"Le manichéisme" et "Manichéen" ou "Manichéenne".

  • "Le manichéisme" (ma-ni-ké-is-me) désigne :
    • au sens propre : une religion syncrétique antique, fondée par le Perse Manès, au IIIe siècle, dans laquelle le bien et le mal sont les deux principes fondamentaux.

Le manichéisme est un syncrétisme du judaïsme, du bouddhisme, du brahmanisme et du christianisme, mais pas du zoroastrisme qui était la religion officielle de l'empire perse où le manichéisme est apparu.

Il a pour fondement une séparation du monde entre royaume de la Lumière et royaume des Ténèbres.

Par déformation et simplification de cette croyance, on qualifie aujourd'hui de manichéenne une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le Bien et le Mal sont clairement définis et séparés.

    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : une attitude consistant à simplifier les rapports du monde, ramenés à une simple opposition du bien et du mal, comme deux forces égales et antagonistes.
  • et "Manichéen" et "Manichéenne" (ma-ni-ké-ain et ma-ni-ké-ai-ne) signifient, selon le contexte :
    • relatif/ve au manichéisme.
    • simpliste, sans nuances.

On dit par exemple : "Les choses ne sont pas si simples : tu raisonnes de façon manichéenne".

Sources : wikipedia.org et Le Robert

Ne dites surtout pas : "T'écris que d'la merde, espèce de connard !"

Mais plutôt : "Je ne goûte guère le flux alvin de votre prose, mon ami" !"

Vous passerez ainsi du registre vulgaire au registre soutenu et au registre désuet, ainsi qu'au registre scatologique.

Mais votre propos ne perdra rien en violence, bien au contraire, je vous le garantis !

"Tangible".

Cet adjectif relève du registre soutenu.

Il nous vient du latin "tangere" signifiant "palpable".

Et il signifie, selon le contexte :

  • que l'on peut connaître en touchant.

On parle par exemple de "La réalité tangible de quelque chose".

  • dont la réalité est évidente, matérielle, concrète, sensible ; que chacun peut constater ; qui ne saurait être mis en doute.

On parle par exemple de "Preuves tangibles".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wikipedia.org

"Une cohorte".

Ce substantif féminin est polysémique puisqu'il désigne selon le contexte :

  • dans l'Antiquité romaine : un corps d’infanterie dans la légion romaine ("une cohorte de fantassins"),
  • par extension, surtout au pluriel, dans le registre soutenu : une troupe armée ("de vaillantes cohortes"),
  • au sens figuré :
    • un groupe important de personnes ("une cohorte d'étudiants"),
    • dans le domaine religieux : l'ensemble des anges, des saints et des bienheureux ("Les saintes cohortes"),
  • en démographie : un ensemble d’individus ayant vécu un même événement au cours d’une période donnée ("la cohorte des hommes devenu veuf en 2020),
  • et en biologie : un niveau intermédiaire introduit entre légion et ordre, afin de mieux décomposer l’arbre de la vie entre les classes et les ordres de la classification classique du vivant.

Source : wiktionary.org

26 façons de dire "Sodomie".

Comme souvent en matière sexuelle, la langue française ne manque pas de ressources, c'est le moins que l'on puisse dire !

Les substantifs féminins "Enculade" et "Enculette" et masculins "Empapaoutage", "Empapaoutement" et "Enculage" relèvent du registre vulgaire et du registre argotique.

De même que les locutions verbales "Bourrer le cul", "Défoncer la rondelle", "Défoncer le cul", "Enfiler par le cul", "Forer le cul", "Mettre dans le cul", "Percer la rondelle", "Prendre le petit", "Prendre le rond" ou "Prendre par le cul".

"Bougrerie" relève du registre désuet.

Tandis que "Mettre dans l'anus", "Pénétration anale", "Prendre par derrière" ou "Prendre par l'anus" appartiennent au langage courant.

Et "Coït anal", "La rocambole de Milan", Pédication", "Pratique que la morale réprouve", "Prendre à la Duc d'Aumale" ou "Prendre à la manière de Sodome", au registre soutenu.

"N'être plus", "N'être plus de ce monde", "N'être plus parmi nous", "Ne plus être", "Ne plus être de ce monde" ou "Ne plus être parmi nous".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre soutenu.

Et elles signifient toutes : être mort.

On dit par exemple : "Il y a déjà trente ans que mon père n'est plus de ce monde, et pourtant je pense encore à lui presque chaque jour".

"Quasi" et "Un quasi".

  • "Quasi" (ka-zi) est un adverbe relevant du registre soutenu.

Nous venant directement du latin "Quasi" ("Comme si"), il signifie : presque, pour ainsi dire, en quelque sorte, à peu près.

On dit par exemple : "J'ai quasi réussi à calmer ma femme après qu'elle ait trouvé la culotte de ma secrétaire dans la poche de ma veste : elle me laisse la Mercedès et se contente de la maison".

Utilisé comme préfixe, "Quasi" exprime l'approximation.

Il est lié aux noms par un trait d'union.

On écrit ainsi : "Un quasi-succès" ou "Une quasi-certitude".

Mais il n'y en a pas lorsqu'il est lié à des adjectifs.

On écrit ainsi : "Un endroit quasi désert" ou "Des chances de succès quasi nulles".

  • et "Un quasi" (ka-zi) est un substantif masculin désignant un morceau de viande de veau épais, situé entre la cuisse et la région lombaire de l'animal (ou "Croupe"). Il s'agit du muscle fessier, qui correspond chez le boeuf au "Rumsteck".

Particulièrement savoureux et moelleux, il se consomme idéalement à peine rosé et se prête à une cuisson vive.

Un quasi de veau

Il peut être grillé, poêlé ou rôti selon qu’il est coupé en émincé, cube, escalope, pavé ou rôti.

Un quasi de veau

 

Régionalement, le "Quasi" est appellé "Coeur de veau" à Marseille (13), "Cul de longe" à Lyon (69) et "Pièce blanche" à Toulouse (31).

Sources : www.larousse.fr, www.la-viande.fr et halledeschefs.fr

"Superbe" et "La superbe".

  • "Superbe" est un joli adjectif du langage courant qui nous vient du latin "superbus" ("orgueilleux") et qui signifie, selon le contexte :
    • produisant une forte impression par sa beauté, sa grandeur, son éclat, ses hautes qualités ; admirable, grandiose, imposant, magnifique, majestueux, merveilleux.

On dit par exemple : "Aix-en-Provence (13) est une ville superbe".

Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence (13), la fontaine moussue et la statue du Roi René, au loin
Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence (13), la fontaine moussue et la statue du Roi René, au loin

Ou : "Ce type a des fesses superbes".

De superbes fesses masculines

    • radieux, splendide ; particulièrement agréables, en parlant de conditions météorologiques.

On dit par exemple : "Voilà bien une superbe journée d'automne".

    • ou : admirable, magnifique, sublime ; atteignant un haut degré de perfection, excellent dans son genre ou dans une qualité particulière.

On dit par exemple : "Cette jeune fille a été superbe de maîtrise : elle n'a jamais tremblé et mérite amplement sa victoire".

 

  • tandis que "La superbe" est un substantif féminin désignant, dans le registre soutenu : une assurance orgueilleuse, se manifeste par l'air, le maintien.

On dit par exemple : "Admirez la superbe de ce magnifique frison !".

Sources : Le robert et www.larousse.fr

13 façons d'appeler sa "grand-mère" en français.

Une petite fille et sa mamie

"Mémère" et "Mémé" relèvent du registre populaire.

Tandis que "Mamie", "Mamy" et "Maminou" appartiennent au registre familier.

"Mammy", "Granny" et "Grannie" aussi, mais sont des mots anglais.

Quant à "Mamita", il s'agit d'un mot espagnol.

Dans le même registre familier existe le mot "Mamée", qui s'utilise essentiellement dans le Sud de la France.

Enfin, "Grand-mère" et "Grand-maman" relèvent plutôt du registre soutenu.

Et "Bonne maman" et "Mère-grand" du registre désuet.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons d'appeler son "grand-père" en français.

"Malgré que j'en aie".

Cette curieuse locution conjonctive relève du registre soutenu ainsi que du registre désuet.

Il s'agit d'une expression figée issue de la formule "Quelque mal (mauvais) gré que j’en aie".

Et elle signifie : "Malgré (moi/toi/elle/lui/nous/vous/eux)", "Malgré (mes/tes/ses/nos/vos/leurs) hésitations", "Contre (mon/ton/son/notre/votre/leur) gré", "À contre-coeur".

Prosper Mérimée écrit par exemple dans "Carmen" (1845) : "Il faut bien que je vous aime, malgré que j'en aie, car, depuis que vous m'avez quittée, je ne sais ce que j'ai.»

Sources : www.lefigaro.fr, www.cnrtl.fr, www.dictionnaire-academie.fr et www.projet-voltaire.fr

10 façons d'appeler son "grand-père" en français.

Un petit garçon et son pépère

"Pépère" et "Pépé" relèvent du registre populaire.

Tandis que "Papi", "Papy" et "Papinou" appartiennent au registre familier.

Dans le même registre familier existent les mots "Papé" et "Papet", qu'utilisent les Provençaux.

"Bon papa" relève du registre désuet.

Enfin, "Grand-père" et "Grand-papa" relèvent plutôt du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons d'appeler sa "grand-mère" en français.

"La roche Tarpéienne est proche du Capitole" ou "Il n'y a pas loin du capitole à la roche tarpéienne".

"La roche tarpéienne est proche du Capitole"

J'aime beaucoup cette locution verbale qui nous vient du latin "Arx tarpeia Capitoli proxima".

Elle  signifie que les honneurs et la célébrité n’empêchent pas la déchéance ou la chute d’arriver ; et celles-ci peuvent survenir rapidement.

Aussi, la meilleure façon de précipiter quelqu'un vers sa chute - au propre comme au figuré - consiste parfois à l'inviter à monter le plus haut possible, voire à faciliter son ascension.

  • Le Capitole est en effet l'une des sept collines sur lesquelles Rome a été fondée. C'est le centre religieux de la ville avec le Temple de Jupiter capitolin consacré à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Par extension chaque cité romaine se doit d'avoir son Capitole.
  • Tandis que la roche Tarpéienne (en latin : "saxum Tarpeium" ou "rupes Tarpeia" ou "encore "Tarpeium") est une crête rocheuse située à l’extrémité Sud-Ouest du Capitole, à Rome.

Lieu d’exécution capitale pendant l’Antiquité, c’est de là qu’étaient précipités, jusqu’à la fin de la République romaine, les criminels et en particulier ceux qui se rendaient coupables de faux témoignage et de haute trahison.

 

Histoire

Son nom vient de Tarpeia, la fille de Sempronius Tarpeius, gouverneur de la citadelle à l’époque de Romulus, qui avait accepté l’offre du roi des Sabins Titus Tatius, dont elle était amoureuse, d’ouvrir les portes à ses troupes alors en guerre contre les Romains.

À la fin de la bataille, Tarpeia demanda la récompense qui lui avait été promise pour sa trahison : ce que les Sabins portaient au bras gauche (leurs bijoux en or). Les Sabins s’exécutèrent immédiatement mais ils lui donnèrent aussi leurs boucliers qu’ils portaient également au bras gauche et dont le poids écrasa Tarpeia.

Le nom de Tarpeia fut d'abord donné à l'ensemble de la colline de l'actuel Capitole, puis fut réservé à l'un de ses rochers.

Sources : wiktionnary.org, wikipedia.org et XXX