de nous retrouver bien au chaud que nous nous installons tous autour d'une grande table ronde.

À peine déshabillé et assis, cependant, mon visage se fige soudainement, attirant un regard interrogatif de mon ami. Atterré, je lui indique alors ma fille du menton, mais il ne comprend pas...

Mon ami : "Qu'est-ce qu'elle a ta fille Jipé ?".

Moi : "Le chandail : elle l'a sur elle !"...

Mon ami : "Oh p....n ; c'est pas vrai !".

Ayant ôté son anorak, ma fille - tout sourire et toute fière, les baguettes à la main - arborait paisiblement son joli petit chandail rouge pour lequel mon ami avait failli se battre 25 minutes plus tôt !

Si cela ne s'appelle pas faire battre des montagnes !

50 Cent

Le rappeur américain 50 cent

50 Cent (prononcer fif-ti-sènt) est le nom d'artiste du rappeur états-unien Curtis James Jackson III, né le 6 juillet 1975.

Également compositeur, producteur de musique et acteur, 50 Cent a appartenu au collectif de rap East Coast G-Unit et fondé le label G-Unit Records en 2003.

"John Wayne".

John Wayne

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur états-unien Marion Mitchell Morrison, né Marion Robert Morrison le 26 mai 1907 et mort le 11 juin 1979.

John Wayne jeune

Au cours de ses cinquante ans de carrière (1926-1976), il a joué dans près de 180 films : notamment des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques.

Mais c'est naturellement dans ses très nombreux westerns que John Wayne s'est réellement imposé, particulièrement sous la direction de deux réalisateurs :

  • John Ford : "La Chevauchée fantastique" (1939), "Le Massacre de Fort Apache" (1948), "Le fils du désert" (1948), "La Charge héroïque" (1949), "Rio Grande" (1950), "La Prisonnière du désert" (1956) ou encore "L'Homme qui tua Liberty Valance" (1962),

Affiche du film "La chevauchée fantastique"Affiche du film "Le massacre de Fort-Apache"

Affiche du film "La charge héroïque"Affiche du film "Rio Grande"

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"Les crevettes pailletées".

Il s'agit d'une équipe de water-polo constitués de sportifs homosexuels, qui parcourt le monde depuis 2012.

Son histoire a inspiré les réalisateurs français Cédric Le Gallo et Maxime Govare, qui en ont tiré l'histoire de leur film "Les crevettes pailletées", sorti en 2019.