"Inintelligible".

Ce joli adjectif du registre soutenu désigne :

  • ce qui est incompréhensible, ce qui ne peut être compris,

On dit par exemple : "Merci de m'avoir prêté tes notes, mais elles sont parfaitement inintelligibles".

  • ce qui n'est pas ou peu intelligible, c'est à dire :
    • ce qui n'est pas correctement saisi et identifié par l'intelligence ; ce dont on ne saisit pas ou mal la signification,

On dit par exemple : "Je trouve cette théorie inintelligible".

    • ce  qui n'est pas correctement saisi et identifié par l'ouïe, ce qui ne peut être distinctement perçu par l'ouïe.

On dit par exemple : "Avec cette ambiance, les propos de cet orateur sont inintelligibles depuis le fond de la salle".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Véloce" et "La vélocité".

J'aime beaucoup ces deux superbes mots du registre soutenu.

  • "Véloce" est un adjectif qualifiant ce qui est :
    • très rapide ; se déplaçant à une grande vitesse.

On dit par exemple : "Le lévrier est le plus véloce de tous les chiens : le lévrier greyhound, le plus rapide du monde, peut atteindre les 70 km/h en 3 secondes".

Le lévrier est le plus véloce de tous les chiens : le lévrier greyhound, le plus rapide du monde, peut atteindre les 70 km/h en 3 secondes

    • ou : prompt ; exécutant des mouvements avec agilité et grande vitesse.

On dit par exemple : "La vélocité de ce pianiste virtuose est époustouflante".

  • et "Vélocité" est un substantif féminin désignant :

On dit par exemple :"Le guépard est réputé pour sa vélocité : il fait des pointes à plus de 110 km/h, parcourant jusqu'à huit mètres par foulée et quatre foulées par seconde. Il peut atteindre les 70 km/h en seulement deux secondes, puis 90 km/h en une seconde de plus".

Le guépard est réputé pour sa vélocité : il fait des pointes à plus de 110 km/h, parcourant jusqu'à huit mètres par foulée et quatre foulées par seconde. Il peut atteindre les 70 km/h en seulement deux secondes, puis 90 km/h en une seconde de plus

Source : www.cnrtl.fr

"Germanopratin" ou "Germanopratine".

Ce très joli adjectif relève du registre soutenu.

Et il est formé à partir des termes latins "germanus" ("germain") et "pratum" ("pré").

Datant de 1950, il désigne :

  • au sens propre :
    • ce qui se réfère au quartier de "Saint-Germain-des-Prés", à Paris (75), situé sur la rive gauche de la Seine, à proximité du Quartier latin.

Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)

    • et en particulier : les personnes qui venaient, la nuit, y faire la fête.

Dans les années qui suivirent la Libération, on parlait ainsi des "milieux germanopratins" liés à l'"existentialisme", ce mot ayant fini par désigner une mode et un mode de vie.

On dit par exemple : "Boris Vian et Juliette Gréco sont assurément deux des plus célèbres germanopratins de l'après-guerre".

Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)

Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier de Saint-Germain-des-Prés, qui était encore un village, est en effet devenu un haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne avec notamment la présence de Marguerite Duras (et le "Groupe de la rue Saint-Benoit"), de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, de la chanson dite "rive gauche" (dont deux des emblèmes étaient Juliette Gréco et Léo Ferré), de cinéastes tels que Jean-Luc Godard et François Truffaut, de poète comme Jacques Prévert ou d'artiste comme Alberto Giacometti.

Philosophes, auteurs, acteurs et musiciens se cotoyaient dans les boîtes de nuit (où la France découvrait le "bebop") et les brasseries, où la philosophie existentialiste coexistait avec le jazz américain, dans les caves de la rue de Rennes, que fréquentaient notamment Boris Vian et les "zazous".

Enfin Saint-Germain-des-Près était également le principal lieu de sociabilité homosexuelle masculine parisienne.

Ou les habitants et habitantes du quartier, ce qui fait de ce mot un gentilé.

Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
  • et par extension, depuis quelques décennies, de façon légèrement péjorative : ce qui se réfère au milieu intellectuel parisien, symbolisé par ce quartier de Saint-Germain-des-Prés.

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12 façons de dire "Des chaussures".

Des chaussures

"Des écrase-merde" relève du registre scatologique et du registre vulgaire.

"Des croquenots", "Des galoches", "Des godasses", "Des groles" (ou "Des Grolles"), "Des lattes", "Des pompes" et "Des tatanes" relèvent du registre argotique.

Ainsi que "Des péniches", qui désigne des chaussures trop grandes.

"Des ribouis" et "Des godillots" appartiennent au registre populaire. Et désignent de grosses chaussures usagées.

Tandis que "Des souliers" relève du registre soutenu.

Des chaussures (© M. Richier)

Sources : www.linternaute.fr, www.synonymo.fr, crisco2.unicaen.fr et www.cnrtl.fr

14 façons de dire "Se déshabiller".

Une femme de dos, assise sur une plage, se débarrasse de son haut

"Se défroquer", "Se dépoiler", "Se désaper", "Se foutre à oilpé" (verlan), "Se foutre à poil", "Se mettre à oilpé" (verlan) et "Se mettre à poil" relèvent du registre argotique.

"Retirer ses habits", "Retirer ses vêtements"  et "Se mettre nu" appartiennent au langage courant.

Tandis que "Ôter ses habits", "Ôter ses vêtements", "Se dénuder" et "Se dévêtir" relèvent du registre soutenu.

"Par acquit de conscience".

J'aime beaucoup cette jolie locution adverbiale datant du XVIe siècle qui appartient au registre soutenu.

Faisant référence au verbe "Acquitter" ("Libérer une personne à la suite d'un procès"), elle s'utilise lorsque l'on pense agir au mieux et signifie : afin d’être quitte avec sa conscience, pour n'avoir rien à se reprocher ; pour éliminer d'éventuels scrupules ; par sécurité ; simplement pour être sûr ; pour s'éviter des remords ; pour ne pas avoir de regret ; pour se tranquilliser.

On dit par exemple : "Par acquit de conscience j'ai fermé tous mes volets, même pour une absence aussi brève".

Ou : "Même si tu t'es déjà excusé auprès de ta fiancée, je pense que tu devrais la rappeler ce soir, par acquit de conscience".

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Pulvérulent" ou "Pulvérulente".

Cet adjectif, je crois peu connu, relève du registre soutenu.

Et il signifie : qui a la consistance de la poudre ou de la poussière, est réduit à l'état de poudre ou se réduit facilement en poudre.

Les farines et les poudres sont ainsi des matériaux pulvérulents, c'est à dire des produits solides constitués de fines particules, peu ou pas liées entre elles, qui, dans certaines conditions - par exemple lorsqu'on les verse - ont le comportement d'un liquide.

Verser du sucre en poudre dans une casserole

On dit par exemple : "Saupoudrer, c'est répandre une matière pulvérulente sur quelque chose".

Ou : "Ces journaux pulvérulents traînaient dans ce grenier depuis plus de 130 ans".

De vieux journaux acadiens pulvérulents de 1885, retrouvés en 2020 pendant les rénovations d’un appartement d’une résidence de Caraquet (Nouveau-Brunswick) (Canada)
De vieux journaux acadiens pulvérulents de 1885, retrouvés en 2020 pendant les rénovations d’un appartement d’une résidence de Caraquet (Nouveau-Brunswick) (Canada)

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.inrs.fr

"Comminatoire".

Cet adjectif du registre soutenu signifie :

  • dans le domaine juridique : renfermant la menace d'une peine légale ; destinée à faire pression sur un débiteur.

On parle par exemple de "disposition comminatoire", de "jugement comminatoire" ou de "sentence comminatoire".

  • destiné à intimider, ayant un caractère menaçant.

On parle par exemple de "style comminatoire", de "termes comminatoires" ou de "ton comminatoire".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Servile" et "Servilement".

J'aime beaucoup ces deux mots du registre soutenu signifiant respectivement :

  • "Servile" :
    • au sens propre : relatif aux serfs, esclaves et domestiques.

On dit par exemple : "Les seigneurs d'autrefois disposaient d'une main d'oeuvre servile".

    • et par extension : obséquieux ; manifestant une bassesse morale et une soumission excessive et avilissante, indigne d'un homme libre ; rampant, soumis au point de se comporter de façon dégradante, humiliante envers ceux dont il  dépend.

On dit par exemple : "Ce ministre a toujours été un collaborateur servile du président".

  • et "Servilement" : présentant un caractère de soumission excessive et avilissante ; manifestant une bassesse morale, indigne d'un homme libre.

On dit par exemple : "Cette canaille obéit servilement au directeur".

"Effectuer une miction".

"Effectuer une miction"

Cette locution verbale appartient au registre soutenu ainsi qu'au vocabulaire et jargon médical.

Il s'agit en effet de la façon idoine de désigner ce que nous appellons dans le langage courant "Uriner " et dans le registre familier "Faire pipi".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.

"Un florilège".

Ce magnifique substantif du registre soutenu désigne :

  • un recueil de fleurs.

On dit par exemple : "Ce florilège étudie la beauté et le caractère ornemental des plantes".

  • une anthologie, une sélection, un recueil de pièces choisies de poésie ou de textes littéraires.

On dit par exemple : "Un florilège de mes poèmes consacrés à la gent féminine paraîtra prochainement".

  • et, par extension : une sélection, une compilation des meilleures choses.

On dit par exemple : "Pour célébrer ses cinquante ans de carrière, le chanteur nous offre un florilège de ses plus belles chansons".

Sources : wiktionary.org, Le Robert et www.cnrtl.fr