"Au sortir de" ou lorsque le verbe "Sortir" est utilisé comme nom.

"Au sortir de" est une jolie locution prépositive appartenant au registre soutenu.

Construite à partir du substantif masculin "Sortir", elle signifie :

  • au sens propre : au moment de la sortie, au moment où l'on sort ; à la sortie.

On dit par exemple : "Nous retrouverons le soleil au sortir de la forêt".

Ou : "Le soleil est de retour au sortir de l'hiver".

Une pâture à l'orée d'une forêt
Une pâture à l'orée d'une forêt
  • et par extension, au sens figuré : à l'issue de, à la fin de ; à la sortie.

On dit par exemple : "Au sortir de la guerre, le pays était ruiné".

Ou : "Mon bébé sera moins grognon au sortir de sa sieste".

Source : wiktionary

 

 

"Jusques et y compris".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositionnelle du registre soutenu qui constitue un renchérissement de la formule "Y compris" et qui signifie : jusqu’à … ; cette limite (dans le temps ou dans l'espace) étant incluse.

On dit par exemple : "Louis de Funès a continuer à jouer des seconds rôles jusques et y compris le début des années 1960".

Ou : "En bon collectionneur, j'essaie de posséder tous les films dans lesquels a pu jouer un acteur, jusques et y compris comme simple figurant".

Source : wiktionary.org

"Une déconvenue".

J'aime beaucoup ce joli substantif féminin du registre soutenu qui signifie : déception, désillusion, désagrément, désappointement causé par un insuccès, une mésaventure, une erreur, une attente déçue.

On dit par exemple : "De graves déconvenues t'attendent si tu crois pouvoir continuer longtemps à tromper ainsi ton entourage".

Ou : "Ces élections ont été une nouvelle déconvenue pour le parti du président".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"La diligence" et "Une diligence".

Le substantif féminin "Diligence" peut avoir deux significations très différentes :

  • "La diligence" désigne en effet dans le registre soutenu : la célérité et l'exactitude dans l'exécution d'une tâche.

On dit par exemple : "Je compte sur vous pour mener à bien cette étude avec la plus grande diligence".

  • tandis que "Une diligence" désignait autrefois dans le langage courant : un véhicule hippomobile fermé, à quatre roues, principalement utilisé au XIXe siècle pour le transport des personnes d'une ville à l'autre.
Une diligence suisse, au XIXe siècle
Une diligence suisse, au XIXe siècle

La diligence est indissociable de l'histoire des États-Unis et de la Conquête de l'Ouest, avant l'avènement de l'automobile.

Une diligence états-unienne de la célèbre compagnie Wells Fargo
Une diligence états-unienne de la célèbre compagnie Wells Fargo

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"L'orée" et "À l'orée".

"L'orée" est un joli substantif féminin du langage courant, s'utilisant essentiellement sous la forme "À l'orée" et désignant :

  • au sens propre :
    • le bord, la lisière d’un bois.

On dit par exemple : "Nous habitons à l'orée d'un petit bois".

Un faon broutant à l'orée d'une forêt (© Picasa)
Un faon broutant à l'orée d'une forêt (© Picasa)
    • ou, plus rarement : la bordure d’un champ, d'un pâturage, d’une pâture.

On dit par exemple : "J'ai laissé le tracteur à l'orée du champ".

Un champs à l'orée d'une forêt
Un champ à l'orée d'une forêt
Une pâture à l'orée d'une forêt
L'orée d'une pâture au sortir d'une forêt
  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : le commencement, le début (idiotisme botanique).

Et cela, qu'il s'agisse par exemple d'une période .

On dit par exemple : "À l'orée du XXIe siècle" ou "À l'orée d'une brillante carrière".

Ou du corps humain.

On dit par exemple : "À l'orée de ses cheveux" ou "À l'orée de ses seins".

Source : wiktionary.org

"L'impudence", "Impudent" et "Impudente" ou "Un impudent" et "Une impudente".

J'aime beaucoup ces différents mots du registre soutenu désignant respectivement :

  • "L'impudence" (sustantif féminin) :
    • l'attitude d'une personne qui agit volontairement d'une manière jugée choquante, offensante, indigne ou contraire à la bienséance ; l'impudeur, l'effronterie extrême, sans retenue ou cynique ; le culot (langage courant), le toupet (registre familier).

On dit par exemple :"Je ne saurais tolérer pareille impudence".

    • et par extension : une action ou une parole impudente ; un acte impudent.

On dit par exemple : "Les impudences de ce monsieur dépasse l'entendement".

  • "Impudent" et "Impudente" (adjectifs) :
    • qui agit volontairement (à l'égard de quelqu'un) d'une manière jugée offensante, effrontée, ou contraire à la bienséance ; culotté (registre familier).

On dit par exemple : "L'impudent personnage que voilà !".

    • ou : qui dénote l'impudence de quelqu'un (un "geste impudent"ou une "conduite impudente") ou qui est un acte d'impudence de la part de quelqu'un (un "discours impudent" ou une "conduite impudente").
  • et "Un impudent" et "Une impudente" (substantifs) : une personne agissant de façon impudente.

On dit par exemple : "Ce jeune impudent ne fera pas carrière ici".

Ou : "Cette impudente boutiquière ne me reverra pas chez elle !".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Coucher sur le papier".

"Coucher sur le papier", c'est à dire : rédiger, narrer par écrit

Cette jolie locution verbale du registre soutenu ne doit pas manquer de surprendre nos enfants ou nos amis étrangers.

Elle constitue pourtant une très élégante façon de dire, au sens figuré : narrer par écrit, écrire sous forme de texte, rédiger.

On dit par exemple : "Tu devrais coucher sur le papier tous les détails de tes mésaventures".

Source : langue-francaise.tv5monde.com

"Subsister" ou "La subsistance".

  • Le verbe "Subsister" relève du langage soutenu et signifie, selon le contexte :
    • exister encore, continuer d’être (pour une chose).

On dit par exemple : "Il ne subsiste que des ruines de ce temple".

    • demeurer en force et en vigueur ; en particulier pour des lois, des traités qu’on invoque, des propositions qu’on avance, etc.

On dit par exemple : "Cette interdiction subsiste de nos jours".

    • vivre et s’entretenir.

On dit par exemple : "Une fois mon loyer payé, il ne me reste pas grand-chose pour subsister"

  • et le substantif féminin "Subsistance" désigne, dans le registre soutenu : ce qui permet l'existence matérielle d'un individu, d'une collectivité.

Et en particulier : l'ensemble des biens permettant la satisfaction des besoins alimentaires d'un individu ou d'une collectivité.

On dit par exemple : "Mon grand-père a dû, très jeune, contribuer à la subsistance de sa famille".

Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Faire montre de".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu, qui signifie :

  • montrer, afficher, étaler,

On dit par exemple : "Mon voisin fait montre de sa réussite en arborant une énorme montre suisse".

Ou : "Avec sa villa d'un luxe tapageur, ce nouveau riche fait montre de sa fortune".

  • ou : faire preuve de.

On dit par exemple : "Le président a fait montre de sagesse dans cette affaire".

Ou : "J'aurais aimé pouvoir faire montre d'un tel courage en d'aussi tragiques circonstances".

Sources : wiktionary.org

"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"Taquiner la muse".

La muse de la poésie (© WahooArt.com)

Cette locution verbale du registre soutenu signifie, au sens figuré :

  • écrire des vers, des poèmes,
  • ou, ironiquement : s'essayer à la poésie ; rimailler (registre familier).

On dit par exemple : "Taquiner la muse ne fait pas de lui un poète".

Cette formule trouve son origine dans la mythologie grecque, où les Muses sont les filles de Zeus et de Mnémosyne, "la mémoire".

Depuis l’Antiquité, les Muses sont une source d’inspiration pour les artistes : peintres, sculpteurs, poètes. Et Homère invoque la Muse au début de l’Iliade et de l’Odyssée.

Au nombre de neuf, ces soeurs auraient été engendrées au terme de neuf nuits d'amour. Chanteuses, instrumentistes, elles sont porteuses de joie entre les dieux et les hommes. Si la musique, l’art des Muses - que les Grecs appelaient "Mousikê" - est avant tout l’art de chanter et jouer d’un instrument, elle est aussi la porte ouverte sur les connaissances : la poésie, la danse, le théâtre, l'astronomie, l’arithmétique. La "Mousikê" était pour les anciens ce que nous appellerions aujourd'hui la culture.

"Apollon et les Muses", un tableau du peintre français Nicolas Poussin (1631~1632)
"Apollon et les Muses", un tableau du peintre français Nicolas Poussin (1631~1632)

Les Muses se sont ainsi identifiées à des genres littéraires ou artistiques précis dont elles sont devenues les patronnes :

  • Calliope est ainsi la Muse de l'éloquence et de l’épopée,
  • Clio, la Muse de l'histoire,
  • Erato, la Muse de la poésie lyrique et chorale,
  • Euterpe, la Muse de la danse et de la poésie amoureuse,
  • Melpomène, la Muse de la tragédie,
  • Polymnie, la Muse des chants nuptiaux et de deuil, ainsique de la pantomime,
  • Terpsichore, la Muse de la danse et de la poésie légère,
  • Thalie, la Muse de la comédie,
  • et Uranie, la Muse de l'astronomie.

Souvent représentées en présence d’Apollon, on reconnaît les neuf Muses à leurs différents attributs :

  • Calliope : livre, stylet,
  • Clio : livre, tablette,
  • Érato : tambourin, lyre,
  • Euterpe : flûte, cygne,
  • Melpomène : cor, masque tragique,
  • Polymnie : couronne, orgue,
  • Terpsichore : couronne de guirlande,
  • Thalia : viole, masque comique,
  • et Uranie : compas, globe.

Source : www.expressions-francaises.fr et eduscol.education.fr