"Perdurer" ne signifie pas "Continuer" ou "Se prolonger" !

  • Sauf pour nos amis de Belgique.

Qui disent par exemple : "J'espère que mon contrat va perdurer".

Ou : "La grève des cheminots perdure".

  • En France, ce verbe du registre soutenu, que j'aime à employer, signifie : durer toujours, se perpétuer.

On dit par exemple : "Avec la montée des eaux résultant du réchauffement climatique, l'érosion de nos falaises va malheureusement perdurer".

Ou : "Cette tradition perdure au XXIe siècle".

Source : wiktionary.org

"Fréquemment"

Ce joli adverbe du registre soutenu signifie :

  • de façon fréquente, souvent.

On dit par exemple : "J'appelle fréquemment ma mère au téléphone".

Ou : "Ma voisine est fréquemment en retard à son travail".

  • ou : couramment.

On dit par exemple : "À la campagne les enfants côtoient fréquemment beaucoup plus d'animaux que ne peuvent le faire les peits citadins".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Aimer à (+ verbe à l'infinitif)" et "Aimer de (+ verbe à l'infinif)".

Ces deux locutions verbales appartenant au registre soutenu et signifiant : prendre plaisir à.

  • J'aime beaucoup la formule "Aimer à (+ verbe à l'infinitif)", que j'utilise assez fréquemment.

On dit par exemple : "J'aime à regarder les classiques du cinéma états-unien en VOSTF".

Ou : "J'aime à penser que j'ai été et suis un bon père pour mes deux filles".

  • Je n'utilise jamais en revanche la formule "Aimer de (+ verbe à l'infinif)", en raison de son caractère un peu précieux, affecté.

On dit par exemple : "Ce que j'aimerais, c'est d'être célèbre".

Ou : "J'aimerais de me reposer davantage en fin de semaine".

Source : wiktionary.org

"Des heures durant" ou "Des jours durant".

J'aime beaucoup ces différentes locutions adverbiales relevant du registre soutenu et signifiant :

  • "Des années durant": pendant des années.

On dit par exemple : "J'ai été un grand collectionneur des années durant".

  • "Des heures durant" : pendant des heures.

On dit par exemple : "J'ai attendu ton appel des heures durant sans même parvenir à te joindre".

  • et "Des jours durant" : pendant des jours.

On dit par exemple : "Des jours durant, j'ai dû aller à mon bureau à bicyclette".

  • et "Des mois durant" : pendant des mois.

On dit par exemple : "Après mon opération j'ai souffert des mois durant".

  • et "Des semaines durant" : pendant des semaines.

On dit par exemple : "Cet hiver il a gelé des semaines durant".

"Il vit sa vie" et "Il vit son vit".

Dans ces deux phrases paronymiques, les mots "vie" et "vit" sont homophones, puisqu'ils s'écrivent différemment mais se prononcent de façon identiques ("vi").

Et les trois mots "vit" employés sont homophonographes, puisqu'ils s'écrivent ("vit") et se prononcent ("vi") de façon identique, mais possèdent des significations totalement distinctes :

  • "Il vit sa vie" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "vivre" au présent de l'indicatif.

Et cette phrase constitue une déclinaison de l'expression du langage courant "Vivre sa vie".

  • et "Il vit son vit" :
    • Dans la première partie de cette phrase ("Il vit"), le mot "vit" constitue la troisième personne du singulier du verbe "voir" au passé simple de l'indicatif.
    • tandis que dans la seconde partie ("son vit"), le mot "vit" est un substantif masculin du registre soutenu désignant la verge.

"Dépasser l'entendement".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu signifiant : être incompréhensible, difficile à imaginer, à concevoir ; parce que se situant au-delà des limites de la compréhension humaine.

"L'entendement" est en effet un substantif masculin du registre soutenu désignant : l'aptitude de quelqu'un à comprendre ; le bon sens, le raisonnement, le jugement.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Marmoréen" ou "Marmoréenne".

Ce très joli adjectif du registre soutenu qualifie :

  • au sens propre : ce qui a la nature ou l'apparence du marbre.

On parle par exemple d'un "calcaire marmoréen".

  • et au sens figuré : ce qui a l'aspect ou l'apparence (la blancheur, l'éclat, la dureté, la froideur) du marbre ou d'une statue de marbre.

On parle par exemple d'une "froideur marmoréenne" ou d'une "pâleur marmoréenne".

Sources : Le robert, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Luxuriant" ou "Luxuriante" et "Luxurieux" ou "Luxurieuse".

Ces adjectifs paronymiques du registre soutenu ont des significations totalement différentes et ne doivent donc surtout pas être confondus :

  • "Luxuriant" ou "Luxuriante" signifie en effet :

Une végétation luxuriante

    • qui foisonne, pousse et se développe en abondance et avec vigueur.

On parle ainsi souvent d'une "forêt luxuriante", d'une "jungle luxuriante" ou d'une "végétation luxuriante".

Voire, par analogie, d'une "chevelure luxuriante".

Une pilosité masculine luxuriante

Ou d'une "pilosité luxuriante".

    • ou : qui déborde de richesse, de vigueur.

Une santé luxuriante

On parle par exemple d'un "style luxuriant", d'une "description luxuriante" ou d'une "santé luxuriante".

  • tandis que "Luxurieux" ou "Luxurieuse" signifie : débauché(e), lascif(ve), lubrique, voluptueuse, sensuelle ; s'adonnant à la luxure.

Ou : empreint(e) d'une sensualité lascive ; incitant au plaisir sexuel.

Une danseuse du ventre

On parle par exemple d'une "danse luxurieuse".

L'actrice espagnole Penelope Cruz, dans une pose luxurieuse
L'actrice espagnole Penelope Cruz, dans une pose luxurieuse

Ou d'une "pose luxurieuse".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Mille cent", "Mille deux cents", "Mille trois cents", "Mille quatre cents", "Mille cinq cents", "Mille six cents", "Mille sept cents", "Mille huit cents" ou "Mille neuf cents" !

Mais plutôt : "ONZE cents", "DOUZE cents", "TREIZE cents", "QUATORZE cents", "QUINZE cents", "SEIZE cents", "DIX-SEPT cents", "DIX-HUIT cents" ou "DIX-NEUF cents" !

Les deux façons d'énumérer (transcription par multiplication  : seize cents pour 16 x 100 ou par addition : mille six cents pour 1000 + 600) sont grammaticalement correctes, mais la première a le mérite d'appartenir au registre soutenu.

Et son utilisation vous permet donc de hausser votre niveau de langue.

On n'évoque d'ailleurs jamais la célèbre victoire de Marignan en parlant de la bataille de "Mille cinq cent quinze", mais de "Quinze cent quinze".

À l'instar de nos fameux "Soixante-dix", "Quatre-vingt" et "Quatre-vingt-dix", remplaçant les "Septante", "Octante" et "Nonante" utilisés par nos amis belges et suisses, ou du nom de l'hôpital ophtalmologique parisien des "Quinze-vingts" (qui comptait originellement 15 X 20 = 300 lits), la forme multiple de cent est une survivance d'un ancien système de numération utilisant la base vingt, dit "vicésimal" ou "vigésimal".

La Convention a institué, le 7 avril 1795, le système métrique et le système décimal (système de numération utilisant la base dix).

Mais ces deux façons d'énumérer, et d'énoncer des dates notamment, ont coexisté bien avant le XIXe siècle.

Ainsi, Rabelais écrivait par exemple, en 1534, dans célèbre "La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme" : "Le dimanche huitiesme jour d'octobre du dit an, mil cinq cents quatorze".

Tandis que l'on trouvait la forme "L'an treize cents cinquante & deux", en 1619, dans L'"Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne" d'Augustin du Paz.

Source : parler-francais.eklablog.com