"Tergiverser" et "Une tergiversation".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif féminin du registre soutenu.

  • "Tergiverser" signifie : retarder le moment, éluder la difficulté d'aboutir à une décision, à une réponse, à un engagement précis, à la conclusion d'une affaire ; user de détours, de faux-fuyants pour éviter de donner une réponse nette, pour retarder le moment d'une décision ; atermoyer, biaiser, hésiter, louvoyer.

On dit par exemple : "Inutile de tergiverser : j'exige une réponse définitive avant 48 heures".

Ou : "Tergiverser ainsi ne favorise pas une résolution rapide de cette crise, monsieur le ministre ; vous devez divorcer ou vous réconciler avec votre épouse".

  • et "Une tergiversation" : l'action de tergiverser, d'hésiter.

On dit par exemple : "Cette nouvelle tergiversation du gouvernement est révélatrice de son incapacité à prendre la mesure de cette crise".

Ou : "Ces tergiversations n'ont que trop duré : vous devez prendre une décision, monsieur le président : la cravate bleue foncée ou la bleue claire ?".

Source : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

 

J’aime les mots fête ce 17 avril 2021, son 400 000e visiteur différent !

Statistiques

Ce chiffre a été atteint 50 jours après avoir célébré le 300 000e lecteur différent, le 26 février 2021.

Alors qu’il avait fallu :

  • 450 jours pour fêter le 100 000e, le 22 septembre 2020.
  • Puis 89 jours pour atteindre le 200 000e, le 20 décembre 2020.
  • Et 68 jours pour atteindre le 300 000e, le 26 février 2021.

J'aime les mots compte à ce jour :

  • 6 855 articles,
  • 5 282 photos,
  • 229 vidéos,
  • ainsi qu'un lexique exclusif de 3 915 mots.

Et des lecteurs dans 197 pays ou territoires !

"Un beau vieux", "Un beau-vieux" et "Un vieux beau".

Ces trois locutions nominales n'ont absolument pas la même sinification.

  • "Un beau vieux" désigne en effet dans le langage courantun beau vieillard, C'est à dire un homme beau mais âgé.
Un "beau vieux" hindou
Un "beau vieux" hindou
  • et que  "Un vieux beau" désigne, à l'instar, par exemple, de l'homme d'affaires états-unien et ancien président des États-Unis d'Amérique Donald Trump (né le  14 juin 1946), un homme séducteur d'un certain âge ; élégant mais d'une élégance surannée, coquette, précieuse, recherchée, ou au contraire tape-à-l'oeil ; un homme un peu âgé cherchant à paraître plus jeune par sa tenue, son attitude, etc.
Un vieux beau" : l'homme d'affaire états-unien Donald Trump, devenu président des États-Unis d'Amérique
Un vieux beau" : l'homme d'affaire états-unien Donald Trump, devenu président des États-Unis d'Amérique

Sources : www.linternaute.fr, www.languefrancaise.net et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "On essaie d'me faire porter bouc émissaire" !

Le collectionneur français Pierre-Jean Chalençon

Comme l'a pitoyablement déclaré, le 05 avril 2021, le collectionneur français Pierre-Jean Chalençon.

Mais : "On essaie dE me faire porter LE CHAPEAU" !

Ou : "On essaie dE me PRENDRE POUR bouc émissaire" !

Pour cet immonde charabia, je décerne à ce bouffon pathétique mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Y a tellement d'l'espoir ce soir" !

Le journaliste sportif français Yoann Riou

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Yoann Riou, le 13 avril 2021, dans l'émission vespérale de Messaoud Benterki "La grande soirée", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais, à tout le moins : "Y a tellement D'ESPOIR ce soir" !"

Et idéalement : "IL Y a tellement D'ESPOIR ce soir" !

Pourquoi dire : "Au black", "Du black", "Faire du black", "Le black" ou "Le travail au black" ?

Et pas simplement : "Au noir", "Du noir", "Faire du noir", "Le noir" et "Le travail au noir" !

De peur de prononcer le mot "noir" ? Ou par snobisme ?

En anglais ou en français, ces mots ou locutions relèvent du registre populaire.

Et ils signifient ou désignent respectivement :

  • "Au black" ou "Au noir" : non déclaré, effectué illégalement,
  • "Du black" ou "Du noir" :
    • la partie de son travail ou de son activité non déclarés, effectués illégalement,
    • ou : l'argent que l'on en retire,
  • "Faire du black" ou "Faire du noir" : ne pas déclarer tout ou partie de son travail ou de son activité,
  • "Le black" ou "Le noir" :
    • la partie de son travail ou de son activité non déclarés, effectués illégalement,
    • ou : l'argent que l'on en retire,
  • et "Le travail au black" : le travail non déclaré, effectué illégalement.

Source : wiktionary.org

"Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

J'aime beaucoup cette formule de l'écrivain et académicien français André Dacier (9 novembre 1713 - 18 septembre 1722)

  • "Bien dire fait rire, bien faire fait taire", l'expression d'origine, signifie que l'on a généralement tendance à rire d'un bon mot, alors que l'on ne commente pas forcément une bonne action ou un travail correctement exécuté.

Les humoristes sont donc plus facilement récompensés de leur talent que toute autre profession.

  • tandis que "Dire fait rire, faire fait taire", la version abrégée qui en a été tirée et qui est souvent employée, signifie plutôt : les réalisations concrètes valent bien davantage que les paroles.

Car s'il est aisé de se moquer de paroles en les faisant passer pour des vantardises, critiquer des réalisations concrètes peut s'avérer plus délicat.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Sources : www.linternaute.fr et www.languefrancaise.net

L'interjection du registre familier "Hein" n'est pas destinée à remplacer la virgule lors d'interventions orales !

Je ne supporte plus ce tic de langage, de plus en plus répandu parmi les journalistes de notre pays, consistant à remplacer les virgules et points-virgules de leurs textes par autant de "Hein" lors de leurs interventions orales !

Aussi étonnant et incroyable que cela puisse paraître, j'en compte en effet régulièrement deux à quatre par minute, lors des prises de parole préparées des journalistes opérant sur les différentes chaînes de télévision françaises d'information en continu. Lesquels journalistes pensent ainsi, je crois, masquer le fait qu'ils lisent des notes écrites, en adoptant une façon de parler se voulant "naturelle" et "grand public".

Vérifiez par vous-même : vous verrez que je n'exagère pas !

  • ainsi par exemple de la journaliste française Sylvia Amicone, entendue le 06 avril 2021, dans l'émission "Le grand soir", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI,

La journaliste française Sylvia Amicone

  • mais aussi de la journaliste française Anaïs Hanquet, entendue le 7 septembre 2021, dans l'émission "Télé matin", sur la chaîne de télévision publique France 2,

La journaliste française Anaïs Hanquet

  • de la journaliste française Kady Adoum-Douass, entendue le 14 octobre 2022, dans l'émission "Les matins de LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI,

La journaliste française Kady Adoum-Douass

  • du journaliste français Jean-Pierre Gratien, présentateur de l'excellente émission "Débat Doc", sur la chaîne de télévision publique française France 5.
Le journaliste français Jean-Pierre Gratien, présentateur de l'émission "Débat Doc" sur la chaîne de télévision publique France 5 (© Gwendoline Le Goff / PanoramiC)
Le journaliste français Jean-Pierre Gratien, présentateur de l'émission "Débat Doc" sur la chaîne de télévision publique France 5 (© Gwendoline Le Goff / PanoramiC)
  • ou du journaliste français David Verhaeghe, entendu le 23 octobre 2022, dans l’émission "Les matins LCI Week-end", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Si vous ne l'aviez pas encore remarqué, je vous promets que vous allez, très rapidement désormais, être, comme moi, véritablement exaspéré par cette pratique relevant d'un registre populaire démagogique n'ayant pas sa place, selon moi, dans la bouche d'un professionnel du verbe, dont on peut attendre qu'il s'exprime dans un français sinon soutenu au moins courant.

On n'écrit pas : "Cette arbitre" ni "Cette homme" !

"L'Équipe du soir", l’émission sportive vespérale d’Olivier Ménard consacrée au football, sur la chaîne de télévision française L’Équipe

Ainsi que je le lis malheureusement régulièrement dans les messages de téléspectateurs affichés sur l'écran, au cours des émissions sportives vespérales "L'Équipe du soir" d'Olivier Ménard ou "La grande soirée" de Messaoud Benterki, sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais bien évidemment ; "CET arbitre" (*) et "CET homme" !

Certes cela se prononce de la même façon, mais il s'agit là d'une faute absolument invraisemblable et alarmante quant au niveau d'orthographe atteint par une partie, je le crains, sans cesse croissante de notre population de jeunes adultes.

(*) Car il ne s'agit naturellement jamais d'une femme...

"La grande soirée", l'émission de Messaoud Benterki, sur la chaîne L'Équipe

"Objecter".

Ce joli verbe du registre soutenu signifie : avancer une objection ; invoquer, prétexter, opposer un fait ou un argument afin de :

  • réfuter une opinion ou une affirmation.

On dit par exemple : "Je n'ai rien à objecter contre tes propos, mais je ne les apprécie pas, tu dois le savoir".

  • repousser une demande, un projet, une proposition, etc. (avec "que + un verbe à l'indicatif).

On dit par exemple : "Enfant, on commença par m'objecter que j'étais trop jeune pour adhérer au club de philatélie local".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Stratosphérique".

Un ballon stratosphérique

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre : ce qui est propre à la stratosphère (une "couche stratosphérique"), sert à l'explorer ou permet d'y naviguer (une "fusée stratosphérique") ou encore ce qui y a lieu (un "expérience stratosphérique") ; la stratosphère étant la couche de l'atmosphère située entre la troposphère (6 à 17 km d'altitude) et la mésosphère (50 km d'altitude),
Les différentes couches de l'atmosphère
Les différentes couches de l'atmosphère

Les différentes couches de l'atmosphère

  • et au sens figuré : ce qui est très élevé.

On dit par exemple : "Un niveau stratosphérique","Un prix stratosphérique" ou "Un taux d'intérêt stratosphérique".

Les journalistes et commentateurs sportifs usent et abusent de cette acception, en nous expliquant régulièrement que tel ou tel joueur, auteur d'une excellente prestation "a été stratosphérique" ou "est stratosphérique", par ellipse de "a joué à un niveau stratosphérique" ou "joue à un niveau straosphérique"

Sources : www.larousse.fr, Le Robert et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "J'chuis pas au courant de rien" ni "Je ne suis pas au courant de rien" !

Mais : "Je ne suis au courant de rien" !

Ou : "Je ne suis pas au courant" !

Car la négation d'un négation devient une affirmation. Aussi, "ne pas" être au courant"de rien" revient à être au courant de quelque chose.