"Volubile" et "La volubilité".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Volubile" (adjectif) :
    • Qui parle beaucoup, très vite et avec aisance.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à interrompre mon interlocuteur tellement il était volubile !".

    • Se dit d'une plante dont la tige grêle, parfois très longue, s'enroule autour des corps voisins : branches, troncs, pergolas, grillages, câbles, etc..

Ce qui est par exemple le cas de la glycine :

Glycine
Glycine

Mais également du houblon :

Houblon
Houblon

Ou encore du liseron :

Liseron des champs
Liseron des champs
  • et "La volubilité" (substantif féminin) :
    • l'abondance, la rapidité et l'aisance de la parole.

On dit par exemple : "La volubilité de ma concierge n'est malheureusement pas sa qualité première".

    • mais pas le caractère volubile de certaines plantes.

Source : www.larousse.fr

"Être tout ouïe" ou "Être tout oreilles".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel signifient : être disposé à bien écouter, à écouter avec toute son attention ; être très attentif.

  • "Être tout ouïe" (tou-toui) appartient au registre soutenu.

On dit par exemple : "Racontez-moi cela : je suis tout ouïe".

  • Et "Être tout oreilles" (tou-te-o-reille) relève au langage courant.

On dit par exemple : "Vas-y, dis-moi : je suis tout oreilles" .

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Avoir hâte", "Avoir une grande hâte", "Avoir grande hâte", "Avoir grand hâte" ou "Avoir grand'hâte".

Toutes ces locutions verbales du registre soutenu signifient : être extrêmement pressé.

On dit par exemple : "J'ai grand hâte de savoir si mon projet sera retenu".

Ou : "Ma fille a hâte de passer au lycée".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux locutions adverbiales "À la hâte", "En grande hâte" ou "En toute hâte".

 

"En tapinois".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu signifiant :

  • au sens propre : en cachette, en se cachant, de façon dissimulée ; à la dérobée, clandestinement, en se dissimulant.

On dit par exemple : "Pendant des mois mon petit ami devait venir me voir nuitamment, en tapinois".

  • et au sens figuré : sournoisement, par des voies sourdes et détournées.

On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet individu : il ne fait qu'agir en tapinois".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Peser au trébuchet".

Trébuchet de bijoutier

J'aime beaucoup cette expression du registre soutenu signifiant : analyser très minutieusenent une situation en s'attachant aux plus infimes détails.

On dit par exemple : "Je pense avoir effectué le bon choix : ma décision a été pesée au trébuchet".

Elle fait référence à l'une des trois acceptions du substantif masculin polysémique "Trébuchet".

Source : wiktionary.org

"Liminaire".

Cet joli adjectif du registre soutenu nous vient du mot latin "liminaris", construit à partir du mot "limen", "liminis" ("seuil").

Et il signifie : placé en tête, au début d'un ouvrage ou d'un discours.

On parle par exemple de "texte liminaire" pour une préface de livre.

Et de "propos liminaire" ou de "déclaration liminaire" pour un prologue de discours ou lorsqu'une personne commence par poser (ou imposer) le contexte de ce qu'elle va dire avant de le dire.

En déclarant par exemple : "Je souhaite rappeler ici, avant toutes choses, que j'ai toujours été profondément et fondamentalement attaché aux valeurs de l'écologie".

Nota bene : toute ressemblance, ou similitude avec des déclarations récentes ne saurait être que coïncidence fortuite.

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et michel.balmont.free.fr

"Avant toutes choses".

Cette locution adverbiale du registre soutenu signifie : d’abord, avant tout, en premier lieu.

On dit par exemple : "Je tiens à préciser avant toutes choses que je ne suis pas raciste : j'ai même plusieurs très bons amis blancs".

Ou : "Il faudrait avant toutes choses se mettre d'accord sur quelques principes de fonctionnement".

Source : wiktionary.org

"Fortuit" ou "Fortuite" et "La fortuité".

Ces jolis adjectifs et substantif féminin du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Fortuit" ou "Fortuite" : qui arrive ou paraît survenir par hasard.

On dit par exemple : "Mon épouse a fait la connaissance de mon assistante de façon fortuite...  en rentrant à la maison sans prévenir avec deux jours d'avance".

  • "La fortuité" : qualité de ce qui arrive de manière fortuite, imprévue ; par hasard.

On dit par exemple : "La fortuité est à l'origine de nombreuses recettes de cuisine ou inventions".

Et non la "sérendipité", ainsi que je l'entends malheureusement dire trop souvent désormais !

Source : www.larousse.fr et wiktinary.org

120 façons de dire "Tuer".

"Basourdir" ne s'utilise plus (mais se retrouve indirectement dans le verbe "abasourdir") et relève donc du registre désuet.

Le registre argotique nous propose de nombreux verbes, formules ou locutions verbales avec : "Bousiller", "buter", "dessouder", "dézinguer", "donner à bouffer aux (fauves)", "donner à bouffer aux poissons", "donner à bouffer aux requins", "envoyer bouffer les pissenlits par la racine", "expédier bouffer les pissenlits par la racine", "faire bouffer les pissenlits par la racine", "faire crever", "liquider", "rectifier", "refroidir", "repasser" ou "zigouiller".

Ainsi que "crever", "crever la paillasse" ou "suriner" si l'on utilise une arme blanche.

Et "descendre", "faire sauter la cervelle", "faire sauter le caisson", "ficher une balle entre les deux yeux", "flinguer", "foutre une balle entre les deux yeux", "plomber" ou "truffer de plomb" si c'est une arme à feu.

Sans oublier Michel Audiard, qui nous a bien sûr offert le superbe "éparpiller façon puzzle" dans le légendaire film de Georges Lautner "les tontons flingueurs" (1963) !

"Envoyer ad patres", "envoyer manger les pissenlits par la racine", "envoyer six pieds sous terre", "expédier ad patres", "expédier manger les pissenlits par la racine", "expédier six pieds sous terre", "faire la peau", "faire manger les pissenlits par la racine", "faire passer l'arme à gauche", "faire passer le goût du pain", "règler son affaire", "règler son compte", "suicider" ou "trucider" appartiennent au registre familier.

Ainsi que "coller une balle entre les deux yeux", "mettre une balle entre les deux yeux", "transformer en écumoire" ou "transformer en passoire" s'il s'agit de tuer par arme à feu.

Le langage courant est également très riche, avec : "abattre", "assassiner", "déchiqueter", "défenestrer", "donner en pâture aux (fauves)", "donner en pâture aux poissons", "donner en pâture aux requins", "éliminer", "empêcher de parler à jamais", "empêcher de parler de façon définitive", "empêcher de parler définitivement", "empêcher de parler pour toujours", "enterrer vivant", "envoyer au cimetière", "envoyer dans l'autre monde", "envoyer en enfer", "envoyer nourrir les asticots", "envoyer nourrir les poissons" "envoyer nourrir les requins", "envoyer rôtir en enfer", "étrangler", "expédier au cimetière", "expédier nourrir les asticots", "expédier nourrir les poissons", "expédier nourrir les requins", "faire le dernier voyage", "faire le grand voyage", "faire son dernier voyage", "faire taire à jamais", "faire taire de façon définitive", "faire taire définitivement", "faire taire pour toujours", "noyer", "offrir en pâture aux poissons", "offrir en pâture aux requins", "réduire au silence" ou "supprimer".

Mais aussi : "Brûler vif", "carboniser", "faire griller", faire rôtir" ou "faire périr par le feu" si c'est ce dont il s'agit.

"Couper en deux", "couper en morceaux", "couper la gorge", "couper la tête", "découper en morceaux", "démembrer", "égorger", "étriper", "éviscérer", "trancher en deux", "trancher en morceaux", "trancher la gorge", "trancher la tête" ou "éventrer" s'il s'agit de tuer par arme blanche.

Ou "décapiter" "électrocuter", "exécuter", "fusiller", "garotter", "guillotiner" ou "pendre" s'il s'agit d'une exécution.

"Crucifier", "écarteler", "empaler" et "lapider" correspondent normalement à des pratiques d'un temps révolu ou dont on souhaiterait du moins qu'il le soit.

Enfin, le registre soutenu nous offre le très joli verbe "occire" ainsi que les locutions verbales "faire passer", "ôter la vie" ou "prendre la vie" et les superbes formules "envoyer rejoindre ses ancêtres" et "faire passer de vie à trépas".

"Un atermoiement".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu qui désigne :

  • dans le domaine juridique : un délai accordé à un débiteur pour l'exécution de ses engagements.

Le mot "atermoiement" vient du mot "terme" dans le sens d'"échéance".

En droit commercial il désigne le fait qu'un créancier concède un délai de grâce à son débiteur lorsque celui-ci n'est pas en mesure d'exécuter immédiatement une prestation exigible au moment où son règlement est arrivé à son terme.

  • dans le registre soutenu : l'action d'"atermoyer", c'est à dire de différer, de remettre à plus tard une décision qu'il faudrait prendre sur le moment, de retarder, d'ajourner, de tergiverser.

On dit par exemple : "Lorsqu'il s'agit de tenir ses promesses à l'égard du personnel soignant, ce gouvernement, comme les précédents, ne semble capable d'agir que par atermoiements".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr.

"Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage" ou "Faire le grand voyage".

Ces trois locutions verbales du registre soutenu constituent une assez élégante façon de dire : mourir.

On dit par exemple :

  • "J'ai beaucoup parlé à ma grand-mère les semaines qui ont précédé sa mort et je sais qu'elle était prête pour le dernier voyage",
  • "Il est préférable d'avoir réglé certaines choses avant de faire son dernier voyage",
  • "Mon grand-père a fait le grand voyage il y a près de quarante ans déjà".