"Couve".

Maurice Couve de Murville

Ainsi appelait-on couramment Maurice Couve de Murville, né le 24 janvier 1907 et mort le 24 décembre 1999.

Ce haut fonctionnaire gaulliste, diplomate et homme politique français, rejoint les rangs de la France Libre en 1943, avant de devenir ambassadeur en Égypte, aux États-unis et en Allemagne de l'Ouest.

Sa prestigieuse carrière diplomatique et sa fidélité au général lui valent d'être le dernier ministre des Affaires étrangères de la IVe République et le premier de la Ve République. Et d'exercer cette fonction dix années durant, ce qui constitue un record pour un hôte du quai d'Orsay.

Éphémère ministre de l'Économie et des Finances après les événements de Mai 68, il devient ensuite le dernier Premier ministre du général de Gaulle (1968-1969), puis député (1973-1986) et sénateur (1986-1995).

"Charles Gérard".

Charles Gérard

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français d'origine arménienne Charles Adjémian, né le 1ᵉʳ décembre 1922 et mort le 19 septembre 2019.

Ami inséparable de l'acteur français Jean-Paul Belmondo pendant plus de soixante-et-onze, ils partageaient la même passion du sport, et notamment de la boxe et du tennis.

Charles Gérard et Jean-Paul Belmondo : 71 annnées d'une amitié indéfectible

L’indéfectible complicité qui liaient ces deux "frère siamois" remontait en effet à leur rencontre à l’Avia Club, en 1948.

Charles Gérard

Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que cet acteur que l'on a vu dans 55 films de 1970 à 2015 - dont 20 du réalisateur français Claude Lelouch, dont il était le second rôle fétiche ! -, était à l'origine... un réalisateur, auteur d'une demi-douzaine de longs métrages, entre 1958 et 1967.

Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard (1958)
Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard et Michel Deville (1958)
Affiche du film français "L'ennemi dans l'ombre" de Charles Gérard (1960)
Affiche du film français "L'ennemi dans l'ombre" de Charles Gérard (1960)
Affiche du film français "La loi des hommes" de Charles Gérard (1962)
Affiche du film français "La loi des hommes" de Charles Gérard (1962)
Affiche du film français "À couteaux tirés" de Charles Gérard (1964)
Affiche du film français "À couteaux tirés" de Charles Gérard (1964)

Source : wikipedia.org

"Grille d'égout".

Lucienne Beuze dite "Grille d'égout"

Ce surnom haut en couleurs et guère flatteur, a été attribué par le polémiste Henri Rochefort, à la danseuse de french cancan du cabaret "Le Moulin Rouge", Lucienne Beuze.

Il manquait en effet une dent sur deux à cette ancienne institutrice devenue par la suite chorégraphe, ce qui faisait ressembler sa machoire édentée aux grilles d'égout de l'époque.

"Fouché" dit "Fouché de Nantes", "Le boucher de Lyon" ou "Le mitrailleur de Lyon".

Joseph Fouché

Joseph Fouché est un homme politique français, né le 21 mai 1759 et mort le 26 décembre 1820.

Il est particulièrement connu pour la férocité avec laquelle, durant la Révolution, il réprima l'insurrection lyonnaise en 1793 et pour avoir été ministre de la Police sous le Directoire, le Consulat et l'Empire.

Napoléon le fit Comte d'Empire en 1808 et Duc d'Otrente en 1809.

Ministre de la police, il est l'homme-clé du gouvernement lors des Cent-jours, en 1815, l'Empereur étant au combat. Prévoyant la défaite il manoeuvre en effet pour préparer la transition.

Après la défaite de Waterloo, il devient président du gouvernement provisoire et négocie avec les puissances alliées, dont l'Angleterre. Il manipule les républicains et les monarchistes, négocie avec les forces diverses qui déchirent le pays, pour maintenir l'ordre et la continuité de l'État.

Jugeant que la monarchie est le régime qui permettra au mieux à la France de retrouver sa souveraineté, il remet sur le trône Louis XVIII, et, le 9 juillet 1815, il devient son ministre.

Ce qui nous vaut l'extraordinaire portrait de François-René de Chateaubriand dans ses magnifiques "Mémoires d'outre-tombe" (1849-1850).

"Le gaz LOST" ou "Kampfstoff LOST".

"LOST (wilhelm LOmmel und wilhelm STeinkopf)" est un mot-valise allemand désignant le gaz de combat que nous appelons "Ypérite", "Gaz moutarde" ou "Moutarde au soufre".

Le terme provient de la combinaison des noms des deux chimistes allemands Wilhelm Lommel et Wilhelm Steinkopf, qui développèrent un procédé de production en masse pour l'utilisation militaire lorsqu'ils travaillaient pour l'entreprise chimique allemande Bayer AG.

"Telly Savalas".

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur et chanteur états-unien d'origine grecque Aristotelis Savalas, né le 21 janvier 1922 et mort le 22 janvier 1994.

Il est particulièrement connu pour avoir interprété dans les années 1970 le rôle principal dans le feuilleton télévisé policier "Kojak".

Son crâne rasé a donné lieu à la naissance de différentes expressions relatives au fait d'être chauve.

Et peu de gens se souviennent de lui avec des cheveux...

L'acteur états-unien Telly Savalas avec des cheveux

Source : wikipedia.org

"Pascale Ogier".

Pascale Ogier

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Pascale Thomas, née le 26 octobre 1958 et morte en pleine jeunesse, le 25 octobre 1984, à l'âge de 26 ans.

Fille du musicien français Gilles Nicolas et de l'actrice française Bulle Ogier, dont elle a repris le nom d'artiste, elle a brièvement été la muse du réalisateur français Éric Rohmer.

L'actrice française Bulle Ogier
L'actrice française Bulle Ogier

Héroïne principale de son film "Les nuits de la pleine lune", tourné l'année de sa disparition, en 1984,elle demeure la figure mélancolique des années 1980.

Une enfant de la balle

Pascale était la fille de l'actrice française Bulle Ogier, dont l'ami n’était autre que le producteur et réalisateur suisse Barbet Schroeder.

Dès l’âge de 10 ans, elle tourne pour André Téchiné dans "Paulina s’en va" (1969). Et entame ensuite des études de cinéma qu’elle va délaisser pour se lancer dans le métier d’actrice.

Son premier véritable rôle sera, en 1978, dans le deuxième film d’un certain Jean-Claude Brisseau, alors soutenu par Eric Rohmer. Ce dernier est, par ailleurs, le voisin de Bulle Ogier, et il a vu grandir Pascale. La même année, il lui offre son second rôle dans "Perceval le Gallois" (1978).

A la même période, elle rencontre le tout jeune cinéaste états-unien Jim Jarmush, avec qui elle noue une relation, pour ensuite former un triangle amoureux avec le directeur artistique Benjamin Baltimore.

Pascale Ogier intègre alors un mythe, qui n’est pas cinématographique : celui de la "branchitude" parisienne du début des années 80, cette période si spéciale, faite d’endroits devenus mythiques tels que le Palace ou les Bains Douches. Pascale fait ses nuit blanches au Palace avec Eva Ionesco, Christian Louboutin , Alain Pacadis, Thierry Ardisson, Pauline Lafont et sa mère, Bernadette, Pascal Greggory, Elli Medeiros, Virginie Thévenet, ou même Roland Barthes. Des nuits plus belles que les jours de certains, des nuits si branchées, si droguées...

Eric Rohmer continue de travailler avec la jeune actrice, et lui offre, en 1979, un rôle au théâtre des Amandiers dans une nouvelle traduction française qu’il a faite lui même de "La petite Catherine de Heilbronn". En 1981 elle consigne le scénario du "Pont du Nord", réalisé par Jacques Rivette et joue dans le film, aux côtés de sa mère. Sa prestation lui vaut d’être reconnue aux États-Unis comme un espoir du cinéma.

A vingt quatre ans, elle maîtrise la diction apprise de Marguerite Duras, celle là même que sa mère imitait, à l’instar d’Emmanuelle Riva dans "Hiroshima mon amour" (1959).

En 1984, Éric Rohmer, qui a eu le loisir de l’inviter souvent avec d’autres adolescents et d’étudier cette jeunesse affranchie tant de la morale que des idéologies, promise à un avenir sans difficultés sinon sentimentales, lui confie le rôle principal d’un film existentialiste sur l’éternelle histoire d’amour et de mort que l’impossible désir pour l’autre fait rejouer à la génération des années 80 : "Les nuits de la pleine lune".

Comme le réalisateur représente la comédie que les enfants de la bourgeoisie contemporaine se jouent à eux mêmes et la manière qu’a une jeune femme de se mettre en scène dans sa vraie vie, il confie à l’actrice elle même le soin de choisir ses tenues dans sa propre garde-robe et les accessoires du décor dans son environnement. Par une mise en abîme imperceptible, il fait de son personnage une décoratrice.

C’est également Pascale Ogier qui fait découvrir à Éric Rohmer le disque "Rectangle" d’Elli et Jacno, dont les chansons électroniques, légères et justes à la fois, serviront d’illustration sonore.

Louise, le personnage à la voix fragile et si singulière qu’elle interprète, partage sa vie entre deux hommes. Le jour, dans une ville nouvelle de la banlieue, avec un compagnon, interprété par Tchéky Karyo, dont elle s’éloigne inexorablement jusqu’à ce qu’il se résigne à la quitter. Et la nuit, à Paris même, avec un confident chaste tenu au rôle d’ami et accompagnateur, qu’incarne Fabrice Luchini. A la dernière scène, l’héroïne disparaît seule dans la nuit parisienne. Le film fait près de six cent mille entrées et Pascale Ogier devient une actrice reconnue, par le public et la profession. En septembre, son interprétation, dans laquelle elle semble jouer la femme qu’elle est à la ville, lui vaut la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise. Et le prix lui est remis par un cinéaste qu’elle révère : Michelangelo Antonioni.

Elle commence ensuite le tournage d’"Elsa, Elsa", un film de Didier Haudepin dont elle incarne le personnage principal. Le 17 octobre, elle prend part à une réception officielle à l’Élysée en l’honneur de l’industrie de la mode, en présence du président Mitterrand, de grands couturiers et de d’artistes célèbres. Sept jours plus tard, est diffusée une interview filmée au début du mois pour l’émission "Cinéma, Cinémas", où elle évoque avec pudeur une sexualité sombre faites de "choses physiques aussi, beaucoup… Je rêve beaucoup de ça. (…) les histoires d’amour (…) C’est ma fatalité, je crois… Pour toujours".

Le lendemain à l’aube, 25 octobre 1984, deux mois et demi après la sortie des "Nuits de la pleine lune", au sortir d’une soirée au Palace, comme cela lui était déjà arrivé, elle est prise d’une crise d’angor, chez un ancien partenaire d’excès adolescents. Celui-ci ignore qu’elle souffre d’un souffle au coeur , trace d’une malformation cardiaque congénitale, et tarde à alerter les secours. Pascale Ogier meurt sur place des conséquences d’une ischémie myocardique dégénérée en hypoxie générale, à la veille de son 26e anniversaire, quatre jours après le réalisateur François Truffaut. Le soir même a lieu l’avant-première de son dernier long métrage, "Ave Maria", dont elle ne connaîtra pas le destin scandaleux. Et ce n’est que des années plus tard que les médias français évoqueront un surdosage de cocaïne, qui aura décompensé sa cardiopathie.

La chanteuse Lio la remplace dans le tournage d’"Elsa, Elsa".

Et, en février, lors de la Nuit des César, elle est citée à titre posthume - honneur qui n’avait jamais été rendu qu’à Romy Schneider - au rang des meilleures actrices, le prix étant remporté par Sabine Azéma.

En 1985, le chanteur Renaud, dans son album "Mistral gagnant" lui consacre une superbe chanson où, sans la nommer, il l’appelle affectueusement "P’tite conne" :

Et Jim Jarmusch, qui avait le projet de tourner avec elle, lui dédie son film "Down by law".

Célébrée dès le lendemain de sa mort comme l’icône des années quatre vingt, par le critique Alain Pacadis, qui la compare à ce que fut l'actrice Anouk Aimée, dans les années soixante pour une Nouvelle Vague finissante, Pascale Ogier est devenue, plus de trente ans après, une véritable figure de roman.

Son nom est presque homonyme de celui du réalisateur français Pascal Laugier, avec lequel il convient évidemment de ne pas la confondre.

Sources : wikipedia.org et lemagcinema.fr

"Pascal Laugier" et "Pascale Ogier"

Tous deux sont des personnalités françaises du monde du cinéma.

  • Mais le premier, Pascal Laugier, né le 16 octobre 1971, est un réalisateur et scénariste, spécialisé dans les films d'horreur,

  • tandis que la seconde, Pascale Ogier, née le 26 octobre 1958 et morte le 25 octobre 1984, était une actrice prématurément disparue.

Pascale Ogier