Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice et réalisatrice états-unienne Anna Maria Louisa Italiano, née le 17 septembre 1931 et morte le 6 juin 2005.
Engagée par Darryl Zanuck pour la 20th Century Fox, elle débute au cinéma en 1952 dans "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker aux côtés de Marilyn Monroe et Richard Widmark.
L'actrice états-unienne Anne Bancroft et l'acteur états-unien Richard Widmark dans "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker (1952)
L'expression "Septième art" désigne le "cinématographe" ou "cinéma".
Elle apparaît pour la première fois en 1911 dans un essai de l'écrivain italien Ricciotto Canudo intitulé "La Naissance d'un sixième art - Essai sur le cinématographe".
Canudo voulait alors, en effet, faire du cinématographe le "6e art", celui qui ferait la synthèse des "arts du temps" (la musique et la poésie) et des "arts de l’espace" (l’architecture, la sculpture et la peinture).
Apprenantcependant que la danse, le mime, le théâtre et le cirque pouvaient être regroupés en "arts de la scène " et constituer le "6e art", il imagine alors le cinématographe comme le "7e art".
En 1922, il fonde "La Gazette des sept arts", une des premières revues de critique cinématographique, dans laquelle il publie, en 1923, un "Manifeste du 7e art" qui, à la suite des efforts déjà déployés par Guillaume Apollinaire, Abel Gance, Vladimir Maïakovski, Vsevolod Meyerhold, Colette et les futurs surréalistes ou le critique Louis Delluc, contribue à élever le cinéma au statut d’un art.
Bernard Musson est un acteur français, né le 22 février 1925 et mort le 29 octobre 2010.
Élève de Charles Dullin, il a mené une longue carrière au théâtre.
Si son nom vous est vraisemblablement inconnu, il est en revanche très probable que son visage vous dise quelque chose.
Car avec plus de 250 films à son actif entre 1951 et 2002, Bernard Musson est l'un des seconds rôles les plus connus du cinéma français, avec Dominique Zardi ou Robert Dalban.
L'acteur français Bernard Musson dans "Jeux interdits" de René Clément (1951), son premier rôle au cinéma (au centre)
Il a souvent joué les domestiques ou les huissiers mais vous l'avez également vu en gendarme, dans "Jeux interdits" de René Clément (1951), son premier film, ainsi qu'en prisonnier, aux côtés de Fernandel, dans "La vache et le prisonnier" de Henri Verneuil (1959).
Fernandel et Bernard Musson, dans "La vache et le prisonnier" de Henri Verneuil (1959)
Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur et réalisateur états-unien Melvin Kaminsky, né le 28 juin 1926.
Producteur exécutif, scénariste, compositeur et producteur américain
En 1963, il coréalise son premier film : un court-métrage parodique sur l’art moderne intitulé "The Critic", qui remporte un Oscar.
Producteur de théâtre, il épouse en 1964 l’actrice états-unienne Anne Bancroft, avec laquelle il reste marié jusqu'au décès de celle-ci, en 2005.
Il est ensuite le cocréateur de la parodie d’espionnage "Max la Menace", diffusée de 1965 à 1970, avec Don Adams.
Mel Brooks écrit ensuite un scénario fondé sur son expérience avec les producteurs de Broadway, qui devient son premier long métrage en tant que réalisateur - "Les Producteurs" (1968) - et qui remporte un Oscar (le seul de sa carrière).
C'est là qu'il fait la connaissance de l'acteur qui devient son coéquipier dans bon nombre de ses films, Gene Wilder.
En 1974, alors qu'il est en train de tourner un de ses plus célèbres films, "Le shérif est en prison", Gene Wilder lui propose un scénario original, "Frankenstein Junior", une parodie du grand film des années 1930, qui devient par la suite son film le plus célèbre, avec "Les Producteurs".
En 1981, pour "La Folle Histoire du monde", Mel Brooks est à l'origine d'un morceau de rap intitulé "It's good to be the king" ("C'est bon d'être le roi") où il apparaît, dans cette séquence filmée, déguisé en Louis XVI.
Le clip, extrait de son film, étant un tube planétaire, il récidive avec d'autres morceaux rap comme "Inquisition", sans toutefois connaître un succès comparable à "It's good to be the king".
Travaillant simultanément comme scénariste, metteur en scène et acteur, Mel Brooks a souvent obtenu de mauvaises critiques en raison de son style excessif.
En tant que producteur, Mel Brooks oeuvre dans un registre beaucoup plus dramatique au sein de sa société de production Brooksfilms. Au cours des années 1980 il produit ainsi des projets aussi variés que "Elephant Man" de David Lynch (1980) ou "La Mouche" de David Cronenberg (1986).
En 1991, il fait une tentative de film non-parodique avec "Chienne de vie", mais le film est un échec. Il revient alors à son domaine de prédilection, les parodies, avec "Sacré Robin des Bois" et "Dracula, mort et heureux de l'être".
Mel Brooks passe la deuxième moitié des années 1990 à jouer le rôle d’Oncle Phil dans le feuilleton télévisé "Dingue de toi" sur NBC.
Enfin, en 2001, la version théâtrale des "Producteurs", avec Nathan Lane et Matthew Broderick, connaît un triomphe et bat un record en remportant un Grammy et douze Tony Awards mais aussi un Oscar et un Emmy.
Et pas : "Dévoiler", "Divulguer" ou "Divulgâcher''.
Il s'agit en effet de dévoiler tout ou une partie de l'intrigue d'une oeuvre (livre, film, jeu vidéo), et donc de gâcher le plaisir et la surprise de pouvoir découvrir l'oeuvre par soi-même.
Par exemple, en annonçant dans un résumé la mort du personnage principal d'un film ou d'un roman.
Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur, scénariste et acteur français Max-Gérard Houry Tannenbaum, né le 29 avril 1919 et mort le 19 juillet 2006.
En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont "Le corniaud" (1965), "La grande vadrouille" (1966) et "Les aventures de Rabbi Jacob" (1973), tous portés par l'acteur Louis de Funès (et bien sûr aussi par Bourvil, pour les deux premiers).
Gérard Oury est le scénariste de tous ses films à l'exception de "Fantôme avec chauffeur". Et il a été l'auteur et le metteur en scène d'une pièce de théâtre.
Réalisateur de grands succès populaires, il a été honoré à la fin de sa carrière d'un César d'honneur en 1993, décerné en l'honneur de l'ensemble du cinéma comique français, d'une entrée à l'Académie des beaux-arts en 1998, au fauteuil de René Clément, et d'une rétrospective consacrée à son œuvre au festival de Cannes 2001.
Fils d'un violoniste juif d'origine russe, Serge Tannenbaum, il suit les cours de René Simon à dix-sept ans, puis entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et François Périer.
Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle en remplacement d'un acteur mobilisé. En 1940, il fuit la zone occupée avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman, d'abord en zone libre, puis à Marseille (13), à Monaco et enfin à Genève (Suisse), afin d'échapper aux mesures antisémites ayant cours dans la France occupée. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique, la réalisatrice Danièle Thompson, afin de lui éviter le statut imposé aux juifs.
À Marseille (13), il participe aux émissions de théâtre de la radio nationale, repliée sur place. Il est rmarqué par Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Alibert, Raimu et Rellys. Et Raimu le prend un temps sous son aile.
C'est également à cette époque, en zone libre, qu'il fait ses premiers pas au cinéma, en tant qu'acteur, dans "Les petits riens" et "Médecin des neiges" (1942), de Marcel Ichac.
Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en France. Il joue au théâtre et quelques seconds rôles au cinéma. Il boucle ses fins de mois avec les toiles que lui remettait le peintre Raoul Dufy, l'un des amis artistes de sa mère, qui l'avait initié à l'art.
Dans "La belle que voilà" (1949) de Jean-Paul Le Chanois, un film, dont le scénario est de Françoise Giroud, il embrasse pour la première fois l'actrice française Michèle Morgan, dans une scène tournée dans un ascenseur. Un baiser de cinéma qui n'enflamme pas l'actrice.
En 1958, il s'essaie au scénario dans "Le miroir à deux faces", coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il entame une relation avec Michèle Morgan, qui demeure sa compagne jusqu'à son décès.
Gérard Oury réalise son premier film, "La main chaude", en 1959. Puis se met en scène dans "la menace", en 1961. Mais aucun des deux films n'est un succès.
Celui-ci arrive en 1962, avec "Le crime ne paie pas", qui réunit une distribution d'exception, avec entre autres Michèle Morgan et Louis de Funès. Celui-ci, qui tournait dans l'un des 4 saynètes du film déclare à Oury : "Toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là".
Gérard Oury l'écoute et prépare sa première comédie, "Le Corniaud", qui sort en 1965 et devient le plus gros succès du cinéma français avec près de 12 millions de spectateurs.
Oury renouvelle l'expérience avec "La grande vadrouille" (1966), qui réunit à nouveau Bourvil et Louis de Funès. Le réalisateur écrit le scénario avec sa fille Danièle Thompson, qui fait ses débuts comme scénariste et coécrira tous les films de son père jusqu'à "Vanille fraise", en 1989.
Sorti en décembre 1966, "La grande vadrouille" a longtemps été le numéro un des recettes du cinéma français. Il a fallu attendre 1998, et les 20 millions d'entrées de "Titanic", de James Cameron, pour que le record soit battu.
Le film de Gérard Oury est le plus gros succès public de l'histoire du cinéma français pendant plus de quarante ans, jusqu'en avril 2008, lorsque "Bienvenue chez les ch'tis" de Dany Boon le dépasse, suivi en 2011 par "Intouchables" de Olivier Nakache et Éric Toledano.
et "La folie des grandeurs" (1971), avec Louis de Funès et Yves Montand, qui rassemblent chacun plus de 5,5 millions d'entrées,
puis "Les Aventures de Rabbi Jacob" (1973) qui en réalise 7,3 millions.
À la suite de l'échec de plusieurs projets de films, Gérard Oury se consacre à l'écriture d'une pièce, "Arrête ton cinéma", qui sera un échec critique et public, en 1977.
"La carapate" (1978) et "Le coup du parapluie" (1980), tous les deux avec Pierre Richard, sont de gros succès public avec respectivement 3 et 2,4 millions d'entrées, mais perdent de la vitesse en comparaison avec les précédents films de Gérard Oury.
En 1982, "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo réalise 5,4 millions d'entrées.
Mais "La Vengeance du serpent à plumes", avec Coluche (1984), n'en rassemble que 2 6 millions. Et "Lévy et Goliath" (1987) 2,1 millions.
Ses derniers films rassemblent encore moins de spectateurs : 700 000 pour "Vanille fraise" (1989), 1,5 million pour "La Soif de l'or" (1993), 420 000 pour "Fantôme avec chauffeur" (1995) et 200 000 pour "Le Schpountz" (1999).
En 1993, Gérard Oury a reçu un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Il s'agit du nom d'usage et du nom de scène de Sir Michael Philip Jagger, né le 26 juillet 1943 et anobli en 2002 par la reine Élizabeth.
Ce célèbre musicien britannique, auteur-compositeur-interprète et acteur, véritable dinosaure du rock, a cofondé, en 1962, avec Keith Richards, Brian Jones et Ian Stewart le groupe de rock britannique "The Rolling Stones".
Le chanteur britannique des Rolling Stones Mick Jagger, en 1965
Il est l'un des chanteurs de rock les plus célèbres en raison de la popularité et de la longévité de son groupe.
Surtout, son jeu de scène démonstratif, son androgynie, son attitude et son charisme, font de lui l'un des archétypes du chanteur de rock.
Ce très grand acteur français est né le 6 novembre 1925 et mort le 13 avril 2022.
Ce monstre sacré du théâtre est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands acteurs français.
Il n'a jamais eu d'enfant et n'a aucun lien de parenté avec l'actrice française Carole Bouquet.
Comédien prolifique, raffiné, parfois énigmatique et troublant, Michel Bouquet a alterné théâtre et cinéma, tout en affirmant préférer les planches à l'écran.
Théâtre
Il a intégré le Conservatoire d'art dramatique de Paris (75) en 1943, en compagnie de Gérard Philipe et a été un compagnon de la première heure de Jean Anouilh au Théâtre de l'Atelier, puis de Jean Vilar au TNP et au Festival d'Avignon (83).
Il a débuté sur les planches en 1944 dans "La Première Étape", puis obtient son premier rôle principal en 1946 dans "Roméo et Jeannette" de Jean Anouilh.
Michel Bouquet a marqué le théâtre, en participant notamment aux créations d'Albert Camus, à l'introduction en France de l'oeuvre de Harold Pinter et en reprenant souvent quelques grands rôles : ainsi a-t-il interprété à plusieurs reprises "Le Neveu de Rameau" de Diderot, "L'Avare" de Molière ou encore "Le roi se meurt" d'Eugène Ionesco. "En attendant Godot", de Samuel Beckett, figure également parmi ses plus célèbres prestations sur scène.
En 1977, il est devenu professeur au CNSAD (Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique).
Cinéma
Michel Bouquet fait sa première apparition au cinéma en 1947, dans "Monsieur Vincent" de Maurice Cloche, aux côtés de Pierre Fresnay.
Il s'est notamment fait connaître par ses interprétations de bourgeois typique des années 1970 dans l'œuvre de Claude Chabrol et de François Truffaut. Il n'hésite pas non plus à endosser des rôles antipathiques, à jouer des personnages équivoques, sombres et ombrageux. Sa silhouette ronde, son visage d’ascète et sa voix grave lui confèrent singularité et profondeur. Il illustre l'étendue de son talent aussi bien dans la comédie que dans le drame.
Chez François Truffaut il est Comolli, le détective privé assassiné par Jean-Paul Belmondo dans "La Sirène du Mississipi" (1969) et l'une des victimes de Jeanne Moreau dans "La mariée était en noir". Pour Chabrol il a joué le mari trompé par Stéphane Audran dans "La Femme infidèle", puis son beau-père méchant dans "La Rupture".
Personnellement je l'ai en particulier adoré - enfin... détesté plutôt ! - dans deux films de 1972 : en épouvantable flic obstiné harcelant Alain Delon, dans "Deux hommes dans la ville" de José giovanni.
Et en horrible milliardaire dans la comédie "Le Jouet" de Francis Veber.
Mais Michel Bouquet a également marqué les esprits en candidat aux élections législatives dans "Défense de savoir" (1973) de Nadine Trintignant, en patron de presse hospitalisé dans "Les Anneaux de Bicêtre" (1976) ou en notaire pourri dans "Poulet au vinaigre" (1986).
Ainsi que dans "Il n'y a pas de fumée sans feu" (1972) et "La Raison d'État" (1978) d'André Cayatte, dans "L'attentat" d'Yves Boisset (1972), dans le rôle du peintre Lubin Baugin dans "Tous les matins du monde" d'Alain Corneau (1991) ou dans celui du peintre Auguste Renoir dans "Renoir" de Gilles Bourdos (2012).
Enfin, nombre d'hugoliens considèrent son interprétation de l'inspecteur Javert dans "Les Misérables" (1984) de Robert Hossein (avec Lino Ventura-Jean Valjean et Jean Carmet-Thénardier) comme l'incarnation même du personnage créé par Victor Hugo.
Récompenses
Michel Bouquet a obtenu deux fois le Molière du meilleur comédien : en 1998 pour "Les Côtelettes", écrit et mis en scène par Bertrand Blier, et en 2005 pour "Le roi se meurt" d'Eugène Ionesco.
Et il a reçu également deux Césars du meilleur acteur : en 2002 dans "Comment j'ai tué mon père" d'Anne Fontaine et en 2006 pour son interprétation de François Mitterrand dans "Le Promeneur du Champ-de-Mars" de Robert Guédiguian.
Marc Ferro est un historien français, né le 24 décembre 1924 et décédé le 21 avril 2021.
C'est un éminent spécialiste de la Russie et de l'URSS, ainsi que de de l'histoire du cinéma.
Marc Ferro a notamment été au cours de sa carrière codirecteur de la revue "Les Annales" et directeur d'Études à l'EHESS.
Il a participé également à un grand nombre d'émissions de télévision sur la Sept à partir de 1989, puis sur Arte à partir de 1992.
Marc Ferro considére en effet que le cinéma livre un témoignage au même titre que les sources traditionnelles. Et que l'on peut donc l'utiliser comme instrument de connaissance de l'histoire des sociétés.
Marc Ferro a ainsi présenté à la télévision une émission historique de visionnage d'archives avec un décalage de 50 ans, nommée "Histoire parallèle", dans laquelle il présentait une analyse des actualités cinématographiques des différents camps, ainsi que des archives moins anciennes permettant de comparer les différentes époques.
Il s'agit des différents surnoms du joueur de football international français Éric Cantona, né le 24 mai 1966.
Sa carrière sportive en France et en Angleterre a toujours suscité à la fois l'enthousiasme pour ses qualités de joueur et les polémiques autour de son attitude sur le terrain et en dehors.
Cantona a été l'un des meilleurs attaquants de son époque. Champion d'Angleterre avec Leeds United en 1992 et à quatre reprises en 5 ans avec Manchester United (1993, 1994, 1996 et 1997), il est devenu l'une des personnalités historiques de ce club, en étant élu en 2001 par les supporteurs meilleur joueur ayant évolué au sein de Manchester United. Et meilleur joueur de l'histoire de la Première League (la Ligue 1 anglaise) lors d'un sondage commandé en 2005 par Barclays, le parrain du championnat anglais.
Le "roi Éric" est toujours à ce jour le seul joueur à avoir accompli deux doublés Coupe-Championnat (1994 et 1996) en étant buteur à chaque finale de Coupe d'Angleterre. Et aujourd'hui encore, les supporteurs de Manchester United lui rendent hommage lors de ses apparitions au mythique stade d'Old Trafford en chantant "La Marseillaise" !
À titre personnel, je me souviens avoir été stupéfait, lors d'un voyage à Londres, à l'été 1994, avec un ami d'enfance, de découvrir sur l'écran de la télévision de ma chambre d'hôtel qu'Éric Cantona disposait de sa propre émission !
Ses frasques, colères et son caractère imprévisible ont font de lui un acteur incontournable des organes d'information. Ses différentes affaires avec le sélectionneur français Henri Michel (traité de "sac à merde"), ou encore le coup de pied donné à un spectateur anglais, en janvier 1995, lui ont valu de se faire exclure à plusieurs reprises de ses différentes équipes. Et de ne pas être sélectionné par Aimé Jacquet pour le Championnat d'Europe de football 1996, avant de prendre sa retraite sportive l'année suivante, un an avant la Coupe du monde 1998, remportée par l'équipe de France.
Devenu ambassadeur en France du football de plage, à la fin de sa carrière de joueur, de 1997 à 2011, il devient champion du monde de ce sport en 2005, comme sélectionneur-joueur.
Reconverti par ailleurs dans la peinture et comme acteur, il est l'époux de l'actrice et réalisatrice française Rachida Brakni.
Cet extraordinaire allographe signifiant "Éric Serra", a été utilisé, au printemps 1998, par le musicien français, compositeur et producteur du même nom, comme titre de son premier album solo, puis pour fonder son groupe, le RXRA group.
"RXRA", premier album solo du musicien français Éric Serra (1998)
Fils du poète et chansonnier français Claude Cerat, Éric Serra, né le 9 septembre 1959, a fondé, à l'âge de 14 ans le quatuor "Flep".
Et il a été accompagnateur et compositeur du chanteur français Jacques Higelin, de 1981 à 1988.
Il a ensuite fondé, en 1990, son propre studio d'enregistrement (The X-plorer) ainsi que sa propre société de production et d'édition musicale (The X-plorians).
Ce compositeur de musique de films demeure l'inoubliable auteur de la bande originale du film culte de toute une génération : "Le grand bleu", réalisé en 1986 par Luc Besson et dont il est le compositeur attitré depuis le début de sa carrière, en 1979.
Je le confesse (oui : je sais, mon utilisation récurrente de cette formule confesse au tic de langage ! Je plaide coupable...), je fais partie des inconditionnels de ce film, que je place très haut dans mon petit panthéon cinématographique personnel.
Lors de sa sortie en salle, je suis allé le voir 3 fois (dont 2 consécutives) sur grand écran. Puis encore 2 fois au Grand Rex, boulevard Poissonnière à Paris (75), en "Grand large", sur un écran géant de 24,90 m de large et 11,35 m de haut (environ 280 m2), inauguré pour l'occasion.
Avant de le revoir encore je ne sais combien de fois, en VHS ou en DVD ; et cela, qu'il s'agisse de la version d'origine ou de la version longue.
Et de ne pouvoir décoller mon regard de mon écran de télévision, si, d'aventure, il m'arrive de tomber sur une énième diffusion de ce que je considère comme un véritable petit bijou.
Récompenses
La b.o.f. du "Grand bleu" s'est vendu à 3 millions d'exemplaires dans le monde (dont 2 en France) et a remporté la Victoire de la musique et le César de la meilleure musique de film.
Par la suite, Éric Serra a encore remporté 4 autres Victoires de la musique, pour "Subway", "Nikita", "Atlantis"et "Léon", tous réalisés par Luc Besson, en 1985, 1990, 1991 et 1994.
Cette appellation désigne la capacité d'un individu à potentiellement former de faux souvenirs, par autosuggestion, en s’amenant soi-même à croire que l’on a réellement vécu les éléments faux ; ou lors de suggestions ou de questions dirigées issues de personnes faisant autorité, comme un psychothérapeute ou un policier.
La "papesse des faux souvenirs", la psychologue américaine Elizabeth Loftus, avait ainsi montré à des étudiants, ayant tous visité le parc Disneyland durant leur enfance, une photo publicitaire pour ce parc, incluant l’image du lapin Bugs Bunny.
Et lorsque, la semaine suivante, elle les avait interrogés, 35 % d'entre eux avaient dit se "souvenir" d'avoir vu Bugs Bunny à Disneyland lors de leur visite… alors même que ce personnage n'y a évidemment jamais figuré, puisqu'il est la propriété d’une compagnie concurrente, la Warner Bros !