15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".

"La teigne".

Il s'agit d'un nom générique, relevant du registre familier et désignant des maladies des régions kératinisées du corps (peau, cheveux, poils, ongles) appelées "Dermatophyties".

Ces mycoses sont dues à une contamination par des champignons (micro-organismes parasites) appelés "Dermatophytes".

 Elles constituent des infections bénignes mais très contagieuses, concernant principalement les enfants de moins de 12 ans.

Il existe trois sortes de "Teignes" ou "Dermatophyties" :

  • des teignes anthropophiles, transmises par les humains,
  • des teignes zoophiles, transmises par les animaux,

Source : doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Teigneux".

Ce mot, qui peut être à la fois un adjectif et un substantif, désigne :

  • au sens propre : celui qui est atteint de la teigne (langage courant),
  • et au sens figuré : celui qui est agressif, hargneux, méchant "comme une teigne" (registre familier).

"Un sacripant".

À l'instar de "Une rodomontade", ce mot nous vient directement de la littérature italienne, puisqu'il fait référence à Sacripante, roi de Circassie, un personnage de Boïardo Matteo Maria, dans "Roland amoureux" (1483), un long poème inachevé, complété par Nicolo degli Agostini et Lodovico Domenichi, puis refondu par Francesco Berni (1541). Et de L’Arioste, dans "Roland furieux" (1516), sa suite.

  • D'abord utilisé pour désigner un fanfaron, un bravache, un faux brave,
  • ce terme relève aujourd'hui du registre familier et désigne un chenapan, un vaurien, une personne capable de mauvais coups.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Source : wikipedia.org

Spécial MENSA : "L'auberge espagnole, c'est quand...

... chacun amène sa bouffe !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « amène sa bouffe » (nourriture, en argot) et « à Mensa bouffe » (mange, en argot).

MENSA est une association internationale créée en 1946 à Oxford (Angleterre du Sud-Est) (Grande-Bretagne), offrant un environnement stimulant aux personnes HPI ou HQI présentant un score dans les 2% de meilleure réussite aux tests de QI.

En France, où l'association existe depuis 1965, ses membres, les mensans, ont coutume, lorsqu'ils se rencontrent pour un repas, de pratiquer l'auberge espagnole, c'est à dire de manger ce que chaque convive a apporté.

"Michel Hazanavicius" et "Serge Hazanavicius".

Michel et Serge Hazanavicius sont deux frères français travaillant dans le domaine du cinéma.

Le réalisateur français Michel Hazanavicius, lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur, en 2012, pour "The artist".

  • Michel Hazanavicius est un réalisateur, scénariste et producteur, né le 29 mars 1967.

Célèbre pour ses deux parodies de film d'espionnage avec Jean Dujardin ("OSS 117 : Le Caire, nid d'espions" en2006 et "OSS 117 : Rio ne répond plus", en 2009), il est le compagnon de l'actrice franco-argentine Bérénice Bejo.

Surtout, il a signé en 2011 "The artist", un extraordinaire succès planétaire muet en noir et blanc (tout pour plaire !) ayant remporté plus de cent récompenses de par le monde, dont les César et Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur film.

Le comédien français Serge Hazanavicius

  • Et Serge Hazanavicius, son frère aîné, est un acteur, né le 11 septembre 1963, devenu lui aussi réalisateur en 2017 ("Tout là-haut").

Tous deux sont nés au sein d'une famille d'origine juive lituanienne, leurs grands-parents s'étant installés en France dans les années 1920.

Et ils ont conservé leur très joli patronyme.

"Un JRI".

Ce sigle ,créé en 1984 ,désigne le "Journaliste Reporter d'Images, auparavant appelé "reporter cameraman".
Caméra à l'épaule, ce journaliste de terrain, aux compétences pour le moins polyvalentes, constitue une spécialité journalistique française.
Travaillant aussi bien pour les chaînes de télévision que pour les agences de presse audiovisuelles ou les sociétés de production, le JRI se déplace en effet sur le lieu d'un événement ou d'un entretien et y enregistre, seul le plus souvent, les images et le son des reportages qu'il réalise. Puis en écrit le commentaire et en réalise le montage.

C'est naturellement la puissance des nouveaux outils numériques qui a permis le développement de ce nouveau "modèle économique", grâce auquel on peut désormais faire assurer par une seule personne ce qui auparavant requérait souvent l'intervention - au poins ponctuelle - de pas moins de... cinq professionnels : "reporter", cadreur, preneur de son, rédacteur et monteur !

Contrairement au site studyrama.com, qui qualifie le JRI de "véritable couteau suisse", je parlerais donc plutôt d'"esclave polyvalent".

"Une rivière" et "Un fleuve".

Les deux sont des cours d'eau.

La différence ne tient nullement à leur longueur ou à leur débit, mais n'en demeure pas moins fondamentale.

  • en effet, alors qu'une rivière se jette dans un autre cours d'eau (elle est alors un "affluent" du second, dont elle vient grossir le débit) ou dans un lac,
  • un fleuve se jette, lui, directement dans une mer ou un océan.

Il peut parfaitement être plus court et moins puissant qu'une rivière. Et peut même n'être qu'un ru ! L'un de mes bons amis toulonnais se plait ainsi à évoquer le "fleuve" qui traverse son jardin !

"Il s'en faut de beaucoup" ou "Tant s'en faut".

Ces deux locutions adverbiales du registre soutenu signifient "Loin de là", "La différence est sensible".

On dit par exemple :

  • "Je ne suis pas fortuné, il s'en faut de beaucoup, mais je peux tout de même participer aux frais !".
  • Après trois jours de voyage nous n'étions toujours pas parvenus à destination, tant s'en faut !".

Leurs antonymes sont "Il s'en faut de peu" et "Peu s'en faut".

"De troisième part" ou "De quatrième part".

Ces deux locutions nominales, qui relèvent du vocabulaire juridique, sont utilisées dans les contrats pour désigner respectivement les troisième et quatrième entités ou personnes parties au contrat ; les deux premières étant quant à elles désignées par les locutions nominales "D'une part" et "D'autre part", sensiblement plus connues du grand public.

On dit ainsi :

"Entre M. HOCHON Paul, d'une part,
Et : M. ADY Jacques, d'autre part,
Et : Mme ENFAILLITE Mélusine, de troisième part,
Et : M. PTICOU Justin, de quatrième part,
Il a été convenu ce qui suit : ..."