"De la beuh".

Du cannabis

Ce mot de verlan signifie : de l'herbe (beu-her, contracté en beuh) (registre familier).

C'est à dire : de la marijuana, du haschich, du cannabis, du shit (tous ces mots sont synonymes et il en existe de nombreux autres), utilisé pour rouler soi-même des cigarettes appelées "joints", "pétards", "bédos", "cônes", etc. (registre argotique).

Cigarette de cannabis ou "joint"

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

"Un crime", "Un homicide", "Un meurtre" ou "Un assassinat".

  • Un crime est un type d'infraction, la plus grave, au dessus des contraventions et des délits.

Un crime ne signifie pas nécessairement qu'il y a eu mort d'homme : ainsi, un viol est un crime, de même qu'un enlèvement.

  • Un homicide en revanche désigne le fait d'avoir tué un être humain.

Tuer un piéton que l'on a renversé en étant au volant de son véhicule constitue un homicide.

Un assassinat est également un homicide, ainsi qu'un meutre.

Ce qui distingue l'assassinat du meurtre est la préméditation :

  • Un meurtre est le fait de donner volontairement (sinon il s'agit d'un accident) la mort à autrui.

Selon les dispositions légales de l’article 221-1 du Code pénal, le meurtre est puni de 30 ans de réclusion criminelle.

Exemple : Une personne se dispute avec son conjoint dans sa cuisine. Elle attrape un couteau et poignarde son partenaire qui meurt de ses blessures. Si la personne n’avait pas projeté de tuer son conjoint il s'agit d'un meurtre.

  • Un assassinat est "un meurtre commis avec préméditation ou guet-apens" selon les dispositions de l’article 221-3 du Code pénal.

D’après la loi, la préméditation est le dessein formé avant l’action de commettre un crime ou un délit déterminé (article 132-72 du Code pénal).

Le "guet-apens" est le fait d’attendre un certain temps une ou plusieurs personnes dans un lieu déterminé pour commettre à leur encontre une ou plusieurs infractions (article 132-71-1 du Code pénal).

L’assassinat est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

Exemple : Une personne cache un couteau sous le lit conjugal et attend que son conjoint soit totalement endormi avant de le poignarder sauvagement. Il s'agit d'un assassinat puisqu'il y a eu préméditation : la personne avait déterminé à l’avance quelle arme elle allait utiliser et quand s’en servir.

https://www.justifit.fr

Pourquoi dire : "Un junkie" ou "Une junkie" ?

Une "junkie", c'est à dire : une "camée", une "droguée"

Et pas, simplement, :

  • "Un DROGUÉ", "Un INTOXIQUÉ" ou "Un TOXICOMANE" et "Une DROGUÉE", "Une INTOXIQUÉE" ou "Une TOXICOMANE" (langage courant) !
  • "Un TOXICO" ou "Une TOXICO" (registre familier) !
  • ou : "Un CAMÉ" et "Une CAMÉE" (registre argotique) !

On ne dit pas : "Incapacitant" ou "Incapacitante" !

Mais : "Ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" !

Certes, c'est nettement plus long ; mais au moins c'est du français et non de l'anglais !

On dira par exemple "Ce gaz ayant pour effet de rendre temporairement inapte au combat" et non "Ce gaz incapacitant".

"Un soldat du feu" ou "Les soldats du feu".

Des sapeurs-pompiers

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes militaires désignent : un pompier et des pompiers.

Les pompiers sont en effet des personnes principalement entraînées à combattre le feu.

Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)

Mais les pompiers sont également aptes à offrir une gamme de secours de diverses natures (inondations, accidents, sauvetages, secours et assistance à personnes, etc.) ; leur mission principale étant de protéger les personnes, les biens et l'environnement.

Il est assez logique de les qualifier de "Soldats" lorsque l'on sait qu'ils ont une origine directement militaire.

L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)

Le 1er juillet 1810, en effet, alors que Paris célèbre le mariage de l’archiduchesse Marie-Louise avec Napoléon Ier, le bal donné par l’ambassadeur d’Autriche en l’honneur des nouveaux époux tourne à la catastrophe : la salle de bal, mince construction de bois élevée dans le jardin de la résidence, s’embrase, faisant de nombreuses victimes.

L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)

Furieux de l’inefficacité des secours, Napoléon prend des sanctions et crée, par décret du 18 septembre 1811, le Bataillon de sapeurs chargé des pompes à incendie de la Ville de Paris. La capitale est ainsi dotée d’une particularité unique au monde, qui subsiste encore aujourd’hui : un corps de pompiers militaires.

Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris (Image d'Épinal)
Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris (Image d'Épinal)

En créant les sapeurs pompiers de la Ville de Paris en 1811, Napoléon sanctionne un échec : celui des gardes-pompes civils créés en 1716, lorsqu'un ancien comédien, Dumouriez du Perrier, avait alors obtenu du Régent la direction générale d’un service de 32 hommes.

La décision de l’empereur crée une triple ambivalence : le nouveau corps est militaire, mais il est placé sous les ordres du préfet de police ; pour former la nouvelle unité, Napoléon délègue une partie des sapeurs du Génie, chargés de la protection des palais impériaux, mais ne s’oppose pas à la réintégration d’une partie des anciens gardes-pompes civils ; enfin ce corps militaire n’est voué qu’à des missions pacifiques.

Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)

Après l’annexion des communes voisines de Paris en 1860, Napoléon III transforme le bataillon en régiment en 1866. Sa compétence est étendue à l’ensemble du département de la Seine en 1939 et le régiment est transformé en brigade en 1968 : l’actuelle BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris).

Celle-ci participe chaque année au défilé du 14 juillet, sur les Champs-Élysées.

Les pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2017
Les pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2017
La BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2013
La BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2013

Sources : wikipedia.org et francearchives.fr

Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis Québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

"Avoir borné" et "Être borné".

  • "Avoir borné" se dit - en argot policier - du téléphone portable d'une personne ayant signalé sa position grâce à la triangulation effectuée avec le signal capté par différentes antennes relais.
  • tandis que "Être borné", c'est :
    • ne faire preuve d'aucune ouverture d'esprit, être obtus, voire intellectuellement limité.
    • ou être doté de bornes, pour un terrain.