"Épandre" et "Répandre".

Ces deux verbes paronymiques du langage courant ne divent pas être confondus.

Ils signifient respectivement :

  • "Épandre":
    • dans le domaine agricole : étendre sur le sol en étalant, en dispersant uniformément (une semence, du foin, du fumier, un engrais ou un produit phytosanitaire).

L'action d'épandre s'appelle "L'épandage" et celui-ci peut être effectué de manière manuelle ou mécanique.

Une agricultrice en train d'épandre du fumierL'épandage mécanique du fumier dans un champ par un tracteur

    • et, dans le registre soutenu : donner en abondance, répandre, verser.

 

 

 

  • et "Répandre" :

 

Sources : www.cnrtl.fr et XXX

"Gustatif" ou "Gustuel" et "Gustative" ou "Gustuelle".

Ces différents adjectifs parfaitement synonymes qualifient ce qui concerne ou ce qui se rapporte au sens du goût.

Et ils ont été formés à partir du latin "Gustus" signifiant "Goût".

  • "Gustatif" et "Gustative" appartiennent au registre soutenu.

On parle par exemple de "papilles gustatives" ou de "nerf gustatif".

  • "Gustuel" et "Gustuelle" ont été inventés au tournant du XIXe siècle par le gastronome français Jean Anthelme Brillat-Savarin (2 avril 1755 - 1er février 1826) et relèvent aujourd'hui du registre désuet.

On parle par exemple de "propriétés gustuelles" ou de "jouissances gustuelles".

Source : www.cnrtl.fr

"Une villégiature", "Un villégiateur" et "Une villégiatrice".

Une villa au bord du lac de Côme
  • J'aime beaucoup le subtantif féminin "Une villégiature", qui relève du registre soutenu et désigne :
    • un séjour de repos, pris à la belle saison dans un lieu de plaisance ou de tourisme : campagne, montagne, bord de mer ou ville thermale.

On dit par exemple : "Cet été, mon oncle sera en villégiature en Suisse".

L'opéra de Vichy (03)
L'opéra de la ville thermale de Vichy (03)
    • et par métonymie :
      • un lieu de séjour de vacances ; une maison où l'on va en villégiature.

On dit par exemple : "Mon grand-père possédait une superbe villégiature en Corse".

      • la durée pendant laquelle on est hors de chez soi ou d'un lieu habituel.

On dit par exemple : "Ce livre a été écrit durant une villégiature d'un an à la campagne".

  • Quant aux substantifs masculin "Un villégiateur" et féminin "Une villégiatrice", ils désignent, dans le registre désuet : l'homme ou la femme en villégiature.

Mais pas le "vacancier" ou la "vacancière". Ni le ou la "touriste".

La villégiature se distingue en effet des vacances, qui correspondent à une interruption des activités habituelles (congés payés, vacances scolaires) et n'impliquent pas systématiquement un déplacement depuis la résidence principale.

Et elle se distingue également du tourisme lorsque celui-ci est un tourisme de masse ou un tourisme itinérant.

Le terme "Villégiature" vient de l'italien "Villegiare" signifiant littéralement "Être dans sa maison". Et il est introduit dans la langue française en 1755 par l'abbé Prévost.

La villégiature est le lieu et le temps de l'oisiveté. Le terme a pour origine le concept, initié par les Vénitiens fortunés de la Renaissance italienne, de la résidence durant certaines parties de l'année (et notamment l'été) dans leurs villas de plaisance à la campagne, rappelant la pratique de l'"otium" dans les villas de Campanie durant l'Antiquité romaine.

Le concept de villégiature est directement associé à l'appartenance à une classe sociale privilégiée. De la résidence aristocratique à la maison de campagne, l'évolution de la pratique, à l'origine élitiste, indique son appropriation par les classes moyennes, les classes économiquement défavorisées en étant de fait exclues.

Les saisons de la villégiature varient au fil de l'histoire et des modes : des campagnes de la Renaissance elle se déplace vers les côtes aux hivers doux et vers les montagnes aux étés frais jusqu'au XIXe siècle. La tendance s'inverse au XXe siècle où les côtes deviennent des stations balnéaires estivales et les montagnes des stations de sport d'hiver.

Un hôtel de station thermale
Un hôtel de station thermale

La santé est souvent prétexte à l'éloignement des villes et donne à nouveau naissance à la pratique antique du thermalisme.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wikipedia.org

 

"Une réminiscence".

J'aime beaucoup ce superbe substantif féminin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • en philosophie, chez Platon : un retour à l'esprit d’un souvenir non identifié comme tel car étant celui d'une connaissance acquise dans une vie antérieure, lorsque l'âme, qui vivait dans le monde supra-sensible des essences, contemplait les Idées.
  • un emprunt plus ou moins conscient fait à d’autres créateurs par l’auteur d’une oeuvre artistique ou littéraire, et qui inspire, qui influence leur création.

Ainsi par exemple d'un emprunt fait inconsciemment à des souvenirs de lecture.

Et, par métonymie : l'emprunt, le plagiat inconscient ainsi réalisé.

Il existe ainsi des réminiscences littéraires, musicales, poétiques, etc.

  • un souvenir vague, confus, imprécis ou incomplet, où domine plus ou moins la tonalité affective ou l'élément affectif.

On dit par exemple : "J’ai une vague réminiscence de la maison de mes arrières-grands-parents".

  • un souvenir apparaissant à l’esprit sans que les pensées antérieures à cette apparition, ni les objets observés durant ou avant l’apparition du souvenir n’y semblent rattachés.

 

Sources : www.larousse.fr, Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"La turpitude" ou "Une turpitude".

J'aime beaucoup ce substantif féminin du registre soutenu qui désigne :

  • "La turpitude" : la laideur morale, l'ignominie résultant d'un comportement indigne, honteux.

On dit par exemple : "La turpitude de certaines entreprises multinationales me dégoûte".

  • et  "Une turpitude" : une action, une parole ou une pensée  particulièrement basse, vile, honteuse ; une bassesse, une infamie, une ignominie.

On dit par exemple : "La délation est malheureusement une turpitude bien française".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Fussent-elles", "Fussent-ils", "Fût-elle" ou "Fût-il".

J'aime beaucoup ces différentes formes conjuguées du verbe "Être" qui relèvent du registre soutenu.

  • "Fussent-elles" et "Fussent-ils" constituent la forme interrogative de la troisième personne du pluriel à l'imparfait du subjonctif.

Et signifient respectivement : peu importe qu’elles soient ou peu importe qu'ils soient.

On dit par exemple : "Fussent-elles hors de prix, je souhaite absolument manger des huîtres ce soir".

Ou : ""Fussent-ils malades, ils auraient pu nous prévenir qu'ils ne comptaient pas venir".

  • "Fût-elle" et "Fût-il" constituent la forme interrogative de la troisième personne du singulier à l'imparfait du subjonctif.

Et signifient respectivement : peu importe qu’elle soit ou peu importe qu'il soit.

On dit par exemple : "Fût-elle la fille du président, je ne la veux pas comme assistante".

Ou : "Fût-il le pape, je ne le recevrai pas !".

Source : wiktionary.org

"Contendant" ou "Contendante" et "Contondant" ou "Contondante".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ne doivent surtout pas être confondus, car ils possèdent des significations fort éloignées :

  • "Contendant" ou "Contendante" - qui relève également du registre désuet - qualifie en effet : celui ou celle qui est acteur ou actrice d'une situation ; protagoniste d'un conflit ou d'un litige.

On parle par exemple d'un "héritier contendant" ou d'un "prince contendant".

Et d'une "partie contendante", dans le domaine juridique.

Le mot peut également être utilisé comme substantif : "Un contendant" ou "Une contendante".

On dit par exemple : "Il faudrait que l'un des contendants accepte de faire quelques concessions".

  • tandis que "Contondant" ou "Contondante" qualifie : ce qui meurtrit par écrasement, blesse par le choc, sans couper, ni percer, mais en produisant des contusions.

On parle par exemple d'un "objet contondant" ou d'un "outil contondant", lorsqu'une personne a utilisé un gros cendrier ou une statuette pour frapper et assommer ou tuer sa victime.

Et d'une "arme contondante", pour désigner une arme constituée d'un manche pour la prise en main et d'une partie opposée servant à asséner des coups écrasants et non tranchants.

Les gourdins, les masses d'armes, les massues, les marteaux d'armes et les bâtons de combat sont des armes contondantes.

Mais pas les pics à glace ou les haches.

Une arme contondante est

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

24 façons de dire : "Les fesses".

Des fesses de femme

"Le baba", "le boule", "le dargeot", "le derche", "le fouettard", "le joufflu", "les meules", "les miches" ou "le pétard" relèvent du registre argotique.

Tandis que "le cul", "la lune", "le panier", "le popotin", "le postère" ou "le tutu" appartiennent au registre familier.

Et "Le cucul" au langage enfantin.

"L'arrière-train", "le bas du dos", "la croupe", "le derrière" ou "le fessier" relèvent du langage courant.

Et "le postérieur", "le séant" ou "le siège" au registre soutenu.

"Sciemment".

J'aime beaucoup ce joli adverbe du registre soutenu qui se prononce sia-man.

Et qui signifie : en pleine connaissance de cause, en sachant précisément ce que l'on fait ; consciemment, délibérément, volontairement.

On dit par exemple : "Le chauffard en fuite a sciemment percuté un piéton alcoolisé qui titubait sur la chaussée".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr