"Anicroche" est un substantif féminin du registre familier désignant : un petit obstacle ou une légère difficulté occasionnant un désagrément passager ; un ennui, un incident.
"Sans anicroches" est donc une locution adverbiale du registre familier signifiant : sans incident.
On dit par exemple : "La visite s'est déroulée sans anicroches".
Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais : "Le président va FONDER sa décision" !
On peut "tabler sur quelque chose pour prendre une décision", mais pas "tabler une décision".
Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Mais, à l'inverse : "Le réchauffAGE d'un plat" et "Le réchauffEMENT des températures" !
Les deux substantifs masculins paronymiques "Réchauffage" et "Réchauffement" possèdent en effet des significations distinctes qu'il convient de respecter.
Comme l'a lamentablement déclaré, le 18 mars 2021, le médecin français Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière, à Paris (75), dans l'émission "Vrai ou fake", sur la chaîne de télévision publique française franceinfo.
Mais simplement : "Aujourd'hui", "À notre époque" ou "De nos jours" !
Ou encore : "Actuellement" !
De par son étymologie même, en effet, le mot "Aujourd'hui" constitue déjà un pléonasme, puisqu'il signifie littéralement "Au jour de ce jour", "Hui" étant un petit mot d’ancien français, né au XIe siècle, et signifiant "Le jour où l’on est".
Aussi la formule "Au jour d'aujourd'hui" est-elle un épouvantable pléonasme relevant du registre populaire, qu'il convient à tout prix de bannir !
Surtout lorsque, comme ce monsieur, on passe sa vie sur les plateaux de télévision depuis un an, àse piquer de communication grand public.
Comme l'a déclaré l'antiquaire-brocanteur français Djamel Bentenah, le 23 février 2021, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique France 2.
"Le fumier" ou "Du fumier" désigne dans le langage courant : un mélange de litières (paille, foin, etc.) et d'excréments d'animaux d'élevage (d'étable ou d'écurie) décomposé par la fermentation sous l'action de micro-organismes, et utilisé comme engrais.
Tandis que "Un fumier" désigne, dans le registre argotique et de façon extrêmement injurieuse : une personne véritablement méprisable, odieuse.
On dit par exemple : "Ce fumier a violé ses enfants pendant des années".
Et l'on dit également : "Une ordure".
"Un fumier" ou "une ordure" : Le violeur et meurtrier belge Marc Dutroux, condamné pour au moins 7 viols sur mineures, dont 5 suivis de meurtres
Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme textile ne manque pas de surprendre nos jeunes enfants et nos amis étrangers.
Appartenant au registre familier, elle signifie tout simplement, au sens figuré : se mettre au lit pour dormir.
Dans l'excellent film d'Étienne Chatiliez "La vie est un long fleuve tranquille", sorti en 1988, Ghislaine Groseille (Sylvie Cubertafon) dit par exemple à son mari : "J'chuis crevée, j'vais mettre la viande dans l'torchon".
Cette expression très imagée a vraisemblablement pour origine le milieu de la charcuterie, où elle a dû commencé à être utilisée par analogie avec la locution nominale féminine "Jambon au torchon", qui désigne un jambon cuit dans un bouillon entouré d'une "Chaussettte à jambon" également appelée "Sac mousse" ou "Torchon".
Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage
Le jambon au torchon est fabriqué à partir des muscles de la cuisse du porc, qui sont rassemblés et comprimés aussi fort que possible, pour en faire une sorte de pain de viande, non pas dans un moule métallique comme pour le jambon industriel, mais plus traditionnellement dans une sorte de grande chaussette de textile, nouée à la fin, ce qui le fait ressembler avant cuisson à une sorte de grosse baudruche de viande.
Sources : www.consoglobe.com, www.caminteresse.fr et wiktionary.org
Il s'agit des différents surnoms du soldat finlandais Simo Häyhä, né le 17 décembre 1905 et mort le 1er avril 2002.
Ce tireur d'élite a été actif durant la guerre d'Hiver (1939-1940), qui opposa la Finlande et l'Union soviétique et durant laquelle il parvint à abattre au fusil plus de 500 soldats soviétiques en seulement 3 mois !
L'armée soviétique déploya des moyens considérables afin de l'éliminer, mais sans jamais y parvenir. Et le surnomma "La mort blanche" car il possédait une technique redoutable lui permettant de demeurer parfaitement invisible dans la neige.
Parcours durant la guerre d'Hiver (30 novembre 1939 - 13 mars 1940)
Il est officiellement crédité de la mort de 505 soldats soviétiques abattus au fusil. Le chiffre non officiel est de 542 tués par des tirs de précision, auxquels s'ajouteraient environ 200 autres en utilisant un pistolet-mitrailleur Suomi KP31.
Tous ces morts sont comptabilisés durant les 97 jours antérieurs à sa blessure par balle du 6 mars 1940.
Avant cette blessure, les Soviétiques tentèrent bien sûr de le tuer, notamment par le biais de leurs propres tireurs d'élite ainsi que par des bombardements d'artillerie. Mais le meilleur résultat obtenu ne fut que la déchirure de sa veste par un obus à fragmentation, qui le laissa indemne.
Matériel et tactiques utilisés
Simo Häyhä utilisait le fusil M28 "Pystykorva", une variante finlandaise du fusil Mosin-Nagant soviétique, car l'arme convenait bien à son tout petit gabarit de 1,52 m.
Il préférait utiliser une simple mire métallique etnon une lunette de tir, afin de diminuer la surface de sa silhouette (car le tireur doit relever la tête lorsqu'il emploie une lunette) et afin d'éviter tout problème de réflexion du soleil (pouvant révéler sa position) ou risque de mauvaise visibilité (de la buée se formant sur la lunette de tir).
Une autre tactique de Häyhä consistait à compacter la neige devant lui afin que le tir n'agite pas la neige, qui pourrait ainsi révéler sa position.
Il gardait également de la neige dans sa bouche pour que la vapeur de sa respiration ne le trahisse pas.
Et il était capable de rester des heures sans bouger, légèrement enseveli sous la neige, à des températures comprises entre -20 et −40 °C, et revêtu d'une tenue de camouflage entièrement blanche.
Blessure et fin de la guerre
Le 6 mars 1940, Häyhä reçoit une balle dans la mâchoire. Le projectile dévie à l'impact et quitte sa tête sans le tuer. Il est ramassé par des soldats alliés qui affirmèrent à son propos "qu'il lui manquait la moitié de la tête". Il reprend conscience le 13 mars 1940, jour où la paix est signée.
Peu de temps après la guerre, Simo Häyhä est promu du grade de caporal puis de sous-lieutenant par le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim.
Après la guerre et fin de vie
Il lui fallut plusieurs années pour récupérer de ses blessures. La balle avait écrasé sa mâchoire lui avait enlevé la majeure partie de la joue gauche. Néanmoins, il s'est rétabli et est devenu, après la Seconde Guerre mondiale, un chasseur d'orignal et un éleveur de chiens.
Lors d'un entretien en 1998, à la question de savoir comment il était devenu aussi bon tireur, il répondit : "par la pratique".
Et lorsqu'on lui demanda s'il regrettait d'avoir tué tant de gens, il répondit : "Je n'ai fait que mon devoir, et ce que l'on m'avait dit de faire, du mieux que je le pouvais".
Le substantif féminin "Diligence" peut avoir deux significations très différentes :
"La diligence" désigne en effet dans le registre soutenu : la célérité et l'exactitude dans l'exécution d'une tâche.
On dit par exemple : "Je compte sur vous pour mener à bien cette étude avec la plus grande diligence".
tandis que "Une diligence" désignait autrefois dans le langage courant : un véhicule hippomobile fermé, à quatre roues, principalement utilisé au XIXe siècle pour le transport des personnes d'une ville à l'autre.
Une diligence suisse, au XIXe siècle
La diligence est indissociable de l'histoire des États-Unis et de la Conquête de l'Ouest, avant l'avènement de l'automobile.
Une diligence états-unienne de la célèbre compagnie Wells Fargo
CommeComme l'a déclaré, le 11 mars 2021, l'animatrice française Sophie Davant, dans l'émission "Affaire conclue", qu'elle présente, sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Mais : "CELA reste un de ses modèles EMBLÉMATIQUES" !