"Énième", "Nième", "Ixième" ou "Xième".

Ces quatre adjectifs parfaitement synonymes appartiennent au registre soutenu.

Et ils signifient : occupant un rang non précisé, une place indéterminée dans une suite considérée comme trop longue.

On dit par exemple :

  • "Je vous répète pour la énième fois que je ne souhaite pas acheter de nouvelles fenêtres !",
  • "C'est la nième fois que je te dis de ranger ta chambre !",
  • "Ce n'est jamais que la ixième fois que le président nous annonce que la situation est maîtrisée",
  • ou : "J'ai vu hier soir qu'il repassait La grande vadrouille à la télévision pour la xième fois".

La graphie "Nième" (qui se prononce é-ni-èm) est peu fréquente.

Et la graphie "Xième" très rare.

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Ses plus beaux atours", "Revêtir ses plus beaux atours", "Se montrer sous ses plus beaux atours" ou "Se parer de ses plus beaux atours".

La locution adverbiale "Sous ses plus beaux atours" relève du registre soutenu et s'applique essentiellement à la gent féminine.

Et elle désigne : de superbes vêtements, aussi seyants qu'élégants, voire une tenue d'apparat.

On dit par exemple :

  • "La princesse est alors apparue, vêtue de ses plus beaux atours",
  • "Pour ce gala de prestige, mon épouse a naturellement revêtu ses plus beaux atours",
  • "Il est naturel de vouloir se montrer sous ses plus beaux atours lors d'une première rencontre avec sa belle-famille",
  • et "Mon fils cadet, qui a 16 ans, s'est paré de ses plus beaux atours pour séduire la fille du voisin : il a pris une douche, s'est lavé les cheveux et a mis un pantalon déchiré de partout mais presque propre...".

"Malencontreusement".

J'aime beaucoup cet adverbe du registre soutenu signifiant : d'une manière malencontreuse, mal à propos, à un mauvais moment ; accidentellement, par inadvertance.

On dit par exemple : "Je suis désolé d'arriver aussi malencontreusement ma chérie, mais ce n'est pas une raison pour ne pas me présenter le monsieur qui prend sa douche en chantonnant".

Ou : "En reculant avec mon semi-remorque, j'ai malencontreusement enfoncé le côté gauche de votre Ferrari".

"Tergiverser" et "Une tergiversation".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif féminin du registre soutenu.

  • "Tergiverser" signifie : retarder le moment, éluder la difficulté d'aboutir à une décision, à une réponse, à un engagement précis, à la conclusion d'une affaire ; user de détours, de faux-fuyants pour éviter de donner une réponse nette, pour retarder le moment d'une décision ; atermoyer, biaiser, hésiter, louvoyer.

On dit par exemple : "Inutile de tergiverser : j'exige une réponse définitive avant 48 heures".

Ou : "Tergiverser ainsi ne favorise pas une résolution rapide de cette crise, monsieur le ministre ; vous devez divorcer ou vous réconciler avec votre épouse".

  • et "Une tergiversation" : l'action de tergiverser, d'hésiter.

On dit par exemple : "Cette nouvelle tergiversation du gouvernement est révélatrice de son incapacité à prendre la mesure de cette crise".

Ou : "Ces tergiversations n'ont que trop duré : vous devez prendre une décision, monsieur le président : la cravate bleue foncée ou la bleue claire ?".

Source : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

 

"Objecter".

Ce joli verbe du registre soutenu signifie : avancer une objection ; invoquer, prétexter, opposer un fait ou un argument afin de :

  • réfuter une opinion ou une affirmation.

On dit par exemple : "Je n'ai rien à objecter contre tes propos, mais je ne les apprécie pas, tu dois le savoir".

  • repousser une demande, un projet, une proposition, etc. (avec "que + un verbe à l'indicatif).

On dit par exemple : "Enfant, on commença par m'objecter que j'étais trop jeune pour adhérer au club de philatélie local".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

20 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"La pulvérulence".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • l'état de ce qui est réduit en poudre ou en très fines particules,
De la farine de blé
De la farine de blé
  • par métonymie, au pluriel : de fines particules,
  • par analogie : l'état de ce qui est perçu comme étant pulvérisé ou en poudre,

"Tomber en poussière"

  • le caractère poussiéreux, l'état d'une chose couverte de poussière,

Un livre couvert de poussière

  • et, dans le domaine médical : l'état des narines se caractérisant par une sécheresse de la muqueuse et l'accumulation de poussières sur les poils, observé lors d'affections fébriles graves ("pulvérence des narines" ou "pulvérence nasale").Source : www.cnrtl.fr

"Peu ou prou".

Cette locution adverbiale appartient au registre soutenu.

Et elle signifie, selon le contexte :

  • plus ou moins, un peu ou beaucoup, selon le cas.

On dit par exemple : "Ici, à Aix-en-Provence (13), nous avons peu ou prou de la neige, une année sur trois environ".

  • environ ; à peu de chose près.

On dit par exemple : "J'essaie de publier peu ou prou 300 articles par mois sur J'aime les mots".

Ou : "J'ai toujours été cinéphile et je possède peu ou prou 3 500 DVD".

  • dans une certaine mesure, voire dans une bonne mesure.

On dit par exemple : "J'ai peu ou prou renoncé à recourir à la publicité sur J'aime les mots, car cela pollue vraiment trop la lecture des articles et davantage encore la navigation au sein des différents chapitres ou collections d'articles".

  • dans une faible mesure.

On dit par exemple : "Beaucoup de pays ne sont malheureusement que peu ou prou concerné par nos problèmes de surconsommation".

  • très peu.

On dit par exemple : "Emmanuel Macron consulte peu ou prou ses ministres avant de prendre la plupart de ses décisions".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

 

Quelle est la différence entre "Un bibliophile" et "Un bibliomane" ou entre "La bibliophilie" et "la bibliomanie" ?

Le collectionneur invétéré que je suis a longtemps été tout à la fois "Un bibliophile" et "Un bibliomane" !

Ces deux substantifs masculins du registre soutenu possèdent des significations relativement distinctes :

De jolies reliures anciennes pour "Bibliophile"

  • "Un bibliophile" est en effet une personne qui aime les livres ; qui recherche et conserve les livres rares et précieux.

Pas forcément les jolies reliures ou les livres très anciens. Il peut par exemple s'agir de premières éditions, d'éditions à tirages limités ou de livres dédicacés.

Le bibliophile est atteint d'une passion appelée "La bibliophilie".

  • tandis que "Un bibliomane" est une personne accumulant les livres de façon déraisonnable, que ce soit en terme de quantité ou de finances.

Au point que cela puisse éventuellement nuire à la qualité de sa santé ou de ses relations sociales.

Le bibliomane est atteint d'un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) appelé "La bibliomanie".

Personnellement, je n'ai par exemple jamais déballé un livre acheté sous plastique scellé, même après plus de 30 ans. Et je n'ai, de toutes façons, de manière générale, pratiquement lu aucun de mes livres, de crainte de les abîmer, préférant emprunter un exemplaire en bibliothèque ou aimablement prêté par l'un de mes libraires...

Une collection d'albums de bande dessinéeUne collection de recueils du journal "Spirou"

 

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au "Syndrome de Diogène" et à "La Syllogomanie".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Au sortir de" ou lorsque le verbe "Sortir" est utilisé comme nom.

"Au sortir de" est une jolie locution prépositive appartenant au registre soutenu.

Construite à partir du substantif masculin "Sortir", elle signifie :

  • au sens propre : au moment de la sortie, au moment où l'on sort ; à la sortie.

On dit par exemple : "Nous retrouverons le soleil au sortir de la forêt".

Ou : "Le soleil est de retour au sortir de l'hiver".

Une pâture à l'orée d'une forêt
Une pâture à l'orée d'une forêt
  • et par extension, au sens figuré : à l'issue de, à la fin de ; à la sortie.

On dit par exemple : "Au sortir de la guerre, le pays était ruiné".

Ou : "Mon bébé sera moins grognon au sortir de sa sieste".

Source : wiktionary