5 façons de dire : "Faire très froid".

Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au langage courant.

Tout comme "Faire un froid sibérien" ou "Geler à pierre fendre".

Et "Faire un froid de gueux" relève du registre soutenu.

"Par le truchement de".

J'aime bien cette locution adverbiale du registre soutenu qui signifie : par l'intermédiaire de, grâce à, par le biais de, en passant par.

On dit par exemple : "J'ai acquis ce terrain par le truchement de mon conseiller bancaire".

Ou : "Cet accord a pu être finalisé par le truchement d'un négociateur".

Souce : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org

"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage".

"Le lion et le rat" de Jean de la Fontaine (Livre II, fable 11. 1668 )

J'adore cette admirable phrase du registre soutenu qui a si merveilleusement traversé les siècles.

Elle constitue en effet la morale concluant la fable de Jean La Fontaine intitulée "Le lion et le rat" (Livre II, fable 11. 1668 ).

Et signifie qu'il est inutile de s'énerver lorsque l'on est confronté à une difficulté. Et qu'il faut au contraire faire preuve de patience et agir posément.

"Le lion et le rat"

"Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d'un lion
Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était et lui donna la vie .
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un lion d'un rat eût affaire ?
Cependant il avint qu'au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage".

Sources : www.linternaute.fr et www.lafontaine.net

"Une rodomontade".

J'aime beaucoup ce joli substantif féminin du registre soutenu qui désigne : une fanfaronnade, une attitude prétentieuse et ridicule, une vantardise pleine d'insolence ; une action, un propos, un comportement ou un propos de rodomont.

"Un rodomont" est un substantif masculin du registre soutenu qui désigne : un fanfaron de bravoure, un bravache, un fier-à-bras, un matamore.

Et "rodomont" est l'adjectif qualifiant ce type d'individu.

À l'instar de "sacripant", ces mots nous viennent directement de la littérature italienne, puisqu'il font référence à Rodomont, roi d’Alger courageux, fier et insolent, un personnage de Boïardo Matteo Maria, dans "Roland amoureux" (1483), un long poème inachevé, et de L’Arioste, dans "Roland furieux" (1516), sa suite.

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Une occurrence".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • un événement, un cas, une occasion donnée ou présente.

On dit par exemple : "En l'occurrence" ou "En pareille occurrence".

  • en linguistique : une apparition d'une unité linguistique (mot, locution) dans un corpus.

On dit par exemple : "J'ai relevé d'assez nombreuses occurrences des verbes abhorrer, abominer et exécrer dans le blogue J'aime les mots".

  • et en logique : place occupée par un symbole dans une formule.

Par exemple : "Il y a deux occurrences de la lettre p dans la formule " Γ p OU (p & q)".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une fois n'est pas coutume".

J'aime beaucoup cette expression proverbiale du registre soutenu qui signifie que l'on peut faire exceptionnellement une chose que l’on aurait tort de faire habituellement.

Ou que l'on peut changer ses habitudes de manière exceptionnelle, sans que cela n'engage pour l'avenir.

On dit par exemple : "Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous donner d'exemple".

Son équivalent dans le registre familier est : "Pour une fois" ("Pour une fois, je ne vais pas vous donner d'exemple").

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Rebuter" ne signifie pas "Tuer à nouveau" dans le registre argotique !

Mais, selon le contexte :

  • décourager (quelqu'un) par les difficultés, le caractère ingrat (d'une entreprise) ; lasser quelqu'un de quelque chose, l'inciter à renoncer à poursuivre son action, son effort.

On dit par exemple : "Mon patron rebute ses collaborateurs directs par ses méthodes".

  • choquer, déplaire, dégoûter (quelqu'un), inspirer de la répugnance (à quelqu'un), ne pas être attirant.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais mangé de tripes ; c'est un plat qui me rebute".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

8 façons de dire "Travailler".

On peut dire en argot "Gratter", "Marner", "Taffer" ou "Turbiner".

"Boulonner" relève du registre populaire.

"Bosser" et "Trimer" du registre familier.

"Oeuvrer" appartient au registre soutenu.

Quant au verbe "Boulotter", il n'a bien entendu jamais signifié "Travailler", mais "Manger", dans le registre familier !

 

"L'irascibilité" et "Irascible".

J'aime beaucoup ces deux jolis mots du registre soutenu.

  • "L'irascibilité" est un substantif féminin signifiant le caractère ou l'état d'une personne irascible.
  • et "Irascible" est un adjectif ignifiant : qui s’emporte facilement, qui est prompt à se mettre en colère, à s'irriter.

On dit par exemple : "Je plains sincèrement ma voisine : son mari est irascible au possible".

Sources : wiktionary.org et larousse.fr

"Plonger dans des abîmes de perplexité" ou "Plonger dans un abîme de perplexité".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale du registre soutenu qui signifie, au sens figuré : confronter à une indécision, une hésitation, une incertitude sans limites, insondable sur ce que l'on doit faire ou penser.

On dit par exemple : "La capacité des adolescents actuels à passer des journées entières les yeux rivés sur l'écran de leur téléphone portable me plonge dans des abîmes de perplexité".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr