On ne dit pas : "Incapacitant" ou "Incapacitante" !

Mais : "Ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" !

Certes, c'est nettement plus long ; mais au moins c'est du français et non de l'anglais !

On dira par exemple "Ce gaz ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" et non "Ce gaz incapacitant".

"Un soldat du feu" ou "Les soldats du feu".

Des sapeurs-pompiers

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes militaires désignent : un pompier et des pompiers.

Les pompiers sont en effet des personnes principalement entraînées à combattre le feu.

Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)

Mais les pompiers sont également aptes à offrir une gamme de secours de diverses natures (inondations, accidents, sauvetages, secours et assistance à personnes, etc.) ; leur mission principale étant de protéger les personnes, les biens et l'environnement.

Il est assez logique de les qualifier de "Soldats" lorsque l'on sait qu'ils ont une origine directement militaire.

L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)

Le 1er juillet 1810, en effet, alors que Paris célèbre le mariage de l’archiduchesse Marie-Louise avec Napoléon Ier, le bal donné par l’ambassadeur d’Autriche en l’honneur des nouveaux époux tourne à la catastrophe : la salle de bal, mince construction de bois élevée dans le jardin de la résidence, s’embrase, faisant de nombreuses victimes.

L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)

Furieux de l’inefficacité des secours, Napoléon prend des sanctions et crée, par décret du 18 septembre 1811, le Bataillon de sapeurs chargé des pompes à incendie de la Ville de Paris. La capitale est ainsi dotée d’une particularité unique au monde, qui subsiste encore aujourd’hui : un corps de pompiers militaires.

Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris (Image d'Épinal)
Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris (Image d'Épinal)

En créant les sapeurs pompiers de la Ville de Paris en 1811, Napoléon sanctionne un échec : celui des gardes-pompes civils créés en 1716, lorsqu'un ancien comédien, Dumouriez du Perrier, avait alors obtenu du Régent la direction générale d’un service de 32 hommes.

La décision de l’empereur crée une triple ambivalence : le nouveau corps est militaire, mais il est placé sous les ordres du préfet de police ; pour former la nouvelle unité, Napoléon délègue une partie des sapeurs du Génie, chargés de la protection des palais impériaux, mais ne s’oppose pas à la réintégration d’une partie des anciens gardes-pompes civils ; enfin ce corps militaire n’est voué qu’à des missions pacifiques.

Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)

Après l’annexion des communes voisines de Paris en 1860, Napoléon III transforme le bataillon en régiment en 1866. Sa compétence est étendue à l’ensemble du département de la Seine en 1939 et le régiment est transformé en brigade en 1968 : l’actuelle BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris).

Celle-ci participe chaque année au défilé du 14 juillet, sur les Champs-Élysées.

Les pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2017
Les pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2017
La BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2013
La BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2013

Sources : wikipedia.org et francearchives.fr

Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

"Avoir borné" et "Être borné".

  • "Avoir borné" se dit - en argot policier - du téléphone portable d'une personne ayant signalé sa position grâce à la triangulation effectuée avec le signal capté par différentes antennes relais.
  • tandis que "Être borné", c'est :
    • ne faire preuve d'aucune ouverture d'esprit, être obtus, voire intellectuellement limité.
    • ou être doté de bornes, pour un terrain.

Quelle est la différence entre "Un revolver" et "Un pistolet" ?

Les deux sont des armes à feu à canon court et des armes de poing et sont malheureusement très souvent confondues.

Revolver

  • le revolver, arme de prédilection des "cow-boys" de "western", est équipé d'un cylindre tournant appelé "Barillet" et contenant les cartouches. 

Le mot "Revolver" (du latin "Revolvere" ou "Revolvare" qui signifie "Tourner ") désigne d'ailleurs, à l'origine, le système lui-même, qui permet d'amener tour à tour, par rotation, devant un canon indépendant, les chambres (parties de l'arme contenant la charge propulsive et le projectile) afin de pouvoir tirer plusieurs coups sans interruption.

La plupart des revolvers permettent de tirer six cartouches ; d'où leur nom dans de "Six-coups" dans les films et bandes dessinées.

Tous les revolvers conservent les douilles dans le barillet.

Le cinéma nous a également habitué à voir des versions plus modernes de revolvers dans les films policiers :Revolver Colt

En aucune façon en tous cas, un petit garçon qui joue "aux cow-boys et aux indiens" (mais cela existe-t-il encore ?) ne saurait donc normalement avoir à sa disposition un "pistolet" mais uniquement un "revolver" !

  • contrairement au revolver, le pistolet ne possède pas de barillet et il éjecte les douilles.

Pistolet

Les modèles avec chargeurs permettent de tirer plus de coups que les revolvers, mais ils peuvent s’enrayer.

Dans l'imagerie cinématographique traditionnelle, le pistolet est souvent l'apanage de l'espion ou de l'officier nazi.

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Quelle est la différence entre "Une carabine" et "Un fusil" ?".

On ne dit pas "L'incendie est sous contrôle" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le journal de 9H, le 14 décembre 2019, sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "L'incendie est MAÎTRISÉ" ou "Les pompiers ont la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle" relève de l'anglais et non du français.

Pourquoi dire : "Une no go zone" ?

Et pas : "Une zone de non-droit" !

C'est à dire une zone regroupant une population importante, souvent très jeune, en bonne part issue de l’immigration, avec un taux de criminalité et un taux de chômage également très élevés.

Ces concentrations périurbaines, en marge des grandes villes françaises, comme Paris (75), Lyon (69), Marseille (13), mais désormais aussi autour de villes moyennes et peut-être même parfois de petites villes françaises, ont extrêmement mauvaise réputation, surtout certaines d’entre elles, où se sont organisés les plus importants trafics de drogues.

Dans ces quartiers laissés pour compte, la police n'est pas ou est peu présente, laissant la délinquance s'installer et se développer, au risque d'avoir de plus en plus de mal à y intervenir.

Ne dites pas : "Faire du violon" !

Un violon

Mais : "Jouer du violon" !

Ou "Aller en prison", "Être emprisonné" !

Le "Violon" est effet l'un des nombreux mots du registre argotique désignant la prison.

"Le parapluie bulgare".

Également surnommée "La piqûre de parapluie", il s'agit d'une méthode inventée par les services secrets soviétiques pour faire pénétrer du poison dans le corps de la victime à l'aide d'un parapluie.

Cette méthode tient son nom de l'empoisonnement, le 7 septembre 1978, de l'écrivain et dissident bulgare Georgi Markov (décédé le 11 septembre 1978) par le Komitet za Darzhavna Sigurnost, les services secrets de la République populaire de Bulgarie, ainsi que de la tentative d'assassinat, le 26 août 1978, du journaliste bulgare réfugié en France Vladimir Kostov.

Le poison employé était de la ricine.

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Un parapluie".

Source : wikipedia.org

"Une hirondelle".

Hirondelle en vol
  • Ce mot désigne tout d'abord naturellement un petit oiseau passereau migrateur, au dos généralement noir bleuté, au ventre blanc, à longues ailes effilées, à queue fourchue,

Mais également deux moyens de transport :

Vélo de la marque "Hirondelle"

  • une bicyclette de la marque "Hirondelle" (registre désuet),
  • et un petit vapeur rapide assurant le transport de voyageurs sur certains cours d'eau (registre désuet),

Et cinq types de personnes :

Hirondelles de la Préfecture de Police à Paris (75)

  • par extension : un agent de police cycliste parisien, circulant sur une bicyclette de la marque "Hirondelle". Les vélos "Hirondelle" ont en effet été utilisés par les brigades cyclistes de la police de Paris (75) des années 1900 jusqu'en 1984.Mais ce surnom leur venait aussi de la silhouette d'oiseau que leur donnait leur pèlerine flottant dans le vent (registre familier),
  • un resquilleur (registre populaire),
  • un jeune vagabond parisien sans abri ("Les hirondelles du pont d'Arcole", citées par Victor Hugo en 1862 dans "Les misérables") (registre désuet),
  • une personne dont la grâce, la vivacité, l'esprit voyageur, le caractère protecteur rappelle l'hirondelle,
  • une religieuse appartenant à la congrégation des Petites Soeurs de l'Assomption, fondée en 1865 ("Petite soeur hirondelle")

Voir également : "Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Source : www.cnrtl.fr