"Contendant" ou "Contendante" et "Contondant" ou "Contondante".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ne doivent surtout pas être confondus, car ils possèdent des significations fort éloignées :

  • "Contendant" ou "Contendante" - qui relève également du registre désuet - qualifie en effet : celui ou celle qui est acteur ou actrice d'une situation ; protagoniste d'un conflit ou d'un litige.

On parle par exemple d'un "héritier contendant" ou d'un "prince contendant".

Et d'une "partie contendante", dans le domaine juridique.

Le mot peut également être utilisé comme substantif : "Un contendant" ou "Une contendante".

On dit par exemple : "Il faudrait que l'un des contendants accepte de faire quelques concessions".

  • tandis que "Contondant" ou "Contondante" qualifie : ce qui meurtrit par écrasement, blesse par le choc, sans couper, ni percer, mais en produisant des contusions.

On parle par exemple d'un "objet contondant" ou d'un "outil contondant", lorsqu'une personne a utilisé un gros cendrier ou une statuette pour frapper et assommer ou tuer sa victime.

Et d'une "arme contondante", pour désigner une arme constituée d'un manche pour la prise en main et d'une partie opposée servant à asséner des coups écrasants et non tranchants.

Les gourdins, les masses d'armes, les massues, les marteaux d'armes et les bâtons de combat sont des armes contondantes.

Mais pas les pics à glace ou les haches.

Une arme contondante est

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Un cold case" ?

Et pas simplement, en français : "Une affaire classée" !

La locution nominale anglaise "Cold case" (littéralement "Affaire froide") est en effet une métaphore permettant de désigner les affaires judiciaires (principalement criminelles), non élucidées et faisant l'objet d'un classement sans suite en l'absence de tout nouvel élément probant.

"Perpète" et "À perpète".

  • "Perpète" est un adjectif signifiant :
    • dans le registre argotique : perpétuité.

"Prendre perpète" signifie ainsi, par ellipse : être condamné à une peine de réclusion à perpétuité.

On dit par exemple : "Raoul le prétentieux a pris perpète pour avoir accidentellement fait glisser  Fredo les bretelles dans une bétonneuse".

    • et dans le registre populaire : indéfiniment, très longtemps.

On dit par exemple : "On va pas attendre perpète que tu trouves le fric !".

  • et "À perpète" est une locution adverbiale du registre argotique signifiant :
    •  à perpétuité, à vie.

 Une "condamnation à perpète", désigne ainsi une peine de prison à vie.

    • à une très grande distance.

On dit par exemple : "Mon beauf habite à perpète, dans un trou paumé".

Les locutions adverbiales "À dache" (registre argotique) ou "Au diable" (idiotisme religieux relevant au langage courant) peuvent également être employées.

Source : www.cnrtl.fr

"Monter sur un coup".

Cette locution verbale du registre argotique, que l'on entend souvent dans les films policiers, appartient au jargon policier.

Et elle signifie : prendre part à un acte criminel plus ou moins planifié.

On dit par exemple : "La bande du Stéphanois s'agite beaucoup en ce moment : ils vont bientôt monter sur un coup".

Sources : www.languefrancaise.net et vampiredevils.skyrock.com

On ne dit pas : "Un homme correspondant au signalement fait par les victimes" !

La journaliste française Sarah-Lou Cohen, chef du service police-justice sur BFM

Comme l'a déclaré, le 25 septembre 2020, la journaliste française Sarah-Lou Cohen, chef du service police-justice de la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais :

  • "Un homme correspondant au signalement COMMUNIQUÉ par les victimes",
  • "Un homme correspondant au signalement DONNÉ par les victimes",
  • ou "Un homme correspondant au signalement ÉTABLI par les victimes" !

Parce que cette jeune femme est une professionnelle du verbe, qu'elle est une journaliste expérimentée, qu'elle parlait là d'une pratique relevant de son domaine de compétence, que les événements de ces dernières années lui ont malheureusement beaucoup trop donné l'occasion de peaufiner, et parce qu'enfin elle nous a gratifié en quelques minutes à peine d'au moins deux autres phrases - pour moi - inacceptables (*), je lui décerne sans hésitation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

(*) : "Nos reporters qui sont sur place voient en nombre des policiers qui sont armés" et "Ce quartier c'est un quartier très large, très grand".

"Une effraction" et "Une infraction".

Bien qu'ils n'aient absolument pas la même signification, ces deux substantifs féminins paronymiques sont parfois confondus.

  • "Une effraction" est une rupture, un forcement ou un enlèvement de tout dispositif servant à fermer un passage, une clôture, un fenêtre, une porte, etc.

Par exemple un bris de carreau, de serrure, de chaîne, de cadenas ou d'antivol.

Ou l'usage de fausses clés, qui est assimilé à l'effraction.

L'effraction qui constitue un délit est une circonstance aggravante de certaines infractions : vol, violation de domicile,etc.

  • tandis que "Une infraction" est une transgression, une violation d'une règle ; et de façon générale : une action ou une omission, expressément prévue par la loi, qui la sanctionne par une peine en raison de l'atteinte qu'elle constitue à l'ordre politique, social ou économique.

On parle par exemple d'"infraction au code de la route".

Il y a trois catégories d'infractions : les contraventions, les délits et les crimes.

Sources : wikipedia;org et www.larousse.fr

"Une gaffe" et "Un gaffe".

Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :

  • "Une gaffe" désigne ainsi :
    • dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.

On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.

Une gaffe téléscopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
    • et dans le le registre familier : une bêtise.

On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".

  • tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".

Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".

Surveillants pénitentiaires

Source : wiktionary.org

"Un bateau".

Ce substantif masculin peut désigner :

  • au sens propre :
    • une construction humaine capable de flotter sur l'eau et de s'y déplacer, dirigé par ses occupants.

Un bateau répond aux besoins du transport maritime ou fluvial, et permet diverses activités telles que le transport de personnes ou de marchandises, la guerre sur mer, la pêche, la plaisance, ou d'autres services tels que la sécurité des autres bateaux.

Un bateau

    • dans le registre populaire : une "entrée charretière" (dans le langage administratif) ou une "entrée carrossable" (dans le langage juridique).

Trottoir avec des bateaux devant des portails

C'est à dire, concrètement : un abaissement de trottoir localisé (devant un bâtiment ou un terrain). Cela facilite le franchissement du ressaut de trottoir, notamment par les véhicules pénétrant dans une propriété adjacente ou par les personnes à mobilité réduite passant d'un trottoir à l'autre en traversant la route.

Un abaissement de trottoir localisé ou "Bateau" (registre populaire), appelé "Entrée charretière" (dans le langage administratif) ou "Entrée carrossable" (dans le langage juridique)

    • et au sens figuré : un mensonge, une mystification, une tromperie, quelque chose de faux, une histoire inventée de toutes pièces.

On dit par exemple : "Monter un bateau à quelqu'un".

Sources : wikipedia.org