"Rouler dans la farine".

Cette locution verbale du registre familier signifie : tromper (langage courant), arnaquer (registre argotique), duper, berner (registre soutenu), être malhonnête avec quelqu'un, lui mentir pour obtenir quelque chose.

On dit par exemple : "Je me suis fait roulé dans la farine avec cette voiture : je me ruine en réparations !".

Source : www.francaisauthetique.com

"Susdit", "Susdite", "Susdites" ou "Susdits" et "Susmentionné", "Susmentionnée", "Susmentionnées" ou "Susmentionnés".

J'aime beaucoup ces deux adjectifs parfaitement synonymes du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • "Susdit" : dit ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "L'individu susdit a été aperçu à deux reprises rôdant aux alentours de la villa".

  • "Susdite" : dite ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "La susdite victime a agonisé des heures durant".

  • "Susdites" : dites ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les personnes susdites seront convoquées ultérieurement".

  • "Susdits" : dits ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "J'ai toujours adoré les films susdits".

  • "Susmentionné" : mentionné ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "Encore un film du réalisateur susmentionné".

  • "Susmentionnée" : mentionnée ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "Comme beaucoup d'autres, la loi susmentionnée n'a jamais été appliquée".

  • "Susmentionnées" : mentionnées ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les scènes susmentionnées ont toutes été tournées en studio".

  • et "Susmentionnés" : mentionnés ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais voté pour un seul des projets susmentionnés".

"Se perdre en conjectures".

J'aime beaucoup cette locution verbale du langage soutenu signifiant :

  • faire mille conjectures entre lesquelles on ne sait choisir ; envisager de nombreuses hypothèses sans parvenir à en choisir une.

On dit par exemple : "Je me perds en conjectures pour comprendre l'usage inconsidéré des anglicismes que font tout aussi bien nos publicitaires, que nos gestionnaires, nos journalistes ou nos hommes politiques".

  • voire : élaborer tellement d'hypothèses que l'on s'y perd.

On dit par exemple : "Se perdre en conjectures dans cette affaire, comme vous le faites actuellement, me semble contre-productif et intellectuellement stérile. Cessez donc de vous poser autant de questions inutiles !".

Sources : www.linternaute.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et wiktionary.org

"Impair" et "Un impair" ou "Commettre un impair".

Comme c'est souvent le cas, je plains mes amis étrangers ou nos jeunes enfants, pour qui "Un impair" doit évidemment être... "Un nombre impair".

Eh non ! Car - comme cela est parfois le cas en français - l'adjectif ("Impair") et le substantif ("Un impair") revêtent des significations fort différentes :

  • "Impair" est un adjectif du langage courant qualifiant :
    • les chiffres et nombres non divisible par deux, tels que un, trois, cinq, sept, neuf, onze, etc.
    • les organes uniques dans l'organisme n'ayant pas de symétrique, tels que le coeur, l'estomac, le foie, etc.
    • ce qui est en nombre impair ; ou est exprimé par un nombre, un chiffre impair.

Une année "impaire" n'est jamais bissextile.

    • ou le côté d'une rue ayant des numéros impairs.
  • tandis que "Un impair" est un substantif du registre soutenu désignant : une maladresse choquante ou préjudiciable ; un manque de tact, de goût.

On dit par exemple : "Un voisin de mon père avait commis un impair d'anthologie. Alors qu'il saluait différents amis lors d'une cérémonie du 11 novembre, il demande à l'un d'eux : "Alors Maurice, toujours en forme ? Et ta femme, toujours... morte ?".

  • "Commettre un impair" : "Commettre" est le verbe idoine, qu'il faut utiliser avec le mot "Impair".

On dit par exemple : "Éviter de commettre un impair lorsque l'on rencontre ses beaux-parents pour la première fois me semble être une priorité".

Source : www.larousse.fr

"Un affidé".

J'affectionne particulièrement cet adjectif désuet du registre soutenu, qui qualifie :

  • celui en qui on peut avoir une confiance totale en raison de son attachement personnel,

On dit par exemple : "La façon dont le président Mitterrand entretenait l'ensemble de ses nombreux réseaux lui a toujours garanti de pouvoir compter sur de nombreux affidés".

  • et, par extension, péjorativement, celui qui se prête en agent sûr aux mauvais coups d'un grand personnage auquel il est attaché.

On dit par exemple : "À mes yeux, le ministre de l'Intérieur n'est souvent - dans notre pays, sous la Cinquième République - qu'un affidé du président de la République".

Le terme remonte au Moyen Âge, puisque l'affidé était alors celui qui, sans pour autant être devenu son vassal, avait prêté à un seigneur le serment d'affidation pour en obtenir aide et assistance.

Source : www.cnrtl.fr

"Acariâtre".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu dont les mauvaises langues diront qu'il me va comme gant.

"Acariâtre" signifie : manifestant son constant mécontentement par une humeur hargneuse et déplaisante ; d'un caractère désagréable, d'une humeur difficile ; grincheux, voire querelleur.

Ce dont on effet me soupçonner, au vu du nombre d'articles que je consacre aux propos ayant le don de m'exaspérer.

Mais qui, au fond, ne correspond nullement, je crois, à ma véritable personnalité.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Aller comme un gant" ou "Seoir comme un gant".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles signifient :

  • au sens propre : s’adapter exactement aux formes, en parlant d’un vêtement.

On dit par exemple : "Ce chapeau vous va comme un gant belle-maman".

Ou : "Cette veste te sied comme un gant".

  • et au sens figuré : être adapté aux circonstances.

On dit par exemple : "Ce surnom de Motodidacte allait comme un gant à Christian Estrosi. Comme un gant moto même !".

Ou : "Ce métier de veilleur de nuit te va comme un gant : je t'ai toujours connu dormant la journée et écrivant toute la nuit !".

"Aller comme un gant" relève du registre familier, tandis que "Seoir comme un gant" appartient au registre soutenu.

Source : wiktionary.org

"Enclin", "Guère enclin" ou "Peu enclin".

J'aime beaucoup ce joli petit adjectif et ces deux locutions adjectivales du registre soutenu signifiant respectivement :

  • "Enclin" : porté naturellement à quelque chose, prédisposé à quelque chose.

On dit par exemple : "Je suis enclin à penser que la médiocrité de la création artistique actuelle ne fera qu'empirer".

  • et "Guère enclin" ou "Peu enclin" : peu porté naturellement à quelque chose, peu prédisposé à quelque chose.

On dit par exemple : "Je ne suis malheureusement guère enclin à pratiquer la moindre activité sportive".

Source : www.larousse.fr

"Arguer".

Ce verbe polysémique du registre soutenu signifie, selon le contexte :

    • déduire quelque chose de quelque chose, l'en tirer comme une conséquence ; conclure.

On dit par exemple : De ces témoignages on ne peut arguer que l'accusé est coupable.

    • accuser.

On dit par exemple : "La défense argue ce courrier d'être un faux".

    • prétexter ; alléguer quelque chose, tirer argument d’une chose, l'avancer en tant qu'argument.

On dit par exemple : "Arguant que la maladie à coronavirus 2019 ne pouvait être prévue, le gouvernement se considère comme affranchi de toute responsabilité".

    • plaider, constituer un argument en faveur de.

On dit par exemple : "Les documents fournis par notre concurrent arguent malheureusement en sa faveur".

Prononciation :

Attention : le "u" se prononce, comme dans les mots "Argument" ou "Argutie", car il fait partie intégrante du radical, comme pour les verbes "Huer" ou "Tuer".

On dit donc "ar-gu-é" ou "ar-gu-an".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Ne dites pas : "S'palucher tout l'temps !".

Mais, à tout le moins : "Se tripoter l'engin" tout lE temps" (registre familier) !

Et, si possible : "Se masturber en permanence" (langage courant) !

Voire, idéalement : "Pratiquer constamment l'onanisme" (registre soutenu) !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles : "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...".

"Enjoindre".

Ce verbe du registre soutenu signifie : ordonner expressément.

On dit par exemple : "Il faut enjoindre ton voisin de couper les branches de ses arbres qui dépassent dans ton jardin".

Ou : "L'inspecteur des impôts m'a enjoint de lui fournir toutes les pièces justificatives avant la fin de la semaine".

"Ardu" ou "Ardue".

On ignore souvent, je crois, le sens propre - peu usité - de cet adjectif, qui nous vient du latin "Arduus" ("Escarpé") :

  • au sens propre, dans le registre soutenu : raide, escarpé, d'accès difficile, pénible à gravir.

On dit par exemple : "Le sentier était ardu" ou "La pente est ardue".

  • et, au sens figuré : difficile, pénible.

On dit par exemple : "Je savais que la tâche serait ardue" ou "Le sujet était ardu".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une voix de stentor".

Cette locution nominale du registre soutenu désigne : une voix puissante, très forte, retentissante et parfaitement audible

On dit par exemple : "Dès son plus jeune âge, ma fille aînée se repérait de très loin à sa voix de stentor. Un jour, alors que j'appelais mon épouse depuis une fête foraine et que nous éprouvions des difficultés à nous entendre tellement il y avait de bruit, celle-ci est parvenu à identifier les hurlements de ma fille, depuis un manège situé à plusieurs dizaines de mètres de moi. Il faut dire qu'elle ne cessait de gagner ainsi des tours gratuits, en étant systélatiquement - et de loin, malgré son très jeune âge - celle qui hurlait le plus fort !".

L'expression semble ne dater que du XVIe siècle.

Mais elle fait référence à "Stentor", un personnage de "L'Iliade", l'épopée d'Homère, publiée au VIIIe siècle avant J.-C.

Celui-ci en effet avait "une voix de bronze, aussi forte que celle de cinquante hommes réunis".

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org