"Ventouser".

Ce verbe peut désigner, selon le contexte, deux pratiques très différentes :

  • il s'agissait autrefois, pour un médecin, de poser des ventouses,
  • mais il désigne aujourd'hui, dans le milieu du cinéma, le fait de s’approprier des places dans une rue pour permettre d'y stationner, lors d’un tournage de film, sa régie et ses décors.

Cette activité peu connue du grand public, est également désignée sous l'appellation "Faire de la ventouse". Elle est pourtant absolument essentielle au bon déroulement des tournages en extérieur, car, s'il n'est pas permis de réserver officiellement des emplacements dans une rue, certaines villes, comme Paris (75), tolère le "ventousage".

Ainsi, si vous habitez cette ville, où y avez séjourné de manière durable, peut-être avez-vous remarqué parfois, le soir, en bas de chez vous, d'étranges individus empêchant  le stationnement à l'aide de cônes de chantier et de rubans jaunes, avant de retrouver, garés au petit matin des camions techniques ou des véhicules d’un autre temps, dans le cas d'un tournage de film d'époque.

Pour cela, des hommes, les "ventouseurs", ont surveillé 24h/24h, plusieurs jours à l’avance, la rue choisie par la production.
Et se la sont approprié petit à petit avec patience, ténacité, mais aussi ruse et gentillesse. Avec l’aide des commerçants et des habitants de leur connaissance, face aux riverains souvent peu enclins à devoir céder leur stationnement.

Source ; wikipedia.org

Ne dites pas : "Un feel good movie" ou "Un feel good book" ni même "Un roman feel good" !

Mais : "Un film RÉCONFORTANT", "Un livre QUI REMONTE LE MORAL" ou "Un roman QUI MET DE BONNE HUMEUR" !

"Anny Ondra".

Anny Ondra

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice tchèque Anna Sophie Ondrakova, née le 15 mai 1902 et morte le 28 février 1987.

Aujourd'hui largement oubliée du grand public - et même de nombreux cinéphiles, hélas - elle demeure pourtant, à jamais, la première de la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".

L'acteur danois Carl Brisson et l'actrice tchèque Anny Ondra dans "The manxman" (littéralement, "L'homme de l'île de Man") réalisé en 1928 par Alfred Hitchcock et sorti en 1929
L'acteur danois Carl Brisson et l'actrice tchèque Anny Ondra dans "The manxman" (littéralement, "L'homme de l'île de Man") réalisé en 1928 par Alfred Hitchcock et sorti en 1929

Elle a en effet été l'héroïne du dernier film muet du maître du suspense : "The manxman" (1929).

L'acteur anglais John Longden et l'actrice tchèque Anny Ondra, face à l'acteur anglais Charles Paton, dans le film anglais "Chantage", réalisé en 1929 par Alfred Hitchcock
L'acteur anglais John Longden et l'actrice tchèque Anny Ondra, face à l'acteur anglais Charles Paton, dans le film anglais "Chantage", réalisé en 1929 par Alfred Hitchcock (Collection Christophe)

Et de son premier film parlant ("Chantage") (1929), pour lequel elle a été doublé, en raison de son trop fort accent.

Vedette du cinéma tchèque, elle joue dans plus de quarante films en Bohême, en Autriche et en Allemagne jusqu’en 1928, principalement sous la direction de l'acteur tchèque devenu réalisateur Karel Lamac, dont elle devient la compagne.

Cette année-là, en effet elle signe un contrat avec la BIP (British International Pictures). Elle y rencontre Alfred Hitchcock, avec qui tourne les deux films évoqués.

Cela ne marque pas pour autant le deuil de sa carrière, puisqu'elle jouera encore dans une quarantaine de films en Allemagne, en France et en Tchécoslovaquie.

Avant de faire sa dernière apparition à l'écran en 1957.

Vie privée

L'acteur, réalisateur et producteur tchèque Karel Lamac, également connu sous les noms germanisé de Carl Lamac et francisé ou anglicisé de Charles Lamac
L'acteur, réalisateur et producteur tchèque Karel Lamac, également connu sous les noms germanisé de Carl Lamac et francisé ou anglicisé de Charles Lamac

Elle a été la compagne du célèbre acteur et réalisateur tchèque Karel Lamac, avec lequel elle a créé la société de production allemande Ondra-Lamac-Film, en 1930, qui produira jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, malgré leur séparation.

L'actrice tchèque Anny Ondra et le champion de boxe allemand Max Schmeling, le jour de leur mariage, en 1933
L'actrice tchèque Anny Ondra et son époux, le champion de boxe allemand Max Schmeling, le jour de leur mariage, en 1933

Puis, en 1933, l'épouse du célèbre champion de boxe allemand Max Schmeling (28 septembre 1905 - 2 février 2005 à Wenzendorf), qui fut le premier boxeur européen champion du monde des poids lourds, entre 1930 et 1932, avant de devenir, dans les années 1950, un important responsable de Coca-Cola Europe en Allemagne.

Le champion de boxe allemand Max Schmeling, premier européen sacré champion du monde de boxe, entre 1930 et 1932

Et demeure considéré, aujourd'hui encore, comme le huitième meilleur boxeur poids lourd de tous les temps par le site BoxRex.com.

Source : wikipedia.org

"Marie-José Nat".

Marie-José Nat

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Marie-José Benhalassa, née le 22 avril 1940 et morte le 10 octobre 2019.

L'actrice française Marie-José Nat  L'actrice française Marie-José Nat

Mannequin, elle remporte en 1955 un concours du magazine "Femmes d'aujourd'hui" qui lui permet de devenir la partenaire de l'acteur français Jean-Claude Pascal dans un roman-photo intitulé "L'amour est un songe". Au cours du tournage, celui-ci lui trouve son pseudonyme, "Nat", en raison des longues tresses qui entourent son visage.

Elle a été successivement l'épouse de :

L'actrice française Marie-José Nat et son premier mari, l'acteur français Roger Dumas

  • l'acteur et parolier français Roger Dumas (1960-1962), rencontré en 1959 sur le tournage du film "Rue des prairies" de Denys la Patellière, avec Jean Gabin.

Souvenez-vous : le copain de régiment à qui Belmondo dit "Quelle aventure !" à la fin de "L'homme de Rio" de Philippe de Broca (1964) ; devenu par la suite parolier, notamment de "Comme un garçon" de Sylvie Vartan, en 1967.

L'actrice française Marie-José Nat et son deuxième mari, le réalisateur français Michel Drach

  • du réalisateur français Michel Drach (1965-1981), sous la direction duquel elle tourne en 1970 "Élise où la vraie vie", dans lequel elle joue le rôle d'une Française amoureuse d'un Algérien durant la guerre d'Algérie. Ce qui lui vaut de devenir l'une des actrices préférées des algériens. Et en 1974 "Les Violons du bal", pour lequel elle obtient le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes.

Affiche du film français "Élise ou la vraie viel" de Michel Drach (1970)  Affiche du film français "Les violons du bal" de Michel Drach (1974)

  • et de l'écrivain, peintre et parolier français Serge Rezvani (2005), l'auteur du célèbre "Le tourbillon de la vie", interprété par Jeanne Moreau dans le film "Jules et Jim" de François Truffaut", en 1962.

L'actrice française Marie-José Nat et son troisième mari, l'écrivain, peintre et parolier français Serge Rezvani

Après avoir entretenu durant plusieurs années une liaison avec l'acteur français Victor Lanoux, de la fin des années 1970 à la fin des années 1980.

L'actrice française Marie-José Nat et son compagnon, l'acteur français Victor Lanoux

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un film en live" ou "Une série en live", pas plus que "Un film live" ou "Une série live" ni que "Un film live-action" ou "Une série live-action" ! !

Mais : "Un film EN PRISES DE VUES RÉELLES" ou "Un FEUILLETON EN PRISES DE VUES RÉELLES" !

  • "Un film en live", "Un film live", "Une série en live" ou "Une série live" sont quatre faux anglicismes utilisés pour désigner des oeuvres audiovisuelles qui sont la transposition en prises de vue réelles d'une œuvre graphique originale dont les personnages, sont, en général, représentés au moyen de dessins (notamment la bande dessinée, le manga, le dessin animé ou encore l'animation par ordinateur, le jeu vidéo, etc).
  • "Live-action film" et "Live-action series" sont les termes anglais d'origine.

L'oeuvre qualifiée de "Live" est, soit une adaptation fidèle de l'histoire originale, soit un nouveau scénario réutilisant les personnages et concepts originaux.

Ces termes sont plutôt utilisés par les journalistes et blogueurs, notamment dans les milieux "Geek" ou dans le milieu des amateurs de culture japonaise, ainsi que dans certains outils de promotions des œuvres concernées.

On n'emploie pas le terme "Film live" ou "Live-action film" pour se référer à des adaptations de romans, bien que de tels films proposent des transpositions incarnées de personnages littéraires à l'origine non incarnés.

Plus largement, dans les pays anglophones, on emploie les termes "Live" ou "Live-action" pour différencier tout film qui n'utilise pas la technique de l'animation.

Source : wikipedia.org

Charles Aznavour

Charles Aznavour

Il s'agit du nom de scène de l'acteur, écrivain et auteur-compositeur-interprète franco-arménien Shahnourh Varinag Aznavourian, né le 22 mai 1924 et mort le 1er octobre 2018.

Il a commencé sa carrière musicale en 1942, à l'âge de seulement 18 ans, au sein du duo "Roche et Aznavour".

Il a écrit ou coécrit - au cours de sa prodigieuse carrière qui court sur 78 années et 8 décennies - plus de mille chansons, que ce soit pour lui-même ou d'autres artistes.

Et en a enregistré près de mille deux cents chansons interprétées en plusieurs langues : en français, anglais, italien, espagnol, allemand, arménien, napolitain, russe et sur la fin de sa carrière en kabyle, ce qui a contribué à faire de lui l'un des chanteurs français les plus connus en dehors du monde francophone.

Sans renier sa culture française, il représente l'Arménie dans plusieurs instances diplomatiques internationales à partir de 1995 et obtient la nationalité arménienne en 2008.

Cinéma

Charles Aznavour a joué dans plus de 60 films et téléfilms.

Il a débuté enfant, à 12 et 14 ans, dans "La guerre des gosses" (1936) d'Eugène Deslaw et Jacques Daroy et "Les disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque (1938), sans être toutefois crédité aux génériques.

On se souvient en particulier de "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut (1960), "Le tambour" de Volker Schlöndorff (1979) ou "Les fantômes du chapelier" de Claude Chabrol (1982).

À titre personnel, je garde un excellent souvenir de son interprétation du docteur Samuel Goldmann, l'un des deux "Intellectuels assis", avec François Jonsac (Maurice Biraud), face à la "Brute qui marche" (Lino Ventura), dans "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Pattelière (1961).

Ou de celle d'Edmond Clacul dit "le naïf", dans "La métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre (1965), deux de mes films français préférés, dialogués de main de maître par Michel Audiard.

Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)
Arthur dit "le mou" (Maurice Biraud), Alphonse Maréchal dit "Le malin" (Lino Ventura), Rouquemoute dit "Le rouquin" (Georges Géret) et Edmond Clancul dit "Le naïf" (Charles Aznavour) dans "La métamorphose des cloportes", le film franco-italien de Pierre Granier-Deferre (1965)

Famille

Pour finir, il convient de rappeler que Charlez Aznavour était le cousin de l'acteur américain Mike Connors, héros de la série "Mannix".

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "Une connection" !

Mais : "Une conneXion" !

Avec un "x".

Et cela bien que nous utilisions le verbe "connecter".

Car il s'agit d'un mot nous venant du mot latin "connexio" ("lien", "enchaînement")

"Connection" avec "ct" est un mot anglais !

Pour vous en souvenir, pensez donc aux titres - en anglais - des films états-uniens, "French connection", réalisé en 1971 par William Friedkin, et "French connection 2", réalisé en 1975 par John frankenheimer.

Affiche du film états-unien "French connection", de William Friedkin (1971)

Affiche du film états-unien "French connection", de John Frankenheimer (1975)

Sources : wikipedia.org et www.capital.fr

 

"Charles Gérard".

Charles Gérard

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français d'origine arménienne Charles Adjémian, né le 1ᵉʳ décembre 1922 et mort le 19 septembre 2019.

Ami inséparable de l'acteur français Jean-Paul Belmondo pendant plus de soixante-et-onze, ils partageaient la même passion du sport, et notamment de la boxe et du tennis.

Charles Gérard et Jean-Paul Belmondo : 71 annnées d'une amitié indéfectible

L’indéfectible complicité qui liaient ces deux "frère siamois" remontait en effet à leur rencontre à l’Avia Club, en 1948.

Charles Gérard

Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que cet acteur que l'on a vu dans 55 films de 1970 à 2015 - dont 20 du réalisateur français Claude Lelouch, dont il était le second rôle fétiche ! -, était à l'origine... un réalisateur, auteur d'une demi-douzaine de longs métrages, entre 1958 et 1967.

Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard (1958)
Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard et Michel Deville (1958)
Affiche du film français "L'ennemi dans l'ombre" de Charles Gérard (1960)
Affiche du film français "L'ennemi dans l'ombre" de Charles Gérard (1960)
Affiche du film français "La loi des hommes" de Charles Gérard (1962)
Affiche du film français "La loi des hommes" de Charles Gérard (1962)
Affiche du film français "À couteaux tirés" de Charles Gérard (1964)
Affiche du film français "À couteaux tirés" de Charles Gérard (1964)

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Voix off" !

Mais : "Voix hors champ" !

Il s'agit d'un procédé narratif utilisé dans les films ou les séries télévisées, et parfois aussi dans les jeux vidéo, consistant à faire intervenir au cours du déroulement d’un plan, d’une séquence ou d’une scène, la voix d’un personnage qui n’est pas vu dans ce plan, cette séquence ou cette scène.

Ce personnage peut être un de ceux que le spectateur a déjà vu dans le récit ou un narrateur sans visage (éventuellement omniscient et doué d’ubiquité), qui les guide dans des moments décisifs du film. La voix hors champ est toujours partie prenante de l'action, dont elle est un élément moteur, explicatif ou correctif.

Dans les documentaires, la voix du narrateur est appelée "Commentaire".

Source : wikipedia.org