27 façons de dire "Dormir".

Jeune femme endormie
  • Le registre argotique nous propose les verbes "Écraser", "Pioncer" et "Roupiller".

Ainsi que le verbe "Ronquer", qui est utilisé en Occitanie et par les Gadz'Arts.

Et la locution verbale en forme de gémination "Faire dodo" - ainsi que ses variantes "Faire un bon dodo", "Faire un gros dodo" ou "Faire un petit dodo" - appartient au langage enfantin.

Les locutions "Piquer un roupillon" ou "Piquer un somme" relèvent du registre familier ; et "Faire la sieste" (ou "Faire une sieste") et "Faire un somme", du langage courant.

Quant au registre soutenu, il nous offre une superbe expression héritée de la mythologie grecque, avec "Être dans les bras de Morphée".

  • Le verbe "Ronfler" (langage courant) sous-entend naturellement que l'on dort.
  • La locution "Fermer l'oeil" (langage courant) s'emploie surtout au sens négatif, afin d'expliquer, de manière imagée, que l'on n'a pas dormi ("Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit").
  • Les verbes "Dormailler" (registre familier, peu usité), "Sommeiller" (registre désuet) ou "Somnoler" (langage courant) désignent un sommeil de piètre qualité.
  • Tandis que la locution verbale "Être assoupi" évoque un demi-sommeil.
  • On dispose également de nombreuses formules pour évoquer un sommeil profond et tranquille :

Le registre familier nous offre ainsi deux charmants idiotismes animaliers : "Dormir comme un loir" et "Dormir comme une marmotte".

"Dormir sur ses deux oreilles", "Dormir tranquille", "Dormir comme un ange", "Dormir comme un bébé", "Dormir comme un bienheureux" et "Dormir comme une souche" relèvent du langage courant, ainsi que "Dormir à poings fermés" ou "Dormir du sommeil du juste".

  • Enfin la locution verbale "Faire de beaux rêves" (langage courant) s'utilise lorsque l'on souhaite à quelqu'un de bien dormir ("Fais de beaux rêves").

"Jeter l'argent par les fenêtres".

Cette expression très ancienne, puisqu'elle remonterait aux environs du XVIe siècle, appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être terriblement dépensier, dépenser sans compter, excessivement, déraisonnablement.

On dit par exemple : "Mon voisin gagne correctement sa vie mais il a tendance à jeter l'argent par les fenêtres".

 

"Nourrir les asticots", "Nourrir les poissons", "Nourrir les requins" ou "Nourrir les vautours".

Ces quatre locutions du registre familier, utilisées au sens figuré, signifient toutes quatre "être mort", mais avec de légères nuances :

  • mort et enterré, dans le premier cas ("Nourrir les asticots").

On dit par exemple : "S'il avait su qu'il irait nourrir les asticots aussi jeune, Riton le stéphanois aurait davantage profité de son carbure !".

  • mort noyé, dans les deux suivants, ("Nourrir les poissons" ou "Nourrir les requins").

On dit par exemple :  "Tu connais Mimile : petit mais teigneux. Si tu veux mon avis, à l'heure qu'il est, Pierrot le balafré doit nourrir les poissons !".

Ou : "Pour moi, le gars Paulot il y a longtemps qu'il a envoyé sa patronne nourrir les requins !".

  • et disparu sans espoir de retour, dans le dernier cas ("Nourrir les vautours").

On dit par exemple : "Le shérif avait disparu depuis trois jours désormais ; il devait certainement nourrir les vautours de la région."

"Être in ze pocket" !

Cette locution du registre familier, et qui relève de ce que l'on appelle "l'anglais de cuisine", signifie "Être dans la poche !" (registre familier), "C'est gagné d'avance" (registre normal), "C'est acquis !" (registre soutenu)

"No zob in job".

"No zob in job !" ou "Pas de sexe au boulot !"

Cette locution du registre familier en forme de paronomase relève de ce que l'on appelle "l'anglais de cuisine".

Et elle constitue une façon amusante de dire : "Pas de sexe au boulot !".

C'est bien connu, savoir contrôler sa libido évite souvent moult problèmes.

C'est en tous cas ce que tous mes psychiatres ont toujours essayé de me faire comprendre !

"La teigne".

Il s'agit d'un nom générique, relevant du registre familier et désignant des maladies des régions kératinisées du corps (peau, cheveux, poils, ongles) appelées "Dermatophyties".

Ces mycoses sont dues à une contamination par des champignons (micro-organismes parasites) appelés "Dermatophytes".

 Elles constituent des infections bénignes mais très contagieuses, concernant principalement les enfants de moins de 12 ans.

Il existe trois sortes de "Teignes" ou "Dermatophyties" :

  • des teignes anthropophiles, transmises par les humains,
  • des teignes zoophiles, transmises par les animaux,

Source : doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Teigneux".

Ce mot, qui peut être à la fois un adjectif et un substantif, désigne :

  • au sens propre : celui qui est atteint de la teigne (langage courant),
  • et au sens figuré : celui qui est agressif, hargneux, méchant "comme une teigne" (registre familier).

Ne dites pas : "Moi, ça m'fait que'que chose" !

Mais plutôt : "CELa mE fait queLque chose" !

Voire : "Cela me touche".

Cela vous permettra de passer du registre familier au langage courant.

"Être HS" ou "Être hors service".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • au sens propre : Non opérationnel et donc, en langage courant : en panne.

On place par exemple un panonceau "Hors service" sur la porte d'un ascenseur en cours de révision.

Ou un papier mentionnant "HS" sur un photocopieur en attente de réparation.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : épuisé, vanné, incapable de continuer ou de faire quoi que ce soit, en parlant d'une personne.

On dit par exemple : "Avec la canicule et mes huit voyages quotidiens en transports en commun non climatisés, je suis complètement HS lorsque j'arrive chez moi !".

"Être flapi" ou "Être flappi".

J'aime bien cette locution verbale d'origine provençale.

Relevantre du registre familier, elle signifie : être extrêmement fatigué, épuisé, abattu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué" en français.

Source : wiktionary.org