"L'AFI".

Il s'agit de l’American Film Institute, une organisation indépendante à but non lucratif, créée en 1967 par le producteur états-unien George Stevens Jr et le 36e président des États-Unis d'Amérique Lyndon B. Johnson.

L'AFI oeuvre aussi bien en faveur du cinéma que de la télévision, en se concentrant notamment sur l'enseignement.

Il préserve les vieux films, dont les pellicules sont particulièrement sujettes à la dégradation. Et remet chaque année, depuis 2001, les American Film Institute Awards.

En France, les cinéphiles comme moi le connaissent essentiellement à travers ses célèbres listes :

  • les 100 meilleurs films américains de l'histoire du cinéma (1998, mise à jour  en 2007),
  • les 100 acteurs de légende, une liste de 50 acteurs ou actrices de légende du cinéma américain ayant fait leurs débuts au cinéma ayant 1950 ou morts avant la création de cette liste (1999),
  • les 100 meilleurs films humoristiques du cinéma américain (2000),
  • les 100 plus grands héros et méchants du cinéma américain (2003),
  • les 100 plus grandes chansons du cinéma américain (2004),
  • les 100 meilleures répliques du cinéma américain (2005),
  • et les 10 meilleurs films américains dans dix genres cinématographiques différents (animation, comédie romantique, western, sport, énigme, fantastique, science-fiction, gangster, procès, épopée) (2008).

 

"Cary Grant".

Cary Grant

Il s'agit du nom d'artiste et du nom de scène de l'acteur britannique Archibald Alexander Leach, né le 18 janvier 1904 et mort le 29 novembre 1986, naturalisé américain en 1942.

Son premier nom d'artiste fut d'abord "Cary Lockwood", un nom choisi d'après son personnage dans la pièce "Nikki", en 1931. Mais il dut changer de nom, lors de son arrivée à Hollywood, quelques mois plus tard, en raison d'une confusion possible avec un autre acteur.

Il choisit le nom de "Grant" en parcourant une liste de noms d'emprunt proposés par la Paramount, pour les initiales "C" et  "G" qui avaient déjà porté chance aux acteurs vedettes Clark Gable et Gary Cooper.

Affiche du film états-unien "La mort aux trousses" de Alfred Hitchcock (1959)

Très grand pour sa génération (il mesurait 1,87 m), il était cependant d'une étonnante souplesse et savait tomber à merveille, car il avait commencé sa carrière dans la pantomime en Angleterre. Il fut ensuite chanteur dans les comédies musicales de Broadway à New York (New-York) (États-Unis) avant de devenir un spécialiste de la "Comédie loufoque" ou "Screwball comedy".

Affiche du film états-unien "Les enchaînés" de Alfred Hitchcock (1946)

Seul acteur que le grand Alfred Hitchcock ait semble-t-il jamais aimé de toute sa vie, sa séduction et son apparence soignée ont directement inspiré le britannique Ian Fleming pour créer le personnage de James Bond.

Premier choix du romancier, Cary Grant refusa cependant le rôle en 1961, parce qu'à 57 ans il se sentait trop vieux pour incarner le célèbre agent secret.

Cary Grant en James Bond

L'American Film Institute l'a classé, en 1999, deuxième acteur de légende du cinéma américain, derrière Humphrey Bogart.

Un plan américain du film états-unien "La mort aux trousses", de Alfred Hitchcock (1959), avec Cary Grant et Eva-Marie Saint
Cary Grant et Eva-Marie Saint dans le film états-unien "La mort aux trousses", de Alfred Hitchcock (1959)

Source : wikipedia.org

"La screwball comedy" ou "La comédie loufoque".

Cette appellation cinématographique désigne un sous-genre de la comédie hollywoodienne.

Elle tire son nom de l'argot américain, dans lequel "Screwball" désigne un individu au comportement étrange voire excentrique ; le terme étant lui-même dérivé du jargon du baseball.

Dans ce sport, en effet, la "Screwball" (balle "en tire-bouchon", ou balle "vissée") est une balle lancée de telle manière que sa trajectoire est imprévisible.

La comédie loufoque se caractérise principalement par une combinaison d'humour slapstick et de dialogues vifs, autour d’une intrigue centrée sur des questions de moeurs, notamment les thèmes de la rupture, du divorce ou du remariage.

Elle mêle donc des éléments de la comédie de situation, de la comédie romantique et de la farce.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire "Un mogul" ou "Un tycoon" ?

Et pas : "Un magnat" !

Pourquoi dire : "Une blacklist", "Blacklisté" ou "Blacklister" ?

Et pas : "Une liste noire", "Être inscrit sur liste noire" ou "Inscrire sur liste noire" !

Il s'agit d'un document rassemblant les noms d'individus ou d'entités (concrètes ou virtuelles) jugés indésirables, hostiles ou ennemis par une personne, un groupe ou une organisation donnée.

La plus célèbre des listes noires fut assurément "La liste noire de Hollywood". Créée le 25 novembre 1947 à la suite d'une annonce de la MPAA (Motion Picture Association of America), elle recensait les artistes à qui les studios hollywoodiens refusaient tout emploi, parce qu’ils les soupçonnaient de sympathie avec le parti communiste américain.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "La lip sync" !

Et pas : "La synchronisation labiale" ?

Il s'agit, dans le domaine de l'audiovisuel, de l'ensemble des techniques destinées à faire en sorte que semblent synchronisés, d'une part, le mouvement des lèvres d'une personne ou d'un personnage, et d'autre part, les paroles ou les sons qu'il est censé prononcer, dans les situations où l'un et l'autre sont enregistrés ou diffusés par des moyens différents et où il est nécessaire de les réunir.

On retrouve la synchronisation labiale :

  • dans la présonorisation ("Playback"), où elle consiste pour un chanteur à faire correspondre le mouvement de ses lèvres avec un enregistrement des paroles qu'il est supposé interpréter, afin de faire croire au public que c'est réellement lui qui chante.
  • dans le doublage, où, selon le contexte, les problèmes posés sont différents :
    • Ainsi, dans le domaine de l'animation, des jeux vidéo, ou encore des marionnettes, c'est l'animation des personnages et de leurs lèvres qui doit s'adapter à la bande son.
    • Au contraire, lorsqu'il est question de doubler une oeuvre dans une langue étrangère, ou bien lorsque des dialogues sont réenregistrés en postproduction, c'est au texte d'être choisi de manière à s'adapter aux mouvements pré-existants des lèvres qui ont été filmés.
  • Enfin, à la télévision, lorsque les signaux audio et vidéo sont transportés par des moyens différents, et que ceux-ci n'ont pas le même temps de latence, il peut apparaître un décalage, en particulier entre la bande son et le mouvement des lèvres.

Dans ce cas, il est nécessaire de retarder le plus rapide les deux signaux de manière qu'ils soient bien synchronisés.

Source : wikipedia.org

"Joan Fontaine".

L'actrice américaine Joan Fontaine

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice anglaise Joan de Beauvoir de Havilland, née le 22 octobre 1917 et naturalisée états-unienne en avril 1943, morte le 15 décembre 2013.

Elle est d'ascendance normande, son ancêtre, nommé de Haville, étant compagnon de Guillaume le Conquérant, avec lequel il participa à la conquête de l'Angleterre en 1066.

Figure importante de l’âge d’or hollywoodien, elle fut dirigée par des réalisateurs de renom comme Alfred Hitchcock, Fritz Lang, George Stevens, Max Ophüls ou Nicholas Ray.

Elle est la sœur cadette de l'actrice anglaise, naturalisée états-unienne et française, Olivia de Havilland, avec laquelle elle entretint toute sa vie des relations exécrables et demeura fâchée de 1975 à 2013.

Lors de ses débuts, en 1935, quelques mois après sa soeur, sa mère aurait refusé de la laisser utiliser leur nom de famille. Afin d'éviter la confusion avec sa soeur aînée Olivia, qui a gardé le sien, elle est donc contrainte de s'inventer un nom ("Joan Burfield") avant d'adopter l'ancien nom de scène de sa mère, Lilian Fontaine.

Pour ses rôles dans "Rebecca" (1940) et "Soupçons" (1941), elle figure à jamais dans la grande galerie des "blondes hitchcockiennes".

"Margo Lion".

Margo Lion

Il s'agit du nom d'usage et du nom d'artiste de la chanteuse et actrice française Marguerite Lion, née le 28 février 1899 et morte le 25 février 1989.

Chanteuse et meneuse de revue en Allemagne, dans les années 1920, elle y est alors une grande vedette et l'amie de Marlene Dietrich.

Source : wikipedia.org

"L'homme qui tire plus vite que son ombre", "Le poor lonesome cow-boy" ou "Le maître de Jolly Jumper".

Lucky Luke par Morris

Il s'agit des différents surnoms de Lucky Luke, le célèbre cow-boy de bande dessinée créé en 1946 par le dessinateur belge Morris.

Lucky-Luke

  • "L'homme qui tire plus vite que son ombre" correspond à l'extraordinaire dessin figurant en quatrième de couverture des albums.

Image traditionnelle de fin des aventures de "Lucky Luke"

  • "Le poor lonesome cow-boy" correspond à la chanson que chante le héros dans la dernière case de chaque aventure, chevauchant seul vers le soleil couchant : "I'm a poor lonsesome cow-boy" ("Je suis un pauvre cow-boy solitaire").
  • Et "Le maître de Jolly Jumper" fait référence à son étonnant cheval blanc.

Le génial René Goscinny en a écrit les scénarios de 1955 ("Des rails sur la prairie") à 1976 ("L'empereur Smith").

Avant que ne se succèdent toute une série de scénaristes : Vicq, Bob de Groot, Jean Léturgie, Xavier Fauche, Lo Hartog Van Banda, Guy Vidal, Claude Guylouis, Éric Adam, Patrick Nordmann, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista et Jul.

Et le dessin a été repris par le dessinateur français Achdé, à la mort de Morris en 2001.

La géniale formule "Plus vite que son ombre" est entrée dans le langage courant, pour signifier "Très rapidement". Et le nom même de "Lucky Luke" est devenu synonyme de rapidité.

Toujours accompagné de son fidèle cheval blanc Jolly Jumper et la plupart du temps par le chien Rantanplan, Lucky Luke est souvent opposé aux frères Dalton.

Rantanplan, Billy the Kid, Calamity Jane, Jolly Jumper, Lucky Luke, Averell, William, Jack et Joe Dalton.
Rantanplan, Billy the Kid, Calamity Jane, Jolly Jumper, Lucky Luke, Averell, William, Jack et Joe Dalton.

La série est truffée d'éléments humoristiques qui parodient les films de western qui ont nourri l'enfance de Morris et Goscinny au point qu'ils leur ont inspiré nombre de leurs titres d'albums.

La série compte plus de 70 albums parus tout d'abord aux éditions Dupuis, puis Dargaud et enfin Lucky Comics. Les histoires ont généralement été pré-publiées dans un journal : "Spirou" entre 1946 et 1967, "Pilote", entre 1967 et 1973, "Lucky Luke" entre 1974 et 1975, "Tintin" (édition française) entre 1975 et 1976, puis dans "Spirou" ou "Pif Gadget", mais également dans des magazines tels que "Paris Match" ou "VSD".

Lucky Luke est l'une des bandes dessinées les plus connues et les plus vendues en Europe, et elle a été traduite dans de nombreuses langues. La série a également été adaptée sur de nombreux supports : au cinéma, en prises de vue rélle et en animation, à la télévision, en série animée, mais aussi en jeux vidéo, jouets et jeux de société.

Source : wikipedia.org

"Annabella".

Annabella

Il s'agit du pseudonyme de l'actrice française Suzanne Charpentier, née le 14 juillet 1907 et morte le 18 septembre 1996.

Elle a notamment interprété, en 1935, la superbe berbère "Aïcha la Slaoui", aux côtés de Jean Gabin, dans "La bandera" de Julien Duvivier.

Et a été la première épouse de l'acteur américain Tyrone Power.